Cet article est uneébauche concernant une ancienne commune de France et leLoiret.
| Yèvre-le-Châtel | |||||
Le castelet et la Maréchalerie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Centre-Val de Loire | ||||
| Département | Loiret | ||||
| Arrondissement | Pithiviers | ||||
| Commune | Yèvre-la-Ville | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pithiverais | ||||
| Statut | commune associée | ||||
| Code postal | 45300 | ||||
| Code commune | 45349 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Evarois[1] | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 09′ 36″ nord, 2° 20′ 02″ est | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Malesherbes | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | 1973 | ||||
| Intégrée à | Yèvre-la-Ville | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Loiret Géolocalisation sur la carte :Centre-Val de Loire | |||||
| Liens | |||||
| Site web | http://www.yevre-la-ville.fr | ||||
| modifier | |||||
Yèvre-le-Châtel est unecommune associée depuis1973 à lacommune française deYèvre-la-Ville[note 1], dans ledépartement duLoiret enrégionCentre-Val de Loire.
La commune est adhérente de l'associationLes Plus Beaux Villages de France.
Yèvre-le-Châtel est située sur le dernieréperon rocheux, à la limite de la plaine de Beauce.
Souville ; Nascelles ; Saint-Martin ; Moulin Vasle ; La Basse-cour ; Le Bourg.
Yèvre-la-Ville,Dadonville,Givraines,Estouy,La Neuville-sur-Essonne.
Le nom de la localité est attesté sous la formede Castro Everae en 993[2].
On trouveEvera, ouEvira vico sur les monnaies mérovingiennes.Avara devait être le nom primitif de laRimarde, ruisseau sur la rive gauche duquel est situé Yèvre-le-Châtel[3].
Yèvre-le-Châtel était une importante place forte du diocèse d'Orléans, à la limite du diocèse de Sens, sur la voie d'Agedincum (Sens) àVindinum (Mans)[3].
Durant l'Antiquité, le village est situé à la limite du territoire des peuples gaulois desCarnutes et desSénons. Le site surplombe alors lavoie romaine reliant la ville de Sens au Mans. Après lachristianisation de la Gaule gallo-romaine, la rivièreRimarde devient la frontière entre les évêchés de Sens (paroisse Saint-Martin de Souville, et léproserie Saint-Lazare) et d'Orléans (paroisses Saint-Gault et Saint-Lubin). Cette division subsistera jusqu'auXIXe siècle.
Dès leXe siècle, Yèvre est une des possessions de l'abbaye de Fleury. À plusieurs reprises, les moines de Fleury se plaignent au roi des Francs,Hugues Capet, des exactions du baron Arnoul de Yèvre. C'est sans doute pour faire oublier les excès de son mari que son épouse, Lucinde, fonde dans l'enceinte duchâteau une abbaye sous l'invocation de Saint Gault, un des Saints deBretagne dont les reliques avaient été apportées dans la région par des moines fuyant l'invasion des Normands[note 2].
Après le décès du baron Arnoul, le roi interviendra plusieurs fois pour soumettre ses successeurs et démanteler leurs châteaux qui ne devaient être que des fortins de bois, construits sur une « motte ».
Au printemps 1079, une armée venue deBourgogne se joindre aux forces de Philippe Ier pour assiégerLe Puiset fait étape à Yèvre. Les paysans du lieu avaient amassé tous leurs biens et leurs grains dans l'église, espérant qu'ils y seraient respectés. Cependant, avec l'autorisation du jeune évêque d'Auxerre qui était de l'expédition avec son père, le comte deNevers, les chevaliers y prélevèrent de force l'orge nécessaire au ravitaillement de leurs chevaux. C'est la raison pour laquelle, selonRaoul Tortaire,PhilippeIer fut battu auPuiset, par la volonté de saint Benoît[4].
Le rattachement du château à la couronne de France se situe vraisemblablement vers 1112 lorsqueLouis VI le Gros contraint le vicomte Foulques à lui céder Yèvre-le-Châtel dont il fit une puissante châtellenie.
Vers 1200, sur ordre dePhilippe Auguste, le château fut reconstruit selon les derniers perfectionnements de l'architecture militaire rapportés des croisades, notamment lesarcs de décharge augmentant la résistance au travail desape. C'est semble-t-il à Gilon du Tournel que l'on doit cette ultime reconstruction (à vérifier). Elle était une position stratégique entre les duchés d'Orléans et l'Île-de-France, sur la route entre Paris et Orléans, dans l'œuvre d'unification du Royaume par Philippe Auguste.
En 1280, Jean de la Coudre, un bourgeois d'Yèvre-le-Châtel, vend à lacommanderie de Beauvais-en-Gâtinais la ferme des Coudres située àLarchant.
Pendant la guerre de cent ans, Yèvre resta, avecMontargis, la seule place forte au nord de la Loire à ne pas tomber entre les mains des Anglais ou des Bourguignons. Le capitaine de la place, Nicolas de Giresme, prit même une part active aux côtés deJeanne d'Arc à la libération d'Orléans.
En 1637, la maréchaussée est transférée àPithiviers, mais la justice royale continue de siéger à Yèvre jusqu'à laRévolution française.
Au cours de laRévolution, la commune porte provisoirement le nom deYèvre-le-Patriote[5].
De1790 à1801, la commune est rattachée aucanton de Boynes dans ledistrict de Pithiviers. À partir de 1801, la commune est reversée dans lecanton de Pithiviers[5].
De1926 à1942, Yèvre-la-Ville et Yèvre-le-Châtel, comme toutes les communes du canton de Pithiviers dépendantes depuis1800 (an VIII) de l'arrondissement de Pithiviers, furent rattachées à l'arrondissement d'Orléans durant la suppression temporaire de l'arrondissement. La réforme de 1942 reconstitua cet arrondissement dans les limites et le découpage qui étaient les siens jusqu'en 1926[5].
Yèvre-le-Châtel est le résultat du regroupement auXIXe siècle de deux paroisses : Saint-Martin de Souville et Saint-Gault de Yèvre-le-Châtel.
Actuellement, la commune appartient au canton de Malesherbes.
| Années | Identité |
| 1823 - 1826 | Sébastien Perrot |
| 1826 - 1832 | Charles Jubert |
| 1832 - 1837 | Jean-Gabriel Barthelemy |
| 1837 - 1848 | Foigner Carpentier |
| 1848 - 1851 | Péron |
| 1852 | Cyrille Mainferme (maire provisoire) |
| 1853 - 1865 | Foigner Carpentier |
| 1865 - 1871 | Jean-Théodore Villemard |
| 1871 - 1888 | Jean Villette |
| 1888 - 1904 | Louis Vapreau |
| 1904 - 1908 | Oscar Villette |
| 1908 - 1911 | Charles Barthelemy |
| 1911 - 1929 | Louis Beauvilliers |
| 1929 - 1943 | Léon Merlin |
| 1943 - 1944 | Maurice Mainferme |
| 1944 - 1946 | Paul Gaget |
| 1946 - 1959 | Stéphane Ronceray |
| 1959 - 1965 | Jean Thiercelin |
| 1965 - 1977 | Stéphane Ronceray |
| 1977 - 1989 | Gaston Gaget |
| 1989 - 2001 | Bernard Dosias |
| 2001 - 2014 | Alain Di Stefano |
| 2014 - 2020 | Patricia Pailloux |
| Depuis 2020 | Alain Di Stefano |
La commune est adhérente de l'associationLes Plus Beaux Villages de France[6].
L’évolution du nombre d’habitants est connue notamment à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. En 1823, la commune de Souville est rattachée à Yèvre-le-Châtel. À compter de 1973, à la suite d’une fusion-association, la population de Yèvre-le-Châtel est incluse dans celle de Yèvre-la-Ville mais fait néanmoins l’objet d’un comptage.
| Évolution de la population | ||||||||
| 1696 | 1713 | 1768 | 1787 | 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 |
| 360 | 387 | 270 | 273 | 296 | 315 | 320 | 300 | 510 |
| 1836 | 1841 | 1846 | 1851 | 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 |
| 517 | 493 | 502 | 476 | 480 | 453 | 477 | 441 | 429 |
| 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 |
| 415 | 400 | 391 | 384 | 378 | 366 | 357 | 313 | 321 |
| 1931 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 |
| 321 | 301 | 279 | 275 | 271 | 238 | 238 | 240 | 240 |
| 1999 | 2004 | 2016 | 2020 | |||||
| 237 | 237 | 212 | 211 | |||||
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; Pour les dates suivantes : populationmunicipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini de 1793 à 1999, puis INSEE)
Yèvre-le-Châtel est classé depuis2002 parmiles Plus Beaux Villages de France et est l'un des deux seuls villages de France à avoir obtenu le labelJardin remarquable.
Le village est aussi labellisé « 4 fleurs »[7], site d'excellence dans "La route de la rose du Loiret"[8] et "Jardin remarquable" en tant que village-jardin.


Une roseraie-conservatoire consacrée aux obtentions de Marcel Robichon, célèbre rosiériste et prédécesseur d'André Eve, a été créée en 2020 ainsi qu'un parcours de découverte d'œuvres contemporaines dans l'espace public.
Yèvre-le-Châtel possède deux églises : l'église Saint-Gault (ISMH 1925) et l'église Saint-Lubin,
Classé MH(1886)[9].
L’église Saint-Gault
Fondée auXIe siècle, par des moines bretons fuyant l’invasion des Normands, l’église Saint-Gault est située dans la basse-cour du château. Dotée auXIIIe siècle d’un bas-côté gothique, on y accède par un beau portique de style ogival.
Son saint patron est en faitsaint Gurval. SelonAmédée Guillotin de Corson, saint Gurval, connu aussi sous le nom de saint Goal, aurait été le successeur desaint Malo commeévêque d'Aleth, avant de se démettre de cette charge pour vivre un temps enermite dans des bois aux alentours de la ville actuelle deGuer. Il se serait réfugié ensuite dans une île de lalagune d'Étel qui prit le nom de"Loc-Goual" ("ermitage de Goal") ouLocoal. Après avoir créé en ce lieu un monastère qui aurait compté 188 religieux, il se serait retiré dans laforêt de Camors où il aurait fondé un nouveau couvent appelé "Locoal-des-Bois", où il serait mort le. Son corps aurait été transporté et inhumé dans l'île de Locoal (son tombeau fut retrouvé en 1878 dans l'église paroissiale de Locoal par le recteur de Locoal), avant d'être transporté (en passant parPithiviers où ils auraient laissé un os du saint, devenu lesaint patron de l'église d'Yèvre-le-Châtel sous le nom de saint Gaud ou saint Gault[10]) enBelgique dans l'église de l'abbaye Saint-Pierre-au-Mont-Blandin (près deGand) par des moines bretons lorsque les moines de Locoal furent chassés par lesNormands[11].
L'église Saint-Lubin
AuXIIIe siècle, compte tenu notamment de l'accroissement de la population, les habitants de Yèvre-le-Châtel obtinrent du roi la construction d'une seconde église dans le cimetière. Les travaux, qui furent interrompus, reprirent après laGuerre de Cent Ans mais l’église ne fut jamais achevée. Les vestiges romantiques de cette église firent l’admiration, auXIXe siècle, deVictor Hugo.

Laforteresse est ouverte à la visite tous les jours, de 14 à18 heures du1er avril au1er novembre et toute l'année pour les groupes sur rendez-vous.
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