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        • MLA 8TH édition
        • Collins, Emmet. "Francophones du Manitoba".l'Encyclopédie Canadienne, 30 novembre 2020,Historica Canada. thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/francophones-of-manitoba. Date consulté: 16 février 2026.
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        • APA 6TH édition
        • Collins, E. (2020). Francophones du Manitoba. Dansl'Encyclopédie Canadienne. Repéré à https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/francophones-of-manitoba
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        • CHICAGO 17TH édition
        • Collins, Emmet. "Francophones du Manitoba."l'Encyclopédie Canadienne. Historica Canada. Article publié octobre 25, 2017; Dernière modification novembre 30, 2020.
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        • TURABIAN 8TH édition
        • l'Encyclopédie Canadienne, s.v. "Francophones du Manitoba," par Emmet Collins, Date consulté: février 16, 2026, https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/francophones-of-manitoba
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      Article

      Francophones du Manitoba

      Article parEmmet Collins

      Mis à jour par Clayton Ma

      Date de publication en ligne le 28 novembre 2017

      Dernière modification le 30 novembre 2020

      On parle de la francophonie du Manitoba — ou historiquement, des Franco-Manitobains — pour désigner les locuteurs du français au Manitoba. Une modification en 2017 du nom de la Société de la francophonie manitobaine (précédemment la Société franco-manitobaine)ainsi que de la définition du terme francophone dans la loi provinciale sur les services de langue française reflète la nature changeante de la communauté elle-même. La majorité des francophones manitobains est composée de descendants de voyageurs etde colons venus du Québec et d’Europe. Depuis le début des années 2000, cependant, la région accueille de plus en plus d’immigrants de pays non européens, en plus d’intégrer des francophones pour qui le français n’est pas la langue maternelle.
      Drapeau des Franco-Manitobains

      Histoire

      Voyageurs, commerçants et colons

      Les premiers francophones à s’aventurer auManitoba sont des explorateurs qui travaillent pour laCompagnie de la Baie d’Hudson.Dès les années 1660,Pierre-Esprit Radisson explore le nord du Manitoba depuis la baie d’Hudson, tandis qu’il faut attendre les années 1730 pour que le sud de la futureprovince soit colonisé de façon permanente, notamment par l’explorateurPierre de La Vérendrye et ses fils. Latraite des fourruresmotive la majorité de la présence des Européens au Manitoba, à la fois avant et après laConquête de laNouvelle-France.Ce sont desvoyageurs retraités qui constituent les premiers colons en établissant des fermes le long des rivièresRougeetAssiniboine. Beaucoup de ces hommes se marientà la façon du pays, c’est-à-dire avec des femmesautochtones.Les enfants qui naissent de ces unions, à mi-chemin entre deux mondes, finissent par se considérer comme un peuple entièrement différent. Cette nouvelle identité composée autant de francophones que d’anglophones, lesMétis,croît considérablement dans les années qui suivent pour devenir une force majeure et durable dans la politique manitobaine.

      Radisson, Pierre-Esprit
      Radisson est un personnage intrépide et énergique dans une époque colorée d'aventures et d'intrigue (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-15497).
      Explorations de La Vérendrye
      Carte des découvertes de La Vérendrye
      Cette carte représente les forts érigés par La Vérendrye et ses hommes : Fort Maurepas, à l'embouchure de la rivière Winnipeg; Fort La Reine (Portage la Prairie); Fort Bourbon au nord-ouest du lac Winnipeg; Fort Paskaoya, sur les rives de la rivièreSaskatchewan; et d'autres.
      \u00ab Voyageurs at dawn \u00bb
      Peinture de Frances Ann Hopkins. Les canots retournés servent d'abris temporaires aux hommes (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-2773).

      L’Église

      La présencecatholique dans la communauté francophone est au départ assez limitée jusqu’au début du 19e siècle, époque où la hiérarchie de l’Église auQuébecse convainc de la nécessité d’assurer un service dans l’effervescentecolonie de la rivière Rouge. En 1818, le jeune prêtreJoseph-Nobert Provencherarrive au Manitoba et entreprend une mission de 30 ans visant à guider les populations francophones et catholiques dans la province (voirMissions et missionnaires).Alexandre Taché lui succède éventuellement dans le rôle d’évêque deSaint-Boniface;il consolide le travail entamé par l’Église et assure un certain leadership politique auprès de la population francophone. Afin d’atteindre ce but, Alexandre Taché sélectionne notamment une poignée d’élèves brillants et les envoie poursuivre leurs étudesà Québec. Un de ces garçons,Louis Riel, devient éventuellement le fondateur du Manitoba.

      Alexandre Taché, missionnaire, prêtre et évêque catholique
      Monseigneur Alexandre A. Taché fonde de nombreuses missions dans l'Ouest et aide les nombreux immigrants qui affluent dans la région (avec la permission de NAC/PA-74103).

      Louis Riel

      Après un séjour de 10 ans au petit séminaire (le Collège de Montréal) entamé en 1858, Louis Riel retrouve unecommunauté changée, qui craint les répercussions d’une annexion auCanada. En 1869, les citoyens bloquent l’accès des arpenteurs du Canada, déclenchant ainsi larébellion de la rivière Rouge, un conflit au cours duquel Louis Riel formeun gouvernement provisoire qui prend le contrôle de la colonie et négocie les termes de l’entrée du Manitoba dans laConfédération. Parmi les conditions, on compte des dedispositions foncières pour les Métis ainsi que des mesures assurant l’égalité linguistique et confessionnelle entreprotestants anglophones et catholiques francophones. Aprèsune période de réticence, le dominion consent aux termes de Louis Riel et adopte laLoi sur le Manitoba. En 1870, le Manitoba s’intègre à la Confédération en tantque province bilingue, du moins en ce qui concerne l’éducation, ledroit et la législature.

      Louis Riel
      Portrait de Louis Riel, 1873.
      Jean-Louis et Angélique Riel
      Les enfants de Louis Riel, Jean-Louis et Angélique Riel, vers 1888-1889.

      Changements démographiques

      La colonie de la rivière Rouge est isolée et difficile d’accès, si bien que la croissance de sa population au 19e siècle est essentiellement naturelle, plutôt que le fruit de l’immigration.Cela permet aux francophones, tant canadiens que métis, de conserver une légère majorité démographique en 1870. Ainsi, l’égalité linguistique demandée par le gouvernement de Louis Riel reflète la réalité de la colonie.

      Cet équilibre démographique ne dure pas. L’immigration de l’Ontario vers l’ouest augmente rapidement avec l’arrivée du chemin de fer au Manitoba. Bien que d’occasionnelles famillesfrancophones du Québec, de la Nouvelle-Angleterre et de l’Europe se trouvent également dans cette migration qui investissent la province, les francophones en 1890 ne représentent plus que 10 % de la population. Les dirigeants politiques de la province,bien conscients de ce fait, commencent donc à éliminer systématiquement toutes les protections assurant autrefois la pérennité de lalangue française.

      Marc-Amable Girard, premier ministre du Manitoba (1871-1872; 1874)
      Marc-Amable Girard, premier ministre du Manitoba (1871-72; 1874)

      Le français est particulièrement touché par l’adoption de laLoi sur la langue officielle, qui fait de l’anglais la seule langue officielle dans les tribunauxet la législature du Manitoba. Les chefs religieux et politiques de la communauté francophone, eux, réagissent en concentrant leurs efforts sur la protection des écoles confessionnelles (voirÉcoles séparées),qui deviennent bientôt elles aussi la cible des politiciens anglophones. Lacrise des écoles au Manitoba qui en résulte n’a pas seulement un effet profondsur les politiques fédérales de l’époque, mais cimente également la réalité quant aux droits linguistiques des francophones au Manitoba pour les 80 prochaines années.Le Parlement, prétendu défenseur des langues minoritaires au Canada, n’est pas disposé à lutter contre le gouvernement provincial sur cet enjeu.Lamajorité anglophone du Manitoba, ainsi, réussit à transformer les changements démographiques au Manitoba en réalité politique.

      Le coup de grâce arrive toutefois en 1916. En effet, une série de reportages dans leManitoba Free Press concernant la piètre qualité de l’éducation ruraleau Manitoba pousse le gouvernement provincial à adopter une loi en vertu de laquelle l’anglais devient l’unique langue de l’éducation dans la province.

      La Survivance

      Avec l’élimination de l’éducation en langue française, les francophones perdent la dernière et la plus importante parcelle de leurs droits linguistiques garantis dans laLoi sur le Manitoba,ce qui plonge la communauté dans une période de survie et de discrétion pendant 50 ans. Le français n’est plus la langue du gouvernement provincial et les francophones doivent faire profil bas dans une province qui a majoritairement oublié ses originesbilingues.

      Pendant cette période, l’enseignement du français se poursuit de façon illicite. Des inspecteurs se rendent régulièrement dans les écoles pour s’assurer que l’anglais est l’unique langue d’enseignement, et de nombreuses histoires circulent selon lesquellesles élèves doivent cacher en vitesse leurs livres français pendant les visites-surprises. Comme Frances Russell le note, toutefois, beaucoup de hauts fonctionnaires ferment les yeux sur l’éducation française et « mèn[ent] une lutte sans fin contreles inspecteurs scolaires plus zélés ». L’Association d’éducation des Canadiens français du Manitoba (AECFM) est créée en 1916 afin de coordonner l’approche visant à maintenir l’enseignement du français dans les communautés francophones. L’AECFMest la plus importante organisation francophone jusqu’en 1968, année où la nouvelle Société franco-manitobaine (SFM) commence à assumer ce mandat.

      Le retour de l’éducation française

      La province du Manitoba commence lentement à reconnaître les droits à l’éducation en 1955, lorsqu’elle vote le droit d’enseigner le français de la 4e année et la 6e année. En 1970, ce droit est étendu à tout le cursus scolaire.Les batailles juridiques entourant l’éducation se poursuivent toutefois pendant de nombreuses années. Ce n’est qu’en 1994 que les communautés francophones obtiennent le droit d’administrer leurs propres écoles françaises, en vertu d’un jugement de laCour suprême qui confirme aux minorités linguistiques le droit de gérer leur propre éducation, ce qui mène à la création de la Division scolaire franco-manitobaine.

      La crise des langues

      Les changements à lapolitique en matière d’éducation dans les années 1970 ont lieu en plein cœur d’une crise sur les langues. En 1976, l’année où leParti québécoisest élu pour la première fois au Québec, un vendeur d’assurance métis francophone nommé Georges Forest reçoit une contravention de stationnement rédigée uniquement en anglais à Winnipeg. Pendant plus de trois ans et malgré une féroce opposition (mêmeau sein de sa propre communauté), Georges Forest utilise avec succès cette contravention comme la base d’un recours constitutionnel contre laLoi sur la langue officiellede 1890 au Manitoba. Dans son jugement de l’affaire Procureur généralduManitoba c. Forest (1979), la Cour suprême du Canada juge que la loi qui fait de l’anglais l’unique langue officielle du Manitoba est inconstitutionnelle. Le pari de Forest, semblant si improbable en 1976, porte ses fruits.

      La victoire de Georges Forest démontre cependant qu’il existe un décalage certain entre un verdict constitutionnel et son application. Le gouvernement provincial conservateur deSterling Lyonagit effectivement à pas de tortue sur la question de la langue. Frustré par le manque de progrès, Roger Bilodeau, un jeune avocat deSaint-Boniface, se sert de sa propre contraventionde stationnement pour lancer une action séparée visant à déterminer si toutes les lois manitobaines adoptées entre 1890 et 1979 sont elles aussi inconstitutionnelles. La question et les coûts faramineux qui s’y rattachent causent énormément de tensionsau Manitoba, tandis que le gouvernement néo-démocrate deHoward Pawley, désormais au pouvoir, cherche une solution.

      Les tensions entourant la question des droits linguistiques atteignent un sommet en janvier 1983, lorsque des militants anti-français bombardent les bureaux de la SFM. En outre, le président de l’organisation est forcé de déménager sa famille hors dela province après avoir reçu des menaces de mort. Sans l’ombre d’une solution politique à l’horizon, l’affaire Bilodeau va de l’avant. Dans un renvoi rédigé en 1985 (Renvoi : Droits linguistiques au Manitoba), la Cour suprême statue quetoutes les lois unilingues du Manitoba votées entre 1890 et 1979 sont inconstitutionnelles.

      Lois et politiques

      À mesure que la question des obligations constitutionnelles fait son chemin à travers les différentes cours de justice, les tensions retombent. De retour au pouvoir en 1988 avec un nouveau chef (Gary Filmon),le Parti conservateur provincial promulgue la première politique sur les services en français en 1989 et commande à un juge francophone de la province de mener une enquête sur les services en français au Manitoba. Le rapport Chartier (1998) donne leton à l’approche du gouvernement du Manitoba en matière de droits linguistiques, Celui-ci reconnaît le droit constitutionnel dubilinguisme officiel dans les tribunaux et l’organelégislatif, tout en instaurant petit à petit des services gouvernementaux en français (qui ne sont pas mandatés par la loi) là où le nombre de francophones le justifie. Fondamentalement, cette approche n’a pas changé depuis les années 1990 et forme lastructure avec laquelle une loi provinciale est créée. LaLoi sur l’appui à l’épanouissement de la francophonie manitobaine, votée en 2016 avec l’approbation unanime de l’Assemblée, intègre les droits et politiques déjà en place dans la législature,mais sans faire de modifications majeures. Fait révélateur, la loi est passée sans opposition et n’attire pratiquement aucune attention de la part de la majorité anglophone. En effet, les droits linguistiques du français sont désormais une partie acceptéeet peu controversée du paysage politique du Manitoba.

      Éducation et culture

      L’éducation uniquement en français est offerte au Manitoba par l’intermédiaire de la Division scolaire franco-manitobaine, qui gère 24 écoles et un centre d’enseignement aux adultes situés un peu partout dans la province. Un nombre croissant de parentschoisissent d’envoyer leurs enfants dans des écoles d’immersion, tandis que l’Université de Saint-Boniface offre une éducation collégiale et universitaire en français.


      En plus des stations de radio et de télévision deRadio-Canada, la communauté possède un journal hebdomadaire intituléLa Liberté et la stationde radio communautaire Envol 91,1 FM. LeCercle Molière, plus ancienne compagnie de théâtre encore en fonction au Canada, joue des pièces en français. La communauté maintientun intérêt marqué pour son patrimoine et sa culture par le biais, de façon plus notable, du Musée de Saint-Boniface et du Festival du voyageur, plus importantfestival d’hiverde l’Ouest canadien. La dynamique communauté artistique francophone produit également une foule d’événements, dont des festivals du film, des expositions, des célébrations culturelles et des spectacles musicaux tout au long de l’année. La francophoniemanitobaine célèbre aussi les succès de ses artistes renommés, comme l’écrivaineGabrielle Roy et le chanteurDaniel Lavoie.Le joueur de laLigue nationale de hockey Jonathan Toews vient aussi de la communauté francophone manitobaine et a fait ses études au Collège Louis Riel.

      Sept histoires/Seven Stories
      \u00ab sept histoires/seven stories \u00bb de morris panych, 1998. comédiens : alain jacques, marc-yvan hébert, lucille beaudin-wiltshire (avec la permission du cercle molière).
      Festival du Voyageur, Winnipeg, Manitoba
      Festival du Voyageur, Winnipeg, Manitoba
      Gabrielle Roy, auteure
      Gabrielle Roy, le 21 avril 1946 (avec la permission du \u00ab Globe and Mail \u00bb).
      Lavoie, Daniel

      Démographie et politiques

      Pendant des décennies, la population francophone du Manitoba est demeurée stable à environ 5 %, bien que les dernières années montrent un nombre décroissant de locuteurs qui parlent le français à la maison. Dans lerecensementde 2016, 40 525 personnes (soit 3,3 % de la population du Manitoba) déclarent avoir le français comme langue maternelle. Cela étant dit, la manière dont on compte les minorités linguistiques aux fins de statistique crée une certaine discorde auManitoba et ailleurs au Canada, puisque le décompte traditionnel des francophones ayant le français comme langue maternelle exclut les francophones qui ont appris le français comme autre langue. La définition étendue du terme francophone selon la loiprovinciale complique encore davantage le décompte traditionnel de la vitalité linguistique. En effet, même si le nombre de locuteurs parlant le français à la maison a baissé, la capacité bilingue de la population manitobaine est restée au beau fixe,à 8,6 %.

      Les francophones au Manitoba se trouvent surtout dans le sud de la province, dont 90 % àWinnipeg ou à moins d’une heure de la capitale. Des villages traditionnellement francophoneslongent également le sud et le sud-est de la province, aux abords des rivières Rouge et Seine, et le nord-ouest près dulac Manitoba. De petits groupes francophones se trouventaussi dans d’autres parties de la province. À Winnipeg, le district traditionnellement francophone de Riel inclut la portion sud-est de la ville, dont les quartiers Saint-Boniface, Saint-Vital et Saint-Norbert.

      La communauté franco-manitobaine donne également naissance à un certain nombre de figures politiques d’envergure sur les scènes provinciale et nationale, dont les ministres fédéraux Ronald Duhamel et Joseph-Philippe Guay. Traditionnellement, le Manitobaest représenté par un sénateur francophone auSénat canadien, dont Maria Chaput, qui mène des efforts répétés pour changer la façon dont les francophones sont définis et comptésdans les recensements.

      Maria Chaput, sénatrice
      Première femme franco-manitobaine à siéger au Sénat (2002-2016).

      Encore une fois, les définitions divergentes de la francophonie compliquent les choses. L’ancienne ministre du Patrimoine canadien Shelly Glover, par exemple, a appris lefrançais comme langue secondeet s’identifie comme francophone, tandis que l’ancien premier ministre provincial et ministre des Affaires francophonesGreg Selinger, lui, se déclare plutôt francophile.Depuis 2001, la SFM met en place une stratégie pour recruter des immigrants francophones ne venant pas seulement d’Europe, ce qui engendre une hausse du nombre de francophones venant de l’Afrique de l’Ouest et du Nord au Manitoba (voirCanadiens d’ascendance africaine).Ces individus reflètent le visage changeant de la francophonie manitobaine.

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