Paul Éluard Faire face aux bâtisseurs de ruines

Lanceurs d’alerte en 1939 24/29. Figure du surréalisme, le poète né en 1895 à Saint-Denis veut « voir et donner à voir ». Des années 1930 à la Libération, il met tout son art au service de la lutte contre le fascisme.

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Tout est poème chez Paul Éluard. La vie, l’art, la politique. Car la poésie doit être « ininterrompue » et englober l’univers. Elle transcende aussi bien un sentiment qu’elle dévoile un paysage ou propulse une lutte. En quelques mots. Eugène Grindel, plus connu sous son nom d’artiste, la met au service de la paix sitôt revenu du front. Une paix précaire. Infirmier militaire entre 1914 et 1918, il fête ainsi l’armistice : « C’est fini, ni, ni. » L’heure est à la joie, mais l’insouciance est repoussée. La guerre n’est ni ­terminée dans l’esprit de ceux qui reviennent des tranchées, ni définitivement terrassée. Paul Éluard se dit « démobilisé. Tra la la la la ». Mais son engagement réel ne fait que commencer. Le mouvement dada, dont il est l’un des piliers,...

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