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Ours dans la cultureL'ours dans la culture des populations humaines en contact avec cet animal, qui partagea longtemps sonbiotope avec elles, a toujours occupé une place particulière. Dès l'époque préhistorique, il a incarné unedivinité. Si la thèse duculte de l'ours aupaléolithique moyen est controversée, de nombreuses formes de vénération liées à sa chasse et associées à des rites parfois violents sont plus tard attestées dans de multiples sociétés autour du monde. L'ours fut considéré comme undouble animal de l'homme, un ancêtre tutélaire, un symbole de puissance, de renouveau, du passage des saisons, et même de royauté puisqu'il fut longtemps symboliquement leroi des animaux enEurope. Étroitement associés à des pratiques et traditions animistes « païennes » parfois transgressives, l'ours et ses cultes furent combattus par l'Église catholique lors desévangélisations successives, ce qui conduisit à la dépréciation et à la diabolisation progressive de l'animal, jusqu'à lui donner une réputation de goinfrerie et de stupidité auMoyen Âge. Les traditions liées à l'ours survivent toutefois dans quelques communautés des régions septentrionales telles que laSibérie, laLaponie, chez lesAmérindiens, mais aussi dans lesPyrénées ; elles furent largement étudiées par lesethnologues. L'ours et le souvenir de ses cultes ont fortement marqué l'imaginaire et la culture populaire en général. L'ours est en effet présent dans un grand nombre d'histoiresmythologiques oufolkloriques remarquables par leurs nombreux points communs, puisqu'elles le mettent souvent en scène aux côtés de jeunes femmes dont il tombe amoureux et qu'il enlève, parfois pour leur faire des enfants dotés d'une force surhumaine. Sa puissance brute et son insatiable appétit sexuel y sont mis en avant, ainsi que sonanthropomorphisme, pour en faire une sorte d'homme sauvage et d'initiateur d'unions fécondantes. De nombreusescroyances populaires lui sont associées : ainsi, auMoyen Âge, la femelle était censée lécher longuement ses petits qui naissaient ébauchés et avant terme afin de les ranimer et de leur donner forme (d'où le terme d'« ours mal léché »), et on a longtemps cru que ces animaux survivaient à l'hivernation en se léchant les pattes. Symbole de laSuisse, de laFinlande, de laRussie ou encore de laCalifornie, l'ours a donné son nom à de nombreux lieux tels que la ville deBerne ainsi qu'à deuxconstellations, et a inspiré proverbes et expressions populaires. À l'époque moderne, l'ours est surtout associé à l'enfance à travers l'ours en peluche, devenu l'un desjouets les plus populaires de tous les temps. Ainsi sont apparus les « ours mignons » qui consolent les enfants, en particulier dans desfilms etséries d'animation, ainsi que lesconfiseries en forme d'ours. Le lien entre l'ours et l'enfant est purement affectif et émotionnel, et l'animal familièrement surnommé « nounours » ou« Teddy bear ». | Culture sous la dynastie SongLadynastie Song (960-1279) est une période riche de l'histoire culturelle de laChine, dans tous les domaines tels que les arts picturaux, la littérature, les divertissements, les codes vestimentaires, les arts culinaires et la philosophie. La culture en Chine a durant cette période largement profité de l'impressionnantessor économique ettechnique, avec notamment le développement de la xylographie, mais également du soutien sans modération de l'élite lettrée chinoise qui a contribué au développement culturel en finançant les artistes. Les arts picturaux atteignent un niveau de sophistication encore jamais égalé dans l'histoire de l'art chinois. Reflets du déclin du bouddhisme et de la montée du néoconfucianisme dans les milieux aisés, ils témoignent également des préoccupations changeantes des Chinois au fur et à mesure du temps à travers les thèmes abordés par les artistes. En termes de littérature, la période Song conserve la tradition de lapoésie ci et connaît certains poètes majeurs, tels queSu Shi ou encoreLi Qingzhao. Profitant des progrès de l'imprimerie, la littérature chinoise se diversifie en genre, avec la rédaction d'importants ouvrages historiographiques, encyclopédiques, techniques et géographiques. Contributeurs importants de ces genres littéraires,Shen Kuo etSu Song sont à l'origine de nombreuses compilations d'ouvrages scientifiques et techniques qui témoignent des avancées technologiques de l'époque. Par ailleurs, les livres décrivant des carnets de voyage deviennent également populaires grâce aux travaux deFan Chengda... |
Eileen GrayEileen Gray (née Kathleen Eileen Moray Smith) le àEnniscorthy,République d'Irlande et décédée le, àParis,France est une artiste spécialiste de lalaque,designer de mobilier, etarchitecte irlandaise. Elle est surtout connue pour avoir incorporé de luxueuses finitions laquées sur des meubles d'esthétiqueArt déco puis évolué vers le mobilier à structure en acier tubulaire deStyle international dans lesannées 1920. Dans le domaine architectural, elle est célèbre pour avoir créé laVilla E-1027 avecJean Badovici, interprétation libre de l'architecture moderniste. Après avoir été largement oubliée par le corps architectural pendant de longues années, elle a connu un regain de popularité à la fin de sa vie. Aujourd'hui, elle fait partie du « Panthéon » des architectes et designers qui ont marqué cette discipline de leur empreinte. En témoignent les expositions posthumes et les classements au titre desmonuments historiques de certaines de ses œuvres. | LutinLelutin est une créature humanoïde nocturne de petite taille, issue au sens strict dufolklore et des croyances populaires de certaines régionsfrançaises comme leBerry, laNormandie et laPicardie. LesArdennes et laWallonie connaissent un génie domestique très proche sous le nom denuton. EnBretagne, leskorrigans sont assimilés à des lutins, tandis que dans les Alpes, le nom deservan est employé. Probablement inspiré desdivinités du foyer et de « petits dieux » païens tels queles sylvains, lessatyres et lesPénates, son nom dérive de l'influence linguistique du dieu romainNeptune et/ou du celteNuada, tous deux liés à l'eau. L'influence des croyances auxrevenants peut expliquer une partie de ses caractéristiques. Dès leMoyen Âge, il apparaît dans les récits et les chroniques déjà doté de particularités qui restent connues à notre époque. Les paysans se transmettent des siècles durant lesrites visant à s'attirer ses bonnes grâces, ou au contraire à le chasser. En plus de sa taille réduite, le lutin est réputé pour son espièglerie, son don demétamorphose et d'invisibilité, son côté facétieux bienfaisant ou malfaisant, son obsession pour les femmes à l'origine du mot « lutiner », sa susceptibilité, et surtout son habitude de s'occuper des foyers humains, en particulier desécuries. Les croyances évoluent en englobant de nouvelles créatures au fil du temps, puis elles gagnent l'Amérique du Nord avec les colons français. Elles rejoignent unarchétype, le « fripon », et permettent àCarl Gustav Jung de définir l'enfant intérieur comme la part enfantine de chaque être humain. La confusion entre le lutin, lenain des pays germaniques et l'elfe des pays scandinaves est fréquente depuis leXe siècle enEurope de l'Ouest, le mot « lutin » étant spécifique auxlangues romanes, et surtout à la France. Des centaines de petites créatures aux noms différents peuvent être désignées comme des « lutins », désormais un terme générique pour lepetit peuple masculin en France. Après une période de fort recul des croyances et traditions auXXe siècle,La Grande Encyclopédie des lutins dePierre Dubois marque les débuts d'un regain d'intérêt et d'une abondante production littéraire et artistique à leur sujet. Le lutin est désormais vu comme un personnage de lafantasy, et comme l'assistant dupère Noël. |
Nain (créature fantastique)Lenain est une créature humanoïde imaginaire souterraine de petite taille, dont la figure actuelle est principalement issue de lamythologie nordique et des croyances germaniquesmédiévales. Comme lelutin, legobelin et legnome, avec lesquels il est souvent confondu, il fait partie du « petit peuple ». Il partage peut-être la même origine que lesgéants mythologiques. Des personnages et peuples nains sont connus par les mythologies, lalittérature, lefolklore, lescontes et les traditions populaires de très nombreux pays. Bien que des textes plus anciens en parlent, les nains acquièrent la plupart de leurs caractéristiques dans les textes allemands médiévaux, qui les dépeignent comme d’excellents forgerons industrieux aux demeures souterraines ou montagnardes, créateurs d’armes pour lesdieux, mais sans donner d’indication précise sur leur taille. Peu à peu, ils sont perçus comme de petits êtres. En raison de leur lien originel aux croyances mortuaires païennes, ils gardent mauvaise réputation, et sont diabolisés par l’Église médiévale. Paradoxalement, ils se rapprochent, dans le même temps, de l’elfe et des génies bénéfiques du foyer auXIIIe siècle, puis s’associent au folklore minier, pouvant se révéler une grande aide ou au contraire une nuisance terrible pour les humains. Aux côtés deceux de la mythologie nordique, les croyances comptent des centaines de petites créatures désignées comme des nains, tels lesNibelungen,Bergleutes,Knockers etBonnets-Rouges, ou encoreRübezahl etAlberich. Désormais, et pour la plupart des gens, les nains ont perdu tout côté maléfique, et renvoient à l’imagination créatrice enfantine, à l’image des personnages qui aidentBlanche-Neige, ou desstatuettes qui décorent les jardins. Bon nombre de productions artistiques les mettent en scène, notamment la TétralogieL’Anneau du Nibelung, deRichard Wagner. En créant laTerre du Milieu, qu’il peuple, entre autres, denains,J. R. R. Tolkien contribue, par ses écrits (en particulierLe Hobbit etLe Seigneur des anneaux), à en donner une nouvelle image, reprise par la littératurefantasy, lesjeux de rôle et lesjeux vidéo, comme celle d’un peuple de guerriers maniant la hache ou le marteau, vivant sous les montagnes, et souvent opposé auxelfes. | FéeUnefée est un être imaginaire, généralement décrit commeanthropomorphe et du genreféminin, d'une grande beauté, capable de conférer desdons aux nouveau-nés, de voler, de lancer des sorts et d'influencer le futur. L'idée que l'Homme se fait des fées varie en fonction des cultures et des pays :revenants,anges déchus,élémentaires ou mêmehumains, minuscules ou de taille humaine, toutes sont étroitement liées aux forces de la nature et au concept demonde parallèle. Ainsi, laBefana, ladame blanche, lasirène, lesdryades, lafée Morgane et une grande variété d'êtres et de créatures généralement féminines sont considérés comme des « fées ». LesAnglo-Saxons utilisent le terme de « fairies » pour désigner les fées, mais également toutes les petites créatures anthropomorphes telles que leslutins, lesnains et leselfes. Issues des croyances populaires et demythologies anciennes, de la littérature inspirée dufolklore et des contes celtiques ainsi que d'anciennes divinités païennes, les fées sont une création de l'Occident médiéval. Elles jouent des rôles très variés, si elles aident, soignent, guident des personnes ou leur fournissent des armes enchantées, d'autres fées sont plus connues pour leurs « tours », leur habitude de danser en cercle et d'enlever des personnes, en particulier les nouveau-nés humains qu'elles remplacent par unchangeling, ou encore celle de déguiser leur apparence et ce qui les entoure. Les fées font partie intégrante des croyances populaires dans des régions comme l'Écosse, l'Irlande, l'Islande et laScandinavie, où des précautions à tenir envers elles ont été popularisées par le folklore, et sont également connues des folkloresallemand,français etwallon. AuXXIe siècle, elles font toujours l'objet de croyances et de tous temps, des personnes ont affirmé les voir, communiquer avec elles ou invoquer leur aide. Dès leXIIe siècle, deux grandes figures féeriques se distinguent dans la littérature d'Europe de l'Ouest : lafée marraine et lafée amante. Bien connues de lalittérature médiévale, les fées disparaissent des récits à l'arrivée de laRenaissance, pour réapparaître sous de nouvelles formes dansLe Songe d'une nuit d'été deWilliam Shakespeare, et lescontes de fées qui modifient leur taille, leur apparence et leur symbolique. Les petites fées anglo-saxonnes sont popularisées durant l'époque victorienne, notamment par lapeinture féerique. Elles sont désormais des personnages incontournables de la littératurefantastique etfantasy et du cinéma, entre autres grâce àWalt Disney qui les a largement popularisées auxÉtats-Unis, à l'intérêt né des romans deTolkien, et à des films commeDark Crystal. Elles ont été abondamment étudiées et mises en avant par des spécialistes commeKatharine Mary Briggs, les illustrateursCicely Mary Barker,Brian Froud etAlan Lee, et l'elficologuePierre Dubois à qui l'on doit, en France, la redécouverte dufolklore qui leur est lié. |
Économie de la cultureL’économie de la culture est la branche de l'économie s'intéressant aux aspects économiques de la création, de la distribution et de la consommation d'œuvres d'art. Longtemps cantonné auxbeaux-arts, à l'édition, aux arts décoratifs, à la musique et auxspectacles vivants dans la tradition anglo-saxonne, son spectre s'est élargi depuis le début desannées 1980 à l'étude des particularités desindustries culturelles (cinéma, édition de livres ou de musique) ainsi qu'à l'économie des institutions culturelles (musées, bibliothèques, monuments historiques). | FionsLesFions sont des créatures dupetit peuple surtout mentionnées dans lefolklore maritime de laHaute-Bretagne, de typelutin. Ils sont peut-être d'origineanglaise. L'essentiel des récits à leur sujet provient des collectes dePaul Sébillot, à la fin duXIXe siècle. Caractérisés par leur habitat dans les rochers etles grottes du rivage nord de laBretagne, les Fions mènent une vie militaire en communauté avec lesfées des houles, dont ils sont les serviteurs. Organisés en bataillons, ils guerroieraient sur un navire enor. D'après lescontes, ils possèdent du bétail qu'ils font paître et donnent parfois des objets enchantés ou de la nourriture aux humains.Pierre Dubois etJoann Sfar font intervenir un Fion dans la série debande dessinéePetrus Barbygère, en 1996 et 1997. |
Ducasse d'AthLaducasse est une tradition populaire de laville d'Ath, dans leHainaut, enBelgique. Remontant auMoyen Âge, elle s’est enrichie au fil du temps, pour devenir une fête très appréciée qui dure plusieurs jours, caractérisée par la présence degéants processionnels, de chars décoratifs et de groupes historiques. Depuis leXVe siècle, le phénomène des « géants » est bien présent en Europe occidentale dans lesprocessions et cortèges, lescarnavals ou les fêtes publiques en général. Le contexte politique, économique et culturel a changé mais les géants ont survécu là où la tradition s'est solidement enracinée dans les populations. Ce cortège qui, directement issu desprocessions, a conservé ses géants anciens, est animé par une population locale qui leur demeure extrêmement attachée. La ducasse est l'événement majeur de la vie festive régionale. Elle donne lieu a de nombreuses réjouissances et manifestations culturelles. La ducasse d'Ath est inscrite depuis 2008 sur laliste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l'UNESCO, après sa proclamation en 2005, comme élément desGéants et dragons processionnels de Belgique et de France. | Soufflaculs de NontronLesSoufflaculs de Nontron sont unetradition populaire de la ville deNontron, dans ledépartement français de laDordogne enrégionNouvelle-Aquitaine. Initialement très répandue dans leMidi de la France, cette fêtecarnavalesque ne subsiste que dans quelques localités, et notamment à Nontron. La journée de célébration est caractérisée par le défilé desSoufflaculs, vêtus dechemises de nuit et debonnets de coton blanc, qui, avec unsoufflet, ont pour mission de défiler dans la ville et de chasser les mauvais esprits qui se cacheraient sous lesjupes des femmes. Durant cettemascarade qui remonte auMoyen Âge, le peuple se déguise à l'origine pour se moquer des riches, des ecclésiastiques et des puissants. Malgré des difficultés économiques et politiques à demeurer actif d'une année sur l'autre, ce carnaval reste l'événement majeur de la vie festive locale. Inscrits dans l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France depuis 2010, les Soufflaculs de Nontron sont devenus célèbres pour leur visioncomique,caricaturale etsatirique de la société. |
VampireLevampire est une créaturemort-vivante qui, suivant différentsfolklores et selon lasuperstition populaire, se nourrit du sang des vivants afin d'en tirer sa force vitale. La légende du vampire puise ses origines dans des traditionsmythologiques anciennes et diverses, et se retrouve dans toutes sortes de cultures à travers le monde. Le personnage du vampire fut popularisé en Europe au début duXVIIIe siècle, plus spécifiquement en Europe orientale, dans lesBalkans. C'est enSerbie, vers 1725, que le mot « vampire » fait son apparition suite à un cas supposé, celui d'Arnold Paole. Selon les traditions locales, les vampires sont dépeints comme des revenants enlinceul qui, visitant leurs aimées ou leurs proches, causent mort et désolation.Michael Ranft écrit un ouvrage, leDe masticatione mortuorum in tumulis (1728) dans lequel il examine la croyance dans les vampires. Le revenant y est complètement, et pour la première fois, assimilé à un vampire, puisque Ranft utilise le terme slave devampyri. Par la suite, lebénédictin lorrainAugustin Calmet décrit, dans sonTraité sur les apparitions (1751), le vampire comme un « revenant en corps », le distinguant ainsi des revenants immatériels tels que lesfantômes ou les esprits. Diverses explications ont été avancées au fil du temps pour expliquer l'universalité du mythe du vampire, entre autres les phénomènes dedécomposition descadavres, lesenfouissements vivants, des maladies telles que latuberculose, larage et laporphyrie, ou encore levampirisme clinique affectant lestueurs en série qui consomment du sang humain. Des explications scientifiques, psychanalytiques ou encore sociologiques tentent de cerner la raison qui fait que le mythe du vampire a tant perduré à travers les siècles. Le personnage charismatique et sophistiqué du vampire des fictions modernes est apparu avec la publication en 1819 du livreThe Vampyre deJohn Polidori, dont le héros mort-vivant fut inspiré parLord Byron, Polidori étant son médecin personnel. Le livre remporta un grand succès mais c'est surtout l'ouvrage deBram Stoker paru en1897,Dracula, qui reste la quintessence du genre, établissant une image du vampire toujours populaire de nos jours dans les ouvrages de fiction, même s'il est assez éloigné de ses ancêtres folkloriques avec lesquels il ne conserve que peu des spécificités originelles. Avec le cinéma, le vampire moderne est devenu une figure incontournable, aussi bien dans le domaine de lalittérature que de celui desjeux vidéo, desjeux de rôle,de l'animation ou encore de la bande dessinée. La croyance en ces créatures perdure et se poursuit aussi bien par le biais du folklore populaire que par celui de sous-cultures, notammentgothiques, qui s'y identifient. | Cheval ailéUncheval ailé est uncheval possédant une paire d'ailes, généralement àplumes et inspirées de celles desoiseaux. Cette formefantastique etimaginaire du cheval est présente depuis la plus haute Antiquité dans l'art et les récits demythes, delégendes, différentes religions, et les traditions dufolklore populaire. Originaire duProche-Orient ancien, le cheval ailé arrive en Europe avec lePégase de lamythologie grecque. Il est très présent dans lamythologie arabe, et enInde, tant dans les traditionshindouistes que lebouddhisme. Il est attesté enChine, chez lesÉtrusques, en Francedans le folklore du Jura, en Corée avecChollima, enAfrique et enAmérique du Nord. Étudié parSpinoza et différentspsychanalystes, le cheval ailé associe lasymbolique du cheval classique, celle de l'animalchtonien etpsychopompe, à celle de l'oiseau, animal de légèreté et d'élévation spirituelle. L'origine de l'iconographie et des traditions qui le mentionnent est certainement liée à l'imagecosmogonique de l'animal-éclair fécondant la Terre, soutenue par la diffusion ducheval domestique. S'il est toujours lié aurêve et à l'imagination, des pratiqueschamaniques où lechaman chevauche un animal ailé pour passer par différents états de conscience pourraient également jouer un rôle dans la diffusion de son mythe. Le plus connu des chevaux ailés, Pégase, a vu son nom s'étendre pour désigner par extension tout type de cheval ailé dans le monde occidental. C'est également unefigure héraldique imaginaire assez fréquente, et un sujet répandu dans toutes les formes d'art. Différentes œuvres modernes defantasy, lescomics et lesjeux de rôle comptent des chevaux ailés.Luno the White Stallion est le sujet d'une série decartoons. La saga deHarry Potter en présente plusieurs, notamment lessombrals. Les chevaux ailés sont devenus populaires auprès des petites filles depuis la fin duXXe siècle, en particulier grâce à des licences de jouets comme ceux deMy Little Pony et deBella Sara. |
LanzeletLanzelet est un roman ducycle arthurien enmoyen haut-allemand écrit vers 1200 par l'auteur de langue allemandeUlrich von Zatzikhoven. Composé de 9 444 vers, le roman raconte l'histoire et les aventures du chevalier Lanzelet. Il est le premier roman allemand de Lancelot, les autres grands auteurs médiévaux allemands commeWalther von der Vogelweide,Hartmann von Aue etWolfram von Eschenbach ayant rédigé leurs œuvres sur d'autres thèmes. LeLanzelet de Zatzikhoven est la transcription en allemand d'un « livre français ». On retrouve dans l'œuvre des similitudes avec le Lancelot deChrétien de Troyes comme l'enlèvement deLancelot à sa naissance. Toutefois, le Lanzelet s'en détache fortement. Si celui de Chrétien est constamment en proie à des déchirements intérieurs, celui de Zatzikhoven ne rencontre aucune crise existentielle. Les intrigues des deuxromans sont également radicalement différentes. Le roman de Zatzikhoven ne compte cependant pas parmi les romans allemands majeurs du cycle arthurien. S'il a fait l'objet d'études auXIXe siècle siècle, leLanzelet a longtemps été déprécié au sein de la germanistique allemande. Le philologueKarl Lachmann parle d'un roman riche dans la langue mais pauvre dans la représentation. Il faut attendre les années 1970 pour que des auteurs comme René Pérennec le réhabilitent. | MerlinMerlin, communément appeléMerlin l'Enchanteur, est un personnage légendaire, prophètemagicien doué demétamorphose, commandant aux éléments naturels et aux animaux dans lalittérature médiévale. Sa légende provient à l'origine de lamythologie celtique galloise, et s'inspire certainement d'undruide divin, mêlé à un ou plusieurs personnages historiques. Son image première est assez sombre. Les plus anciens textes concernantMyrddin Wyllt,Lailoken etSuibhne le présentent en « homme des bois » torturé et atteint defolie, mais doté d'un immense savoir, acquis au contact de la nature et par l'observation des astres. Après son introduction dans lalégende arthurienne grâce àGeoffrey de Monmouth etRobert de Boron, Merlin devient l'un des personnages les plus importants dans l'imaginaire et la littérature du Moyen Âge. Dans le cycle arthurien, dont il est désormais indissociable, Merlin naît d'une mère humaine et d'un père diabolique. Bâtisseur deStonehenge, il emploie ses sortilèges pour permettre la naissance duRoi Arthur et son accession au pouvoir, grâce à l'épreuve de l'épéeExcalibur et à la formation de laTable ronde. Conseiller du roi etde ses chevaliers, il prédit le cours des batailles, influe sur leur déroulement et entraîne la quête duGraal. Homme sauvage proche du monde animal, Merlin se retire régulièrement en forêt pour y rencontrer son scribe et confidentBlaise. Son histoire connaît différentes fins selon les auteurs, la plus connue étant celle où il tombe éperdument amoureux de lafée Viviane, à laquelle il enseigne ses secrets de magicien. Elle finit par l'enfermer à jamais dans une grotte ou une prison d'air, en usant de l'un de ses propres sortilèges. Merlin est mentionné très régulièrement dans la littérature depuis leMoyen Âge, qui a construit son image par inspiration successive entre différents auteurs. Archétype du sorcier ou du magicien, son nom est fréquemment associé à la fonction d’« enchanteur », notamment depuis que ce terme a servi de titre à la version française du célèbre dessin animé deWalt Disney dans lesannées 1960,Merlin l'Enchanteur. Il reste une source d'inspiration pour de nombreux auteurs et artistes, commeGuillaume Apollinaire (L'Enchanteur pourrissant),René Barjavel (L'Enchanteur),Stephen Lawhead (Cycle de Pendragon) et T. A. Barron (Cycle de Merlin). |
Bibliothèque nationale de FranceLaBibliothèque nationale de France (BnF), ainsi dénommée depuis1994, est labibliothèque nationale de laRépublique française, inaugurée sous cette nouvelle appellation le par leprésident de la RépubliqueFrançois Mitterrand et héritière des collections royales constituées depuis la fin duMoyen Âge. Première institution chargée de la collecte dudépôt légal, à partir de1537, elle est la plus importantebibliothèque deFrance et l’une des plus importantes au monde. Elle a le statut d’établissement public àcaractère administratif. Ses activités sont réparties sur sept sites, dont le principal est la bibliothèque du site François-Mitterrand ou Tolbiac, située dans le13e arrondissement deParis, sur larive gauche de laSeine. Le site historique, datant duXVIIe siècle, qui occupe désormais un îlot entier, se trouve dans le2e arrondissement de Paris, sur le lieu dupalais Mazarin qui hébergeait également laBourse de Paris auXVIIIe siècle. On a coutume de le nommer « quadrilatère Richelieu », du nom de larue de son entrée principale. La Bibliothèque nationale de France comporte quatorze départements et plusieurs collections principalement conservées sur ses quatre sites parisiens, incluant le Département des monnaies, médailles et antiques, héritier duCabinet des Médailles. L'ensemble des collections représente environ 40 millions de documents imprimés et spécialisés. Hors de Paris, elle comprend lamaison Jean-Vilar àAvignon et deux centres techniques de conservation àBussy-Saint-Georges etSablé-sur-Sarthe. Ses collections s'élèvent à un nombre total de 15 millions de livres et d’imprimés ainsi que plusieurs millions de périodiques, comptés pour 390 000 titres. Avec 10 000manuscritsenluminés médiévaux, elle est la première bibliothèque au monde dans ce domaine, mais elle compte plus largement environ 250 000manuscrits, des cartes, estampes, photographies, partitions, monnaies, médailles, documents sonores, vidéos, multimédias, numériques ou informatiques (16,5 milliards d'adresses URL), des objets et objets d’art, décors et costumes, etc. Chaque année, la bibliothèque reçoit plus de 70 000 livres par dépôt légal ainsi que plus de 250 000 numéros de périodiques et des milliers de documents spécialisés, mais elle procède aussi à des achats et reçoit des dons. Le dépôt légal du Web a quant à lui préservé près d'1 Po de données. Une grande partie des références est consultable en ligne sur le catalogue général de la BnF et ses catalogues spécialisés. La BnF est également connue pour sabibliothèque numérique,Gallica, qui permet de consulter directement la reproduction de plus de 3 400 000 documents sous format texte, image ou sonore. Le site François-Mitterrand accueille également l'Inathèque de France, chargée du dépôt légal de la radio-télévision et comportant aussi un fonds de cinéma. La BnF a une mission de collecte, d’archivage et d’entretien (conservation, restauration), en particulier de tout ce qui se publie ou s'édite en France, ainsi que du patrimoine hérité des collections antérieures et reçu par d'autres voies (dons, legs, achats), mais aussi des activités de recherche et de diffusion de la connaissance, grâce notamment à l’organisation régulière d’expositions à destination du grand public, et de multiples manifestations culturelles, conférences, colloques, concerts, dans ses locaux et sur son site Internet. Elle anime un réseau de coopération avec d'autres services documentaires en France et participe à différentes formes de coopération internationale en la matière. La dénomination « Bibliothèque nationale de France » est celle de l'établissement public, qui regroupe sept sites. L'appellation officielle du site de Tolbiac est « site François-Mitterrand ». Elle a été donnée à la demande du président de la République,Jacques Chirac, et ne fut pas toujours celle employée dans le langage courant. Certains disaient parfois, au moins jusqu'en 1999 : la « Très Grande Bibliothèque » (TGB). | MatenadaranLeMatenadaran (enarménienՄատենադարան, « bibliothèque ») ouInstitut Machtots de recherches sur les manuscrits anciens est l'un des plus riches dépôts demanuscrits et de documents au monde. Situé àErevan, la capitalearménienne, il compte plus de 17 000 manuscrits et environ 300 000 documents d'archives. Son histoire remonte auVe siècle et à la création dumatenadaran d'Etchmiadzin, que la tradition fait remonter à l'invention de l'alphabet arménien parMesrop Machtots en405. Propriété publique et inscrit auregistre international Mémoire du monde de l'UNESCO, l'Institut, de par ses missions et ses collections, constitue aujourd'hui « un des lieux essentiels de l'élaboration et de la transmission de la mémoire nationale en Arménie ». |
Cité de CarcassonneLaCité de Carcassonne est un ensemble architecturalmédiéval qui se trouve dans la ville française deCarcassonne dans ledépartement de l'Aude. Elle est située sur la rive droite de l'Aude, au sud-est de la ville actuelle. Cette Cité médiévale fortifiée, dont les origines remontent à lapériode gallo-romaine, doit sa renommée à sa double enceinte, atteignant près de 3 km de développement et comportant cinquante-deux tours, qui domine de manière spectaculaire la vallée de l'Aude. La Cité comprend également un château (le château comtal) et une basilique (la basilique Saint-Nazaire). Sauvée de la destruction puis restaurée auXIXe siècle de manière parfois controversée sous la direction deViollet-le-Duc, la Cité de Carcassonne est depuis1997 classée aupatrimoine mondial par l'UNESCO. Le château comtal, les fortifications, les lices et les tours appartiennent à l'État et sont gérés par lecentre des monuments nationaux, tandis que leslices et le reste de la Cité font partie du domaine municipal.. | Palais d'Aix-la-ChapelleLepalais d'Aix-la-Chapelle était un ensemble de bâtiments résidentiels, politiques et religieux choisi parCharlemagne pour être le centre du pouvoircarolingien. Le palais était situé dans la ville actuelle d’Aix-la-Chapelle qui se trouve au nord-ouest de l’Allemagne, dans leLand deRhénanie-du-Nord-Westphalie. L’essentiel du palais carolingien a été construit dans lesannées 790, mais les travaux continuèrent jusqu’à la mort de Charlemagne en814. C’estEudes de Metz qui dessina les plans du palais qui s’inscrivait dans le programme de rénovation du royaume voulue par le souverain. Aujourd’hui, la majeure partie du palais a été détruite, mais il subsiste la chapelle palatine qui est considérée comme l’un des trésors de l’architecture carolingienne ainsi qu'un exemple d’architecture caractéristique de laRenaissance carolingienne. |
Palais des papes d'AvignonLePalais des papes, àAvignon, est la plus grande des constructionsgothiques duMoyen Âge. À la fois forteresse et palais, la résidence pontificale fut pendant leXIVe siècle le siège de la chrétienté d'Occident. Six conclaves se sont tenus dans le palais d'Avignon qui aboutirent à l'élection deBenoît XII, en1335 ; deClément VI, en1342 ; d'Innocent VI, en1352 ; d'Urbain V, en1362 ; deGrégoire XI, en1370, et deBenoît XIII, en1394. Le palais, qui est l'imbrication de deux bâtiments, le palais vieux de Benoît XII, véritable forteresse assise sur l'inexpugnable rocher des Doms, et le palais neuf de Clément VI, le plus fastueux des pontifes avignonnais, est non seulement le plus grand édifice gothique mais aussi celui où s'est exprimé dans toute sa plénitude le style dugothique international. Il est le fruit, pour sa construction et son ornementation, du travail conjoint des meilleurs architectesfrançais, Pierre Peysson et Jean du Louvres, dit de Loubières, et des plus grands fresquistes de l'École deSienne,Simone Martini etMatteo Giovanetti. De plus la bibliothèque pontificale d'Avignon, la plus grande d'Europe à l'époque avec 2 000 volumes, cristallisa autour d'elle un groupe de clercs passionnés de belles-lettres dont allait être issuPétrarque, le fondateur de l'humanisme. Tandis que la chapelle clémentine, dite Grande Chapelle, attira à ellecompositeurs,chantres etmusiciens. Ce fut là que Clément VI apprécia laMesse de Notre-Dame deGuillaume de Machault, quePhilippe de Vitry, à son invite, put donner la pleine mesure de sonArs Nova et que vint étudierJohannes Ciconia. Le palais fut aussi le lieu qui, par son ampleur, permit « une transformation générale du mode de vie et d'organisation de l'Église ». Il facilita la centralisation des services et l'adaptation de leur fonctionnement aux besoins pontificaux en permettant de créer une véritable administration. Les effectifs de la Curie, de 200, à la fin duXIIIe siècle, étaient passés à 300 au début duXIVe siècle, pour atteindre 500 personnes en1316. À cela s'ajoutèrent plus d'un millier de fonctionnaires laïcs qui purent œuvrer à l'intérieur du palais... | Château du Petit TrianonLechâteau du Petit Trianon est un château situé dans le domaine duPetit Trianon, au sein duparc de Versailles, dans lesYvelines, enFrance. Construit par l'architecte du roiLouis XV,Ange-Jacques Gabriel, de 1762 à 1768, il est considéré comme un chef-d'œuvre dunéoclassicisme, alliant le goût le plus moderne et l'intégration à la nature environnante. Édifié pourmadame de Pompadour, qui meurt avant de le voir achevé, il est inauguré parmadame du Barry en 1768, presque vingt ans après les premiers aménagements duNouveau jardin du roi. Car, s'il est le plus imposant du domaine duPetit Trianon, il n'en est pourtant pas le premier bâtiment, mais se situe au contraire dans la continuité d'un projet qui s'étale sur quatre décennies. Il est offert parLouis XVI, dès son avènement, à sa jeune épouseMarie-Antoinette qui lui donne son empreinte, associant pour toujours, dans l'imaginaire du public, l'édifice et la Reine. De plan carré de vingt-trois mètres de côté, l'édifice doit sa particularité à ses quatre façades comprenant cinq hautes fenêtres scandées par descolonnes oupilastres de l'ordre corinthien. Par la déclivité du terrain, le château n'est accessible en rez-de chaussée que par les faces donnant sur le sud et sur l'est, cet étage étant réservé au service. L'étage « noble », où l'on entre par le grand escalier d'un vestibule conçu comme une cour intérieure, comprend les pièces de réception et l'appartement de la Reine. Un entresol de trois pièces abrite la bibliothèque de Marie-Antoinette. Enattique, plusieurs logements autrefois attribués à Louis XV et sa suite accueillent aujourd'hui l'évocation des « Dames de Trianon », ces femmes qui ont imprégné ces murs de leur marque. La décoration, confiée par l'architecte Gabriel àHonoré Guibert, est entièrement basée sur la nature et le goût de l'antique. Véritable prolongement architectural des jardins avoisinants, le château est orné de sculptures de fleurs et de fruits, les peintures sont des allégories des saisons ou des fleurs, les meubles sont agrémentés de motifs champêtres. Symbole d'une monarchie nouvelle, qui aspire à plus d'intimité et de quiétude que la représentation permanente imposée parLouis XIV, le château du Petit Trianon est aussi la fragilité du système que condamne laRévolution française de 1789. Néanmoins épargné par les années, il demeure le « château des femmes », bénéficiant auXIXe siècle de l'engouement des souverainesMarie-Louise,Marie-Amélie etEugénie. Les campagnes de restauration réalisées au début duXXIe siècle lui redonnent l'allure qu'il avait le jour où Marie-Antoinette le quitte pour la dernière fois, comme si le temps s'était arrêté. Classé avec lechâteau de Versailles et ses dépendances au titre desmonuments historiques par laliste de 1862 et par arrêté du 31 octobre 1906, il est également inscrit aupatrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979. Il est aujourd'hui ouvert au public dans le cadre dumusée national des châteaux de Versailles et de Trianon, au sein duDomaine de Marie-Antoinette. |
Un chant de NoëlUn chant de Noël (A Christmas Carol), également publié en français sous les titresCantique de Noël,Chanson de Noël ouConte de Noël, est le premier et le plus célèbre descontes écrits parCharles Dickens. Rédigé en même temps queMartin Chuzzlewit et paru en chezChapman & Hall avec des illustrations deJohn Leech, il est considéré comme« son œuvre la plus parfaite ». Aussitôt,Thackeray le salue comme un« bienfait national ». Acclamé par les critiques comme par le public, sa popularité n'a jamais faibli. Sonprotagoniste, Scrooge, reste sans doute le personnage dickensien le plus universellement connu et, grâce à ce livre, Dickens, incarné en une sorte dePère Noël pour lemonde anglo-saxon, a été décrit comme l'« inventeur » de la fête qui lui est associée. Pourtant, c'est d'abord une réponse qu'il a voulu apporter à des controverses d'ordre économique. Mais très vite, le conte s'est donné à lire comme affirmation des célébrations de Noël plutôt quepamphletpolémique, et, selon David Paroissien, qui lui attribue jusqu'au mérite d'avoir« sauvé les congés de fin d'année des griffes de sombres calvinistes », il a été promu au rang de« classique de la littérature de Noël des temps modernes ». Les adaptations dont il a constamment fait l'objet depuis sa parution témoignent de l'universalité de son message. D'abord le théâtre, puis la scène du music-hall, la radio, la télévision et le cinéma, mais aussi la chanson de variété et la musique classique, le ballet comme la science-fiction, tous lui rendent hommage en une suite ininterrompue dont l'examen reflète l'évolution des goûts et des mentalités depuis le milieu duXIXe siècle. | OktoberfestL'Oktoberfest (« fête d'octobre » en allemand) est unefête de la bière se déroulant àMunich enAllemagne. De nos jours, elle commence systématiquement un samedi de septembre à midi exactement et se termine généralement le premier dimanche d'octobre et dure de seize à dix-huit jours. L'Oktoberfest a lieu près du centre de Munich, sur un terrain vague de42 hectares servant le reste de l'année soit pour des foires plus petites, soit de parking. Ce site s'appelleTheresienwiese (Prairie de Thérèse) et souvent raccourci par lesBavarois endie Wiesn,« la prairie ». Par extension, le terme désigne également la fête en général. Afin de préserver le caractère familial de la fête, unefête foraine et des lieux de restauration sont installés autour des tentes. L'Oktoberfest est la plus grande fête foraine au monde. On y trouve desattractions historiques mais aussi de très modernes. Créée le à l'occasion du mariage du futur roiLouisIer de Bavière avec la princesseThérèse de Saxe-Hildburghausen le, lejubilé de la fête a été célébré en 2010 à l'occasion de son200e anniversaire. En 2009, elle a attiré 5,7 millions de visiteurs en seize jours. La fête commence par undéfilé de plus de huit mille personnes portant lecostume traditionnel : laculotte de peau pour les hommes et la robe à manches bouffantes et tablier de couleurs vives (Dirndl) pour les femmes. Le public se rassemble dans de grandes tentes festives où il peut consommer de labière en écoutant de la musique. Environ 6 millions de litres sont ainsi bus chaque année… |
Musée CondéLemusée Condé est unmusée français localisé dans lechâteau de Chantilly, situé àChantilly (Oise), à 40 km au nord deParis. Henri d’Orléans,duc d’Aumale, fils du roiLouis-Philippe Ier, lègue en1897 le château, avec l’ensemble de ses collections, à l’Institut de France. Il comprend des salles aménagées en musée mais aussi les anciens grands appartements et petits appartements aménagés auxXVIIIe etXIXe siècles par lesprinces de Condé et par le duc d’Aumale lui-même. Sacollection de peintures anciennes compte sans doute parmi les plus importantes enFrance. Principalement constituée d’œuvres italiennes et françaises, elle compte, par exemple, trois tableaux deFra Angelico et trois deRaphaël, cinq peintures deNicolas Poussin, quatre d’Antoine Watteau ou encore cinq signéesIngres. Le musée abrite un cabinet de 2 500 dessins et une bibliothèque comportant 1 500 manuscrits dont 200 sontenluminés ; le plus célèbre d’entre eux étantLes Très Riches Heures du duc de Berry. S’y ajoutent des collections d’estampes, deportraits miniatures, desculptures, d’antiquités, de photographies anciennes et d’arts décoratifs, meubles et porcelaine notamment. L’ensemble de ces collections n’est visible qu’à Chantilly car lelegs du duc d’Aumale interdit tout prêt des collections et aucune modification des salles d’exposition n’est par ailleurs possible. Lamuséographie n’a en conséquence pratiquement pas changé depuis l’ouverture en1898. Environ 250 000 visiteurs fréquentent le musée Condé chaque année. Quatre expositions temporaires sont organisées par an et permettent de voir une partie des œuvres conservées en réserve habituellement. | Blockhaus d'ÉperlecquesLeblockhaus d'Éperlecques (également appelé « bunker deWatten ») est unbunker de laSeconde Guerre mondiale situé dans laforêt d'Éperlecques appartenant à la commune dumême nom dans le département français duPas-de-Calais. Denom de codeKraftwerk Nord West, il fut construit par l'Allemagne nazie de 1943 à 1944 pour servir de base de lancement auxmissiles V2 visant Londres et le Sud de l'Angleterre. Construit pour accueillir plus de 100 missiles à la fois et en lancer 36 par jour, le blockhaus aurait abrité une usine d'oxygène liquide et une gare protégée des bombes permettant d'approvisionner le site en fusées et en ravitaillement depuis les usines de production en Allemagne. Il fut construit par des travailleurs forcés issus descamps de concentration oude travail ainsi que par des Français enrôlés de force. Le blockhaus ne fut jamais achevé du fait des bombardements répétés des Britanniques et des Américains dans le cadre de l'opérationCrossbow. Les attaques causèrent des dégâts importants et l'empêchèrent d'être utilisé dans son rôle initial ; une partie du bâtiment fut transformée en usine de production d'oxygène liquide. Le site fut capturé par les Alliés au début du mois de septembre 1944 même si son but réel ne fut découvert qu'après la fin de la guerre. Le blockhaus est classémonument historique français depuis 1986. En 2012, c'est un musée qui présente le site et le programme balistique allemand. |
Statue de la LibertéLastatue de la Liberté (Statue of Liberty) est l'un desmonuments les plus célèbres de la ville deNew York. OfficiellementLa Liberté éclairant le monde, elle est située surLiberty Island au sud deManhattan, à l'embouchure de l'Hudson et à proximité d'Ellis Island. Elle est offerte par lesFrançais en1886, pour célébrer le centenaire de la déclaration d'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations. L'inauguration de la statue est célébrée le28 octobre1886 en présence duprésident des États-Unis,Grover Cleveland. L'idée vient d'Édouard Laboulaye, juriste et professeur auCollège de France, en1865. Le projet est confié en1871 au sculpteur françaisAuguste Bartholdi. Le choix descuivres devant être employés à la construction est confié à l'architecteEugène Viollet-le-Duc, qui a l'idée d'employer la technique durepoussé. En1879, à la mort d'Eugène Viollet-le-Duc, Bartholdi fait appel à l'ingénieurGustave Eiffel pour décider de la structure interne de la statue. Ce dernier imagine un pylône métallique qui supporte les plaques de cuivre martelées et fixées. La statue fait en outre partie desNational Historic Landmarks depuis le15 octobre1924 et de laliste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO depuis1984. La statue de la Liberté, en plus d'être un monument très important de la ville de New York, est devenue l'un des symboles desÉtats-Unis, représentant de manière plus générale laliberté et l'émancipation vis-à-vis de l'oppression. Au plan architectural, la statue rappelle leColosse de Rhodes, l'une desSept Merveilles du monde antique. Elle constitue enfin l'élément principal dumonument national de la statue de la Liberté, géré par leNational Park Service (NPS). | PétraPétra (deπέτραpetra, « rocher » engrec ancien ;البتراءAl-Butrāʾ enarabe), de son nomsémitiqueReqem ouRaqmu (« la Bariolée »), est une ancienne citétroglodytique située dans l'actuelleJordanie, au cœur d'un bassin bordé par les montagnes qui forment le flanc oriental de l'Arabah (Wadi Araba), grande vallée prolongeant legrand rift vers le nord et qui s'étend de lamer Morte augolfe d'Aqaba. Créée dans l'Antiquité vers la fin duVIIIe siècle av. J.-C. par lesÉdomites, elle est ensuite occupée vers leVIe siècle av. J.-C. par lesNabatéens qui la font prospérer grâce à sa position sur la route des caravanes transportant l'encens, lesépices et d'autres produits de luxe entre l'Égypte, laSyrie, l'Arabie du Sud et laMéditerranée. Vers leVIIIe siècle, la modification des routes commerciales et les séismes entraînent l'abandon progressif de la ville par ses habitants. Pétra a abrité à son apogée jusqu'à vingt-cinq mille habitants. Tombé dans l'oubli à l'époque moderne, le site est redécouvert par le monde occidental grâce à l'explorateur suisseJean Louis Burckhardt en1812. Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales sont directement taillées dans la roche, en font un ensemble architectural unique qui, depuis le, est inscrit sur laliste du patrimoine de l'humanité par l'UNESCO. La zone autour du site est également, depuis1993, unparc national archéologique. |