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Sittelle de SibérieLaSittelle de Sibérie (Sitta arctica) est uneespèce d'oiseaux de lafamille desSittidae. Longtemps considérée comme sous-espèce de laSittelle torchepot (S. europaea), elle en a été clairement différenciée en 2006, sur la base de caractères morphologiques etmoléculaires. Elle est en moyenne plus grande queSitta europaea et s'en distingue également par quelques traits morphologiques comme la forme de son bec, la taille de ses griffes et la couleur de ses couvertures sous-alaires et de ses rectrices externes. Son chant a aussi été décrit comme« différant nettement » de celui de la torchepot, sans plus de précision. La Sittelle de Sibérie vit dans le nord-ouest de laSibérie, ne dépassant guère, à l'ouest, le105e méridien est et peuplant les forêts au nord-est dulac Baïkal, jusqu'à proximité de lamer de Béring et de celle d'Okhotsk sans pour autant approcher les côtes. Elle vit dans les peuplements demélèzes et dans les plaines inondables. Son statut d'espèce à part entière étant d'acquisition récente, peu de données sont connues à son propos et son état de sauvegarde n'est pas déterminé. | Dernier voyage du KarlukLedernier voyage duKarluk,navire amiral de l'expédition arctique canadienne (1913-1916), désigne la perte du navire et la mort de près de la moitié de son équipage après une longue période de survie en terre arctique. Parti en août 1913 pour explorer des régions mal connues au nord du Canada, leHMCSKarluk, unbrigantin autrefois utilisé commebaleinier, reste bloqué dans les glaces de l'Arctique alors qu'il se dirige vers son point de rendez-vous au large de l'île Herschel. Après une longue dérive vers l'ouest qui le fait quitter lamer de Beaufort pour lamer des Tchouktches, le navire est si comprimé par la glace que sa coque cède et qu'il coule sous la pression le. Dans les mois qui suivent, l'équipage et le personnel de l'expédition luttent pour survivre, d'abord sur la banquise puis sur les rivages de l'île Wrangel. En tout, onze hommes meurent avant qu'on parvienne à les secourir. L'expédition arctique canadienne est organisée sous la direction de l'anthropologue canadienVilhjalmur Stefansson et comporte à la fois des objectifs scientifiques et géographiques. Peu de temps après que leKarluk soit bloqué dans la banquise, Stefansson et une petite équipe quittent le navire afin de trouver du gibier pour assurer la nourriture du groupe. Mais comme leKarluk dérive rapidement vers l'ouest, le groupe de Stefansson se retrouve incapable de revenir à bord. Stefansson se consacre donc aux autres objectifs de l'expédition, laissant l'équipage et le personnel à bord du navire sous la charge de son capitaineRobert Bartlett. Après le naufrage, Bartlett organise une marche vers l'île Wrangel distante de 130 kilomètres, au large des côtessibériennes. Les conditions sur la glace sont difficiles et dangereuses et deux groupes de quatre hommes chacun sont perdus dans cette tentative pour atteindre l'île. Une fois les survivants arrivés sur cette île inhospitalière, Bartlett, seulement accompagné d'un compagnonInuit, repart sur la glace vers le sud en direction de la côte sibérienne, pour tenter de trouver du secours sur le continent. Après plusieurs semaines de voyage ardu, Bartlett arrive finalement enAlaska et alerte immédiatement sur la situation de ses compagnons restés sur l'île Wrangel, mais les conditions météorologiques empêchent toute mission de sauvetage dans l'immédiat pour l'équipe restée en arrière. Ceux-ci survivent grâce à la chasse, mais souffrent néanmoins du manque de nourriture et de violentes dissensions internes. Avant leur sauvetage en, trois hommes de plus meurent : deux de maladie et un autre dans des circonstances violentes. Les14 survivants, dont une famille d'Inuits avec deux enfants, sont finalement récupérés par le navireKing & Winge. |
Route de la TchouïaLaroute fédérale R-256 « route de la Tchouïa » (enrusse :Федера́льная автомоби́льная доро́га Р256 «Чу́йский тракт»,Federalnaïa avtomobilnaïa doroga R256 «Tchouïski Trakt» ; enaltaï méridional :Чуйдыҥ трагы,Čujdyṅ tragy) est uneroute fédérale située enSibérie qui part deNovossibirsk, traverse l'Altaï russe, pour arriver enMongolie. La route de la Tchouïa, nommée en référence à larivière qu'elle longe en partie, est la principale artère de transport de la région et permet d'accéder à plusieurssites classés à l'UNESCO (sous le nom demontagnes dorées de l'Altaï). Elle est la porte d'entrée pour plus de 1,2 million de touristes, et constitue un maillon de laroute asiatique 4. Au cours de son trajet, elle longe l'Ob, puis laKatoun, franchit34 cols dans l'Altaï et enfin traverse lessteppes de Kouraï et de laTchouïa. Elle est régulièrement classée comme étant la plus belle route deRussie, et elle figure dans un classement duNational Geographic comme étant une des dix plus belles routes au monde, se positionnant en cinquième position. Pour le magazine américain,« conduire le long de la route de la Tchouïa revient à traverser toute la Russie ». Jusqu'auXXe siècle, letrakt est l'une des branches de laroute de la soie, malgré la dangerosité de l'itinéraire qui traverse montagnes, cols et « boms » (passages entre falaises et rivières), ce qui entraîne de nombreux accidents et morts. Cette dangerosité conduit à l'apparition d'un des premiers prototypes au monde defeu de circulation, au moyen de chapeaux disposés sur son passage le plus dangereux, dès leXVe siècle. Lorsque l'Empire russe intègre l'Altaï en 1753, le chemin ne change que peu. Ce n'est que dans la seconde moitié duXIXe siècle que l'Armée impériale et les autorités prennent conscience du caractère stratégique de la route, à un moment où la Russie étend ses terres enAsie centrale. La route connaît ensuite d'importants travaux sous la fin de l'Empire russe et sous l'URSS, qui lui donnent le caractère qu'elle possède encore aujourd'hui.Sergueï Zalyguine écrit dans son livreLes Chemins de l'Altaï pour définir la route qu'« il y a untrakt dans l'Altaï — de la Tchouïa — une belle route rapide, comme la trace d'un fouet qui a cinglé les montagnes ». Aujourd'hui, voitures transportant biens et voyageurs y circulent jour et nuit sur un asphalte parcourant des vallées pittoresques. | Altaï (cheval)L'Altaï (russe :Altaïskaya) est unerace deponeys sibériens, originaire des montagnesdu même nom. Rustique et résistant, il s'est adapté au fil des siècles aux rigueurs de son environnement, représentant une ressource vitale pour les nomades locaux. La race est croisée après larévolution russe, pour donner leNouvel Altaï. Les poneys de race pure, caractérisés par une tête assez imposante, undos plutôt long et des jambes courtes, sont connus pour parfois arborer unerobe tachetée. Dotés d'un pied très sûr, certains sont capables d'aller l'amble. L'Altaï est désormais assezrare sous sa forme originelle, la plupart des chevaux peuplant la région étant issus de croisements. En 2003, seuls 3 190 chevaux de pure race Altaï sont dénombrés. |
IakoutieLarépublique de Sakha (également appeléeYakoutie ouIakoutie ; enrusse : Республика Саха,Respoublika Sakha, ou Якутия,Iakoutiïa ; eniakoute : Саха Республиката,Sakha Riespublikata) est unsujet fédéral deRussie situé dans le nord-est de laSibérie. Avec une superficie de 3,1 millions de km2, elle représente près du cinquième de l'ensemble du territoire russe. Un climat particulièrement froid (température moyenne de−40 °C en janvier dans la capitale régionaleIakoutsk) et l'éloignement des grands centres de peuplement ont limité son développement. La région a une population de 950 000 habitants concentrée en majorité dans les quelques centres urbains existants. Jusqu'aux années 1930 la Iakoutie est restée peuplée en majorité par les peuples indigènes, en majoritéIakoutes, pratiquant l'élevage. | AmourskiL'Amourski (russe :Амурская лошадь,Amourskaïa lochad), également nommécheval de l'Amour ouponey de Mandchourie, est unerace de petits chevaux sibériens et mandchous. Formée au début duXIXe siècle, elle est désormais éteinte. Elle provient des alentours du fleuveAmour, au Nord-Est de l'Asie, enRussie et enChine. Ces petits chevaux, plus raffinés que les autres races sibériennes, sont habituellementmontés ouattelés, et réputés pour leur grande rusticité. L'Amourski est surtout connu à travers les exploits d'endurance et de résistance au froid de ses représentants, notammentSerko, qui a fructueusement traversé la Russie d'Est en Ouest avec son cavalier Dimitri Pechkov. Cette race a été choisie pour l'expédition Nimrod d'Ernest Shackleton, avec beaucoup moins de succès. Ces faits ont inspiré des récits romancés. |
Macareux cornuLeMacareux cornu (Fratercula corniculata) est uneespècepélagique d'oiseaux de mer de lafamille desAlcidés présente dans l'océan Pacifique nord, notamment sur les côtes de l'Alaska, de laSibérie ou de laColombie-Britannique. Il vit principalement en colonies, avec d'autres Alcidés et se nourrit surtout de petits poissons. Il se différencie notamment duMacareux moine (Fratercula arctica), l'un de ses plus proches cousins peuplant l'Atlantique Nord, par une « corne » de chair noire située au-dessus de l’œil, présente chez l'animal sexuellement mature. Il porte un plumage noir et blanc. Aucunesous-espèce deFratercula corniculata n'est distinguée : l'espèce est ditemonotypique. Selon laliste rouge de l'UICN, le Macareux cornu est considéré comme une « préoccupation mineure », ses effectifs étant importants, bien qu'en possible déclin, et sonaire de répartition étant très étendue. | Panthère des neigesLaPanthère des neiges (Panthera uncia), aussi appeléeLéopard des neiges,Once ouIrbis, est unfélin de lasous-famille despanthérinés. Elle fait à présent partie du genrePanthera. La Panthère des neiges est un félin de taille moyenne avec des pattes courtes, des pieds larges et une longue queue qui représente quasiment la moitié de la longueur totale. La face, large et ronde, possède des oreilles courtes et arrondies. La robe est de couleur gris pâle à gris jaune constellée de taches pleines et derosettes. La Panthère des neiges chasse principalement desongulés, notamment leGrand bharal, mais aussi des petits mammifères et des oiseaux. Les végétaux forment une part importante de son régime alimentaire pour un félin. Elle occupe de vastes territoires dont elle parcourt des zones restreintes durant sept à dix jours avant de se déplacer vers une autre zone. La Panthère des neiges est l'un des rares félins à présenter un pic denaissances bien marqué, au mois demai. Les portées, en moyenne de deux chatons, sont élevées par la mère jusqu'à environ 18 à 22 mois. La Panthère des neiges est fortement associée aux habitats de montagnes, avec une préférence pour les canyons escarpés et rocheux. On la rencontre dans les vallées des hautes montagnes d'Asie centrale, deSibérie centrale et de l'Altaï, jusqu'à unealtitude de 5 500 m. La Panthère des neiges est répertoriée sur la liste rouge de l'UICN comme faisant partie des« espèces en danger ». Les populations sauvages sont estimées à 4 080 à 6 590 individus. Elle est encorebraconnée pour sa fourrure ou ses os et tuée en représailles lorsqu'elle s'attaque aux animaux domestiques. Des associations de sauvegarde aident les bergers à construire des enclos protecteurs s'ils s'engagent à ne pas tuer les prédateurs. |
IenisseïskIenisseïsk (enrusse :Енисе́йск,[ jɪnʲɪˈsʲejsk],litt. « [ville] duIenisseï ») est uneville du centre de laSibérie, uneville d'importance de kraï et lecentre administratif duraïon de Ienisseïsk, bien qu'elle n'en fasse pas partie. Située dans lekraï de Krasnoïarsk, elle compte 17 537 habitants en 2021. Elle est bâtie sur la rive gauche duIenisseï, grand fleuverusse qui lui donne son nom. Centre historique du Ienisseï, aux confins de lataïga sibérienne, elle est surnommée le « père des villes sibériennes ». Fondée en 1619 par descosaques du Ienisseï en tant que forteresse, la ville joue un important rôle dans la colonisation russe de la Sibérie, devenant la porte d'entrée vers laSibérie orientale. Jusqu'auXIXe siècle, la ville est un centre commercial névralgique de Sibérie et plus largement du pays, au même titre queKazan ouMoscou. Malgré les quatre grands incendies en 1703, 1730, 1778 et 1869, la ville se reconstruit à chaque fois dans un style qui lui est propre, l'école de Ienisseïsk. L'architecture mêle à la fois lebaroque Narychkine, lebaroque sibérien, lenéoclassicisme russe et l'Art nouveau. La ville possède une centaine de bâtimentsclassés, dont une dizaine églises anciennes, parmi lesquels lacathédrale de la Dormition et lemonastère de la Transfiguration. Depuis 2010, le gouvernement russe a inscrit Ienisseïsk sur la liste sélective desvilles historiques de Russie. Possédant un ensemble architectural unique au travers de ses églises et autres bâtiments, la ville est inscrite depuis 2000 sur laliste indicative du patrimoine mondial. Pour le400e anniversaire de la ville en 2019, une reconstruction globale de la ville a été effectuée, au cours de laquelle l'ensemble de la partie historique a été restauré, dont lacathédrale de l'Épiphanie et l'église de la Trinité auparavant détruites. Désormais, la ville cherche à s'imposer comme destination touristique en utilisant ses atouts, malgré son isolement en plein cœur de la taïga. | TchitaTchita (enrusse :Чита,[tɕɪˈta], enbouriate :Шэтэ) est unevillerusse deTransbaïkalie, uneville d'importance de kraï et lecentre administratif dukraï de Transbaïkalie et duraïon de Tchita. En tant qu'entité municipale, elle forme l'okroug urbain de Tchita. Douzième ville la plus peuplée deSibérie etcinquante-sixième de Russie, sa population s'élevait à 333 159 habitants en 2024. Le site de Tchita a été peuplé pour la première fois en 1653 par lecosaquePiotr Beketov avant d'être déserté, et le village qui apparut à la fin de ce siècle grandit à l'ombre de sa voisineNertchinsk. Petit village, elle prend pour la première fois de l'importance lorsqu'elle accueille desdécabristes exilés de force en Sibérie, qui ont un impact positif sur l'économie et la culture de la bourgade. Au milieu duXIXe siècle son importance s'accroît quand elle devient le centre de la colonisation de laMandchourie-Extérieure. Devenant le centre administratif de l'oblast de Transbaïkalie et de l'armée cosaque de Transbaïkalie, elle s'impose comme une ville marchande. Capitale de l'éphémèrerépublique de Tchita pendant larévolution russe de 1905, lors de laguerre civile russe, elle est un fief des Armées blanches en Transbaïkalie, devenant la capitale de l'État blanc transbaïkal, avant d'êtreprise par lesArmées rouges en octobre 1920. Elle devient alors la capitale de larépublique d'Extrême-Orient, république tampon entre la RSFSR et l'empire du Japon. Une fois la guerre civile russe finie, elle est incorporée à l'Union soviétique, et devient en 1937 le chef-lieu de l'oblast de Tchita. Elle connaît une forte industrialisation sous la période soviétique et sa démographie explose pendant la seconde moitié duXXe siècle. Malgré un ralentissement économique à la suite de ladislocation de l'URSS, la ville reste un pôle économique et industriel majeur de sa région, qui devient le kraï de Transbaïkalie en 2007. Centre économique de Transbaïkalie, la ville repose essentiellement sur ses importantes industries agroalimentaires, chimiques et minières, ainsi que sur les services de l'État qui emploient la moitié de la population. Hub logistique, Tchita est une gare sur le Transsibérien et sur la ligne ferroviaire vers la Mandchourie, autrefois nommée lechemin de fer de l'Est chinois. Au niveau culturel, Tchita abrite lesuniversités du kraï de Transbaïkalie ainsi que de nombreuses organisations culturelles telles que leThéâtre régional et la Philharmonie régionale. Son architecture relève pour le centre-ville du début duXXe siècle tandis qu'une grande partie de la ville reflète l'époque soviétique. |