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FacebookYoutubeTwitterRSS Patrimoine mondialAvertissementSyndicationL’UNESCO soutient une cartographie emblématique aérienne et terrestre de la biodiversité en Afrique du Sud
Dans le cadre d’une initiative emblématique visant à faire progresser la science et la conservation de la biodiversité, l’UNESCO a soutenu le Biodiversity Survey of the Cape (BioSCape), un projet de recherche pionnier qui combine des technologies aériennes avancées avec des travaux scientifiques sur le terrain pour étudier la biodiversité dans la région floristique du Grand Cap en Afrique du Sud, l’une des régions présentant la plus grande diversité écologique au monde.
Bien qu’elle couvre moins de 0,5 % de la superficie terrestre de l’Afrique, la région floristique du Grand Cap abrite près de 20 % des espèces végétales du continent. Sa diversité et son endémisme exceptionnels la classent parmi les régions florales les plus riches au monde. La zone comprend trois sites du patrimoine mondial de l’UNESCO et cinq réserves de biosphère, ce qui souligne son importance écologique et culturelle. Grâce à sa biodiversité unique, la région a offert une opportunité précieuse d’appliquer et de tester des technologies de télédétection afin de faire progresser la surveillance environnementale.
Dans le cadre d’un effort collaboratif international réunissant plus de 150 scientifiques issus d’institutions de recherche et d’agences gouvernementales d’Afrique du Sud et des États-Unis, financé par l’UNESCO, l’Administration nationale de l'aéronautique et de l'espace (NASA) des États-Unis et la Fondation nationale pour la recherche d'Afrique du Sud, BioSCape a constitué une étape importante dans le développement de la surveillance de la biodiversité en combinant des technologies avancées de télédétection avec un travail de terrain étendu.
Pour explorer le vaste et complexe paysage de la région floristique du Grand Cap, BioSCape a utilisé des avions spécialisés de la NASA et du Réseau d'observation environnemental sud-africain (SAEON) équipés d’instruments de balayage avancés qui utilisent la spectroscopie par imagerie pour détecter les moindres détails concernant la santé des plantes, les systèmes hydrologiques et les types d'habitats, le tout depuis les airs.
Sur le terrain, principalement dans le site du patrimoine mondial desaires protégées de la Région Florale du Cap, les scientifiques ont prélevé des échantillons de plantes, de sol et d’eau, enregistré les sons de la faune sauvage et même collecté de l’ADN environnemental. Ce travail de terrain était essentiel pour vérifier et améliorer les données recueillies depuis les airs, créant l’une des images les plus détaillées de la biodiversité jamais réalisées dans la région.
« Cette approche combinant relevés aériens et travail de terrain permet de produire l’une des cartes de biodiversité les plus détaillées jamais réalisées pour la région, en mettant l’accent sur le fonctionnement des écosystèmes et leur réaction aux changements globaux »Jasper Slingsby, maître de conférences au Département des Sciences Biologiques de l’Université du Cap et chercheur associé au SAEON.
Avec le soutien dugouvernement des Pays-Bas, les contributions de l’UNESCO au projet BioSCape se sont concentrées sur la collecte de données, le renforcement des capacités et la sensibilisation. Cela a notamment inclus la facilitation d’un échange de recherche de quatre mois pour un doctorant sud-africain de l’Université du Cap, M. Simcelile Chenge, au Bureau des projets scientifiques terrestres (ESPO) de la NASA et au Laboratoire de Spectroscopie de l’Université du Wisconsin-Madison, l’un des laboratoires de télédétection les plus avancés au monde. Plus d’informations sur le projet BioSCape et le témoignage de M. Chenge sur son expérience au sein de l’équipe sont disponibles dans la vidéo ci-dessous.
« Je tiens à remercier l’UNESCO de m’avoir offert l’opportunité inestimable d’acquérir une expérience directe auprès des principaux experts dans le domaine de la spectroscopie »Simcelile Chenge, doctorant à l’Université du Cap
Les résultats de la campagne soutenue par l’UNESCO devraient permettre de renforcer les stratégies de gestion des aires protégées dans l’ensemble de la région, et les méthodes développées devraient faciliter la surveillance de la biodiversité à l'échelle mondiale. Ce sujet est d’autant plus pertinent que de nombreux biens du patrimoine mondial cherchent à renforcer leurs capacités de suivi en tirant parti des technologies de télédétection et d’observation de la Terre afin de mieux anticiper et atténuer les risques pesant sur leur Valeur Universelle Exceptionnelle.
Toutes les données collectées et générées dans le cadre de BioSCape sont librement accessibles aux scientifiques et aux décideurs du monde entier, renforçant ainsi les efforts globaux visant à préserver la biodiversité et le patrimoine naturel. Pour plus d'informations sur BioSCape, consultez lesite web dédié.

