Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Zanzibar (sultanat)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirZanzibar.

Zanzibar

18611890

DrapeauBlason
Informations générales
StatutSultanat
CapitaleZanzibar
Langue(s)Swahili,arabe etanglais
MonnaieRiyal de Zanzibar (1882-1908),Roupie indienne,TMT
Fuseau horaire+3
Histoire et événements
6 avril1861Séparation d'Oman
1890Protectorat britannique

Entités précédentes :

Entités suivantes :

modifier -modifier le code -voir Wikidata(aide)

LeZanzibar est unsultanatindépendant créé le par séparation avec lesultanat de Mascate et Oman et passé sousinfluence britannique en1890 pour former leprotectorat de Zanzibar.

Le pouvoir du sultanat de Zanzibar était basé àZanzibar située sur l'île d'Ugunja mais il contrôlait aussi l'île de Pemba et la côte deZanguebar (actuels Sud de laSomalie,Kenya,Tanzanie et Nord duMozambique) au plus fort de son extension territoriale. L'île deMafia, plus au sud, ne fut jamais contrôlée par le sultanat.

Le Zanzibar vivait au début de son existence de la culture declou de girofle et ducommerce d'esclaves venus ducontinent africain.

Géographie

[modifier |modifier le code]

Lesultanat de Zanzibar s'étendait sur les deux îles principales de l'archipel de Zanzibar,Pemba etUnguja, mais n'a jamais placé son emprise sur l'île deMafia, située à 135 km plus au sud.

Au plus fort de son extension territoriale, le sultanat contrôlait Pemba et Unguja ainsi qu'une bande côtière s'étirant du nord duMozambique actuel jusqu'au sud de laSomalie actuelle en passant par laTanzanie et leKenya actuels.

Histoire

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Histoire de Zanzibar.
Le port de Zanzibar vers le milieu duXIXe siècle.
Le fort omanais deZanzibar.

Le contrôle de Zanzibar par lesultanat d'Oman depuisMascate remonte à1698 lorsque celui-ci construit unfort àZanzibar afin d'y consolider sa présence. La richesse de Zanzibar, lieu de production d'épices et de transit de diverses denrées et marchandises en direction de l'Asie et de l'Europe, attisa les convoitises et des luttes de pouvoir eurent lieu quasiment sans discontinuer.

La création dusultanat de Zanzibar est effective au lorsque le sultanat d'Oman et de Zanzibar est séparé en deux sous l'impulsion desBritanniques. Une lutte fratricide pour le contrôle de Zanzibar servit de prétexte pour séparer les deux sultanats. Une reconnaissancefranco-britannique deMajid bin Said en tant que sultan de Zanzibar scelle l'indépendance du pays bien que le roiswahili de Zanzibar, Mwinyi Mkuu, reste en place sans avoir toutefois le moindre pouvoir réel et qu'unimpôt annuel reversé à Oman est établi en1862. Mais lorsque le sultan d'Oman, Thuwaini, est assassiné en1866, Majid bin Said, considérant le successeur comme un usurpateur, cesse de payer cet impôt.

Les conditions économiques et sociales de cette indépendance ne sont pas particulièrement favorables à l'époque car leclou de girofle est en surproduction, obligeant les producteursarabes etswahilis à s'endetter, le nombre d'esclaves s'élève à 20 000 et une population miséreuse s'entasse dans desbidonvilles aux abords de la ville de Zanzibar. Ces mauvaises conditions de vie, dont est témoinDavid Livingstone, provoquent desépidémies meurtrières decholéra, dedysenterie, devariole et depaludisme qui tuent un sixième de la population de la ville de Zanzibar et 35 000 personnes dans le reste de l'île.

Le,Barghash bin Said, de retour d'exil à la suite du décès de son frère Majid mort à 36 ans, prend la tête du sultanat. Le même mois,John Kirk, un médecin britannique, est nomméconsul britannique à Zanzibar. Barghash relance alors l'économie du sultanat en restaurant les plantations de girofliers touchées par uncyclone tropical et en reprenant lecommerce d'esclaves. Ce commerce ne dure finalement que trois ans et est aboli formellement en par la signature d'un traité avec leRoyaume-Uni et ce sous la pression de John Kirk et d'unembargo britannique. Unecathédrale est alors construite à la place dumarché aux esclaves devenu inutile mais cette interdiction ne stoppe pas totalement le commerce clandestin des esclaves dont le prix a fortement augmenté. Barghash est alors invité en1875 au Royaume-Uni par John Kirk afin d'y signer officiellement le traité de la fin du commerce des esclaves. À cette occasion, il rencontre laReine Victoria, le prince et la princesse de Galles et visiteLondres,Paris etMarseille lors de son retour vers Zanzibar débuté le. Cette rencontre renforce les liens entre le Royaume-Uni et Zanzibar d'autant plus que lecanal de Suez ouvre en1869, facilitant le commerce entre l'Europe et l'océan Indien.

Zanzibari musulman vers 1880.

De retour à Zanzibar, Barghash décide d'accroître son pouvoir dans son sultanat. Il confie cette tâche à William Llyod Matthews qui réorganise sonarmée, développe l'irrigation avec la construction d'unaqueduc de six kilomètres de long, met en place uneforce policière, fait construire une usine à glace, des routes et développe l'urbanisation avec l'éclairage des rues, etc. Barghash, influencé par son exil enInde, fait également construire despalais.

À partir de1884, les terres appartenant aux chefs locauxafricains et situées sur le continent commencent à être achetées par le Britannique Karl Peters en échange de la protection du Royaume-Uni et ce pour le compte du sultanat de Zanzibar. LesAllemands voyant d'un mauvais œil cette conquête territoriale qui revenait à 6 000 km2,Otto von Bismarck déclare en àBerlin que ces terres achetées par les Britanniques feront désormais partie d'un protectorat allemand. Barghash, souhaitant un soutien du Royaume-Uni pour cette perte territoriale, ne l'obtint toutefois pas, les Britanniques ne voulant pas déclencher une guerre. En, un navire allemand accoste à Zanzibar et somme le sultan de reconnaître le protectorat allemand sur le continent. Barghash, conseillé par John Kirk, accepte finalement quelques mois plus tard. Finalement, les Britanniques, les Allemands et les Français se réunissent et signent le1er novembre1886[1] un accord sur le partage des terres entre occidentaux dans cette partie de l'Afrique : la côte de la futureTanzanie revient aux Allemands, celle du futurKenya aux Britanniques et lesPortugais obtiennent ce qui deviendra l'extrémité nord duMozambique.

Barghash meurt à 51 ans le de latuberculose et de l'éléphantiasis au retour d'une convalescence passée àOman. Deux jours plus tard, son frère,Khalifah bin Said (en), monte sur le trône dusultanat qui ne cesse de perdre de sa puissance avec le transfert par les Britanniques du centre marchand de l'Afrique de l'Est àMombasa. L'esclavage ne constituant plus un commerce assez lucratif, Khalifa signe un traité d'abolition le avec le Royaume-Uni : tout individu né sur le territoire de Zanzibar acquiert alors automatiquement sa liberté. Mais le sultan meurt quelques mois plus tard et c'est un autre frère,Ali bin Said, qui prend la tête du sultanat jusqu'à sa mort en1893. Celui-ci signe le un nouveau traité interdisant le commerce des esclaves. La seule ressource de Zanzibar devient alors l'ivoire mais celui-ci se fait lui aussi de plus en plus rare.

La lutte entre le Royaume-Uni et l'Allemagne pour l'extension territoriale de leurs colonies sur le continent se solde par la perte de souveraineté directe du sultan sur Zanzibar bien qu'il ne soit pas déposé. Ainsi, un nouveau traité, letraité de Heligoland-Zanzibar, voit l'échange de deux territoires entre les deux pays européens : les Allemands récupèrent l'archipel deHeligoland situé dans lamer du Nord en échange de quoi ils s'engagent à cesser définitivement toute vue expansionniste sur le Zanzibar qui devient ainsi un protectorat britannique. L'année suivante, le général SirLloyd Mathews (en) prend la tête d'un tout nouveau gouvernement constitutionnel installé à Zanzibar, inaugurant un protectorat qui perdurera jusqu'au avec l'indépendance duZanzibar.

Économie

[modifier |modifier le code]
Le sultanat de Zanzibar et ses relations commerciales avec la région des Grands Lacs vers1875.

La richesse du sultanat de Zanzibar est principalement basée sur latraite des esclaves. Pendant des siècles, Zanzibar développe activement ce commerce destiné à ravitailler enmain d'œuvre ses plantations degirofliers et decocotiers mais surtout à exporter lesesclaves vers tous les États dugolfe Persique. Dominant une grande partie de l'Ouest de l'océan Indien, les marchandsomanais jouent un rôle clé dans ce commerce. La population autochtoneafricaine étant jugée comme faisant de bons esclaves, les tribus africaines locales dominantes, coopérant avec lesArabes, mènent très régulièrement des expéditions vers l'intérieur de l'Afrique de l'Est afin d'y capturer hommes et femmes. Peu à peu, des caravanes s'avancent plus à l'intérieur du continent et traversent lelac Tanganyika pour s'approvisionner en esclaves auCongo.

Il faut attendre leXIXe siècle et des traités internationaux signés sous l'impulsion duRoyaume-Uni pour que cette traite soit interdite et que l'esclavage soit réprimé puis aboli après de féroces luttes. La famille régnante zanzibarie et les sultans d'Oman reçoivent alors du Royaume-Uni des compensations pour ce marché perdu. Une fois le commerce d'esclaves interdit, les sultans de Zanzibar se rabattent sur celui de l'ivoire bien qu'il ne soit pas aussi lucratif. Les caravanes des trafiquants pénètrent alors jusqu'aufleuve Congo et à l'est du Congo où l'on parle actuellement leswahili pour rechercher les précieusesdéfenses. L'or est aussi une autre richesse de Zanzibar.

LesIndiens ne commencent à s'établir dans le sultanat qu'au début duXIXe siècle, se cantonnant surtout dans lenégoce, l'import-export et l'administration civile des sultans. Les Arabes se concentrent quant à eux sur le trafic d'esclaves, l'ivoire et les propriétés agricoles d'exportation (giroflier,cocotier). Des maisons de commerce étrangèresbritanniques,françaises etallemandes s'y installent pour acheter les marchandises auxArabes, notamment auxOmanais et auxYéménites.

Politique

[modifier |modifier le code]
Khalifah bin Said (en), sultan de Zanzibar de 1888 à 1890.

Le premiersultan de Zanzibar estSaid bin Sultan Al-Busaid qui règne de 1806 à 1856. Il est suivi par

Ce dernier a des successeurs mais ils gouvernent dans le cadre duprotectorat qui est instauré par lesBritanniques et qui succède au sultanat en 1890.

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. L'Afrique sous domination coloniale, 1880-1935, UNESCO, 1987.

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
  • Philippe Beaujard,Les mondes de l'océan Indien, Paris, Armand Colin,, 648 p.(ISBN 978-2200277086).
  • Emily Ruete,Mémoires d'une princesse arabe, Karthala, 2012.
  • Nathalie Bernardie-Tahir (dir.),L’autre Zanzibar, géographie d’une contreinsularité, Paris, Karthala, 2008, 384 p.
  • Colette Le Cour Grandmaison, Ariel Crozon,Zanzibar aujourd'hui, Paris, Karthala, 199
  • Altaïr Despres, « Des histoires avec lendemains. Intimité transnationale et ascension sociale desbeach boys de Zanzibar »,Actes de la recherche en sciences sociales 2017/3 (N° 218), p. 82-99. DOI 10.3917/arss.218.0082

Liens externes

[modifier |modifier le code]
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Zanzibar_(sultanat)&oldid=226937411 ».
Catégorie :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp