Outline
2018, Les auteurs syriaques et leur langue, éd. Margherita Farina
…
24 pages
Fragmentum
Dans cet article, nous examinons la figure vigoureuse d'un écrivain du XIXe siècle qui a réfléchi et écrit sur la langue de et au Brésil: José de Alencar. Sa production est large et diversiviée: des glossaires détaillés pour plusieurs de ses romans (Diva, Ubirajara, Iracema etc.), des préfaces et des post-scriptum de ses romans (dans lesquels il expose le langage), manuscrits, des chroniques, des correspondances. Dans ce texte, nous allons nous concentrer sur des questions relatives à langue dans les notes de Diva, l'un de ses romans urbains.
Bulletin de l'Association Guillaume Budé n°1, juin 2013, 91–111
Jacques le fataliste Dès l'incipit, dans Jacques le fataliste, Diderot interpelle le lecteur par une série de questions de poétique romanesque, nous démontrant l'intérêt qu'il voue à l'écriture. Telle une « arabesque » cette dernière « nous stimule sans cesse par ses questions, revient sur un point, retourne d'où elle vient pour aller un peu plus loin. » 1 Ornement peint ou sculpté pour les beaux-arts, l'arabesque est définie comme une « ligne idéale réunissant certains contours et constituant le rythme idéal d'une composition » 2 . Empreinte d'un fort symbolisme et chargée de mystère, l'arabesque, n'ayant ni commencement ni fin, illustre donc, en peinture comme en danse, autant l'opposition que la continuité. Ces deux principes régissent l'écriture de Jacques le fataliste. Diderot fait du dialogue entre ses personnages un questionnement perpétuel, opposant un fait ou un argument au moindre détail de la narration, afin de la stimuler et de la poursuivre. La structure narrative du roman suit également ce schéma. Ce va et vient permanent, imposé au lecteur, à tous les niveaux diégétiques de l'oeuvre, maintient son esprit en alerte.
Journal of the Canadian Society for Syriac Studies 6
La langue Amazighe dans les écrits Ibadites, 2024
The Amazigh language was for centuries an oral language, it lived with a lower status compared to other written languages (Latin, Punic, and Arabic), and is use was always by the way of orality. The formation of States in North Africa after the appearance of Islam was for this language a new breath, and a way to revitalize the use. The Ibadites-Berbers used the Berber language to spread the religious message in a Berber environment. The transcription of the Berber language during this period was a support, since the Ibadites religious scholars used this medium widely and daily (the Berber manuscripts) to facilitate the task of preachers who wanted to infiltrate all Berber spaces in order to generalize this new Ibadite doctrine.
Semitica et Classica, 2019
L’article analyse le traitement des noms composés au sein de la tradition grammaticale syriaque. À partir d’un modèle grec multiple, intégrant à la fois l’adaptation de la Téchne grammatiké et les commentaires syriaques au Peri Hermeneias, les auteurs syriaques développent au fil du temps une théorie indépendante, en établissant une typologie tantôt morphologique-syntactique, tantôt sémantique. Une analyse des exemples choisis révèle aussi une oscillation entre la nécessité d’expliquer la structure des composés empruntés au grec et la volonté de décrire et de classer des composés proprement syriaques et d’en comprendre la structure morphologique.
Depuis l'étude pionnière de J. Fontaine sur le De natura rerum1, le latin d'Isidore de Seville a fait l'objet de nombreux travaux2, qui ont conclu, globa lement, qu'il était relativement conservateur. Récemment, toutefois, R Cazier3 a cru pouvoir démontrer le caractère inachevé et « vulgaire » de la langue des Sententiae, mettant ainsi en doute le conservatisme grammatical d'Isidore. Cet article se propose de contribuer au débat en présentant la langue des Synonyma.
Le texte syriaque dont j'offre une traduction fut publié par P. de Lagarde dans ses Analecta Syriaca (1858) sous le titre de Vita Alexandri Magni (p. 205-208) 1. Ce court texte est extrait du manuscrit syriaque de Londres Add. 12154 fol. 153 B-155 A. Cette Vita est largement inspirée des traditions légendaires issues du Roman d'Alexandre du Pseudo-Callisthène, auquel nous ferons allusion dans les notes in"apaginales. La traduction à laquelle je renverrai est la suivante : Pseudo-Callisthène. Le Roman d'Alexandre, traduit par G. Bounoure et B. Serret, Les Belles-Lettres, 1992. ⁂ Vie (ͯ ͣܣ˛˛˛˛˛̨) 2 , ou faits et gestes narrés brièvement, d'Alexandre, roi des Macédoniens. Alexandre naquit d'un adultère entre Nectanébo (ͩ Ώ ͣܣͻ˛˛ͻ) 3 , dernier roi d'Égypte, et d'Olympias, épouse de Philippe, roi des Macédoniens. C'est en raison de ce subterfuge (ͼ ͯ ΅ ͩ ˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛˛̨ͣܬ) 4 par lequel son père avait trompé sa mère, puisqu'il avait commis un adultère avec elle, qu'Alexandre fut appelé fils d'Ammon 5 , dieu de Thèbes. Ammon était l'ancêtre de tous les rois égyptiens. Alexandre avait déjà gagné en renommée, bien avant que de régner, grâce à de nombreux combats et à diverses guerres menés contre des peuples hostiles. Ces
2016
J acques Delille a bâti sa réputation et sa carrière sur la traduction des Géorgiques, qui lui ouvre la voie du Collège de France et de l'Académie française. Bien que, non sans coquetterie, il s'en défende, il passe pour un nouveau Virgile 1. Vers la fin de sa vie, en 1804, il fait paraître une traduction de l'Énéide à laquelle il a travaillé sur de longues années, et qui a connu un fort tirage, de 50 000 exemplaires 2 ; elle est aussi constamment rééditée au xix e siècle 3 , sans avoir l'heur de l'être au xx e siècle à la différence de celle des Géorgiques 4. Jacques Delille demeurera pendant longtemps une référence en matière de traduction versifiée de Virgile, surtout pour les Géorgiques. Mais l'Énéide connaît aussi un certain succès, puisque Christine Lombez écrit tout récemment : « La traduction de l'épopée en France est marquée au xix e siècle par plusieurs entreprises véritablement historiques : l'Énéide par Jacques Delille (1804), le Paradis perdu par Chateaubriand (1836), l'Iliade par Leconte de Lisle (1867), comptent parmi les chefsd'oeuvre de la traduction française au xix e siècle […] 5 ». Ajoutons à cela que dans la « Bibliothèque du prolétaire du xix e siècle » proposée par Auguste Comte dans son Catéchisme positiviste (1852), on indique pour les auteurs antiques des traductions 1-Dans « Vers à l'auteur des "Amours épiques" », Delille évoque avec esprit « ce sobriquet sublime » de Virgile qu'il « du[t] à la rime », cité par Philippe auserve, Delille poète français, Clermont-Ferrand, Éditions De Bussac, 1964, p. 49. 2-Philippe auserve, op. cit., p. 147. 3-« Les versions de l'Énéide et des Géorgiques par l'abbé Delille connaissent de nombreuses rééditions au cours du xix e siècle », Jörn albrecht, avec la collaboration d'Iris plack, « Métamorphoses du Panthéon littéraire », dans Yves chevrel, Lieven d'hulst et Christine lombez (éd.), Histoire des traductions en langue française. xix e siècle, 1815-1914, Lagrasse, Verdier, 2012, p. 740. 4-Reprise avec une préface de Florence Dupont en 1997 en compagnie des Bucoliques traduites par Paul Valéry dans la collection « Folio classique » chez Gallimard. 5-Yves chevrel et alii., « Poésie » dans Histoire des traductions..., op. cit., p. 370. Delille.indb 35 29/02/2016 18:24 […] non sans préciser, dans un avant-propos modestement intitulé mon apologie, que cet essai ne prétendait pas rivaliser avec le chef-d'oeuvre à venir, mais seulement avec le précédent ouvrage de Desfontaines : « Mon espoir, écrit-il, est de me placer entre M. Desfontaines et M. Delille, le plus loin possible du premier » 8. Voilà, donc, Delille, figure de la perfection inaccessible, tandis que le pauvre Desfontaines sert de repoussoir. La parution à bref intervalle des travaux de Gaston et de Delille a dû créer ce qu'on appellerait aujourd'hui un événement, puisqu'un certain L. J. Mabire publie dès 1804 un Parallèle des traductions de l'Énéide par MM. Delille et Gaston, pour le prix de 12 sols, plaquette de trente pages, dont la conclusion est : « Je crois que l'on peut, avec juste raison, assigner, à M. Gaston, une place à côté de M. Delille, et parmi nos premiers poètes 9 ». Malgré son succès, ou à cause de lui, les traductions de Delille ont été contestées, et sa traduction de l'Énéide 10 passe pour inférieure à celle des Géorgiques.
Les auteurs syriaques et leur langue, éd. Margherita Farina, 2018

Loading Preview
Sorry, preview is currently unavailable. You can download the paper by clicking the button above.
In this paper, the scholar studies the most significant particularities in the morphology, syntax and semantic of Isidore of Seville’s Chronica Maiora (CPL 1205). In spite of some grammatical usages typical of the time, as plural nominative of the first declension in « as », prepositions « ad » and « in » with ablative indicating direction in the space, or adjectives « proprius » and « suus » meaning « omnis » and « totus », respectively, in general, the isidorian language is very close to classical Latin.
Western Aramaic in the Syriac Version of Ben Sira. Published in A. Maman, S. E. Fassberg, Y. Breuer, eds., Sha‘arey Lashon. Studies in Hebrew, Aramaic and Jewish Languages Presented to Moshe Bar Asher, Vol. II Mishnaic Hebrew and Aramaic (Jerusalem, Bialik, 2007), *42-*55.
BABELAO, 2018
a concordance bilingue grecque-syriaque des oeuvres de Grégoire de Nazianze présentée dans ces lignes 1 fait partie d'un ensemble de développements expérimentaux relevant d'un projet plus ambitieux dont l'objectif est double.
In this article, I start with Hachem Foda's reflections on classical Arabic poetry to explore a specific yet lesser-known aspect of Syriac poetry: the voice of an anonymous, deceased narrator. I argue that this peculiarity reflects the absence of opposition between the stranger and the self in Syriac ascetic literature.
Égypte/Monde arabe, 1996
Éditeur CEDEJ-Centre d'études et de documentation économiques juridiques et sociales
La philosophie en syriaque, éd. Emiliano Fiori et Henri Hugonnard-Roche, 2019
Reading Proclus and the <i>Book of Causes</i>, Volume 2, 2020
La présente contribution se propose de suivre la piste, dans le commentaire de Thomas d'Aquin au Liber de causis, ainsi que dans le reste de son oeuvre, de deux termes arabes, translittérés dans le texte latin du Liber de causis: achili (Proposition IV §43) ou alachili (Proposition (V) § 52 et Proposition XI(XII) § 105) et yliathim (Proposition VIII(IX) §90)1. Au temps où le P. Saffrey écrivait son article sur « l' état actuel des recherches sur le Liber de causis» (1963), les mots arabes restés dans le texte latin plaidaient contre l'hypothèse, encore défendue par certains, d' une origine occidentale, tolédane, du Liber de causis2. Dans cette hypothèse en effet, on ne s' expliquait pas bien la rémanence de ces mots arabes translittérés dans le latin. Cristina d' Ancona, dans son récent article sur le Liber de causis, rappelle avec raison que ces mots arabes, restés dans le texte latin de Gérard de Crémone, ont de tout temps donné aux lecteurs latins une clé concernant l' origine du texte3. La question dont traite la présente contribution déplace toutefois l' objet de la recherche. On s'intéresse cette fois à ces mots arabes pour remonter au texte du Liber de causis que Thomas d'Aquin pouvait avoir à sa disposition. Il s'agit donc de chercher quel texte avait sous les yeux Thomas d' Aquin
Houcine SOUDANI, Recherches linguistiques arabes pendant la première moitié du XXe siècle
Mémoires de l'Académie nationale de Metz, 2008
Le combat pour la renaissance de la langue hébraïque par Désirée MAYER, membre correspondant En préambule à cette communication, je souhaite indiquer les quatre raisons qui ont motivé le choix du sujet. Evoquer les conséquences heureuses,-durables et étendues-, des réflexions menées sous la devise de « L'Utile » qui débouchent sur l'action et dont la nature généreuse participe à l'humanisation de notre monde, constitue ma première raison. Elle entend rendre hommage à notre Académie. En effet, il me semble important de rappeler que, par delà le temps et l'espace, il y a un lien direct entre la formation intellectuelle d'Eliezer Ben Yéhouda, formation qui a rendu possible l'itinéraire que je vais exposer, et la place eminente qui revient à l'Académie messine dans le cadre de l'émancipation des Juifs et de la révolution culturelle qui s'en suivit. Par un de ces paradoxes qui font la grandeur de l'existence et fondent l'intérêt du récit historique, nous pouvons affirmer qu'alors même que notre homme s'est trouvé plus d'une fois dans l'obligation de s'opposer aux tenants de la Haskalah, ou « Aufklärung » : le mouvement des Lumières juives, qui fut le prolongement naturel de la Révolution Française et de l'émancipation des Juifs, on ne peut nier l'étendue de la dette de Ben Yéhouda à l'égard de ce mouvement progressiste. Ma deuxième raison tient au plaisir d'évoquer, et de partager avec vous, le mérite de ce qui est advenu comme une sorte de miracle. L'histoire des hommes en est si rarement émaillée qu'il convient de recueillir les quelques miracles qui viennent l'exhausser. La renaissance de la langue hébraïque, langue mythique, langue unique, qui favorise par les strates vives de sa mémoire la connaissance partagée apparaît comme un défi de la durée, ou le miracle d'un temps retrouvé, dans l'effervescence éphémère de notre modernité. La troisième raison réside dans l'intérêt que l'on pourrait trouver à s'attacher à un itinéraire exemplaire, qui, au delà de son déroulement singulier, éclaire des pans entiers de l'histoire des idées de la fin du XIX e et XX e siècles. Précisons que cette approche n'implique nullement de ma part un positionnement théorique, soit une quelconque référence à une conception post-moderne de l'histoire, qui privilégierait le récit de vie au détriment des grandes visions 1. La presse française a consacré de nombreux articles à E.B.Y., à l'occasion du Salon du Livre de Paris, du 14 au 19 mars 2008, dont Israël a été l'invité d'honneur. 2. Le terme « Mitnagedim » signifie : opposants. Il désigne les défenseurs de l'orthodoxie religieuse traditionaliste opposés aux courants mystiques.