Cet article est uneébauche concernant une personnalitémongole et lecommunisme.
| Yumjagiyn Tsedenbal Юмжаагийн Цэдэнбал | |
Yumjagiyn Tsedenbal, en 1963. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Secrétaire général du comité central du Parti révolutionnaire du peuple mongol | |
| – (25 ans, 9 mois et 2 jours) | |
| Prédécesseur | Dashiin Damba |
| Successeur | Jambyn Batmonkh |
| – (13 ans, 11 mois et 27 jours) | |
| Prédécesseur | Dashiin Damba |
| Successeur | Dashiin Damba |
| Président du Præsidium du Grand Khoural d’État de la république populaire de Mongolie (chef de l’État) | |
| – (10 ans, 1 mois et 29 jours) | |
| Premier ministre | Jambyn Batmönh |
| Prédécesseur | Sonomyn Luvsan(intérim) Jamsarangiyn Sambu |
| Successeur | Nyamyn Jagvaral(intérim) Jambyn Batmönkh |
| Président du Conseil des ministres de la République populaire mongole | |
| – (22 ans, 4 mois et 16 jours) | |
| Prédécesseur | Horloogiyn Choilbasan |
| Successeur | Jambyn Batmonkh |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Davst (Monarchie mongole) |
| Date de décès | (à 74 ans) |
| Lieu de décès | Moscou (Union soviétique) |
| Sépulture | Cimetière national d'Altan-Ölgii |
| Nationalité | Mongole |
| Parti politique | Parti révolutionnaire du peuple mongol |
| Conjoint | Anastasia Filatova |
| Religion | Athée |
| Premiers ministres de Mongolie Chefs d'État mongols | |
| modifier | |
Yumjaagiyn Tsedenbal, né le à Davst et mort le àMoscou, est un homme politiquemongol.
Il a été, durant plusieurs décennies, l'un des principaux dirigeants du régimecommuniste de laRépublique populaire mongole, occupant le poste de secrétaire général duParti révolutionnaire du peuple mongol pendant 40 ans, de 1940 à 1954 puis à nouveau de 1958 à 1984, celui dePrésident du Conseil des ministres pendant 22 ans et celui dechef de l'État pendant 10 ans.
Tsedenbal devient à 23 ans, secrétaire général duParti révolutionnaire du peuple mongol par la volonté du premier ministreHorloogiyn Choybalsan, fidèle allié deStaline et homme fort du régime. À la mort de Choybalsan en1952, Tsedenbal, lui succède à la tête du gouvernement, s'affirmant comme le nouveau numéro un du régime communiste mongol. En1954, il laisse le poste de Secrétaire général du Parti à Dashiin Damba, à un moment où l'URSS décourage le cumul entre les postes de chef de parti et chef du gouvernement ; il redevient cependant Secrétaire général en 1958.
Sous le gouvernement de Tsedenbal, la Mongolie s'efforce de moderniser son économie : le processus de « socialisation », retardé par laSeconde Guerre mondiale, se poursuit jusqu'en 1959. Le régime communiste pousse à l'urbanisation et s'emploie à décourager lenomadisme. Les institutions juridiques sont progressivement modernisées avec, entre le début des années 1960 et la fin des années 1970, l'établissement d'un code civil, d'un code pénal, ainsi que l'organisation de tribunaux civils et militaires, de collèges d'avocats et des Houral (parlement) locaux. Jusque-là fermée au monde extérieur, la Mongolie est admise à l'ONU en 1961, et noue progressivement des relations diplomatiques avec l'ensemble des autres pays.
Tsedenbal met en place son propreculte de la personnalité, s'attribuant divers honneurs, dont le grade de général puis, en 1979, celui de maréchal de l'Armée populaire mongole. En1974, il devient chef de l'État. Le dirigeant mongol organise des purges régulières de l'appareil de l'État et du parti mais, contrairement à Choybalsan, il s'abstient de faire exécuter ses rivaux et les divers cadres en disgrâce, et préfère les exiler.
En août1984, alors qu'il se trouvait en URSS pour ses vacances, Yumjagiyn Tsedenbal est démis de l'ensemble de ses fonctions à l'instigation du premier ministreJambyn Batmonkh. L'éviction de Tsedenbal, motivée par un style de gouvernement de plus en plus autocratique, semble avoir bénéficié de l'assentiment des Soviétiques. Ayant officiellement démissionné de son plein gré pour raisons de santé, Tsedenbal est envoyé « en cure » ; en 1991, il meurt en exil en URSS alors même que la Mongolie entame son processus de transition démocratique.
| ||