Ypres est une ville historique avec un patrimoine architectural important, qui témoigne de la grandeur qu'a connue la ville auMoyen Âge, où elle fut l'une des principales cités drapières deFlandre, commeBruges etGand. AuXIIIe siècle Ypres comptait au rang des plus grandes villes d'Europe, mais elle tomba rapidement en déclin au profit de ses voisines. Plus récemment Ypres a été au centre des tristement célèbresbatailles d'Ypres durant laPremière Guerre mondiale, la ville et ses monuments historiques ont alors été entièrement détruits. La plupart des monuments et des maisons anciennes ont été reconstruits à l'identique après la guerre, cela a donné lieu à un engouement pour le style régional, ainsi des maisons néo-flamandes diverses (gothiques,renaissances,baroques) mais s'inspirant très fidèlement de l'ancien ont été ajoutées pour compléter harmonieusement l'ensemble, ce qui donne aujourd'hui à cette ville un cachet flamand homogène et bien affirmé, évoquant Bruges.
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes
Le nom de la localité est attesté sous les formesIprensis en 1066,Ipera en 1070 - 1093,Ipram (accusatif) en 1085,Ipre régulièrement par la suite auXIIe siècle[2].
Il s'agit d'un transfert du nom de la rivière l'Yperlée, qui donne son nom à la ville[2]. À l’origine, il existait une petite rivière dont la source se situe près dumont Kemmel appeléeIpre ouIepere qui signifiait « rivière aux ormes » (cf.iep).
Le plus ancien acte connu, dans lequel le titre de châtelain d'Ypres se trouve expressément mentionné, remonte seulement à l'année 1109 :
Fromold, châtelain d’Ypres, y assiste comme témoin à la donation de six arpens de terre inculte (wastine) faite par le comte Robert de Jérusalem à l'abbaye de Vormezeele[4]
Fulpold (supposé) qui fonda vers 1072 avec sa femme Ramburge le chapitre de Zonnebeke dans les environs d'Ypres[4].
Thibaut I d'Ypres (Thietbold, Tetbold ou Theobald) (supposé) (fils du précédent) : Il apparaît sous le nom d'Iprensis dans diverses chartes des années 1070, 1087. La qualification d'Iprensis ou de Ipra, donnée à Thibaut dans ces chartes, porte à croire qu'il était réellement investi de la dignité de châlelain, bien que le titre ne lui en soit attribué dans aucune pièce[4]. Outre Fromold I mentionné ci-après, Thibaut I est le père deLambert de Zonnebeke,évêque deNoyon-Tournai de 1114 à 1122 ou 1123.
Fromold I (appelé aussi Fromald et Frumold) (fils du précédent), châtelain d'Ypres de 1109 à 1124[4].
Thibaut II (Tebbald ou Tietbald) (fils du précédent), qui porte le titre de châtelain dès 1123 en même temps que son père[4].
Anselme d'Ypres (frère du précédent), châtelain de 1131 à 1147[4]
Baudouin I de Bailleul, châtelain d'Ypres de 1158 à 1176. Il tient cette dignité du chef de sa femme Agnès, fille du châtelain Anselme[4].
Baudouin II de Bailleul (fils du précédent), époux de Mabilie de Bourbourg[4].
Mabilie de Bailleul (sœur de Baudouin II de Bailleul), châtelaine d'Ypres et de Bailleul[4].
Adam seigneur de Walincourt, cité châtelain d'Ypres et de Bailleul en 1209 et 1211, époux de Mabilie de Bailleul, châtelaine d'Ypres et de Bailleul, sœur de Baudouin II de Bailleul[4].
Hugues de Réthel, cité comme châtelain d'Ypres et de Bailleul en 1219, 1221 et 1235. Second époux de Mabilie de Bailleul, châtelaine d'Ypres et de Bailleul[4].
Marguerite de Bailleul (sœur de Mabilie de Bailleul), citée comme châtelaine d'Ypres et dame de Becelaere en 1238 et 1239. Déjà mariée en 1227 à Baudouin d'Aire qui prend lui-même le titre de châtelain d'Ypres dans une charte de 1244[4].
Marguerite (ou Marie) d'Aire (fille des précédents), mariée à Jean d'Aubigny[4].
Hugues d'Aubigny (fils des précédents), cité comme châtelain de Bailleul et d'Ypres en 1257, 1261 et 1275[4].
Baudoin d'Aubigny († 1316) (fils des précédents), châtelain en 1284. Marié à Agnès[4].
Jacques d'Aubigny, cité comme châtelain en 1319[4].
Gérard d'Oultre, marié à Jeanne d'Aubigny, qui signe avec le titre de vicomte d'Ypres le traité d'alliance entre la Flandre et le Brabant le 3 décembre 1339. Il est le premier qui remplace le titre de châtelain d'Ypres par celui de vicomte d'Ypres[4].
Jean d'Oultre (fils du précédent), cité comme vicomte d'Ypres en 1379[4].
AuXVIIIe siècle, un nouveau personnage porte le nom de châtelain d'Ypres à l'occasion de l'érection encomté de terres de Flandre. En mai 1712, les terres deStaden, Roosebecque (Roosebeke), Swylande, Loo (Lo), Suos, Cachembilk, Terheyde, Cackenburgh, tenues d'Ypres, sont érigées encomté sous le nom de Carnin Staden, au bénéfice de Jean deCarnin,vicomte de Vain,baron de Slyps (sans douteSlype),seigneur de Staden et Roosebeke, châtelain d'Ypres. Il est le fils de Jean-Baptiste-François de Carnin, baron de Slype, seigneur de Lignecourt, Boutouzel, Staden, etc. et de Jeanne-Marie Wain. Dans le passé, un Jean de Carnin a étééchanson dePhilippe le Bon et un autre Jean de Carnin a été fait chevalier par l'archiducAlbert d'Autriche[5].
La concurrence avec la laine anglaise et hollandaise, la guerre avec la France, lesjacqueries, le siège de la ville et un bombardement soutenu par l'armée anglaise en1383, lagrandepeste de 1347 et les épisodes dedisette accablèrent Ypres[9], dont la production manufacturière chuta à 50 % de ce qu'elle était en1300[10]. La ville ne parvint pas à préserver ses débouchés commerciaux aussi bien que d'autres villes flamandes (Bruges, par exemple). L'effondrement économique et les épidémies provoquèrent l'exode de la plus grande partie des familles ouvrières auXVe siècle. La peste ravagea encore la ville à de nombreuses reprises entre leXIVe et leXVIIe siècle[11].
La halle aux draps et l'hôtel de ville d'Ypres. Gravure de 1872.
La ville était administrée par unbailli et deséchevins. Ces magistrats étaient assistés par un Grand Conseil. Les échevins, après un mandat de deux ans, devaient attendre une année avant de pouvoir présenter à nouveau leur candidature à cet office. Ils pouvaient toutefois conserver une activité politique dans l'intervalle en siégeant au Grand Conseil[12]. Au Moyen Âge, l'échevinage était pratiquement détenu par uneoligarchie de quelques familles. Contrairement à d'autres villes flamandes, un mandat d'échevin pouvait être détenu par la même personne pendant plusieurs années : tant que l'on restait fidèle au comte de Flandres, la charge était pérenne.
Enfin il faut ajouter que, contrairement aux autres villes de Flandre, l'échevinage employait des clercs rémunérés. Ces fonctionnaires, qui devaient prêter serment, assuraient l’intérim du collège des échevins.
À la fin duXVe siècle, la ville commença à se repeupler. Des tisserands possédant leur propremétier à tisser s'y installèrent. Ils amenaient une nouvelle mentalité, faite de curiosité et de foi intériorisée (devotio moderna). Ces nouveaux citoyens grossirent les rangs de lavague évangélique. En1525, leséchevins de la ville mirent en application le programme politique proposé par le philosopheJuan Luis Vives, particulièrement la mise à contribution des congrégations pour le traitement social de la mendicité. Cette initiative, combattue par lesFranciscains, fut finalement sanctionnée favorablement par laSorbonne et l'empereur Charles Quint. C'est à Ypres, en1566, que prirent naissance les premiers troubles de laFurie iconoclaste auxPays-Bas[14]. Ce déchaînement de violence gagna rapidement les provinces du nord. Ypres, comme Bruges, tomba aux mains descalvinistes gantois en1577. Le parti protestant conserva le pouvoir jusqu'en1583, lorsqueFarnèse envahit les Pays-Bas.
Ypres vers 1581-1588, avec son système de fortifications médiévales à doubles douves en eau, qui ressemblait quelque peu à celui deBruges.
Ypres et les châtellenies de sa campagne environnante dans la première moitié duXVIIe siècle.
Le plan-relief de la ville datant de 1698-1702, conservé au palais des beaux-arts de Lille, montrant les fortifications augmentées par Vauban lors de la courte période française.
Ce n'est qu'à ce moment qu'on songea à reprendre lesfortifications de la ville. Depuis Ypres, il était facile de contrôler tous les ports du littoral flamand :Nieuport, Bruges,Ostende,Furnes, et surtoutDunkerque[17]. Les Espagnols abattirent les vieilles murailles médiévales et entourèrent la ville d'une enceintebastionnée, ce qui n'empêcha pas les Français de s'emparer d'Ypres, d'abord en1658[18], puis à nouveau le[19] par lestraités de Nimègue.
Le rattachement d'Ypres à la France est une conséquence de labataille de la Peene livrée àNoordpeene un an plus tôt.Vauban, qui avait pu juger des défauts du dispositif en place, modifia à son tour profondément les ouvrages d'enceinte : il s'agissait pour lui d'une place frontière du « Pré carré ». La ville abrita dès lors une importante garnison (5 000 hommes), à laquelle toutes les activités manufacturières et commerciales étaient subordonnées[20]. Il se mit en place une économie autarcique et surtout très dépendante du contexte politique et militaire.
Après les inondations deNieuport (front de l'Yser), l'armée de l'Empire allemand reporte ses attaques sur la région d'Ypres en octobre1914. Ypres était située au centre de la zone dite dusaillant d'Ypres, une saillie en forme de demi-cercle sur la ligne de front de l'ouest située au cœur des bois deGasthuisbossen (Ypres). Elle fut le théâtre de plusieurs batailles extrêmement sanglantes ; lors de lapremière bataille d'Ypres en novembre 1914, pris sous les bombardements allemands, lacathédrale Saint-Martin et le beffroi (Halles aux draps) brûlèrent[24]. Lors de la troisième bataille d'Ypres (bataille de Passchendaele) en juillet1917, l'armée allemande utilisa pour la première fois lesgaz de combat contre les troupes canadiennes. Celles-ci, n'étant pas équipées pour faire face à ce type d'attaque, résistèrent malgré les dommages causés par legaz moutarde (dès lors aussi appelé « ypérite »). En avril1918, une importante offensive allemande fut arrêtée àMerkem, au nord, par les Belges, et aux monts de Flandre par les Britanniques et les Français. À partir de septembre, la contre-attaque des Alliés, commandée par lemaréchal Foch, permit de libérer la Belgique. Plus de 300 000 Alliés dont 250 000 soldats duCommonwealth trouvèrent la mort au cours des combats. Soumise aux bombardements de l'artillerie allemande, la ville médiévale était presque entièrement détruite à l'issue de la guerre. La campagne environnant Ypres n'est qu'une vaste nécropole : on y compte quelque 170 cimetières militaires.
Pendant laPremière Guerre mondiale, la ville d'Ypres est étroitement liée avec la ville duTouquet-Paris-Plage dans lePas-de-Calais,France. Le comité franco-belge des réfugiés au Touquet-Paris-Plage établit, le, une liste des réfugiés belges sur laquelle figurent 49 familles de la ville d'Ypres. En mai 1915, le bourgmestre de la ville d'Ypres, René Colaert, membre fondateur de l'association des sinistrés de la Flandre occidentale, s'installe auTouquet-Paris-Plage d'où il poursuivra, avec les membres du conseil échevinal, l'administration de sa ville, organisant l'instruction des centaines d'enfants et l'assistance aux réfugiés. La villaDomrémy à l'angle sud-est des ruesSaint-Jean et deMoscou accueille les services et le personnel de la ville d'Ypres. Dimanche, le Conseil municipal d'Ypres dans l'impossibilité de se réunir en Belgique tient une séance en la mairie du Touquet-Paris-Plage pour discuter de la reconstruction de sa ville et des bâtiments communaux. Cette séance extraordinaire dure de9 h à19 h. Quelques jours après, René Colaert, le bourgmestre, adresse à la ville du Touquet-Paris-Plage, une lettre de remerciements.
Cette lettre trouve son prolongement dans l'appellation « Jardin d'Ypres » donnée, après délibération du conseil municipal du, au jardin public duTouquet-Paris-Plage, le[26].
Le, l'Allemagne commence son offensive en pénétrant auxPays-Bas, enBelgique, auLuxembourg. Les armées allemandes progressent très vite. LaFrance commandée par legénéralissimeGamelin envoie des renforts en Belgique. Quelques jours plus tard, l'Allemagne commence sa principale offensive enArdenne. LaWehrmacht se montre partout irrésistible. Les Belges résistent autant qu'ils le peuvent. Le 14 mai, les Pays-Bas déposent les armes.
Le, Gamelin est remplacé par legénéral Weygand. Celui-ci veut se rendre compte sur le terrain et vient rencontrer les responsables des armées du Nord le 21 mai. Le voyage s'effectue dans des conditions épiques. Il va rencontrer à Ypres le roi des BelgesLéopold III et le généralGaston Billotte. La réunion ne va rien changer au sort des armées alliées, le général Billotte meurt dans un accident de voiture à Ypres le 23 mai. Lacapitulation belge intervient le. Débute alors l'Occupation allemande de la Belgique.
La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 20 octobre 1819, confirmées le 26 février 1844, changées et confirmées le 31 mars 1925 et à nouveau le 1er mars 1988.
La double croix est le symbole le plus ancien de la ville d'Ypres et provient surement des armes de la ville avec qui elle entretient des liens très étroit, de Saint-Omer qui l'adopte en même temps après le retour des croisades de Godefroy de Saint-Omer cofondateur de l'ordre du Temple et qui ramène ce symbole des États Latins d'Orient. La plus ancienne utilisation de la croix date d'un sceau de la ville de 1199. Sur le sceau le plus ancien, la croix est entourée de deux aigles, d'une étoile et d'un croissant, ainsi que de deux lions de Flandre.
Les armoiries actuelles, avec une seconde croix de vair dans la moitié inférieure appartient à la famille de Bailleul qui furent Vicomte de la ville, elles sont apparues pour la première fois sur les sceaux en 1372. Le bouclier était soutenu par deux lions de Flandre. Tous les sceaux et images postérieurs ont montré le même bouclier, cependant, parfois le bouclier est divisé, parfois la petite croix est montrée en chef.
Depuis 1925, la ville est autorisée à utiliser les croix militaires françaises et britanniques autour du bouclier, qui symbolisent également les violents combats autour de la ville pendant quatre ans.
La croix dans le chef est le symbole utilisé par la ville et a été utilisé par les citoyens d’Ypres lors de labataille des éperons d'or le 11 juillet 1302. On ne sait pas pourquoi la ville a choisi cette croix spécifique.
La croix dans la moitié inférieure provient des armes desburgraves, ougouverneurs d'Ypres, la famille Belle. Cette famille a déjà utilisé cette croix au début duXIIIe siècle.
Le lion supporteur est le lion de Flandre. Le sens de la colonne n'est pas connu.
Blasonnement :De gueules à la croix vairée, au chef d'argent, à double croix de gueules. Le bouclier surmonté d'une couronne murale à cinq créneaux d'or maintenue par un lion du même, portant sur l'épaule droite un canon de fusil en argent. Deux bijoux, suspendus à leur ruban, partent de la base, à droite la croix de guerre française, à gauche la croix militaire anglaise.
Source du blasonnement : Heraldy of the World[28].
Ville de plaine, Ypres fut longtemps la plaque tournante du commerce entre la côte flamande distante de 60 km et ses ports de commerce (Dunkerque,Furnes,Nieuport,Ostende etBruges avant l'ensablement) d'une part, et la route desfoires de Champagne, d'autre part. Desservie par quelques grandes routes, située au cœur d'un réseau de rivières et de canaux (la plupart impropres à la navigation moderne), cette ville opulente contrôlait l'accès à lamer du Nord, et ce fut encore le cas au début de laPremière Guerre mondiale.
Gaston Hynderick de Theulegoet (x-x), chevalier, 1846-1914, ancien colonel d'état-major et hippologue belge, fondateur de la Société nationale du cheval de trait belge ;
Auguste Böhm (1819-1891), dessinateur et peintre ;
Jo Lernout(nl) (1951), cofondateur avec Pol Hauspie de la société de technologie de la paroleLernout & Hauspie installée à Ypres et déclarée en faillite en 2001
LesHalles aux draps(Lakenhal) d'Ypres, avec son imposant beffroi. Véritable cathédrale civile, c'est l'un des plus grands monuments communaux du Moyen Âge en Europe, et aussi l'un des plus anciens (XIIIe siècle);Détail d'architecture des Halles aux draps.
l'abbaye de la Nouvelle-Plante. Elle existe sous lepatronage de Notre-Dame. Établie à l'origine àRoesbrugge, l'abbaye a été transférée à Ypres en1588. Vendue comme bien national en1798, rebâtie au milieu duXIXe siècle, détruite au cours de laPremière Guerre mondiale, elle a été réédifiée de1921 à1928 selon les plans de l'architecte bruxelloisCamille Damman[33].
l'hospice Saint-Jean, fondé à 1270. Le bâtiment actuel date de 1555 et fait partie des rares rescapés de la Première Guerre mondiale. Il abrite le musée municipal qui retrace l'histoire de la ville.
↑abcdefghijklmnopqr etsLeopold August Warnkönig, Albert Eugène Gheldolf,Histoire administrative et constitutionnelle des villes et chatellenies d'Ypres, Cassel, Bailleul et Warnêton jusqu'à l'an 1305, Lacroix, Verboeckhoven,(lire en ligne),p. 182.
↑Amédée le Boucq de Ternas,Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p 386.lire en ligne.
↑L'expression flamande « j'ai l'air d'un mort d'Ypres » (« hij ziet eruit als de dood van Ieperen »), c'est-à-dire « je suis livide », fait allusion à l'épidémie de 1347.
↑Hugues Marquis, « Le général François Jarry au service de l'Angleterre (1793-1806) »,Annales historiques de la Révolution française,no 356,, p.93-118(lire en ligne).
Alphonse Vandenpeereboom,Ypriana : notices, études, notes et documents sur Ypres, Bruges : A. de Zuttere, 1878-1883, sept tomes. Disponible en texte intégral surLillOnum