Lloyd Ruby a marqué le sport automobile américain principalement durant les années 1960 et 1970, développant sa notoriété dans les courses de monoplaces du championnat USAC et les épreuves d'endurance internationales.
Après avoir débuté en midget, il s'est imposé progressivement dans le championnat USAC à partir de 1960, remportant au total sept victoires jusqu'en 1977. Il a été un habitué des 500 miles d'Indianapolis, qu'il a disputés à dix-huit reprises : son meilleur résultat dans cette course mythique reste une troisième place obtenue en 1964. Malgré d'excellentes qualités de tacticien et de nombreux espoirs, il ne parviendra jamais à s'imposer dans cette épreuve souvent cruelle, subissant plusieurs abandons alors qu'il était en bonne position, ce qui a contribué à forger une part de sa légende.
Sa carrière ne se résume cependant pas à l'IndyCar. Il a également participé à deux manches du championnat du monde de Formule 1, à une époque où les 500 miles d'Indianapolis faisaient partie de cette série : il s'y classe septième en 1960, puis prend le départ du Grand Prix des Etats-Unis en 1961 sur une Lotus-Climax privée, mais doit abandonner la course.
L'une des pages les plus brillantes de la carrière de Lloyd Ruby s'écrit en endurance. C'est dans cette discipline qu'il remporte ses plus grands succès : associé au Britannique Ken Miles, il remporte les 24 Heures de Daytona et les 12 Heures de Sebring en 1966 sur une Ford GT40.
Il a laissé le souvenir d'un pilote constant, polyvalent et respecté, dont la longévité et la régularité ont fait de lui une figure marquante de la scène américaine, même s'il n'a jamais remporté de victoire à Indianapolis ou au Mans.
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