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Article clipped from Le Devoir

A. Film "sur" intellectuels J ou "pour". intellectuels? par Robert Guy Scully 4 "LA CONQUÉTE" V fi dans leur milieu de travail. ' gurants,, introduction malaMariés conjoint et respectif, heureux ils avec se ren- leur droite langage des deux artificiel). personnages, contrent fortuitement au ha- an un restaurant, Laurent est Ensuite, sard d'un voyage, tombent assis avec quelques copains, . passionnément amoureux l'un ils se font narguer par des de l'autre et se séduisent." jeunes à une autre table, et Mais c'est aussi d'une -cer-. bavardent avec la waitress. Et taine façon l'univers québé- "là nous voyons quel film nous cois qu'ils découvrent ou re- est réservé: un film d'un découvrent ensemble. Ce sont simplisme navrant, où chaleurs parents, leurs amis, que phrase "signifie". quelque les expériences qui les ont chose (perdant automatiquemarqués ou celles qu'ils rê- ment son pouvoir dramatique) leur vent vivre. Québec C'est leur monde, et et où chaque personn age qu'ils aiment "représente" quelque chose. ils. se le disent. Ils passent • -A la table de Laurent, „des du fou' rire aux larmes, du jeunes politisés... bien insbon français au joual, du flirt truits. A l'autre table, des à la passion• jusqu'au mo- jeunes moins politisés... et ment, où encore étonnés et. moins instruits. La waitress très émus de ce qui leur marmonne quelques. phrases arrive, ils prennent congé l'un "de waitress" mais nous sende l'autre. tons quelle va nous lâcher à La réalisation cinématogra- r tout moment une, remarque phique de ce projet écrit nous "révélatrice" "pleine de, laisserait également, Ten sur-sa 'classe "sociale. que spectateurs, "étonnés et En' effet, après s'être oppoémus". Pourquoi se passe-t- sée à l'idée de manifestation il tout contraire? Pourquoi (elle aussi représente le peuvoit-on -toutes les ficelles de ple) elle nous dit subtilement l'intrigue? D'abord une scène que son mari est chômeur. de manifestation politique ra- Avis au spectateur! tée (manque de violence, trop Même le gars qui conduit gros plans, pas assez de fi- les chevaux et qui fera faire Selon un écrivain russe "L' 'idéologie du chauvinisme" croît de plus en plus en Union soviétique PARIS (AFP) -Le journal "Le Monde" .publie dans son numéro du 8/9 avril un entretién avec M. Grigori Svirski, écrivain• soviétique émigré en Israël. M. Svirski est l'auteur d'un livre, dont on attend la parution en France qui, -sous le titre probable Les otages" traite de la croissance de' "l'idéologie du chauvinisme" en Union soviétique. M. Svirski qui a longtemps collaboré. à la Nouveau revue Monde). "Novÿ du temps où elle. -était dirigée par Alexandre Tvardovski qui lança-en 1962 Alexandre Soljenitzyne, a été exclu du P.C. de pour s'être élevé, en 1968, contre la censure laquelle est soumise en URSS toute production littéraire. Selon Svirski la suite . .des événements de" Tchécoslovaquie et de Pologne, M. Brejnev aurait donné l'ordre de. " décapiter 'Intelligentsia"* ce qui eu pour premier aboutissement le limogeage d'Alexandre Tvardovski (décédé en décembre 71) et dont l'objectif toujours été le. rétablissement de la vérité abso- J' 9 "La conquête" vient de prendre l'affiche du cinéma Chevalier, rue Saint-Denis: Il ge s'agit réalisé du par premier Jacques long Gagné, qui a commencé au cinéma comme monteur, mais qui a si-.. gné depuis 1968 sept court-mé™ trages, un long-métrage documentaire ("Situation du théàQuébec") et un épisode de la série "'Feuille d'Erable" pour#la télévision. images sont de aude Labrecque, Je scénario de Michèle Lalonde. L'interprétation a été confiée à Michèle Rossignol et Gilles Renaud: pour chacun, un premier rôle majeur au cinéma. Les rôles de soutien sont presque inexistants, quoiqu'on aperçoive au passage des comédiens de Québec, tels Raymond Bouchard et Marie Tifo, qu'on a vus souvent au Trident, L'action du film d'ailleurs; se déroule entièrement dans la Vieille C Capitale, et le film a eu sa première là-bas • il y a quelques semaines. Peutetre, Montréalais, est-ce une il réflexion de mais me semble que ce changement de décor, de même que cette fidélité au lieu choisi, a quelque • chose de sympathique; une dé- -centralisation décors,- ni .plus ni moins! • • • Toutefois, le changement a aussi quelque chose d'artificiel, puisque les protagonistes principaux sont* Montréalais (les auteurs aussi, je. soupçonne) et que les caractéristiques distinctives de cette ville ne sont pas mises e en relief, ni pour accuser les ori-. gines "métropolitaines" des héros, ni pour donner vie au nouveau décor.. Le choix de Québec se justifie plutôt par le scénario. D' abord, la "conquête" mutuelle de deux êtres qui se rencontrent et se possèdent trouve un écho patriotique dans la "Conquête" qui s'est déroulée sur les Plaines d'Abraham il y a - deux siècles. D'autre part, l'auteur voulu- montrer - que• cette conquête s'effectuerait seulement dans le dépaysement, et dans la liberté rela* tive d'un weekend passé loin la maison. Pourquoi pas deux Québécois dr Montréal? Parce que- Mme Lalonde a également voulu 5: écrire le drame, des intellectuels® québécois de vingt-cinq à quarante ans: ce type de personnage est plus plausible s'il vient d'ici. Notons que si nous nommons Mme Lalonde en parlant. de "l'auteur", c'est que l'apport du cinéaste ou de son équipe'à ce scénario extrêmement "parlé" et "pensé' nous parait minime. Certes, Jean-Claude. Labrecque a une grande maîtrise de son instrument, et il nous le prouve: mais ses prouesses à la t 9 caméra accentuent le malaise fondamental: voici un film où seuls les dialogues comptent. Même les très bons comédiens que sont' Michèle Rossignol et Gilles Renaud n'y échappent pas. Ils ajoutent à leur personnage un certain naturel, mais que faire quand les dialogues," eux, manquent de naturel? Il va sans dire que si le caméraman et les comédiens, malgré. - leur compétence, ne peuvent 'surmonter cet obstacle, le réalisateur a une marge de manoeuvre encore plus mince. Nous sommes en présence, je dirais, d'un texte de- Michè-. le Lalonde, adapté à l'écran comme un roman l'aurait été. J'aimerais comparer ici•le beau synopsis du scénario, aux résultats sur l'écran. On. verra que Mme Lalonde, poétesse accomplie, adopte deux tons différents, selon qu'elle parle de ses personages, ou qu'elle les parler. Voici le synopsis: "Laurent et Françoise sont' assez typiques de la génération des trente ans. Lui est sociologue, elle est professeur d'art plastique. Tous les deux • ont un certain rayonnement lue dans la' littérature sovié- lable. Mais, en revanche les tique. "jeunes loups" du parti, auxM. Svirski estime qu'à la quels on pourrait assimiler tète- de la tendance chauvine, M. Alexandre Chelepine, an"les Russites" figurent des cien chef de la sécurité d'Edirigeants et membres du bu- tat, l'Union maintenant des président de reau politique du P.C. tels que syndicats mais M. Dimitri Polianski, récem- 90 toujours membre du bureau nommé ministre de l'A- politique... *griculture, le général Epichev. Ces jeunes qui n'ont connu chef de la direction politique 1937 que par oui-dire n'hé centrale de l'armée, aux- siteraient pas, selon M. Svirquels se joindrait également ski, voir "à s'ils accédaient un au pou- de Pierre Chelest. ex-premier noyer dans bain secrétaire d'Ukraine "ces sang tout movement et tous hommes étant les plus ceux eux qui et ne même pensent certains pas comréactionnaires, et qui vou- tre me eux". d'enun précipice en faisant les apô- M. Svirski, ' qui se fait le draient mener la Russie: vers tres de la politique de for- porte-parole 'des Juifs •de res- la ce't. sentant une oppression part des pouvoirs publics. D'après M. Svirski, M. Brej- affirme que cette attitude est nev est "un homme peu culti- essentiellement motivée par le mais qui représente une fait que, derrière les revensorte de moyenne c'est-à- dications des Juifs désireux d'é dire, une tendance centriste. migrer en -Israël il y a ausEn d'autres termes, M. Brej- si, celles d'autres nationalinev comme Kossyguine se sou- tés de • l'URSS et, en particuviennent, pour l'avoir expé- lier, des nationalistes ukrairimentée de la terreur des niens qui "pourraient se liannées 1937. Ils hésiteraient vrer à des démonstrations donc de déclencher un proces- et même exiger qu'on les autoanalogue qui deviendrait rise d'aller ou bon leur semvite, à leurs yeux, incontrô- ble". une promenade à nos deux amants lance des clins d'oeil incroyables et maladroits au. spectateur: "En général, les Canadiens français s'aiment pas entre eux -y'en a mê me qui s'haissent eux-mêmes" clame-t-u1 a tout hasard. Plus tard, clin d'oeil, lancé par un des deux amants: "On n'est pas loin d'octobre." Au bar, on fera connaissance avec un Canadien français libéral (typique), un Canadien anglais libéral '(typique), un Canadien anglais raciste (typique)., A la porte du restaurant, alors l'amour est censé faire des progrès dans son coeur, Franentretiendra Laurent de l'asservissement ,des femmes. Il écoute docilement. Elle aura aussi son petit clin d'oeil à nous • -lancer, sur la France, en commandant un sandwich français... qui n'est -pas mangeable (autre avis spectateur). Et enfin, la requi emporte tout: ."Batèche ils (les oppresseurs). vont-tu nous refouler dans l'abstrait!" (Laurent)..: Je 'ne nie pas les • bonnes intentions de l'auteur. Je ne nie pas non. plus que deux intellectuels puissent se dire des choses pareilles. Mais il aurait fallu espacer ces remarques "révélatrices et significatives" de grands bouts de vie. Pas de cette fausse tendresse verbale qui est censee compléter les clins d'oeil. La est absente de cette oeuvre, où tout est dit consciemment, parce qu'il a été écrit consciemment. En fait, même un film • sur des intellectuels ne doit pas ètre intellectuel. A moins de ne • s'adresser uniquement... _qu'à des intellectuels. Les Beatles réunis : peu probable LONDRES (AFP) - 1 Les retrouvailles des Beatles S sont en passe de devenir un sujet aussi controversé que les fian-. cailles de la princesse .Anne ou le monstre du Loch Ness. Hier John Lennon a affirmé que les chances de revoir les quatre chanteurs britanniques ensemble étaient "quasiment nulles". Parlant à la télévision indé pendante, Lennon a estimé qu'une telle idée était "ridicule". Il contredit ainsi Paul McCartney qui dans une interview publiée mercredi dernier dans un quotidien avait estimé que depuis le départ de l'homme d'affaires américain* . "Con• . •
Article from 09 Apr 1973Le Devoir(Montreal, Quebec, Canada)
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