Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Ypres

50° 51′ nord, 2° 53′ est
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirYpres (homonymie).

Ypres
(nl)Ieper
(de)Ypern
Ypres
La halle aux draps d'Ypres avec son beffroi à gauche et la cathédrale en arrière-plan à droite, vues de la Grand-Place.
Blason de Ypres
Héraldique
Administration
PaysDrapeau de la BelgiqueBelgique
RégionDrapeau de la Région flamande Région flamande
CommunautéDrapeau de la Flandre Communauté flamande
ProvinceDrapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale
ArrondissementYpres
BourgmestreEmmily Talpe (Open VLD)
MajoritéOpen VLD,sp.a, Open Ieper,N-VA
Sièges
CD&V
Open Ieper
sp.a
N-VA
Groen
Vlaams Belang
31
10
9
5
3
2
2
SectionCode postal
Ypres
Brielen
Dikkebus
Sint-Jan
Hollebeke
Voormezele
Zillebeke
Boezinge
Zuidschote
Elverdinge
Vlamertinge
8900
8900
8900
8900
8902
8902
8902
8904
8904
8906
8908
Code INS33011
Zone téléphonique057
Démographie
GentiléYprois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
35 587(2025)
49,46 %
50,54 
%
270,72 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
18,23 
%
57,03 
%
24,74 
%
Étrangers6,68 %(1er janvier 2025)
Taux de chômage6,00 %(2022)
Revenu annuel moyen20 274 €/hab.(2021)
Géographie
Coordonnées50° 51′ nord, 2° 53′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
131,45 km2(2023)
79,87 
%
7,02 
%
13,12 
%
Localisation
Localisation de Ypres
Situation de la ville dans son arrondissement et la province de Flandre-Occidentale
Géolocalisation sur la carte :Belgique
Voir sur la carte topographique de Belgique
Ypres
Géolocalisation sur la carte :Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
Ypres
Géolocalisation sur la carte :Région flamande
Voir sur la carte administrative de la Région flamande
Ypres
Géolocalisation sur la carte :Flandre-Occidentale
Voir sur la carte administrative de Flandre-Occidentale
Ypres
Liens
Site officielieper.be
modifier 

Ypres[1] (néerlandais :Ieper,allemand :Ypern) est une ville deBelgique située enRégion flamande, chef-lieu d'arrondissement enprovince de Flandre-Occidentale.

Elle est située dans le nord-ouest de laBelgique dans la région duWesthoek. La ville compte 35 000 habitants, ce qui en fait la sixième ville deFlandre-Occidentale. AvecLille et les villes de l'ancienbassin minier du Nord-Pas-de-Calais en France, elle participe aussi à un ensemble métropolitain de près de 3,8 millions d'habitants, appelé en Franceaire métropolitaine de Lille, s'organisant autour de l'Eurométropole Lille-Courtrai-Tournai.

Ypres est une ville historique avec un patrimoine architectural important, qui témoigne de la grandeur qu'a connue la ville auMoyen Âge, où elle fut l'une des principales cités drapières deFlandre, commeBruges etGand. AuXIIIe siècle Ypres comptait au rang des plus grandes villes d'Europe, mais elle tomba rapidement en déclin au profit de ses voisines. Plus récemment Ypres a été au centre des tristement célèbresbatailles d'Ypres Ce lien renvoie vers une page d'homonymie durant laPremière Guerre mondiale, la ville et ses monuments historiques ont alors été entièrement détruits. La plupart des monuments et des maisons anciennes ont été reconstruits à l'identique après la guerre, cela a donné lieu à un engouement pour le style régional, ainsi des maisons néo-flamandes diverses (gothiques,renaissances,baroques) mais s'inspirant très fidèlement de l'ancien ont été ajoutées pour compléter harmonieusement l'ensemble, ce qui donne aujourd'hui à cette ville un cachet flamand homogène et bien affirmé, évoquant Bruges.

Toponymie

[modifier |modifier le code]
Représentations cartographiques de la commune
Carte
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
Play Pause Stop Précédent Suivant Select
 
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Le nom de la localité est attesté sous les formesIprensis en 1066,Ipera en 1070 - 1093,Ipram (accusatif) en 1085,Ipre régulièrement par la suite auXIIe siècle[2].

Il s'agit d'un transfert du nom de la rivière l'Yperlée, qui donne son nom à la ville[2]. À l’origine, il existait une petite rivière dont la source se situe près dumont Kemmel appeléeIpre ouIepere qui signifiait « rivière aux ormes » (cf.iep).

Histoire d'Ypres

[modifier |modifier le code]

La ville d'Ypres a pris naissance autour d'un domainecarolingien et d'un marché, éloignés l'un de l'autre d'environ 600 m. AuXIe siècle, ces deux centres avaient pratiquement fusionné pour former unbourg[3] doté d'attributions administratives, puisqu'unburgrave y gouvernait lachâtellenie d'Ypres au nom ducomte de Flandres.

Ce fut la ville natale deGuillaume d'Ypres, un capitaine de mercenaires qui combattit avec succès aux côtés du roiÉtienne d'Angleterre contre l'impératrice Mathilde.

Liste des châtelains d'Ypres

[modifier |modifier le code]

Le plus ancien acte connu, dans lequel le titre de châtelain d'Ypres se trouve expressément mentionné, remonte seulement à l'année 1109 :

Fromold, châtelain d’Ypres, y assiste comme témoin à la donation de six arpens de terre inculte (wastine) faite par le comte Robert de Jérusalem à l'abbaye de Vormezeele[4]

  • Fulpold (supposé) qui fonda vers 1072 avec sa femme Ramburge le chapitre de Zonnebeke dans les environs d'Ypres[4].
  • Thibaut I d'Ypres (Thietbold, Tetbold ou Theobald) (supposé) (fils du précédent) : Il apparaît sous le nom d'Iprensis dans diverses chartes des années 1070, 1087. La qualification d'Iprensis ou de Ipra, donnée à Thibaut dans ces chartes, porte à croire qu'il était réellement investi de la dignité de châlelain, bien que le titre ne lui en soit attribué dans aucune pièce[4]. Outre Fromold I mentionné ci-après, Thibaut I est le père deLambert de Zonnebeke,évêque deNoyon-Tournai de 1114 à 1122 ou 1123.
  • Fromold I (appelé aussi Fromald et Frumold) (fils du précédent), châtelain d'Ypres de 1109 à 1124[4].
  • Thibaut II (Tebbald ou Tietbald) (fils du précédent), qui porte le titre de châtelain dès 1123 en même temps que son père[4].
  • Anselme d'Ypres (frère du précédent), châtelain de 1131 à 1147[4]
  • Baudouin I de Bailleul, châtelain d'Ypres de 1158 à 1176. Il tient cette dignité du chef de sa femme Agnès, fille du châtelain Anselme[4].
  • Baudouin II de Bailleul (fils du précédent), époux de Mabilie de Bourbourg[4].
  • Mabilie de Bailleul (sœur de Baudouin II de Bailleul), châtelaine d'Ypres et de Bailleul[4].
  • Adam seigneur de Walincourt, cité châtelain d'Ypres et de Bailleul en 1209 et 1211, époux de Mabilie de Bailleul, châtelaine d'Ypres et de Bailleul, sœur de Baudouin II de Bailleul[4].
  • Hugues de Réthel, cité comme châtelain d'Ypres et de Bailleul en 1219, 1221 et 1235. Second époux de Mabilie de Bailleul, châtelaine d'Ypres et de Bailleul[4].
  • Marguerite de Bailleul (sœur de Mabilie de Bailleul), citée comme châtelaine d'Ypres et dame de Becelaere en 1238 et 1239. Déjà mariée en 1227 à Baudouin d'Aire qui prend lui-même le titre de châtelain d'Ypres dans une charte de 1244[4].
  • Marguerite (ou Marie) d'Aire (fille des précédents), mariée à Jean d'Aubigny[4].
  • Hugues d'Aubigny (fils des précédents), cité comme châtelain de Bailleul et d'Ypres en 1257, 1261 et 1275[4].
  • Baudoin d'Aubigny († 1316) (fils des précédents), châtelain en 1284. Marié à Agnès[4].
  • Jacques d'Aubigny, cité comme châtelain en 1319[4].
  • Jean d'Aubigny († 1327)[4].
  • Gérard d'Oultre, marié à Jeanne d'Aubigny, qui signe avec le titre de vicomte d'Ypres le traité d'alliance entre la Flandre et le Brabant le 3 décembre 1339. Il est le premier qui remplace le titre de châtelain d'Ypres par celui de vicomte d'Ypres[4].
  • Jean d'Oultre (fils du précédent), cité comme vicomte d'Ypres en 1379[4].

AuXVIIIe siècle, un nouveau personnage porte le nom de châtelain d'Ypres à l'occasion de l'érection encomté de terres de Flandre. En mai 1712, les terres deStaden, Roosebecque (Roosebeke), Swylande, Loo (Lo), Suos, Cachembilk, Terheyde, Cackenburgh, tenues d'Ypres, sont érigées encomté sous le nom de Carnin Staden, au bénéfice de Jean deCarnin,vicomte de Vain,baron de Slyps (sans douteSlype),seigneur de Staden et Roosebeke, châtelain d'Ypres. Il est le fils de Jean-Baptiste-François de Carnin, baron de Slype, seigneur de Lignecourt, Boutouzel, Staden, etc. et de Jeanne-Marie Wain. Dans le passé, un Jean de Carnin a étééchanson dePhilippe le Bon et un autre Jean de Carnin a été fait chevalier par l'archiducAlbert d'Autriche[5].

La cité drapière médiévale

[modifier |modifier le code]

C'est auXIIe siècle qu'Ypres devint florissante. En tant que troisième ville de Flandres (derrière Gand et Bruges), Ypres fut appelée à jouer un rôle de premier plan dans l'histoire du comté. Son marché annuel avait un rayonnement européen, et elle devint pour un temps la seconde plus importante ville de lahanse flamande de Londres[6] ; dès le début duXIIe siècle, Ypres commerçait avecNovgorod, l'Angleterre, les villes deChampagne, l'Italie et les pays duLevant[7]. C'était aussi avecArras l'un des grands centres artisanaux de la draperie, dont le commerce était alors des plus lucratifs, et pendant tout leXIIe siècle la capitale du drap en Flandres[7]. L'artisanat du drap (de laine) atteignit son apogée vers1250. Ypres pouvait être facilement approvisionnée avec une laine de haute qualité, qui était acheminée par bateaux sur l'Yser et l'Yperlée (qui n'est plus aujourd'hui navigable) depuis la côte où les moutons étaient élevés puis vendus sur les faubourgs[8]. Ypres rejoignit lesscabini Flandriæ, une ligue de villes du nord qui, par suite de l'invasion française entre autres, se réduisit finalement à quatre membres :Gand,Bruges, Ypres et leFranc de Bruges. Ypres y conserva son droit de vote jusqu'en1678.

La cité drapière fut affectée par la plupart des conflits qui agitèrent le Moyen Âge, parmi lesquels labataille des éperons d'or, labataille de Mons-en-Pévèle, la paix deMelun qui suivit labataille de Bouvines, labataille de Cassel.

Le déclin de l'artisanat du drap s'amorça, comme un peu partout en Flandre, au tournant duXIVe siècle. La ville demeura malgré tout un centre administratif et hospitalier majeur. Les premièresfortifications de la ville semblent dater de1385 : une partie en est encore visible près de la Porte de Lille (Rijselpoort). La célèbreHalle aux draps et son beffroi datent duXIIIe siècle. C'est vers cette époque qu'on précipitait, hors de la Halle aux draps, les chats, qui symbolisaient alors leMalin et lasorcellerie, sans doute pour signifier par cet acte que les transactions seraient vierges de toute action maléfique. Ce rituel est commémoré aujourd'hui par la « fête du chat » triennale.

La concurrence avec la laine anglaise et hollandaise, la guerre avec la France, lesjacqueries, le siège de la ville et un bombardement soutenu par l'armée anglaise en1383, lagrandepeste de 1347 et les épisodes dedisette accablèrent Ypres[9], dont la production manufacturière chuta à 50 % de ce qu'elle était en1300[10]. La ville ne parvint pas à préserver ses débouchés commerciaux aussi bien que d'autres villes flamandes (Bruges, par exemple). L'effondrement économique et les épidémies provoquèrent l'exode de la plus grande partie des familles ouvrières auXVe siècle. La peste ravagea encore la ville à de nombreuses reprises entre leXIVe et leXVIIe siècle[11].

L'échevinage

[modifier |modifier le code]
La halle aux draps et l'hôtel de ville d'Ypres. Gravure de 1872.

La ville était administrée par unbailli et deséchevins. Ces magistrats étaient assistés par un Grand Conseil. Les échevins, après un mandat de deux ans, devaient attendre une année avant de pouvoir présenter à nouveau leur candidature à cet office. Ils pouvaient toutefois conserver une activité politique dans l'intervalle en siégeant au Grand Conseil[12]. Au Moyen Âge, l'échevinage était pratiquement détenu par uneoligarchie de quelques familles. Contrairement à d'autres villes flamandes, un mandat d'échevin pouvait être détenu par la même personne pendant plusieurs années : tant que l'on restait fidèle au comte de Flandres, la charge était pérenne.

Le Grand Conseil était composé du bailli, des échevins, et de27 conseillers, dont quatre représentants des quartiers, quinze représentants de la bourgeoisie et cinq représentants des artisans (tisserands et foulons essentiellement)[13]. Le collège des échevins était composé pour l'essentiel (en tout cas auXVIIe siècle) d'aristocrates, seigneurs et chevaliers, ce qui peut s'expliquer de la façon suivante : on sait qu'au cours du Moyen Âge, 75 % des échevins se consacraient au commerce et à l'artisanat ; à la chute deCharlesle Téméraire, tous les échevins étaient devenus propriétaires de terres, et en1521, les trois quarts de ces échevins vivaient de rentes foncières et destenures. C'est ainsi que les artisans devinrent minoritaires au sein du Grand Conseil.

Enfin il faut ajouter que, contrairement aux autres villes de Flandre, l'échevinage employait des clercs rémunérés. Ces fonctionnaires, qui devaient prêter serment, assuraient l’intérim du collège des échevins.

Réforme et Contre-Réforme

[modifier |modifier le code]
Article connexe :Siège d'Ypres (1678).

À la fin duXVe siècle, la ville commença à se repeupler. Des tisserands possédant leur propremétier à tisser s'y installèrent. Ils amenaient une nouvelle mentalité, faite de curiosité et de foi intériorisée (devotio moderna). Ces nouveaux citoyens grossirent les rangs de lavague évangélique. En1525, leséchevins de la ville mirent en application le programme politique proposé par le philosopheJuan Luis Vives, particulièrement la mise à contribution des congrégations pour le traitement social de la mendicité. Cette initiative, combattue par lesFranciscains, fut finalement sanctionnée favorablement par laSorbonne et l'empereur Charles Quint. C'est à Ypres, en1566, que prirent naissance les premiers troubles de laFurie iconoclaste auxPays-Bas[14]. Ce déchaînement de violence gagna rapidement les provinces du nord. Ypres, comme Bruges, tomba aux mains descalvinistes gantois en1577. Le parti protestant conserva le pouvoir jusqu'en1583, lorsqueFarnèse envahit les Pays-Bas.

Dès1559, à la suite de laréorganisation ecclésiastique des Pays-Bas, Ypres était devenu siège d'unévêché, suscitant l'arrivée de plusieursordres religieux. Elle eut notamment pour évêque Cornelius Jansen, ditJansenius (dont la doctrine est connue sous le nom dejansénisme), qui mourut en 1638 lors d'une épidémie de peste, en visitant ses diocésains malades[15].

Auparavant, la ville retrouva une certaine prospérité au début duXVIIe siècle : on le voit à la recrudescence de construction d'édifices en pierre[16].

  • Ypres vers 1581-1588, avec son système de fortifications médiévales à doubles douves en eau, qui ressemblait quelque peu à celui de Bruges.
    Ypres vers 1581-1588, avec son système de fortifications médiévales à doubles douves en eau, qui ressemblait quelque peu à celui deBruges.
  • Ypres et les châtellenies de sa campagne environnante dans la première moitié du XVIIe siècle.
    Ypres et les châtellenies de sa campagne environnante dans la première moitié duXVIIe siècle.
  • Le plan-relief de la ville datant de 1698-1702, conservé au palais des beaux-arts de Lille, montrant les fortifications augmentées par Vauban lors de la courte période française.
    Le plan-relief de la ville datant de 1698-1702, conservé au palais des beaux-arts de Lille, montrant les fortifications augmentées par Vauban lors de la courte période française.

Ce n'est qu'à ce moment qu'on songea à reprendre lesfortifications de la ville. Depuis Ypres, il était facile de contrôler tous les ports du littoral flamand :Nieuport, Bruges,Ostende,Furnes, et surtoutDunkerque[17]. Les Espagnols abattirent les vieilles murailles médiévales et entourèrent la ville d'une enceintebastionnée, ce qui n'empêcha pas les Français de s'emparer d'Ypres, d'abord en1658[18], puis à nouveau le[19] par lestraités de Nimègue.

La prise d'Ypres par le général Pichegru en 1794 (Musée de la Révolution française).

Le rattachement d'Ypres à la France est une conséquence de labataille de la Peene livrée àNoordpeene un an plus tôt.Vauban, qui avait pu juger des défauts du dispositif en place, modifia à son tour profondément les ouvrages d'enceinte : il s'agissait pour lui d'une place frontière du « Pré carré ». La ville abrita dès lors une importante garnison (5 000 hommes), à laquelle toutes les activités manufacturières et commerciales étaient subordonnées[20]. Il se mit en place une économie autarcique et surtout très dépendante du contexte politique et militaire.

Lors destraités d'Utrecht, lesProvinces-Unies obtinrent le droit de garnison à Ypres et dans sept autres villes desPays-Bas espagnols par letraité des Barrières.

En1782, l'empereurJoseph II ordonna le démantèlement des fortifications. Cette décision facilita la prise de la ville par l'armée révolutionnaire française commandée parPichegru le[21].

Période néerlandaise

[modifier |modifier le code]

L'enceinte d'Ypres fait partie du programme d'édification de labarrière Wellington qui débute en 1816. Quand se déclenche larévolution belge de 1830, Ypres abrite une garnison de la6eafdeeling desforces armées du Royaume uni des Pays-Bas sous le commandement dugénéral-majorLambertus Josephus George[22]. Celle-ci évacue la ville le[23], quelques jours avant ladéclaration d'indépendance de la Belgique, le.

Première Guerre mondiale

[modifier |modifier le code]
Article connexe :Histoire de la Belgique pendant la Première Guerre mondiale.
Ypres en 1919.

La guerre à Ypres et dans sa région

[modifier |modifier le code]

Après les inondations deNieuport (front de l'Yser), l'armée de l'Empire allemand reporte ses attaques sur la région d'Ypres en octobre1914. Ypres était située au centre de la zone dite dusaillant d'Ypres, une saillie en forme de demi-cercle sur la ligne de front de l'ouest située au cœur des bois deGasthuisbossen (Ypres). Elle fut le théâtre de plusieurs batailles extrêmement sanglantes ; lors de lapremière bataille d'Ypres en novembre 1914, pris sous les bombardements allemands, lacathédrale Saint-Martin et le beffroi (Halles aux draps) brûlèrent[24]. Lors de la troisième bataille d'Ypres (bataille de Passchendaele) en juillet1917, l'armée allemande utilisa pour la première fois lesgaz de combat contre les troupes canadiennes. Celles-ci, n'étant pas équipées pour faire face à ce type d'attaque, résistèrent malgré les dommages causés par legaz moutarde (dès lors aussi appelé « ypérite »). En avril1918, une importante offensive allemande fut arrêtée àMerkem, au nord, par les Belges, et aux monts de Flandre par les Britanniques et les Français. À partir de septembre, la contre-attaque des Alliés, commandée par lemaréchal Foch, permit de libérer la Belgique. Plus de 300 000 Alliés dont 250 000 soldats duCommonwealth trouvèrent la mort au cours des combats. Soumise aux bombardements de l'artillerie allemande, la ville médiévale était presque entièrement détruite à l'issue de la guerre. La campagne environnant Ypres n'est qu'une vaste nécropole : on y compte quelque 170 cimetières militaires.

La commune a été décorée le de lacroix de guerre 1914-1918[25].

L'histoire d'Ypres avec le Touquet-Paris-Plage

[modifier |modifier le code]
Stèle se trouvant sur le jardin d'Ypres au Touquet-Paris-Plage.
Articles connexes :bataille des Flandres,deuxième bataille d'Ypres,bataille de Passchendaele etbataille de la Lys.

Pendant laPremière Guerre mondiale, la ville d'Ypres est étroitement liée avec la ville duTouquet-Paris-Plage dans lePas-de-Calais,France. Le comité franco-belge des réfugiés au Touquet-Paris-Plage établit, le, une liste des réfugiés belges sur laquelle figurent 49 familles de la ville d'Ypres. En mai 1915, le bourgmestre de la ville d'Ypres, René Colaert, membre fondateur de l'association des sinistrés de la Flandre occidentale, s'installe auTouquet-Paris-Plage d'où il poursuivra, avec les membres du conseil échevinal, l'administration de sa ville, organisant l'instruction des centaines d'enfants et l'assistance aux réfugiés. La villaDomrémy à l'angle sud-est des ruesSaint-Jean et deMoscou accueille les services et le personnel de la ville d'Ypres. Dimanche, le Conseil municipal d'Ypres dans l'impossibilité de se réunir en Belgique tient une séance en la mairie du Touquet-Paris-Plage pour discuter de la reconstruction de sa ville et des bâtiments communaux. Cette séance extraordinaire dure deh à19 h. Quelques jours après, René Colaert, le bourgmestre, adresse à la ville du Touquet-Paris-Plage, une lettre de remerciements.

Cette lettre trouve son prolongement dans l'appellation « Jardin d'Ypres » donnée, après délibération du conseil municipal du, au jardin public duTouquet-Paris-Plage, le[26].

Seconde Guerre mondiale

[modifier |modifier le code]
Article connexe :Histoire de la Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le, l'Allemagne commence son offensive en pénétrant auxPays-Bas, enBelgique, auLuxembourg. Les armées allemandes progressent très vite. LaFrance commandée par legénéralissimeGamelin envoie des renforts en Belgique. Quelques jours plus tard, l'Allemagne commence sa principale offensive enArdenne. LaWehrmacht se montre partout irrésistible. Les Belges résistent autant qu'ils le peuvent. Le 14 mai, les Pays-Bas déposent les armes.

Le, Gamelin est remplacé par legénéral Weygand. Celui-ci veut se rendre compte sur le terrain et vient rencontrer les responsables des armées du Nord le 21 mai. Le voyage s'effectue dans des conditions épiques. Il va rencontrer à Ypres le roi des BelgesLéopold III et le généralGaston Billotte. La réunion ne va rien changer au sort des armées alliées, le général Billotte meurt dans un accident de voiture à Ypres le 23 mai. Lacapitulation belge intervient le. Débute alors l'Occupation allemande de la Belgique.

Le, le dixième régiment de chasseurs à cheval et la1re division blindée polonaise libèrent Ypres[27].

Héraldique

[modifier |modifier le code]
La ville possède des armoiries qui lui ont été octroyées le 20 octobre 1819, confirmées le 26 février 1844, changées et confirmées le 31 mars 1925 et à nouveau le 1er mars 1988.

La double croix est le symbole le plus ancien de la ville d'Ypres et provient surement des armes de la ville avec qui elle entretient des liens très étroit, de Saint-Omer qui l'adopte en même temps après le retour des croisades de Godefroy de Saint-Omer cofondateur de l'ordre du Temple et qui ramène ce symbole des États Latins d'Orient. La plus ancienne utilisation de la croix date d'un sceau de la ville de 1199. Sur le sceau le plus ancien, la croix est entourée de deux aigles, d'une étoile et d'un croissant, ainsi que de deux lions de Flandre.

Les armoiries actuelles, avec une seconde croix de vair dans la moitié inférieure appartient à la famille de Bailleul qui furent Vicomte de la ville, elles sont apparues pour la première fois sur les sceaux en 1372. Le bouclier était soutenu par deux lions de Flandre. Tous les sceaux et images postérieurs ont montré le même bouclier, cependant, parfois le bouclier est divisé, parfois la petite croix est montrée en chef.

Les supporteurs ont changé régulièrement au cours des siècles. Le lion et la colonne actuels apparaissent à la fin duXVIIIe siècle et sont restés inchangés. Ce n'est qu'en 1988 que la colonne a été remplacée par un canon comme référence aux batailles de la Première Guerre mondiale.

Depuis 1925, la ville est autorisée à utiliser les croix militaires françaises et britanniques autour du bouclier, qui symbolisent également les violents combats autour de la ville pendant quatre ans.

La croix dans le chef est le symbole utilisé par la ville et a été utilisé par les citoyens d’Ypres lors de labataille des éperons d'or le 11 juillet 1302. On ne sait pas pourquoi la ville a choisi cette croix spécifique.

La croix dans la moitié inférieure provient des armes desburgraves, ougouverneurs d'Ypres, la famille Belle. Cette famille a déjà utilisé cette croix au début duXIIIe siècle.

Le lion supporteur est le lion de Flandre. Le sens de la colonne n'est pas connu.
Blasonnement :De gueules à la croix vairée, au chef d'argent, à double croix de gueules. Le bouclier surmonté d'une couronne murale à cinq créneaux d'or maintenue par un lion du même, portant sur l'épaule droite un canon de fusil en argent. Deux bijoux, suspendus à leur ruban, partent de la base, à droite la croix de guerre française, à gauche la croix militaire anglaise.
Source du blasonnement : Heraldy of the World[28].



Géographie

[modifier |modifier le code]

Ville de plaine, Ypres fut longtemps la plaque tournante du commerce entre la côte flamande distante de 60 km et ses ports de commerce (Dunkerque,Furnes,Nieuport,Ostende etBruges avant l'ensablement) d'une part, et la route desfoires de Champagne, d'autre part. Desservie par quelques grandes routes, située au cœur d'un réseau de rivières et de canaux (la plupart impropres à la navigation moderne), cette ville opulente contrôlait l'accès à lamer du Nord, et ce fut encore le cas au début de laPremière Guerre mondiale.

Lemusée des Beaux-Arts de la ville de Lille conserve et expose un plan-relief (9 × 5 m) original de la ville d'Ypres établi entre1698 et1702. Il est composé de 12 tables en bois à une échelle de 1/600°.

Sections de la commune

[modifier |modifier le code]
#SectionSuperf.
(km²)[29]
Habitants
(2025)[29]
Habitants
par km²
Code INS
1Ypres (I)18,6120.6981.11233011A
2Brielen (VII)5,7184814833011B
3Sint-Jan (XI)4,511.05723433011C
4Boezinge (X)18,262.03411133011D
5Zuidschote (IX)4,3843910033011E
6Elverdinge (VIII)13,991.77512733011F
7Vlamertinge (VI)20,783.70017833011G
8Dikkebus (V)10,141.47614633011H
9Voormezele (IV)11,898767433011J
10Hollebeke (III)5,7163511133011K
11Zillebeke (II)17,472.04011733011L

Localités

[modifier |modifier le code]
  • Boezinge: Pilkem (XII)

Carte

[modifier |modifier le code]
Sections d`Ypres et voisines et communes françaises voisines. Les zones en jaune représentent les agglomérations.
Sections d`Ypres et voisines et communes françaises voisines. Les zones en jaune représentent les agglomérations.

Communes limitrophes

[modifier |modifier le code]

Géologie

[modifier |modifier le code]

L'Yprésien est l'étage le plus ancien de l'èreéocène (Tertiaire). Il s'étend de 56,0 à 47,8 Ma. Il fut défini parAndré Dumont en référence à la ville d'Ypres où les roches sédimentaires, l'argile yprésienne, déposées durant cet âge sont particulièrement caractéristiques.

Démographie

[modifier |modifier le code]

Évolution démographique: Avant la fusion des communes

[modifier |modifier le code]
  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre[30].

Évolution démographique: Commune fusionnée

[modifier |modifier le code]

Le graphique suivant reprend sa population résidente au1er janvier de chaque année

  • Source:DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1 janvier[31]
Nombre d'habitants de 1992 à nos jours (au1er janvier)
Évolution démographique
AnnéePopulationÉvolution 1992=index 100
199235 282100,0
199335 409100,4
199435 434100,4
199535 411100,4
199635 399100,3
199735 25799,9
199835 20899,8
199935 12899,6
200035 07199,4
200135 08499,4
200235 08199,4
200335 08999,5
200435 02199,3
200534 94999,1
200634 89798,9
200734 91999,0
200834 81598,7
200934 82898,7
201034 96299,1
201135 10299,5
201235 08799,4
201334 97899,1
201434 93099,0
201534 97199,1
201634 95999,1
201735 01499,2
201834 96499,1
201934 84598,8
202034 99599,2
202134 95499,1
202235 03999,3
202335 387100,3
202435 550100,8
202535 587100,9
 

Jumelage

[modifier |modifier le code]

Médias

[modifier |modifier le code]

L'ancien journalLe Progrès (Ypres), édité de 1841 à 1914, était un journal régional pour Ypres et son arrondissement.

Personnalités liées à la ville

[modifier |modifier le code]
Voir la catégorie :Naissance à Ypres.
Voir la catégorie :Décès à Ypres.

Lieux et monuments

[modifier |modifier le code]
LesHalles aux draps(Lakenhal) d'Ypres, avec son imposant beffroi. Véritable cathédrale civile, c'est l'un des plus grands monuments communaux du Moyen Âge en Europe, et aussi l'un des plus anciens (XIIIe siècle);
Détail d'architecture des Halles aux draps.

Musées

[modifier |modifier le code]

Fêtes

[modifier |modifier le code]

Lors de la fête des Chats (Kattenfeest) qui a lieu tous les trois ans (le deuxième dimanche de mai), des animaux en peluche sont lancés du deuxième étage du beffroi. L'origine de cette fête remonterait auXVe siècle. Les chats, complices du diable et des sorcières, étaient alors jetés vivants du haut du beffroi. Depuis 1955, la manifestation est précédée du grand cortège des Chats (Kattenstoet) qui se déroule tous les trois ans.

  • Cortège des chats.
    Cortège des chats.
  • Cortège des chats.
    Cortège des chats.

Diocèse titulaire d'Ypres

[modifier |modifier le code]
Article détaillé :Diocèse d'Ypres.

Ypres fut le siège d'undiocèse de1559 à1801. Aujourd'hui ce siège n'est plus résidentiel maistitulaire.

Galerie

[modifier |modifier le code]

Vues de la ville

[modifier |modifier le code]
  • Pignon maniériste du Nieuwerck, contre les Halles aux Draps, abritant l’hôtel de ville.
    Pignon maniériste duNieuwerck, contre les Halles aux Draps, abritant l’hôtel de ville.
  • La Porte de Menin, intégrée aux remparts. C'est un important mémorial de guerre britannique.
    LaPorte de Menin, intégrée aux remparts. C'est un important mémorial de guerre britannique.
  • L'intérieur gothique de la cathédrale Saint-Martin, fidèlement reconstruite après la guerre.
    L'intérieur gothique de lacathédrale Saint-Martin, fidèlement reconstruite après la guerre.
  • Les maisons d'Ypres, de style néoflamand en brique.
    Les maisons d'Ypres, de stylenéoflamand en brique.
  • L'église Saint-Jacques, elle aussi reconstruite, vue du beffroi.
    L'église Saint-Jacques, elle aussi reconstruite, vue du beffroi.
  • Les remparts, entourant encore une partie importante du centre-ville. Ils sont bordés de larges plans d'eau et abritent des jardins publics boisés.
    Les remparts, entourant encore une partie importante du centre-ville. Ils sont bordés de larges plans d'eau et abritent des jardins publics boisés.

Vues aériennes

[modifier |modifier le code]
  • Le centre-ville.
    Le centre-ville.
  • La Halle aux draps, La porte de Menin et la zone industrielle.
    La Halle aux draps, La porte de Menin et la zone industrielle.

Références

[modifier |modifier le code]
  1. 24 JUIN 1988. - Arrêté royal déterminant l'orthographe du nom des communes
  2. a etbMaurits_Gysseling,Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), 1960,p. 531 (lire en ligne)[1]
  3. (nl) Octaaf Mus,« De stedelijke ontwikkeling van de Middeleeuwen tot 1914 », dans H. Stynen & J.M. Duvosquel,Omtrent de vestingstad Ieper, Bruxelles, Gemeentekrediet van België & Koning Boudewijnstichting,, p.6.
  4. abcdefghijklmnopqr etsLeopold August Warnkönig, Albert Eugène Gheldolf,Histoire administrative et constitutionnelle des villes et chatellenies d'Ypres, Cassel, Bailleul et Warnêton jusqu'à l'an 1305, Lacroix, Verboeckhoven,(lire en ligne),p. 182.
  5. Amédée le Boucq de Ternas,Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p 386.lire en ligne.
  6. Cf. art. « Ieper », dans « Grote Winkler Prins. Encyclopedie in 26 delen » (1990), éd. Elsevier, Amsterdam, vol. XII,p. 47. La première ville de la hanse londonienne était alors Bruges.
  7. a etbMus 1992,p. 8.
  8. Cf. art. « Ieper », dans « Grote Winkler Prins. Encyclopedie »,p. 47.
  9. Mus 1992,p. 8-12.
  10. Mus 1992,p. 13.
  11. L'expression flamande « j'ai l'air d'un mort d'Ypres » (« hij ziet eruit als de dood van Ieperen »), c'est-à-dire « je suis livide », fait allusion à l'épidémie de 1347.
  12. (nl) P. Trio,« Bestuursinstellingen van de stad Ieper (12e eeuw - 1500) », dans W. Prevenier et B. Augustyn,De gewestelijke en lokale overheidsinstellingen in Vlaanderen tot 1795, Bruxelles, Algemeen Rijksarchief,, p.335.
  13. Trio 1997,p. 344.
  14. Mus 1992,p. 14.
  15. Dictionnaire universel d'Histoire et de Géographie, éd. Hachette, année 1860, page 907.
  16. Mus 1992,p. 15.
  17. Mus 1992,p. 16.
  18. Martin Barros, Nicole Salat etThierry Sarmant (préf. Jean Nouvel),Vauban - L’intelligence du territoire, Paris, Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée,, 175 p.(ISBN 2-35039-028-4),p. 166.
  19. Barros, Salat et Sarmant 2006,p. 167.
  20. Mus 1992,p. 18.
  21. Hugues Marquis, « Le général François Jarry au service de l'Angleterre (1793-1806) »,Annales historiques de la Révolution française,no 356,‎, p.93-118(lire en ligne).
  22. (nl)Abraham Jacob van der Aa,Biographisch woordenboek der Nederlanden(lire en ligne)
  23. (nl) « De desertie van sergeant Hoek tijdens de belgische afscheiding 1830-1839 », surzeeuwsarchief.nl
  24. Cent ans de vie dans la région, Tome II : 1914-1939,La Voix du Nord éditions, n° hors série du 17 février 1999,p. 37
  25. Communes décorées de la Croix de guerre 1914-1918.
  26. Mémoires de la Société Académique du Touquet-Paris-Plage 2014-2106, édité en 2017 I.H. Montreuil (Pas-de-Calais), pages 122 et 124
  27. tracesofwar.com
  28. (en) « Ieper : Wapen - Armoiries - coat of arms - crest », surheraldry-wiki.com,Heraldry of the World,(consulté le).
  29. a etbhttps://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  30. https://bib.kuleuven.be/ebib/project-belgische-historische-tellingen
  31. https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
  32. St. George's website.
  33. Joseph Delmelle,Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel édition, Bruxelles,p. 30.

Sources

[modifier |modifier le code]

Annexes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

v ·m
BrugesArmes de la Province de Flandre-Occidentale
Dixmude
Ypres
Courtrai
Ostende
Roulers
Tielt
Furnes
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Ypres&oldid=233163042 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp