2011, In: Patricio de Navascués Benlloch – Manuel Crespo Losada – Andrés Sáez Gutiérrez (dir.), Filiación. Cultura pagana, religión de Israel, orígenes del cristianismo, vol. III, Madrid, pp. 337-378
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34 pages
Résumé :Cette analyse du thème de la filiation dans le Dialogue, puis dans l’Apologie, montre que ce thème y occupe une place différente et que ses manifestations y prennent des formes distinctes qui correspondent aux finalités et aux destinataires propres de ces deux écrits : païens pour l’Apologie, juifs et « judéo-chrétiens » pour le Dialogue. Dans l’Apologie, il est relégué au second plan, confiné à des passages bien délimités et toujours présenté de manière succincte sans que soient envisagées ses implications exégétiques et théologiques ; dans le Dialogue, il contribue à l’organisation, à l’orientation et à la signification du texte. Son étude confirme certaines spécificités déjà observées par ailleurs dans la pensée de Justin et dans ce qui distingue les deux textes.
Maternité spirituelle et mission d’Église, 2025
Cette contribution a pour but d’établir que tous les humains sont fils ou filles de Dieu par création, puis de proposer une manière de distinguer cette filiation créationnelle par rapport à la filiation adoptive par grâce. Elle s’insère donc dans le champ de l’anthropologie théologique qui pour dire la relation humano-divine reprend volontiers la foi biblique en l’humain image de Dieu ou en sa filiation divine, alors que dans la théologie spirituelle par exemple, cette même relation est en général approchée avec le langage biblique de l’union sponsale ou celui de l’amitié divine. Nous allons ici nous concentrer sur la dimension filiale de notre relation avec Dieu en essayant de montrer qu’une telle clé filiale permet plus spécialement de montrer le lien intime entre création et salut.
Recherches de Science Religieuse, 2013
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Collectanea Cisterciensia, 2009
La Bible, les Pères et l’histoire de la langue grecque. Hommage à Marguerite Harl, éd. H. Grelier-Deneux & F. Vinel, Revue des Études Tardo-antiques, Supplément, 2022
Related article : « Livres humains, Verbe divin… » (2020) One of Origen’s doctrines which remained uncontested among the Church Fathers was the divinity of the Scriptures. This is underscored by the adjective most frequently used to qualify them, θεῖος, understood in its literal sense. This article presents some differences between Greek and Latin in this regard and semantic specificities of particular authors, especially Eusebius, Didymus, Theodoret, Cyril of Alexandria, Ambrosius and Augustine. It states that Sacra Scriptura is barely attested before Gregor the Great and that Biblia Sacra appears to be a modern expression used for the titles of printed books.
par fr. Joseph-Thomas PINI, op (Toulouse) « Je prendrai le droit comme mesure, et la justice comme niveau » (Is 28,17) Dans l'ensemble de l'oeuvre, à l'impressionnante ampleur, de Saint Thomas d'Aquin, et devant la remarquable cohérence systématique de la pensée du Docteur angélique, nombre d'observateurs et commentateurs, pratiquement depuis l'origine, se sont préoccupés d'éventuelles différences et variations dans l'exposition de tel point de doctrine ou définition, soit pour les dénoncer, soit pour les justifier voire les réduire, et fréquemment, dans l'un et l'autre cas, au détriment d'une juste lecture contextuelle. Si des évolutions dans les conceptions de l'Aquinate peuvent se constater 1 , voire certaines imprécisions ou incomplétudes, c'est, le plus souvent, la différence de point de vue argumentatif, ou une précision éclairante, qui explique finalement les changements observables, par ailleurs parfois majorés ou « durcis » 2 .
Annali di storia dell'esegesi, 2015
In this paper we study a probable reference to Justin (an ancient Greek apologist) in Montesquieu’s "Lettres Persanes". In letter 33, the Persian Usbek discusses the possibility of salvation for Christians: in our opinion, this passage (and especially the expression “semence de nos dogmes”) turns against Christians Justin’s conception of Λόγος σπερματικός. After a short presentation of ancient Christian apologetics and of Justin’s thought, we will point out that Montesquieu had a good knowledge of patristic literature and a copy of Justin’s works in his library. Then we will see that Justin played a key-role in the seventeenth century debate on the possibility for pagans to be saved (“querelle de la vertu des païens”) – a problem that Montesquieu discussed in a lost work, and that is the real object of letter 33. Finally, we will study the letter 33 itself. We will show that the allusion to Justin strengthens the irony and the ambiguity of the text: precisely because of Usbek’s use of Christian expressions, this letter challenges not only Christian, but also Muslim religious primacy.
2007
A travers une etude de la figure des Juifs dans le De Officiis il apparait que le respect qu'Ambroise manifeste envers les Juifs comme "peres dans la foi" aboutit en realite a une negation de leur singularite historique au profit de la valeur morale et parenetique de leur itineraire de foi.
Devoirs, croissance et liberté : la piété filiale dans la pensée chinoise antique. , 2019
n Filiation, entre Bible et Cultures. Hommage à Roland Meynet, Massimo Grilli, Jacek Oniszczuk & André Wénin, ed., Leuven, Peters, 2019, pp.367-376.
Revue d'Etudes Augustiniennes et Patristiques, 2015
Dans la prédication d'Augustin, le s. 380 possède un statut particulier. Les Mauristes, bien qu'ils en aient affirmé l'authenticité, le versèrent cependant parmi les sermons douteux, d'où son numéro actuel 1 . Et cela, par honnêteté intellectuelle. En effet, tous les manuscrits dont ils disposaient transmettaient un texte à la fois bouleversé et mêlé à celui du s. 126, ce qui les avait forcés à une restauration drastique dont ils n'osaient pas garantir le détail 2 . Leur choix, en soi respectable, eut des conséquences fâcheuses : dans les travaux ultérieurs, le s. 380 fut parfois négligé du fait de sa numérotation 3 , et son étiquette de pièce douteuse contribua sans doute à alimenter indûment des soupçons à son égard 4 . La découverte, à 1. Dans leur classement, les sermones dubii portent les numéros 364-394. 2. « Nos quidem quin vere Augustini sit nulli dubitamus : inter dubios tamen ipsum collocare idcirco decrevimus, quia in omnibus libris, etiam manuscriptis, a medio fere interpolatus ac vitiatus est » (S.

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Actualité de la pensée médiévale , 1994
"A man begets a man" is a phrase Aristotle likes to use to illustrate the self-reflexivity of form in causation, i.e., the fact that the form of the efficient cause recurs in its effect. But Augustine, too, uses the example, most notably in sermons 117 and 139. Augustine's argument in these homilies is that the generation of the Son follows the same pattern as causal relations in the created order, so that God begets God. Moreover, just as there is an equality of nature between a created cause and its effect, an equality of substance obtains between the Father and the Son. Augustine employs the argument as a refutation of Arianism.
2002
Abstract : Justin Marty’s Dialogue with Trypho contains many allusions to Jewish religious authorities, which are then presented with various titles. A detailed analysis of these titles shows that they are always anonymous and interchangeable, sometimes anachronistic, and very often influenced by Scriptural sources. Because of this indifferenciation and the role they are given to play in the Dialogue, these Jewish authorities seem closely similar to New Testament « Doctors of the Law ». A list of Jewish « sects » appears in Dial. 80, 4. It is the most ancient list we find in Christian literature of the first centuries, and some later ones seem inspired by it. Once again, from a detailed analysis questions more than certainties arise, and this passage is in various ways interpreted by scholars. Perhaps Justin gives us here a Christian lecture of Jewish realities. In both cases, polemical or apologetical intentions seem to have prevailed over historical concern. This is not strange in a work which is the expression of an almost entirely theological perception of reality Résumé : Le Dialogue avec Tryphon de Justin Martyr comporte de nombreuses références à des autorités religieuses juives alors désignées par divers vocables. L’étude de détail montre que ces désignations sont toujours anonymes, imprécises et interchangeables, parfois anachroniques, et le plus souvent inspirées de sources scripturaires. Par leur indifférenciation et par le rôle qui leur est assigné dans le Dialogue, ces autorités juives rappellent étrangement les « Docteurs de la Loi » du Nouveau Testament. La liste de « sectes » juives qui apparaît en Dial. 80, 4 est la plus ancienne de celles qu’on trouve dans la littérature chrétienne des premiers siècles, et qui s’en inspirent parfois. Là encore, l’analyse du passage suscite plus d’interrogations que de certitudes, et chez ses commentateurs, l’interprétation en est encore discutée : il n’est pas impossible qu’en ce domaine Justin nous présente une lecture chrétienne de la réalité juive. Dans les deux cas, il semble bien que l’intention polémique ou apologétique ait pris le pas sur les préoccupations historiques, ce qui n’a rien de surprenant pour une œuvre presque entièrement inspirée par une perception théologique du réel.
Rom 8,1-17, 2025
La filiation chrétienne s'enracine dans la foi en Jésus-Christ, unique médiateur entre Dieu et l'humanité. Selon saint Paul, les croyants deviennent « fils dans le Fils », participant à la relation que le Christ entretient avec le Père. Cette filiation, manifestée dans l'unité du Corps du Christ, révèle la vocation de l'homme à la communion avec Dieu. Elle possède une dimension trinitaire, car l'union au Père s'accomplit par le don de l'Esprit reçu du Christ.
2013
Justin 1 2013-01-12 REMARQUES SUR L'APOLOGIE POUR LES CHRÉTIENS ET SUR LE DIALOGUE AVEC TRYPHON DE JUSTIN MARTYR Apologie Les remarques suivantes portent sur le texte publié par Miroslav Marcovich 1 . La tradition manuscrite du texte de Justin se limite à un seul manuscrit tardif (14 e siècle) et à quelques citations relevées chez Eusèbe et chez Jean Damascène. De ce fait, le texte a été beaucoup étudié et a donné lieu à beaucoup de conjectures, dont Marcovich a, selon moi, accepté un trop grand nombre. En outre, il fait de son côté bien des propositions qui me semblent peu fondées. Le plus souvent, je laisse au lecteur le soin de juger par lui-même et je me borne à discuter seulement quelques-unes de ces conjectures. En revanche, les textes parallèles d'auteurs païens et chrétiens qu'il fournit témoignent d'un important et remarquable travail et aident beaucoup à comprendre le texte de Justin. Les conjectures de ses prédécesseurs sont signalées de manière très complète, et l'Index nominum est d'une grande utilité. Le travail de M. Marcovich reste donc indispensable. Une autre édition récente, d'importance égale, est celle de Charles Munier 2 . Ce texte s'éloigne beaucoup moins du manuscrit et l'éditeur est moins porté à la conjecture. De ce fait, le texte qui en résulte est à mon avis généralement meilleur. L'apparat critique est sélectif et ne retient que ce qui est absolument nécessaire. Il pourrait paraître inutile de discuter certaines propositions de Marcovich que Munier a raison de ne pas accepter, mais il se peut que, ça et là, une explication puisse servir à indiquer pourquoi l'un ou l'autre texte est préférable. Comme celui du Dialogue, le texte de l'Apologie est souvent difficile. Il va sans dire que les remarques présentées ci-dessous sont seulement des propositions. Dans les deux ouvrages, beaucoup de passages difficiles attendent encore une solution ou du moins une solution meilleure. Bien que je veuille m'en tenir ici le plus possible au texte des manuscrits et renoncer à de nombreuses conjectures, cela ne m'empêchera pas, on le verra, d'en proposer à mon tour quelques-unes, sans prétendre pour autant avoir la solution définitive du problème. I, 2, 2 `Ume‹j mn oân [Óti lšgesqe] eÙsebe‹j kaˆ filosÒfoi kaˆ fÚlakej dikaiosÚnhj kaˆ ™rastaˆ paide…aj ¢koÚete pantacoà: Plusieurs éditeurs, dont Munier ne fait pas partie, ont rejeté Óti lšgesqe ou seulement Óti, en raison de la difficulté qu'il y aurait à maintenir à la fois Óti lšgesqe et ¢koÚete, qui semblent dire la même chose. Il faut bien sûr accepter cette redondance, si redondance il y a. Pour des verba dicendi pour ainsi dire « superflus », voir infra I, 9, 5. I, 3, 2 t¾n eÙqÚnhn toà ˜autîn b…ou kaˆ lÒgou ¥lhpton paršcein. Au lieu du difficile ¥lhpton, l'extrait transmis par Jean Damascène porte ¥mempton, qui offre le bon sens. Mais je propose de lire ¥leipton : « sans faute », « parfait ». I, 5, 4 ú (sc. 'Ihsoà Cristù) peisqšntej ¹me‹j toÝj taàta pr£xantaj da…monaj oÙ mÒnon m¾ ÑrqoÝj ena… famen, ¢ll¦ <kaˆ> kakoÝj kaˆ ¢nos…ouj da…monaj. L'addition de <kaˆ> ne semble pas nécessaire et ne figure pas chez Munier. En outre, on peut se demander si 1 Iustini Martyris Apologiae pro Christianis. Edited by Miroslav Marcovich. Berlin, New York: Walter de Gruyter 1994. (Patristische Texte und Studien 38). Tant Marcovich que Munier (voir ci-dessous) regardent ce qu'on appelle Apologia maior et Apologia minor comme une unité. Pour des raisons pratiques, il faut distinguer ; Apologia maior est citée comme I, Apologia minor comme II. 2 Justin, Apologie pour les chrétiens. Introduction, texte critique, traduction et notes par Charles Munier. Paris: Les Éditions du Cerf 2006. (Sources Chrétiennes 507).
Annuaire. Résumé des conférences et travaux, École Pratique des Hautes Études, tome 125 (2016-2017), EPHE 2018, p. 207-214.
Pourquoi appeler au secours les textes (littéraires, iconographiques, musicaux) de l’antiquité méditerranéenne ou indo-iranienne pour interpréter l’Apocalypse de Saint Jean ? Une première réponse pourrait être formulée ainsi : l'Apocalypse étant composée en grec, apparemment en Asie Mineure, entre la fin du Ier et le debout du IIe siècle de notre ère, pourquoi pas ? La littérature apocalyptique, répond-t-on habituellement, appartient au milieu culturel juif et à des cercles farouchement réfractaires à la culture de l’Empire romain. Cette idée, parfois proclamée à si haute voix qu’elle paraît suspecte, est de toute façon trop générique pour un champ si vaste.
Apocrypha, 2021
This paper studies the treatment of the Sibyl and Virgil in a speech attributed to Constantine the Great. Scholars generally focus on the role played by one or the other of these two figures in that writing. To do justice to the economy of the work, it seems necessary to keep them together. As a result, the Sibyl and Virgil serve as pagan counterparts to the witnesses of Moses and Daniel about the divinity of the Crucified. A prophetess initially attached to Apollinian oracular centers, the Sibyl becomes a prophetess of the one Christian God. That is illustrated by the famous acrostic poem Jesus Christ Son of God Saviour Cross that she is said to have uttered. As for Virgil, it is through the exegesis of the Fourth Eclogue, of which several verses are glossed and translated into Greek, that he is also Christianised. Cet article étudie le traitement réservé à la Sibylle et à Virgile dans un discours attribué à l’empereur Constantin. La recherche s’interroge habituellement sur le rôle et la place de l’une ou l’autre des deux figures dans cet écrit. Pour rendre justice à l’économie de l’œuvre, il semble préférable de les tenir ensemble. Il en ressort que la Sibylle et Virgile servent de contreparties païennes aux témoignages de Moïse et Daniel sur la divinité du Crucifié. De prophétesse rattachée à des centres oraculaires apolliniens, la Sibylle devient prophétesse du seul vrai Dieu des chrétiens, ce qu’illustre le célèbre acrostiche Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur Croix qu’elle aurait prononcé. Quant à Virgile, c’est par l’exégèse de la Quatrième Églogue, dont plusieurs vers sont glosés et traduits en grec, qu’il est lui aussi christianisé.
Cahiers d'Études du Religieux. Recherches Interdisciplinaires, N° 25, 2023
Written between 408 and 409 A.D. in the effervescence of strong pagan resistance to the accelerated Christianization of the Roman society, the correspondence between Augustine of Hippo and Nectarius of Calama is a concentrate of Neoplatonic issues that revolve around the forms and meanings of belonging to the earthly City, the justice, and the happiness. Added to this is a theological type of debate around the meanings of the celestial City, God, and forgiveness. Through these four letters which enables to a bishop and a well-educated wise man to communicate, we can get closer even more to the mentality of the African pagan and Christian elites of the Later Roman Empire.
in A.-I. Bouton-Touboulic (éd.), La justice de la Septante à Thomas d'Aquin, Bordeaux, Ausonius (coll. Scripta Antiqua 103), 2017, p. 101-113.
Cette étude s’inscrit dans une réflexion sur l’approche de l’aggiornamento de la vie religieuse, notamment monastique. La lecture au plus près du texte fondateur de Jean Cassien est philologique. Ainsi, nous sommes conduits à rejoindre les moines à Scété dans l’espace intemporel de l’accueil de la Parole de Dieu. Les résultats suggestifs, entre autres choses, permettraient une nouvelle compréhension, plus approfondie, des observances monastiques et des dynamiques communautaires actuelles.