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Yahya Sinwar

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Yahya Sinwar
يحيى السنوار
Illustration.
Yahya Sinwar en 2012.
Fonctions
Chef dubureau politique (ar) duHamas

(2 mois et 10 jours)
PrédécesseurIsmail Haniyeh
SuccesseurDirection collégiale
Dirigeantde facto de labande de Gaza

(7 ans, 8 mois et 3 jours)
PrédécesseurIsmaël Haniyeh
SuccesseurMohammed Sinwar
Biographie
Nom de naissanceYahya Ibrahim Hassan Sinwar
Date de naissance
Lieu de naissanceKhan Younès (Palestine)
Date de décès (à 61 ans)
Lieu de décèsRafah (Palestine)
NationalitéPalestinienne
Parti politiqueHamas
FratrieMohammed Sinwar
Zakaria Sinwar (ar)
Diplômé deUniversité islamique de Gaza
ReligionIslamsunnite
modifier 

Yahya Sinwar ouSinouar (enarabe :يحيى السنوار), nom de guerreAbou Ibrahim (enarabe :ابو ابراهيم), né le dans lecamp de réfugiés deKhan Younès — dans labande de Gazaoccupée par l’Égypte en 1962 — et mort le àRafah, est unhomme politique etterroristeindépendantiste etislamistepalestinien.

Chef de la branche armée duHamas, il succède au dirigeant dubureau politique (ar),Ismaël Haniyeh, à la mort de celui-ci, le.

Il rejoint le mouvement du Hamas en 1987, pendant lapremière Intifada contre l'occupation israélienne. Rapidement, il se hisse à la direction d'Al-Majd (« la gloire »), une unité de répression visant à punir les actes jugés immoraux ou de trahison en faveur d’Israël.

Il organise également l'enlèvement et l'assassinat de deux soldats israéliens. Il est arrêté en 1989 et condamné à la perpétuité par la justice israélienne pour l'assassinat d'une douzaine de Palestiniens accusés decollaboration avec Israël[1]. Durant son incarcération, il dénonce activement les conditions de détention des prisonniers palestiniens, organisant unegrève de la faim avec 1 600 autres détenus[2],[3].

Il est libéré en 2011, après 22 ans dans les prisons israéliennes, dans le cadre d'un accord d'échange de prisonniers, où 1 027 prisonniers palestiniens sont échangés contre le soldat israélienGilad Shalit, captif du Hamas depuis cinq ans[4]. Il réintègre le Hamas et en est promu chef dans labande de Gaza en 2017, qu'il dirigede facto, la direction politique vivant auQatar.

Placé sur laliste américaine des « terroristes internationaux », il fait l'objet de multiples tentatives d'assassinat[2].

Il est considéré comme l'un des architectes desattaques du en Israël et, à ce titre, est accusé decrimes de guerre etcrimes contre l’humanité. En, après l'assassinat d'Ismaël Haniyeh, il devient le chef duHamas dont il est un des représentants de l'aile dure, par opposition àIsmaël Haniyeh, qui représentait une ligne considérée comme plus modérée[5],[6].

Il esttué le àRafah par l'armée israélienne.

Biographie

Origines familiales

Yahya Sinwar est le fils de deuxréfugiés palestiniens, Ibrahim Hassan Sinwar et Rida Abdullah Sinwar[7],[8]. Il est issu d'une famillebourgeoise etconservatrice d'Al-Majdal, où son grand-père et son père possédaient une usinetextile automatisée[9]. Après laNakba, ses parents et grands-parents s'établissent dans lecamp de réfugiés de Khan Younès, où il nait en 1962[10]. Yahya Sinwar a cinq frères, Jamil, Hamed,Zakaria (ar), Fadl etMohammed, et une sœur, Jamila[11].

Formation

Il effectue sascolarité primaire à l'école Sheikh Jamil de Khan Younès[9], affiliée à l'UNRWA[12].

En 1981, il obtient son baccalauréat avec mention très bien. Il s'inscrit ensuite à la faculté des sciences de l'université islamique de Gaza.« Yahya avait la possibilité d'étudier dans des universités deCisjordanie », mais« il a insisté pour étudier à l'université islamique », relate son frère Zakaria, lui-même universitaire, qui ajoute :« En raison de son engagement actif dans les activités étudiantes, il est passé de la faculté des sciences à celle des lettres, pour étudier lalangue arabe »[9]. Il est titulaire d'une licence dans ce domaine[13].

Pendant son incarcération à laprison de Hadarim (he), de 1995 à 2002, il suit une quinzaine decours par correspondance à l'université ouverte d'Israël, portant notamment sur l'histoire juive, la société et lapolitique israéliennes, lesionisme et laShoah. Malgré ses excellentes notes (90/100 de moyenne), il n'obtient pas son diplôme[14].

Activités subversives et condamnation

Sinwar est arrêté une première fois en 1982 pour des activités subversives et il passe plusieurs mois en prison, où il rencontre d'autres militants palestiniens, y comprisSalah Shehadeh. Il se consacre à lacause palestinienne.

Il est arrêté de nouveau en 1985. À sa libération, il cofonde avecRawhi Mushtaha (en), à la demande de cheikhAhmed Yassine, leMunazzamat al Jihad w al-Dawa (MAJD ouAl-Majd), l'organisation de la sécurité qui vise à identifier les espions israéliens dans le mouvement palestinien[15], et qui, en 1987, devient la « police » du Hamas. Les« unités du djihad et de la prédication » qu'il dirige brûlent débits de boissons et stocks de revues pornographiques et sont aussi accusées de torturer et d'éliminer les traîtres[16],[17],[18],[19],[20] ; il sévit également contre les citoyens accusés de posséder du contenu pornographique, d’avoir des relations homosexuelles ou extraconjugales[1].

En 1988, il est arrêté par leShin Bet, soupçonné de l'exécution de douze« collaborateurs palestiniens ». Lors d'un interrogatoire en 1989, il reconnaît être l'auteur de plusieurs meurtres, mais ne regrette pas ses actes. Il considère que faire avouer et punir les collaborateurs est un« devoir »[15],[21]. Il est reconnu coupable de quatre meurtres et condamné à trente ans de réclusion. Il contribue lui-même aux tortures et exécutions[1]. Il est surnommé le « boucher deKhan Younès » par les autorités israéliennes[22],[1].

Années en prison

Yahya Sinwar est emprisonné àBeer-Sheva, dans un complexe situé dans leNéguev. Il porte en prison lematricule 7333335[15].

En 2004, lors d'un entretien avecYuval Bitton, le dentiste et médecin de la prison — qui deviendra plus tard officier du renseignement israélien dans les prisons —, il apparaît avoir des difficultés de mémoire, perd régulièrement connaissance et se plaint de douleurs dans la nuque. Le médecin soupçonne unaccident vasculaire cérébral et envoie Sinwar à l'hôpital[23]. Les médecins israéliens l'opèrent et lui extraient unetumeur au cerveau, qui aurait pu lui être fatale. Sinwar remercie le dentiste, expliquant qu'il« lui doit la vie » et ils nouent« une sorte de relation, des ennemis jurés qui faisaient néanmoins preuve d'un respect mutuel prudent », selonThe New York Times. Ils passent beaucoup de temps ensemble, prennent le thé, discutent et s'analysent mutuellement. Cependant, contrairement aux autres prisonniers, Sinwar ne parle que du Hamas et duCoran lors de leurs entretiens, récitant la doctrine du mouvement[15].

Yahya Sinwar passe sa période de convalescence à apprendre l'hébreu et lit l'actualité israélienne, cherchant à« mieux comprendre son ennemi ». Le prisonnier traduit des autobiographies de responsables des services secrets israéliens enarabe pour les transmettre au Hamas afin d'analyser leur stratégie de défense[15]. Il obtient aussi un diplôme en histoire.

En 2006, il accorde une interview en hébreu au journalisteYoram Binur (he) pourAroutz 2[24]. Les deux hommes discutent notamment de la possibilité pour le Hamas d'avoir une longue trêve (hudna) avec Israël et de participer aux élections israéliennes, ce à quoi Yahya Sinwar suggère que le Hamas est préparé, mais pas Israël[25].

En raison de sa longue détention, il gagne le surnom de « général » parmi ses pairs ; il est désigné « émir », responsable de la prison et dirigeant du Hamas à l'intérieur de celle-ci, poste qu'il occupe en alternance avec son ancien frère d'armes Rawhi Mushtaha, inculpé en même temps que lui. Selon des rapports rédigés par les autorités israéliennes, Sinwar a la« capacité de transporter des foules » mais« garde des secrets même à l'intérieur de la prison[15]. » Pendant sa captivité, l'Autorité nationale palestinienne verse à sa famille une pension mensuelle de douze milleshekels.

Durant ses années de prison, il tente de s'évader à plusieurs reprises, notamment en creusant le sol de sa cellule. Il parvient aussi à rester en contact avec l'extérieur depuis sa cellule, via l'usage de téléphones dissimulés ou par le biais de son avocat et des visites qu'il reçoit. Il est ainsi soupçonné d'avoir commandité des exécutions de prisonniers depuis la prison deBeer-Sheva[15].

Libération

Yahya Sinwar (à gauche) lors d'un exercice depolice en 2011.

Lors de sa détention, Sinwar encourage aussi ses hommes à tenter de capturer des Israéliens, sachant qu'ils pourraient les échanger contre desprisonniers palestiniens.

En 2011, après vingt-deux années de détention, il fait partie des mille prisonniers relâchés par Israël en échange du caporal franco-israélienGilad Shalit, capturé par le Hamas[26]. Il est cependant mis à l'écart lors des négociations, les Israéliens craignant qu'il ne les fasse échouer. Le docteur Bitton tente de convaincre les autorités de ne pas le libérer, le considérant comme dangereux, mais il est finalement inclus dans l'accord,« n'ayant pas autant de sang juif sur les mains » que les autres détenus de haute valeur. Pour Yuval Bitton, qui estime qu'il faut« examiner les capacités du prisonnier à utiliser ses compétences contre Israël et pas seulement ce qu'il a fait – son potentiel », il s'agit d'une erreur[15].

Sinwar est alors accueilli en héros à Gaza, défilant aux côtés d'Ismaël Haniyeh, et appelle aussitôt lesbrigades Izz al-Din al-Qassam à commettre d'autres enlèvements d'Israéliens pour obtenir d'autres libérations de prisonniers[15],[16].

En, il est déclaré« terroriste » par legouvernement fédéral des États-Unis[27].

Chef du Hamas à Gaza

En, Yahya Sinwar est élu à la tête duHamas (ar) pour la bande de Gaza, et devient ainsi dirigeantde facto de labande de Gaza[16],[15]. Quelques mois après sa nomination, il déclare dans une interview à la chaîneAl Mayadeen :« Pour Gaza et les masses de Gaza, j'aimerais sortir des formalités. Et j'aimerais vraiment retirer cette veste qu'on m'a mise contre ma volonté pour des raisons politiques[28]. »

Sous sa direction, la branche du Hamas de la bande de Gaza prend progressivement l’ascendant sur les dirigeants du mouvement installés à l’étranger[29].

À la tête de l'organisation, Yahya Sinwar impulse une stratégie fondée sur le développement de la branche militaire du Hamas - qui passe d'environ dix mille combattants dans les années 2000 à au moins trente mille au début des années 2020 - afin de rompre avec la posture strictement défensive observée par l'organisation depuis des années et reconnecter l’enclave de Gaza avec la lutte palestinienne dans lesterritoires occupés[29]. Le Hamas augmente le nombre et la portée de ses roquettes, qu'il fabrique lui-même, agrandit et perfectionne son réseau de tunnels qui atteindrait 500 kilomètres dans l’enclave et fonde une cellule d’opérations commune avec les autres factions combattantes de Gaza[30].

Sur le plan politique, sa gouvernance autoritaire se conjugue avec une proximité avec les Gazaouis :« Il parlait aux jeunes, aux combattants, aux hommes d’affaires, à tout le monde. Malgré sa mainmise implacable, il était populaire[30]. »

Dès le premier jour de lamarche du retour, le, Sinwar se rend sur le lieu des manifestations et y annonce que des manifestations similaires se dérouleront chaque vendredi« jusqu'à ce que les Palestiniens reviennent sur ces terres dont ils ont été expulsés il y a soixante-dix ans »[31] et« jusqu'à ce que la frontière disparaisse »[32]. Le, il annonce être prêt à mourir avec d'autres chefs du Hamas pour mettre fin au blocage de la frontière[33] ; le lendemain, il déclare :

« Quel est le problème si des centaines de milliers de personnes franchissent ces barbelés qui ne sont même pas une frontière reconnue ? Cette clôture, ce n'est pas une vache sacrée ou un tabou qu'on n'a pas le droit de toucher[34]. »

Plus d'un mois après le début de lamarche du retour, Sinwar accorde une interview à une journaliste italienne travaillant pour le quotidien israélienYediot Aharonot dans laquelle il déclare :« Une nouvelle guerre n'est dans l'intérêt de personne, certainement pas dans notre intérêt. Qui voudrait se confronter à une puissance nucléaire avec seulement quatre frondes ? La guerre ne mène à rien[35]. »

L'armée israélienne tente à plusieurs reprises de l'assassiner, notamment par des frappes aériennes en 2021, sans y parvenir[36].

En, il est réélu pour un mandat de quatre ans à la tête du bureau politique du Hamas à Gaza[37].

Guerre de Gaza

Yahya Sinwar est supposé être à l'origine de l'attaque contre Israël du qui fait plus d’un millier de morts dont de nombreux civils[37]. Le, au début de l'invasion israélienne de labande de Gaza, il se dit prêt à conclure« immédiatement » un échange des otages contre« tous les prisonniers » palestiniens incarcérés par Israël[38]. Il est activement recherché par Israël[39].

Le, leprocureur général de la Cour pénale internationale (CPI),Karim Khan, soumet une requête à la Cour pour la délivrance d'un mandat d'arrêt contre lui en raison de son rôle dans l'organisation des attaques du pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, en même temps que deux autres responsables du Hamas,Mohammed Deïf, commandant desbrigades Izz al-Din al-Qassam, branche armée du Hamas, et Ismaël Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas. LePremier ministre d'IsraëlBenyamin Netanyahou et sonministre de la DéfenseYoav Gallant sont aussi visés par la même requête pour les mêmes motifs, en raison des crimes de guerre et crimes contre l'humanité supposés commis par l'armée israélienne dans la bande de Gaza pendant laguerre à Gaza depuis 2023[40].

La correspondance entre Yahya Sinwar, caché dans les tunnels de Gaza pendant laguerre en cours depuis 2023, et d'autres dirigeants du Hamas, est révélée dans un article duWall Street Journal de. Il apparaît que Sinwar avait été« surpris par la brutalité de la branche armée du Hamas et d'autres Palestiniens, et par la facilité avec laquelle ils ont commis des atrocités civiles » lors de l'attaque du, déplorant en particulier l'enlèvement de femmes et d'enfants[41]. Il apparaît aussi qu'il n'avait pas anticipé une réponse d'une telle ampleur de la part d'Israël[41]. L'objectif de Sinwar semble être d'obtenir uncessez-le-feu permanent qui permettrait au Hamas de déclarer une victoire historique en survivant à Israël et de revendiquer leleadership de la cause nationale palestinienne[41]. Son jusqu'au-boutisme s'oppose à la ligne tracée par d'autres dirigeants du Hamas[41]. Selon le journal américain, il exprime« un froid mépris pour la vie humaine » en considérant que« davantage de morts civiles palestiniennes joueraient en faveur du Hamas »[42]. Yahya Sinwar justifie ces morts comme« des sacrifices nécessaires » semblables à ceux de centaines de milliers d'Algériens tués en luttant pour leur indépendance pendant laguerre d'Algérie[41].

Il est élu à l’unanimité par les instances dirigeantes du Hamas comme nouveau dirigeant de l'organisation le[43], après l'assassinat d'Ismaël Haniyeh[44],[45] ; Israël promet immédiatement de le tuer[46]. Son nom a fait consensus parmi les représentants des instances exécutives du Hamas et du conseil de la choura, dispersés entre Gaza, la Cisjordanie, les prisons israéliennes et au sein de la diaspora palestinienne.Khaled Mechaal, ancien chef du Hamas de 2004 à 2017 et qui était pressenti pour le redevenir, s'est rallié à lui[43].

Mort

Article principal :Mort de Yahya Sinwar.

Après le début de la guerre des médiateurs arabes lui proposent de l’exfiltrer enÉgypte afin qu'il puisse négocier lui-même avec les Israéliens mais il décline la proposition, préférant rester dans la bande de Gaza[36]. Le, les forces israéliennes de labrigade Bislamach soupçonnent que des membres du Hamas se trouvent à l'intérieur d'un bâtiment de Rafah. Un char fait feu sur celui-ci et Sinwar, qui se trouvait à l'intérieur, est blessé par le tir. Après cela, il tente de jeter des cailloux et des bâtons sur un drone israélien qui le retrouve et le filme[47], visage couvert et blessé au bras. Il aurait ensuite été tué par le tir d'un char[48], ou d'une balle dans la tête[49]. Le corps de Sinwar est retrouvé par des troupes d'infanterie le lendemain, avant d'être envoyé dans une morgue deTel Aviv qui procèdera à une identificationADN[48].

Son frère cadetMohammed Sinwar lui succède comme chef du Hamas, jusqu'à sa propremort dans des frappes israéliennes le 13 mai 2025[50]. Son autre frère, Zakaria al Sinwar, professeur d’histoire à l’université de Gaza, est également tué par l'armée israélienne avec ses trois enfants dans une frappe sur leur tente dans la nuit du 18 mai suivant[51].

Positions politiques

Parfois décrit comme un « faucon »[52], il est considéré comme faisant partie de l'aile dure du Hamas, convaincu que seule la lutte armée peut conduire l’État israélien à des concessions[53],[54],[19]. Certains des dirigeants du Hamas se sont inquiétés, lors de son élection comme chef du mouvement à Gaza, de sa proximité avec les Brigades Al-Qassam, plaidant pour une séparation entre la branche politique et la branche militaire du mouvement[29]. SelonThe Guardian, il« rejette toute réconciliation avec Israël[55]. »

Néanmoins, en dépit de sa réputation de fermeté, il adopte lors de son arrivée à la direction du Hamas en 2017 une approche plus pragmatique et tente de négocier avec le gouvernement israélien. Les négociations avec Israël, menées avec la médiation de l’Égypte, ont fait l’objet de progrès importants à partir de 2017 mais sans jamais aboutir à la levée dublocus imposé depuis 2007 par Israël, qui était la revendication principale du Hamas. L'échec des négociations aurait convaincu le Hamas de revenir à sa politique de lutte armée[56].

The New York Times révèle certaines de ses conversations avecYuval Bitton, le médecin de laprison de Nafha (he), dans lesquelles il affirme son opposition à lasolution à deux États, déclarant :

« C'est la terre desmusulmans, pas la vôtre — je ne peux pas céder cette terre[15]. »

Il entérine cependant, en mai 2017, un programme qui envisage un État palestinien sur la base des frontières de 1967, soit en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, se ralliant ainsi à la solution à deux États[57].

Comme dirigeant du Hamas dans la bande de Gaza, il impulse une stratégie « radicale sur le plan militaire et pragmatique en politique », remarque Leïla Seurat, chercheuse auCentre arabe de recherches et d’études politiques de Paris (CAREP). « Il ne prône pas la force pour la force » mais « pour amener (les Israéliens) aux négociations »[2].

Publication

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé« Yahya Sinwar »(voir la liste des auteurs).
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