(1559) De l’italiensalva dont la première attestation(1566) est cependant de peu postérieure au français[1], mais est donné commeitalianisme par Henri Estienne dans sesDeux dialogues du nouveau français italianisé et autrement déguisé entre les courtisans de ce temps.
Aussitôt après l'acceptation et la signature du traité par les commissaires de la Convention et les chefs royalistes, dessalves d’artillerie et les sons de la musique militaire annoncèrent au public ce grand événement : par un mouvement spontané, les soldats des deux partis se précipitèrent dans les bras les uns des autres comme s'il n'eût jamais été question de guerre.— (F.-L. Patu Deshautschamps,Dix années de guerre intestine, présentant le tableau et l'examen raisonné des opérations des armées royalistes et républicaines dans les départements mois de mars 1793 jusqu'au premier août 1802, Paris : chez G. Laguionie, 1840, page 376)
Lessalves devaient se faire entendre au milieu du discours de Safvet-pacha aux plénipotentiaires, et l’aider dans sa péroraison.— (Pierre Loti,Aziyadé, 1879)
Le craquement d’un feu desalve, comme un tour de scie mécanique, coupa son propos.— (Jules Romains,Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 140)
À combien d’officiers, dans cette guerre, aura-t-il été donné de faire exécuter un feu parsalves ? – Feu parsalves ! ordonna-t-il donc.— (Pierre Benoit,Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 245)
Frédéric Godefroy, Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes duIXe auXVe siècle, édition de F. Vieweg, Paris, 1881–1902 → consulter cet ouvrage
Cossí que siá aquel profit confla la mesada del factor que n’asalve. Mas i a tanben que la tradicion es fòrta : lo factor deu passar per la " Bona Annada ".— (Raymond Gougaud,Mon barri, 1983)
Quoiqu’il en soit, ce gain arrondit le salaire du facteur qui en a l’usage. Mais il y a aussi que la tradition est forte : le facteur doit passer pour la " Bonne Année ".