La place Tomislav (Zagreb).Deux styles de l'architecture religieuse de Zagreb : gothique pour lacathédrale de Zagreb, et baroque pour l'église Sainte Marie. Ces deux monuments ont été sévèrement endommagés par leséisme du 22 mars 2020 à Zagreb et leséisme de 2020 à Petrinja, et, en 2021, ils restent fermés au public. Janvier 2010.
L'histoire de Zagreb remonte au moins à 1094, lorsque leroi Ladislas décide de fonder un diocèse à Kaptol et de construire une cathédrale. Deux bourgs existent alors :Kaptol(en) au nord etGradec, place forte située sur les hauteurs (celle-ci représentant aujourd'hui le quartier de Gornji Grad de Zagreb, et l'un des centres historiques les mieux préservés deCroatie). Ces deux communautés étaient entourées de solides murailles et de tours, dont les vestiges ont été préservés jusqu'à nos jours.
En 1242, les deux sites subissent cette même année les attaques desTatars, dans le cadre de l'invasion mongole de l'Europe (1236-1242), avec destruction de Kaptol et ravage de la cathédrale. Pour remercierGradec de lui avoir donné un abri efficace, le roiBéla IV de Hongrie lui offre, cette même année, laBulle d'or de 1242(en) et déclare la ville « ville royale libre ». Plus tard, des combats éclatent entre le diocèse de Zagreb et la ville libre deGradec.
Une situation entre Empire Ottoman et Empire Austro-hongrois
La fusion de Kaptol et deGradec ainsi que de leurs environs en une seule ville a lieu en 1850 et ceci accélère son développement. Le premier maire de Zagreb est Josip Kaufman, ancien magistrat deGradec. En1868, Zagreb devient capitale duroyaume de Croatie-Slavonie au sein de l'Autriche-Hongrie, et l’université de Zagreb ouvre ses portes en 1874. Untremblement de terre dévastateur frappe la ville en 1880 et engendre la rénovation et la modernisation de nombreux quartiers et constructions vétustes. Les quartiers industriels sont recyclés en quartiers résidentiels. À la suite de trop nombreuses inondations, leMedveščak (ruisseau)(en) est canalisé et couvert (Rue Tkalciceva(en) etPont sanglant). Des bâtiments publics sont érigés, des parcs et des fontaines sont aménagés, et des transports publics et des services communaux sont introduits. Le premier tramway, tiré par des chevaux, est mis en service en 1891 et le premier tramway électrique entre en service en 1905. Les premières voitures font aussi leur apparition dans les rues de la ville en 1901.
Libérée, elle reste la capitale de la république deCroatie en 1946, membre de larépublique fédérative socialiste de Yougoslavie. Avec l'accroissement des richesses et de l'industrie, la ville s'étend rapidement à partir de 1957, au sud des lignes de chemin de fer, vers la plaine qui longe la Save où pousse une ville contemporaine et d'affaires, avec beaucoup de zones résidentielles en habitat collectif.La nuit du, laSave déborde, détruit ou endommage des milliers de maisons, provoquant l'inondation la plus grave qu'ait connue Zagreb.Le, a lieu une terriblecatastrophe ferroviaire(en).
Zagreb est le siège des principales institutions administratives politiques et culturelles de laRépublique croate : pouvoir exécutif (gouvernement et président), pouvoir législatif (leSabor), autorité judiciaire. L'université de Zagreb (créée en1669) est la plus importante du pays.
Zagreb est également le siège du comitat de ZagrebZagrebačka županija. La ville est divisée en 17 arrondissements (en croategradske četvrti).
Panorama de Zagreb la nuit.Depuis L'observatoire Astronomique De Zagreb.Pavillon des Arts.
Zagreb est la ville la plus peuplée deCroatie, et est la seule ville croate dont l'agglomération dépasse le million d'habitants. Au recensement de 2011, le comitat « ville de Zagreb » plus lecomitat de Zagreb, comptait 1 107 623 habitants et la ville de Zagreb seule, comptait 688 163 habitants. Selon le recensement de 2011 la majorité des habitants étaitCroates (93,14 %) et parmi lesminorités nationales, on comptait 17 526 Serbes (2,22 %), 8 119 Bosniaques (1,03 %), 4 292 Albanais (0,54 %), 2 755 Roms (0,35 %), 2 132 Slovènes (0,27 %), 1 194 Macédoniens (0,15 %), 1 191 Monténégrins (0,15 %) et ainsi que d'autres groupes ethniques moins représentés[4].
Histogramme de l'évolution démographique de Zagreb
Histogramme
1857
48 266
1869
54 761
1880
67 188
1890
82 848
1900
111 565
1910
136 351
1921
167 765
1931
258 024
1948
356 529
1953
393 919
1961
478 076
1971
629 896
1981
723 065
1991
777 826
2001
779 145
2011
790 017
2021
767 131
La consommation de drogues est en forte augmentation à Zagreb. Entre 2019 et 2021, la consommation decocaïne aurait doublé et celle desamphétamines sextuplé[10].
Les sociétés basées à Zagreb totalisent 52 % du chiffre d'affaires et 60 % duprofit de l'ensemble de laCroatie en 2006 ainsi que 37 % des exportations croates[11]. La ville de Zagreb a le plus importantPNB par habitant de Croatie (87 396 Kn par habitant contre 48 426 pour l'ensemble de la Croatie)[12]. Les branches de l'industrie les plus importantes sont : la production de machines et équipements électriques (Končar Group exporte dans le monde entier), l'industrie chimique, pharmaceutique, textile et l'agroalimentaire[13].
Enavril 2008, le salaire moyen mensuel à Zagreb était de 6 017 Kn (la moyenne nationale croate est de 5 036 kunas)[14].
La ville compte une université, 10 théâtres, 21 musées, 14 galeries d’art. Les mouvements d'avant-garde artistiques y sont très actifs, et le collectif WHW, basé à Zagreb, composé d'historiens d'art, de critiques et d'artistes a organisé laBiennale d'Istanbul en 2009.
Zagreb est la ville au monde comptant le plus grand nombre de musées par habitant. De grands musées d'art comme lemusée Mimara et lemusée d'Art contemporain, mais aussi de petits musées souvent insolites :musée des Relations brisées, musée des Illusions d'optique, musée de la Gueule de bois, Moneterra (musée de l'Argent), Cravaticum (musée de la Cravate), musée du Rire, musée du Cannabis, musée du Chocolat, musée des années 1980, musée des Histoires oubliées, musée de l'Art inachevé, musée des Selfies et des Souvenirs, musée de la Nouvelle Vague, etc.[16].
Zagreb est une ville importante pour le cinéma d’animation. Elle a apporté via son école une grande richesse au cinéma d'animation mondial. Tous les ans, leFestival international du film d'animation de Zagreb, est l'occasion pour de nombreux animateurs des quatre coins du monde de se retrouver. Depuis 1922, l’Institut français de Zagreb représente la culture française en Croatie dans tous les domaines.
Depuis 2005, l’École française de Zagreb offre une scolarité selon le modèle français à toutes les familles souhaitant un enseignement en langue française.
Les lieux et monuments anciens les plus remarquables, dans les arrondissements du centre ville, à l'exception des bâtiments religieux, relèvent, en partie seulement, de l'architecture néo-classique de l'époque austro-hongroise.
La ville concentre la petite distribution, les commerces de luxe, la grande distribution (Konzum, Spar, Studenac, Lidl, Aldi...).Parmi les centres commerciaux : Arena centar, Avenue Mall, Bauhaus, Branimir mingle mall, Cvjetni center mall, City center one, City center one West, Galleria Busin center, Ikea, Importanne mall, Kaufland, Super-Konzum, Supernova...
Ivan Goran Kovacic, Luca Kuca, , The Histrion House, Tresnjevka Thatre, Tresnja Municipal Theatre...
Plus particulièrement à destination des enfants :ZeKaeM(en) (Zagreb Youth Theatre)),Théâtre Mala Scena(en), Ribica Children's Theatre, Dubravna Children's Theatre, et deux théâtres de marionnettes, leZagreb Puppet Theatre(en) et le théâtre "Ivana Brlić-Mažuranić" (IBM).
Le ZPC (zagrebacki plesni centar), centre de danse de Zagreb, offre des performances chorégraphiques.
Zagreb est une ville sportive. Les différents clubs sportifs de la capitale enregistrent des bons résultats au niveau européen, et ceci dans des disciplines très diverses.
Ivanić-Grad : les affleurements de pétrole (naphte) servent aux soins thermaux à base d'huile de pétrole (ici dans le Nord de la Croatie, comme àNaftalan (Azerbaïdjan)