« tarte », définition dans le dictionnaire Littré

tarte

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Fac-simile de l'édition originale du Littré (BNF)

tarte

(tar-t')s. f.

HISTORIQUE

XIIIe s.Chaudes tartes et chaus flaons,Barbazan,Fabliaux, t. IV, p. 89.

XIVe s.Paste pestrie ainsi comme pour le fons d'une tartre,Ménagier, II, 5.Jamais qui n'aroit paste le pain ne feroit on ; Ne tarte sans estoffe ne vaut mie un bouton,Baud. de Seb. XI, 17.

XVIe s.L'ane ne failloit point à vous planter le pauvre St Chelent en un fossé, ou en quelque tarte bourbonnoise,Despériers,Contes, XXIX.En ce logis qui devroit estre Purgatoire d'enfans gastés, Comme en leur paradis terrestre, Ils mangent tartres et pastez [la prison de Genève où, par connivence, les détenus jouissaient de tout plaisir],Bonivard,Anc. et nouv. pol. de Genève, p. 98.On se saoule bien de manger tartes,Cotgrave

ÉTYMOLOGIE

Wallon,tâtt ; bas-lat.tarta, dans un texte de 1103. Diez pense que c'est une altération detourte (voy.ce mot) ; en tout cas elle est singulière. Le bas-breton dittartez, tarte, mais il vient probablement du français. Le kymri atorth, un pain.