Monastères de San Millán de Yuso et de Suso
San Millán Yuso and Suso Monasteries
The monastic community founded by St Millán in the mid-6th century became a place of pilgrimage. A fine Romanesque church built in honour of the holy man still stands at the site of Suso. It was here that the first literature was produced in Castilian, from which one of the most widely spoken languages in the world today is derived. In the early 16th century the community was housed in the fine new monastery of Yuso, below the older complex; it is still a thriving community today.
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Monastères de San Millán de Yuso et de Suso
La communauté monastique fondée par San Millán au milieu du VIe siècle est devenue un lieu de pèlerinage et une belle église romane, qui subsiste toujours à Suso, a été construite en l'honneur du saint homme. C'est là le berceau de la langue espagnole, qui allait devenir l'une des langues les plus parlées au monde. Au début du XVIe siècle, la communauté s'est installée en contrebas de l'ancien monastère, dans le nouveau et beau monastère de Yuso, toujours en activité aujourd'hui.
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أديرة سان ميلان في يوسو وسوسو
أصبحت الجماعة الرهبانيّة التي أسسها سان ميلان في أواسط القرن السادس محطة حجّ وكنيسةً رومانيّةً جميلةً لا زالت موجودةً في سوسو وقد شيُدّت احتفاءً بذكرى القديس. وهذه المدينة مهد اللغة الإسبانيّة التي أصبحت إحدى اللغات الأكثر انتشاراً في العالم. مطلع القرن السادس، تأسست الجماعة عند أسفل الدير القديم في دير يوسو الجديد والجميل المستمرّ في نشاطه.
source: UNESCO/CPE
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圣米延尤索和素索修道院
圣米延于公元6世纪中叶在该世界遗产所在地建立了修士团体,后来,这里成为了基督教徒的朝圣地。今天,这座为了纪念圣米延而修建的罗马式教堂历尽沧桑,依然矗立在素索。就是在这里产生了最早使用卡斯提尔语言的文学作品,今天全世界最广泛使用的语言之一——西班牙语,就起源于此。公元16世纪初,在素索旧址的下方,一座漂亮的新修道院——尤索修道院建成,它至今依然在兴旺地发展壮大。
source: UNESCO/CPE
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Монастыри Сан-Мильян в Юсо и в Сусо
Монашеская община, основанная Cв. Эмилианом в середине VI в., стала местом паломничества. Прекрасная романская церковь, построенная в честь этого святого, все еще стоит в местечке Сусо. Именно здесь были созданы первые литературные тексты на кастильском языке, на базе которого в дальнейшем сформировался один из наиболее широко распространенных в современном мире языков – испанский. В начале XVI в. община получила прекрасный новый монастырь в Юсо, ниже старого комплекса; этот монастырь процветает и поныне.
source: UNESCO/CPE
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Monasterios de San Millán de Yuso y de Suso
El emplazamiento de la comunidad monástica fundada por San Millán a mediados del siglo VI se convirtió con el tiempo en un lugar de peregrinación. En honor de este santo se construyó en Suso una bella iglesia románica que se conserva aún. Este sitio fue la cuna de la lengua española, que ha llegado a ser uno de los idiomas más hablados del mundo. A principios del siglo XVI, la comunidad se instaló en un terreno situado debajo del antiguo monasterio y edificó el nuevo y bello monasterio de Yuso, donde todavía prosigue sus actividades.
source: UNESCO/CPE
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サン・ミジャン・ユソとサン・ミジャン・スソの修道院群
source:NFUAJ
San Millán Yuso en Suso kloosters
Source :unesco.nl
Valeur universelle exceptionnelle
Brève synthèse
Les monastères de San Millán de Yuso et de Suso sont situés dans la Communautéautonomede La Rioja, dans le nord de l’Espagne. Le bien couvre une superficie de 19 hectares avec une zone tampon. Du fait de l’identification et de l'interrelation qui unissent ces deux monastères avec des éléments destylesmozarabe, wisigothique, médiéval, Renaissance et baroque, l’architecture et le paysagenaturel font converger despériodes extrêmement importantes de l’Histoire de l’Espagne.
Saint Millán s’établit au milieu du VIe siècle sur un site religieux –aujourd’hui monastère de Suso– sur le versant des collines de Cogolla ou Distercios, où le rejoignirentd’autres moines érémitiquespour fonder lacommunautéde Cogolla. C’est devenu, à travers le temps, un lieu de pèlerinage. Une belleégliseromane érigée à Susoen l’honneur de ce saint est restée intacte jusqu’à ce jour. Plus tard, en 1503, le roi Garcia Sanchez de Najera ordonna l’édification du monastère de Yuso – ce qui signifie « plus bas » ou « dessous » – sur un terrain en aval dumonastère de Suso, là où les moines poursuivent les activités entamées au monastère de Suso. Celles-ci continuent aujourd’hui.
Le monastère de Suso contient une succession degrottes d’ermites, une église et un vestibule ou narthex. Initialement utilisées par les moines, les grottes sont creusées dans le flanc sud de la montagne. La configuration et l’orientationpeu communes datent de la reconstruction opérée au XVIesiècle, qui coïncide avec l’élargissement de lastructuremozarabe et qui intègre le porche arrière dans l’église. Les fouilles archéologiques ayant précédé les travaux de consolidation du côté occidental de l'église ont révélé les fondations d’un certain nombre d’autres édifices monastiques. Les recherches ont aussi aidé à identifier l’emplacement des grottes utilisées par les cénobites à flanc de colline en amont et autour de l'église. Les bâtiments principaux du monastère de Yuso, non loin du villagemoderneet en contrebas du monastère de Suso, sont regroupés autour d’un petit cloître dit « Cloîtredes chanoines » (Patio de la luna), tandis que le cloître principal a pour nom San Millán. Ce dernier a deux étages. L’étage inférieur est ouvert et coiffé de voûtes à nervures en étoiles, tandis que l’étage supérieur est clos et abrite le musée.
Lalangueespagnole est « née » dans les monastères de San Millan de Suso et San Millan de Yuso qui représentent donc un élément majeur de l’Histoire de l'humanité. LeCodex Aemilianensis 60 a été rédigé dans lescriptoriumde Suso entre le IXe et le Xe siècle par l’un des moines qui y a ajouté en marge des notes en castillan et en basque, ainsi qu’une prière en castillan, pour clarifier des passages dutexte latin ; c’est le premier témoignage connu de l’espagnolécrit. C’est dans ce monastère, au XIIIe siècle, que Gonzalo de Berceo écrivit les premiers poèmes en castillan dans un desportiquesde l'église. Lemonastèrede Suso est d’un grandintérêtculturel quant à la précocité du développement de la vie monastique en Europe puisqu’il symbolise le passage d’unecommunauté érémitique à une communauté cénobitique en termes matériels. La survivance de cette communauté jusqu’à ce jour aumonastère de Yuso apporte un éclairage très complet sur le trajet de la vie monastique en Europe.
Depuis sa fondation au VIe siècle par San Millán et ses disciples, ce monastère est un centre de culture, d’histoire et de religion pour le nord de l’Espagne et le reste du pays. Ce site religieux a reçu le soutien fort de la maison royale de Navarre, ainsi que des comtes, rois et reines de Castille aux Xe et XIe siècles. Ce qui revêt une grandeimportance associative universelle est le fait que lalangueespagnole,aujourd’huil’une des plus répandues à travers le monde, ait étéécrite ici pour la première fois.
Critère (ii) : Les monastères de Suso et de Yuso, situés à San Millán de la Cogolla, offrent untémoignageexceptionnel de l’introduction et la survivance de la viemonastiquechrétienne du VIe siècle jusqu’à nos jours.
Critère (iv) : Du fait de l’identification et de la relation de ces monastères avec des éléments destylemozarabe, wisigothique, médiéval, Renaissance et baroque, l’architecture et le paysage naturel illustrent parfaitement des périodes extrêmement importantes dans l’histoire de l’Espagne.
Critère (vi) : Le bien est également porteur d’une signification associative exceptionnelle en tant que berceau de lalangueespagnole moderne, écrite et parlée.
Intégrité
Les deux monastères sont contenus dans les limites du bien. Le monastèreromande Suso a fait l’objet d’une série deprogrammes derestauration et de conservation depuis 1935. Il a quasiment retrouvé son aspect du XIIe siècle et possède un dispositif de contrôle hygrométrique, l’humidité étant susceptible de poser un problème de stabilité en raison de son implantation à flanc de colline.
Le monastère de Yuso a été très peu touché par des travaux de conservation et de restauration qui ont tous été exécutés conformément à la Charte de Venise. L’adaptation d’une partie du monastère transformé en hôtel et centre d’étude de lalangueespagnole, est minimale et a été effectuée de manière respectueuse afin de ne pas altérer l’aspect ou l’environnement de l’ensemble bâti.
Depuis 1997, lorsque les monastères de Yuso et de Suso à San Millán de la Cogolla ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, des critères rigoureux sont observés dans les interventions menées sur les monastères et leurs alentours, contribuant ainsi au maintien desvaleursexceptionnelles pour lesquelles ils figurent sur la Liste du patrimoine mondial.
Les études géotechniques et environnementalespériodiques et permanentescontrôlent les abords des monastères en réduisant au minimum leur possible détérioration. Tout ce dispositif, ajouté à unsystèmede gestion qui prévoit une fréquentation du site plus limitée et l’interdiction de la circulation routière aux alentours du monastère de Suso, a permis aux monastères de maintenir lesvaleursexceptionnelles pour lesquelles ils sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.
Authenticité
Le degré d’authenticité des deux monastères est élevé. Les travaux réalisés aumonastèrede Suso ont uniquement concerné l’enlèvement de débris et le retrait d’éléments plus récents afin de redonner à l'église son aspect du XIIIe siècle. On pourrait faire valoir que cela a été, dans une certaine mesure, contraire aux dispositions de la Charte de Venise de 1964. Toutefois, une analyse des photographies prises avant la restauration démontre que les ajouts récents sont d’unequalité culturellemédiocreet défigurent l’aspect du lieu ; leur impact sur lastructure centrale est également superficiel.
Aumonastèrede Yuso les travaux deconservation et de restauration ont été minimes et réalisés conformément aux principes de la Charte. Les adaptations visant à utiliser une partie du monastère comme hôtel et centre d'étude de lalangueespagnole à travers le CILENGUA (Centre international d’étude de la langue espagnole), créé en 2005, situé dans l’une des ailes du monastère, ont été traitées avec discrétion et subtilité, sans nuire à l’aspect global ni à l’atmosphère générale de l’édifice.
La « Salle de la spiritualité » ouverte par les Augustins récollets est aussi une preuve de la continuité et de la survivance de la vie monastique.
Éléments requis en matière de gestion et de protection
Les deux monastères ont été déclarés biens d’intérêt culturel par un décret de 1931 et sont protégés par la Loi 16/1985 du25juin, du patrimoine historique espagnol. De même, ils sont protégés par le décret 12/1999 qui les a déclarés biens d’intérêt culturel et l’Accord 2000 mis en œuvre par le Conseil du Gouvernement de La Rioja qui a approuvé le plan de protection spécial des deux monastères. Le plan de gestion est mis en place depuis octobre 1998 et le conseil de direction de laFondationSan Millán de la Cogolla supervise tous les dossiers concernant la gestion des monastères. Cette Fondation représente tous les groupes engagés dans la conservation du site (Gouvernementespagnol, Gouvernement autonome de La Rioja et communauté des Augustins récollets).
La restauration du réfectoire et de l’éclairage du monastère de Yuso conclut les travaux prévus pour ces monastères dans le plan directeur. Les activités de CILENGUA devraient se poursuivre. Le but est de continuer à faire des monastères un centre de culture et de visites d’une valeur universelle, en assurant un travail permanent de conservation et de protection tout en maintenant la vie monastique. La réalisation de ces objectifs doit se faire avec les moyens matériels procurésdans les années à venirpar le Gouvernement espagnol, leGouvernementautonome de La Rioja et les mécènes (entreprises et institutions publiques et privées) de laFondationSan Millan.
Liens
Les dossiers de proposition d’inscription produits par les États parties sont publiés par le Centre du patrimoine mondial sur son site Internet et/ou dans des documents de travail afin de garantir la transparence, l’accès à l’information et de faciliter la préparation d’analyses comparatives par d’autres États parties soumissionnaires.
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