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Wikipédia:Sélection/Architecture et Urbanisme

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Abbaye de Chaalis

Ruines de l’église abbatiale et chapelle.
Ruines de l’église abbatiale et chapelle.

L’abbaye royale de Chaalis est une ancienneabbayecistercienne située àFontaine-Chaalis, au centre de laforêt d'Ermenonville, face àla Mer de sable, dans ledépartement de l’Oise, en région desHauts-de-France, à environ quarante kilomètres au nord-est deParis.

Elle est fondée en1136 par le roi de FranceLouis VI et confiée aux moines de l'abbaye de Pontigny. Uneabbatiale de grande dimension est construite au début duXIIIe siècle et bénéficie de dons considérables et de faveurs. L'abbaye devient un centre économique et intellectuel important, accueillant à plusieurs reprises les rois de France et comptant plusieurs intellectuels parmi ses membres. Elle possède par ailleurs un très grand nombre de dépendances sous la forme degranges monastiques qui contribuent à lui assurer des revenus colossaux. Après une période de déclin à la fin du Moyen Âge, l'abbaye connaît une période de renaissance artistique avec ses premiersabbés commendataires venus d'Italie.Hippolyte d'Este fait ainsi venir des artistes tels queSebastiano Serlio ouLe Primatice. AuXVIIIe siècle, de nouveaux bâtiments conventuels sont construits par l'architecteJean Aubert, sans jamais être achevés. À la suite de sa vente commebien national pendant laRévolution et de la destruction de l'abbatiale, le domaine est transformé auXIXe siècle en résidence de chasse.Nélie Jacquemart, grande collectionneuse et dernière propriétaire du domaine, le lègue à l'Institut de France avec les œuvres d'art qui y sont conservées.

Le domaine, classé au titre desmonuments historiques le, contient actuellement les ruines de l'ancienne abbatiale et du cloître, l'ancienne chapelle abbatiale et ses fresques de laRenaissance, une roseraie et un parc, ainsi que le musée Jacquemart-André et ses collections de peintures, sculptures et arts décoratifs installées dans le château.

Abbaye de Cîteaux

L’abbaye de Cîteaux, située dans la commune deSaint-Nicolas-lès-Cîteaux enBourgogne, berceau et chef de l’Ordre cistercien, fut fondée parRobert, abbé de Molesmes en1098.Maison-mère, à la tête de plusieurs centaines de monastères ayant marqué pendant plus de sept siècles la vie spirituelle, économique et sociale du monde chrétien, elle fit de Cîteaux un centre spirituel majeur de l’Europe.L’abbaye et son immense domaine furent vendus en1791.

Les Cisterciens-Trappistes de l'Ordre cistercien de la stricte observance (O.C.S.O.) qui l’occupent depuis1898 lui ont redonné une vie spirituelle.Elle a aujourd’hui retrouvé son rang de chef de l'Ordre des Cisterciens-Trappistes et perpétue sa tradition et sa longue histoire.

Abbaye d'Hautecombe

Vue générale de l'abbaye depuis l'embarcadère du nouveau port.
Vue générale de l'abbaye depuis l'embarcadère du nouveau port.

L'abbaye royale d'Hautecombe est une abbaye en activité située dans la commune deSaint-Pierre-de-Curtille sur la rive occidentale dulac du Bourget, enSavoie. Elle a été fondée en1125 parAmédée de Lausanne, avec l'aide du comteAmédée III de Savoie et l'appui deBernard de Clairvaux, et construite durant leXIIe siècle par des moinescisterciens. Elle est particulièrement connue pour être lanécropole de laMaison de Savoie (comtes de Savoie, leur famille, et quelques membres de la famille ducale de Savoie) puis de quelques-uns desrois et reines d'Italie.

Après une période particulièrement active et prospère jusqu'au début duXVe siècle, l'abbaye, comme nombre d'autres maisons religieuses à cette époque, tombe sous lerégime de la commende (gestion des biens matériels par une personne extérieure à l'abbaye), et la piété de la vie religieuse s'en ressent fortement. Les vocations se font graduellement moins nombreuses jusqu'auXVIIIe siècle, et la vocation de nécropole est complètement perdue. LaRévolution française (qui agrège la Savoie indépendante à la France sous le nom dedépartement du Mont-Blanc) chasse les rares derniers moines et détruit une partie de l'édifice.

Après leCongrès de Vienne, l'abbaye en ruine, revenue dans leroyaume de Sardaigne, est restaurée par la volonté deCharles-Félix de Savoie et deMarie-Christine de Bourbon-Siciles au début duXIXe siècle, travaux menés sous la conduite de l'architecteErnesto Melano, et à nouveau confiée aux cisterciens à partir de 1826 ; elle retrouve sa fonction de tombeau des souverains avec l'inhumation du couple royal.

L'annexion de la Savoie change peu de choses au régime de l'abbaye, qui appartient à une fondation privée fondée par Charles-Félix et dirigée par l'abbé de la communauté religieuse qui occupe les lieux. Bien que relativement épargnée par laloi de séparation des Églises et de l'État en 1905, l'abbaye fait face à une crise après la première guerre mondiale, qui amène le remplacement des cisterciens par des moinesbénédictins de1922 à1992. Durant laSeconde Guerre mondiale, Hautecombe héberge un temps des religieux polonais, mais ceux-ci sont arrêtés par la Gestapo dans l'enceinte de l'abbaye.

À la fin des années 1980, les bénédictins souhaitent quitter ce lieu, devenu trop touristique, ce qui les détourne de leur vocation monacale. Ils décident alors de partir pour l'abbaye Notre-Dame de Ganagobie et demandent à lacommunauté du Chemin Neuf de venir les remplacer ; elle accepte en 1992. Cette communauté s’inspire à la fois de la spiritualité de saintIgnace de Loyola et de l’expérience durenouveau charismatique, et utilise en particulier cette abbaye comme maison de formation théologique.

Abbaye Saint-Victor de Marseille

Abbaye Saint-Victor de Marseille (vue générale).
Abbaye Saint-Victor de Marseille (vue générale).

L’abbaye Saint-Victor de Marseille a été fondée auVe siècle parJean Cassien, à proximité des tombes demartyrs deMarseille, parmi lesquels saintVictor de Marseille († en303 ou304), qui lui donna son nom. L'abbaye prit une importance considérable au tournant du premier millénaire par son rayonnement dans toute laProvence. L'un de sesabbés, Guillaume de Grimoard, fut élupape en1362 sous le nom d'Urbain V. À partir duXVe siècle, l’abbaye entama un déclin irrémédiable.

Depuis plus de 1 500 ans, Saint-Victor est un des hauts lieux ducatholicisme dans le sud de laFrance. Bien que le monastère ait été démantelé lors de laRévolution française, l’église est encore utilisée.

En 1968, lemaire de MarseilleGaston Defferre fait replacer dans lescryptes de l’abbaye la riche collection desarcophages de la fin duIVe siècle à la première moitié duVe siècle que contenait l’église. Ces sarcophages étaient précédemment exposés au musée duchâteau Borély. Ce transfert fait de l’abbaye de Saint-Victor le musée d’art chrétien duIer millénaire le plus important en Provence aprèscelui d’Arles.

Alexanderplatz

Vue panoramique de l'Alexanderplatz.
Vue panoramique de l'Alexanderplatz.

L'Alexanderplatz est une place deBerlin. Située dans le quartierMitte (Centre), dans la partie est de la ville, l'Alex,comme la surnomment les Berlinois, est un des principaux centres d'activité de Berlin. La place est fréquentée quotidiennement par plus de 360 000 personnes. Elle tient son nom de la visite que fit à Berlin l'empereur russeAlexandreIer en 1805.

Cette modeste place demarché située aux portes de Berlin à la fin duXVIIe siècle, devient au début duXXe siècle un énorme centre de correspondance combinantmétro,train ettramway au cœur d'une des plus grandes métropoles européennes. Elle attire des grands magasins qui en font un lieu animé sinon prestigieux. Le trafic généré nécessite une première restructuration de la place, endommagée lors de laSeconde Guerre mondiale. Cependant, la partition de l'Allemagne en fait la vitrine de l'architecture socialiste de l'époque et le centre deBerlin-Est : elle se couvre d'immeubles monumentaux, et sur l'Alexanderplatz se tient le plus grand rassemblement qui précède la chute dumur de Berlin. Après la réunion des deux Allemagnes, des plans sont mis au point pour composer avec une architecture qui a mal vieilli. Le projet, sans doute trop ambitieux dès le départ, se heurte de plus aujourd'hui aux problèmes budgétaires du pays ainsi qu'au ralentissement de l'activité économique à Berlin.

Amphithéâtre de Tours

Galerie du vomitoire ouest.
Galerie du vomitoire ouest.

L'amphithéâtre de Tours est un monument de spectacleantique situé dans le centre historique de la ville, derrière lacathédrale. Il est construit auIer siècle, à l'époque oùTours, sous le nom deCaesarodunum, est le chef-lieu de la petitecité desTurons. L'emplacement retenu, le sommet d'une petite colline en marge de la zone urbanisée antique, le met à l'abri des crues, facilite la circulation à ses abords et le signale de loin comme un symbole ostentatoire de la puissance de la ville. Édifice de structure massive et de forme sensiblement elliptique, ses dimensions estimées sont alors de 122 m sur 94 m. Agrandi auIIe siècle (156 × 134 m), il devient l'un des plus vastes de tout l'Empire romain au point d'être parfois qualifié de« monstre architectural », et auXXIe siècle ses dimensions colossales ne sont pas explicables au regard de la taille deCaesarodunum et de la cité des Turons. Transformé en forteresse auIIIe siècle, il est intégré aurempart défensif duBas-Empire, dont il constitue l'élément structurant, dans la première moitié duIVe siècle. Il tombe progressivement en ruine au cours duMoyen Âge en même temps que des habitations prennent appui sur ses structures et le dissimulent peu à peu.

Totalement oublié jusqu'auXIXe siècle, il est redécouvert en 1853 grâce aux actions menées par laSociété archéologique de Touraine, dans un contexte national très favorable auxsociétés savantes et aux études archéologiques. Les caves des maisons qui se sont construites sur ses murs font l'objet de relevés et d'observations à partir de 1962 et jusqu'au milieu desannées 1970, complétées par un travail de fond sur l'évolution topographique et architecturale du quartier au cours des siècles, dans lesannées 2000. Vers la même époque, la découverte fortuite de nouveaux vestiges jusque là inconnus est l'occasion de reprendre les données archéologiques et bibliographiques plus anciennes, de les réinterpréter pour proposer une nouvelle histoire du monument ; ce réexamen, qui comprend entre autres la constitution de plans de l'amphithéâtre aux échelles 1/1000 et 1/20, est toujours en cours en 2017.

Les vestiges actuels de l'amphithéâtre de Tours sont enfouis dans des maisons du quartiercanonial de la cathédrale ; sesvomitoires réaménagés en caves, parfois sur deux niveaux superposés, sont inaccessibles au public. Seules des rues témoignent de son existence : l’une emprunte partiellement le tracé du pourtour de sacavea tandis qu'une autre traverse l'arène presque en son centre ; les deux dernières soulignent, mais de façon moins suggestive, son pourtour du nord-ouest au nord-est. Le parcellaire rayonnant du quartier, si caractéristique en vue aérienne ou sur unplan cadastral, ainsi que des pans de murs modernes plaqués contre la partie sud de son ellipse en proposent un autre témoignage. Si certaines des maisons qui se sont construites à son emplacement font partie des édifices inscrits commemonuments historiques, les vestiges de l'amphithéâtre, en eux-mêmes, ne font à ce titre l'objet d'aucune mesure de protection. Toutefois, le périmètre et le quartier de la cathédrale où se trouve l’amphithéâtre font partie dusecteur sauvegardé de la ville.

Aqueduc de Fontenay

Vestiges de l'aqueduc exposés à Véretz.
Vestiges de l'aqueduc exposés à Véretz.

L’aqueduc de Fontenay, parfois appeléaqueduc du Cher, est un aqueduc, en grande partie souterrain, qui participait selon toute vraisemblance à l’approvisionnement en eau de la villeantique deCaesarodunum, devenueTours, aux côtés de sources, de puits et d'un autre aqueducintra muros. Il doit son nom le plus usuel au lieu-dit proche deBléré où se situait son point de départ, à environ25 km à l'est sud-est de Tours, à proximité d'une source principale ; la nappe phréatique dont elle est issue est toujours exploitée auXXIe siècle. Il recevait également, tout au long de son parcours, le tribut de plusieurs sources de moindre importance.

L'itinéraire de l'aqueduc empruntait la vallée duCher le long de sa rive gauche, totalement ou partiellement encastré dans le coteau calcaire à l'exception de quelques ouvrages d'art requis pour le franchissement de vallons, presque en ligne droite entre Bléré etSaint-Avertin, commune limitrophe de Tours dont elle est séparée par le Cher. Si une grande partie de son parcours est attestée, son tracé n'a pas pu être reconnu au-delà de Saint-Avertin, dans un secteur profondément bouleversé par l'urbanisation, ce qui entretient encore le doute sur sa destination finale et même sur une interruption prématurée de son chantier.

Il fut construit sous leHaut-Empire, probablement auIer siècle de notre ère, en même temps que les principaux monuments publics deCaesarodunum, sans qu'une date plus précise puisse être proposée. Il a fait l'objet d'un entretien et de réfections réguliers jusqu'à son abandon à une période qu'il n'est pas possible, en 2015, de définir, mais qui semble antérieure auMoyen Âge tardif. Il n'en subsiste que de rares vestiges facilement accessibles, comme à l'entrée du camping municipal deVéretz (portion de canal exposée après avoir été déplacée) ou en bordure d’une route (piles et canalisation). Bien souvent, l'aqueduc ne se révèle que par des anomalies de relief du terrain (talus allongé) peu suggestives. La fragilité du coteau qui le supporte a entraîné, par éboulement, la destruction d'une partie non négligeable de ses maçonneries. Un tronçon du canal voûté dégagé du remblai qui le recouvrait, situé sur un domaine privé de la commune d'Athée-sur-Cher, fait l'objet d'une protection en tant quemonument historique classé.

Aqueduc de Luynes

Vue de la partie sud des vestiges du pont-aqueduc.
Vue de la partie sud des vestiges du pont-aqueduc.

L'aqueduc de Luynes est un ancienpont-aqueducgallo-romain situé àLuynes, dans le département d'Indre-et-Loire, enFrance. Avec lapile de Cinq-Mars, c'est le plus célèbre monument romain du département d'Indre-et-Loire, malgré des dimensions modestes. C'est également l'un des aqueducs antiques les mieux conservés du nord-ouest de la France. Fréquemment mentionné dans des publications scientifiques ou touristiques depuis leXVIIe siècle, il faut attendre 1966 pour qu'une étude complète de l'ouvrage soit réalisée et publiée. Des travaux plus récents, au début des années 2000, permettent de progresser dans la connaissance de ce monument, mais, en même temps, suscitent de nouvelles interrogations sur sa chronologie et sa fonction.

L'aqueduc est tout d'abord aérien, pour franchir unvallon sur le flanc duquel se situaient ses probablescaptages dont l'emplacement n'est pas précisément identifié. C'est cette partie aérienne qui est connue, de manière réductrice, sous le nom d'aqueduc de Luynes : les vestiges, sous forme de quarante-quatrepiles dont neuf sont encore réunies par huitarches consécutives, s'étendent sur une longueur d'environ270 mètres, sur les500 mètres que le pont-aqueduc parcourait pour franchir le vallon. Son tracé aval, souterrain et long de plus d'un kilomètre, n'est pas attesté, bien que certains indices aient été révélés par la photographie aérienne, et sa ou ses destinations finales restent ignorées, au sein d'un vaste complexe de maçonneries antiques du site deMalliacum (Luynes à l'époque antique) qui n'ont fait l'objet que d'études détaillées mais ponctuelles.

La date de sa construction n'est pas connue, mais il a été manifestement l'objet de plusieurs campagnes de construction ou de réfection ; il a même probablement succédé, au moins sur une partie de son parcours, à une ou plusieurs autres structures dont la nature et la fonction ne sont pas déterminées ; l'hypothèse qui ferait de l'une de ces structures (un mur continu) le mur porteur d'un aqueduc antérieur est posée.

Propriété de la commune de Luynes, il est classémonument historique dès 1862.

Architecture aux États-Unis

Le Chrysler Building (à gauche) et l'Empire State Building (à droite), à New York, inaugurés en 1929 et 1931, de style art déco.
Le Chrysler Building (à gauche) et l'Empire State Building (à droite), à New York, inaugurés en 1929 et 1931, de style art déco.

Les exemples d'architecture les plus anciens auxÉtats-Unis se répartissent en deux foyers principaux.

Le premier se situe dans la moitié orientale, où l'on trouve des témoignages très anciens de la culture desMound Builders qui construisaient des tertres zoomorphes et despyramides de terre pour enterrer leurs morts. Située dans la vallée duMississippi, la ville deCahokia comptait auXIIe siècle entre 15 000 et 30 000 habitants. Le site, classé aupatrimoine mondial de l'UNESCO, possédait quelque 120tumulus et/ou temples.

Le Sud-Ouest est la seconde région qui abritait des civilisations amérindiennes disparues au moment oùChristophe Colomb « découvre » l'Amérique : les sites archéologiques les plus connus viennent de la cultureAnasazi commeMesa Verde (Colorado) etChaco Canyon (Nouveau-Mexique), tous deux classés au patrimoine de l'humanité. Occupé depuis 1150,Acoma est le plus ancien pueblo des États-Unis : il s'agit d'un village aménagé sur unemesa et constitué de maisons à toit plat construites enadobe, unebrique deterre crue séchée au soleil. Elles tiennent grâce à des poutres en bois apparentes. Leur forme cubique et leur enchevêtrement donnent aux villages cet aspect si singulier qui sera repris par la suite par les Américains (style pueblo).

Basilique Notre-Dame-de-la-Garde

Vue générale de l'édifice.
Vue générale de l'édifice.

Notre-Dame de la Garde, également appelée localement « la Bonne Mère », est une des basiliques mineures de l'Église catholique. Elle est située sur un piton calcaire de 149 mètres d'altitude au sud duVieux-Port deMarseille, surélevé de treize mètres grâce aux murs et soubassements d'un ancien fort.

Construite par l'architecteHenri Espérandieu dans le style romano-byzantin et consacrée le, elle remplace une chapelle du même nom édifiée en1214 et reconstruite auXVe siècle. Bâtie sur les bases d'un fort duXVIe siècle construit parFrançois Ier en1536 pour résister au siège deCharles Quint, la basilique comporte deux parties : une église basse, ou crypte, creusée dans le roc et de style roman, et, au-dessus, une église haute de style romano-byzantin, décorée de mosaïques. Au sommet d'un clocher carré de 41 mètres de haut surmonté lui-même d'une sorte de tour de 12,5 mètres qui lui sert de piédestal, se dresse une statue monumentale de 11,2 mètres de laVierge à l'Enfant, réalisée en cuivre doré à la feuille.

Notre-Dame de la Garde, qui s’identifie à Marseille, est souvent considérée par la population, quelle que soit la conviction religieuse de chacun, comme la gardienne et la protectrice de la cité.

Basilique Saint-Sauveur de Rennes

Façade de l'église vue depuis la rue du Guesclin.
Façade de l'église vue depuis la rue du Guesclin.

Labasilique Saint-Sauveur deRennes est unebasilique mineure de l’Église catholique romaine, sous levocable deNotre-Dame des Miracles et Vertus, située au cœur du centre-ville historique de Rennes enFrance. Sa fondation, sous le vocable deSaint-Sauveur, est antérieure auXIIe siècle. Agrandie à plusieurs reprises et reconstruite au début duXVIIIe siècle, elle a été le siège d'une paroisse pendant près de 300 ans, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, puis à nouveau à partir de 2002. Suite à plusieurs événements qualifiés de miraculeux auxXIVe etXVIIIe siècle, le culte deNotre Dame s’y développe fortement pour aboutir à une érection en basilique en 1916. De styleclassique, cet édifice se distingue particulièrement par son mobilier :baldaquin dumaître-autel,chaire enfer forgé,orgue, ainsi que les nombreux ex-voto déposés par les fidèles.

Bibracte

Bassin monumental de Bibracte.

Bibracte était lacapitale dupeuplecelte desÉduens de la fin duIIe siècle av. J.-C. à la fin duIer siècle av. J.-C. Centre névralgique du pouvoir de l’aristocratie éduenne, c’était aussi un important lieu d’artisanat et de commerces où se cotoyaient mineurs, forgerons et frappeurs de monnaies sur une superficie de près de 135 hectares.

Ce site remarquable, situé sur la commune deSaint-Léger-sous-Beuvray (Saône-et-Loire) dans leMorvan au sommet dumont Beuvray, est auconfluent desbassins de laSaône, de l’Yonne, de laSeine et de laLoire. LeBeuvray est constitué de trois sommets : le Theurot de la Wivre avec sa pierre, le Theurot de la Roche et le Porrey qui est le point culminant. Le site héberge le musée de la civilisation celtique qui retrace la vie de cette cité de quelques 5 à 10 milliers d’âmes au sein d’unoppidumfortifié que les fouilles archéologiques dumont Beuvray révèlent peu à peu. La conservation et la gestion du site est gérée par la société anonyme d’économie mixte nationale (SAEMN) éponyme du lieu qui est devenue un établissement public en 2007.

Caixa de Rotllan

Vue générale de l'édifice.
Vue générale de l'édifice.

LaCaixa de Rotllan (prononcé « cache » de Roland) est undolmen daté de la seconde moitié duIIIe millénaire av. J.-C., situé sur le territoire de la commune d'Arles-sur-Tech, dans ledépartement français desPyrénées-Orientales.

Son nom signifie « tombeau de Roland » encatalan. En effet, une légende affirme que le chevalierRoland a vécu dans la région duVallespir et que son corps, après sa mort à labataille de Roncevaux, y a été ramené par son cheval et inhumé à cet endroit. Si les dolmens sont bien d'anciennes sépultures, ils ont cependant été érigés bien avant les aventures réelles ou supposées du chevalier légendaire.

Le dolmen est constitué de trois pierres verticales formant un H surmontées d'une dalle, l'ensemble délimitant une chambre de forme rectangulaire. De dimensions moyennes, en plan simple (c'est-à-dire sans couloir), orienté vers le sud-est, il possède des caractéristiques fréquentes dansles dolmens de ce département. Bâtiment remarqué depuis au moins leMoyen Âge, il est classéà l'inventaire des monuments historiques mais n'a jamais fait l'objet defouilles archéologiques.

Casa Batlló

Façade de l'édifice en septembre 2007
Façade de l'édifice en septembre 2007

LaCasa BatllóÉcouter (encatalan etcastillan : « maison Batlló ») est un édificemoderniste conçu par l'architecteAntoni Gaudí, chef de file de ce mouvement, de 1905 à 1907. Il est situé dans l'Illa de la Discòrdia, au 43Passeig de Gràcia àBarcelone.

L'immeuble fut commandé parJosep Batlló i Casanovas, industriel du textile. La partie la plus connue de l'édifice est la façade, considérée comme l'une des plus originales de l'architecte, qui utilisa la pierre, le fer forgé, letrencadis de verre et lacéramique polychrome ; Gaudí se fit seconder par les architectesJosep Maria Jujol etJoan Rubió i Bellver.

L'édifice, qui figure sur la liste dupatrimoine mondial de l'UNESCO, est ouvert au public et a reçu 600 000 visiteurs en 2011.

Casa Milà

Vue frontale de la Casa Milà. Photo prise le 26 juin 2007.
Vue frontale de la Casa Milà. Photo prise le 26 juin 2007.

LaCasa Milà (encatalan, « maison Milà »), surnommée ironiquement « La Pedrera » (encatalan, « la carrière »), est un édifice deBarcelone, érigé entre1906 et1910 par l'architecte catalanAntoni Gaudí.

La Casa Milà, conçue comme un hôtel particulier, est généralement classée comme œuvre monumentale dumodernisme catalan de la première décennie duXXe siècle, dont Gaudí était le chef de file. Ce fut l'avant-dernier projet conduit par l'architecte qui utilisa ici ses techniques clefs : l'inspiration naturaliste et l'arc caténaire.

Malgré l'opposition répétée du conseil municipal à l'édification de ce bâtiment en dehors des limites duplan Cerdà et les moqueries des Barcelonais, la Casa Milà fait partie, un siècle après sa construction, des lieux emblématiques de la ville et des dix sites les plus touristiques de Barcelone. Elle figure sur la liste dupatrimoine mondial de l'UNESCO.

Casbah d'Alger

Ruelle de la Casbah.
Ruelle de la Casbah.

Lacasbah d'Alger, communément appeléela Casbah (enarabe :القصبة,Al Kasabah, « la citadelle »), correspond à la vieille ville oumédina d'Alger, capitale de l'Algérie, dont elle forme un quartier historique inscrit aupatrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco depuis 1992. Administrativement, elle est située dans lacommune deCasbah, au sein de lawilaya d'Alger.

Son histoire remonte à l'Antiquité, où elle est d'abord un portpunique, puisberbère et enfinromain. Fondée auXe siècle par les Berbères sous la dynastie desZirides, elle est ensuite enrichie par les apports des autres dynasties berbères qui dominent successivement leMaghreb central. Elle atteint son apogée durant la période de larégence d'Alger, du pouvoir politique de laquelle elle est le siège. Conquise par lesFrançais en 1830, elle est progressivement marginalisée car les centres de pouvoir sont déplacés vers la nouvelle ville. Elle occupe un rôle central pendant laguerre d'Algérie, servant de bastion aux indépendantistes duFLN. À l'indépendance du pays, en 1962, elle ne retrouve pas son rôle central et redevient un espace marginalisé de la ville.

Exemple d'architecture islamique et d'urbanisme des médinas arabo-berbères, elle est aussi un symbole de laculture algérienne, un objet d'inspiration artistique et le siège d'unsavoir-faire artisanal ancestral.

Elle est menacée par le manque d'entretien et d’intérêt de ses habitants et de l'administration, malgré son classement par l'Unesco. Des acteurs locaux se battent pour faire vivre sonpatrimoine matériel etimmatériel.

Cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille

Vue de la cathédrale.
Vue de la cathédrale.

Lacathédrale Notre-Dame-de-la-Treille est lacathédrale deLille, dans le département duNord, en régionHauts-de-France. Destyle néo-gothique, elle est située dans le quartier duVieux-Lille, à l'emplacement de l'anciennemotte castrale.

Élevée en l'honneur de laVierge Marie sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Treille, du nom d'une statue miraculeuse qui fait l'objet d'une dévotion particulière à Lille depuis leXIIIe siècle, la cathédrale n'est à l'origine qu'une chapelle votive. Le projet de son édification, porté par une commission qui réunit des représentants du clergé et de la haute bourgeoisie industrielle créée en 1853 parCharles Kolb-Bernard, véritable chef laïc du catholicisme lillois, répond à un double objectif. D'abord, reconstruire une grande église au cœur de la ville, après la destruction pendant laRévolution de lacollégiale Saint-Pierre qui abritait la statue de Notre-Dame de la Treille depuis plus de six cents ans. Ensuite, promouvoir la création d'unsiège épiscopal à Lille, qui appartient alors à l'archidiocèse de Cambrai, création jugée indispensable pour asseoir le statut de capitale religieuse de la ville et disposer des ressources nécessaires à la moralisation d'une population ouvrière qui ne cesse de croître sous les effets de larévolution industrielle. C'est pourquoi l'édifice est conçu d'emblée par ses commanditaires comme une future cathédrale.

Sa construction, qui s'est étalée sur près de cent cinquante ans, a débuté en1854 par la pose d'une première pierre et le lancement d'un concours international pour la conception d'un édifice inspiré du « gothique de la première moitié duXIIIe siècle ». Parmi les41 projets déposés, les deux premiers prix sont attribués à des projets anglais. Mais l'idée de confier la construction d'une église en l'honneur de la Vierge à des architectes étrangers de confessionanglicane soulève de telles objections que la réalisation du projet échoit finalement à l'architecte lilloisCharles Leroy. Engagée en 1856, la construction de l'église rencontre ensuite de nombreuses difficultés, en particulier pour réunir les financements nécessaires à la poursuite des travaux. Ils sont réalisés par tranche, sous la direction de plusieurs générations d'architectes, de 1856 à 1975, pour s'achever en 1999 par la pose d'une façade très moderne, une partie du programme initial, qui comportait notamment un massif ouest constitué de deux grandes tours encadrant une rosace, ayant été abandonnée.

Château du Petit Trianon

Château du Petit Trianon (façade sud)
Château du Petit Trianon (façade sud)

Lechâteau du Petit Trianon est un château situé dans le domaine duPetit Trianon, au sein duparc de Versailles, dans lesYvelines, enFrance. Construit par l'architecte du roiLouis XV,Ange-Jacques Gabriel, de 1762 à 1768, il est considéré comme un chef-d'œuvre dunéoclassicisme, alliant le goût le plus moderne et l'intégration à la nature environnante.

Édifié pourmadame de Pompadour, qui meurt avant de le voir achevé, il est inauguré parmadame du Barry en 1768, presque vingt ans après les premiers aménagements duNouveau jardin du roi. Car, s'il est le plus imposant du domaine duPetit Trianon, il n'en est pourtant pas le premier bâtiment, mais se situe au contraire dans la continuité d'un projet qui s'étale sur quatre décennies. Il est offert parLouis XVI, dès son avènement, à sa jeune épouseMarie-Antoinette qui lui donne son empreinte, associant pour toujours, dans l'imaginaire du public, l'édifice et la Reine.

De plan carré de vingt-trois mètres de côté, l'édifice doit sa particularité à ses quatre façades comprenant cinq hautes fenêtres scandées par descolonnes oupilastres de l'ordre corinthien. Par la déclivité du terrain, le château n'est accessible en rez-de chaussée que par les faces donnant sur le sud et sur l'est, cet étage étant réservé au service. L'étage « noble », où l'on entre par le grand escalier d'un vestibule conçu comme une cour intérieure, comprend les pièces de réception et l'appartement de la Reine. Un entresol de trois pièces abrite la bibliothèque de Marie-Antoinette. Enattique, plusieurs logements autrefois attribués à Louis XV et sa suite accueillent aujourd'hui l'évocation des « Dames de Trianon », ces femmes qui ont imprégné ces murs de leur marque.

La décoration, confiée par l'architecte Gabriel àHonoré Guibert, est entièrement basée sur la nature et le goût de l'antique. Véritable prolongement architectural des jardins avoisinants, le château est orné de sculptures de fleurs et de fruits, les peintures sont des allégories des saisons ou des fleurs, les meubles sont agrémentés de motifs champêtres.

Symbole d'une monarchie nouvelle, qui aspire à plus d'intimité et de quiétude que la représentation permanente imposée parLouis XIV, le château du Petit Trianon est aussi la fragilité du système que condamne laRévolution française de 1789. Néanmoins épargné par les années, il demeure le « château des femmes », bénéficiant auXIXe siècle de l'engouement des souverainesMarie-Louise,Marie-Amélie etEugénie. Les campagnes de restauration réalisées au début duXXIe siècle lui redonnent l'allure qu'il avait le jour où Marie-Antoinette le quitte pour la dernière fois, comme si le temps s'était arrêté.

Classé avec lechâteau de Versailles et ses dépendances au titre desmonuments historiques par laliste de 1862 et par arrêté du 31 octobre 1906, il est également inscrit aupatrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979. Il est aujourd'hui ouvert au public dans le cadre dumusée national des châteaux de Versailles et de Trianon, au sein duDomaine de Marie-Antoinette.

Cité de Carcassonne

Remparts de la Cité de Carcassonne
Remparts de la Cité de Carcassonne

LaCité de Carcassonne est un ensemble architecturalmédiéval qui se trouve dans la ville française deCarcassonne dans ledépartement de l'Aude. Elle est située sur la rive droite de l'Aude, au sud-est de la ville actuelle. Cette Cité médiévale fortifiée, dont les origines remontent à lapériode gallo-romaine, doit sa renommée à sa double enceinte, atteignant près de 3 km de développement et comportant cinquante-deux tours, qui domine de manière spectaculaire la vallée de l'Aude. La Cité comprend également un château (le château comtal) et une basilique (la basilique Saint-Nazaire).

Sauvée de la destruction puis restaurée auXIXe siècle de manière parfois controversée sous la direction deViollet-le-Duc, la Cité de Carcassonne est depuis1997 classée aupatrimoine mondial par l'UNESCO. Le château comtal, les fortifications, les lices et les tours appartiennent à l'État et sont gérés par lecentre des monuments nationaux, tandis que leslices et le reste de la Cité font partie du domaine municipal..

Duchesse Anne (trois-mâts carré)

Le Duchesse Anne, façon nuit américaine, devant le Musée portuaire de Dunkerque face à l'Hôtel de ville.
Le Duchesse Anne, façon nuit américaine, devant le Musée portuaire de Dunkerque face à l'Hôtel de ville.

Le (ou la)Duchesse Anne, ex-Grossherzogin Elisabeth est le plus grandvoilier, et le derniertrois-mâts carré français. Construit en1901 par le chantier Johann C. Tecklenborg deBremerhaven-Geestemünde (Brême) selon les plans de Georg W. Claussen, il est considéré comme un chef-d'œuvre d'architecture navale, en raison notamment de la forme profilée de sacoque enacier et de l'équilibre général du navire, qui ménagent un espace habitable d'une grande capacité, tout en innovant en matière de sécurité.

Anciennavire-école de lamarine marchande allemande, passé sous pavillon français et remis à laMarine nationale française comme dédommagement de guerre, basé àLorient etBrest sans jamais appareiller, il échappe de peu à la démolition, grâce à l'opiniâtreté de quelques passionnés dans lesannées 1970. Après une très longue restauration visant à lui faire retrouver son état d'origine, et conserver son authenticité de navire-école, il est, aujourd'hui, unbateau musée qui peut être visité dans leport deDunkerque. Utilisé dans le cadre d'actions decommunication événementielle, mais étant définitivement à quai, sa notoriété n'égale pas celle duBelem qui bénéficie, pour sa part, des effets médiatiques des rassemblements de gréements traditionnels.

LaDuchesse Anne, qui a troissister-ships et de nombreux « cousins », fait l'objet d'un classement au titre objet desmonuments historiques depuis le 5 novembre 1982.

Église Saint-Nazaire de Barbadell

Vue générale de l'édifice.
Vue générale de l'édifice.

L'église Saint-Nazaire de Barbadell (catalan :Sant Nazari de Barbadell) est une églisecatholique désaffectée de stylespréroman etroman située àBouleternère, dans ledépartement français desPyrénées-Orientales.

Bâtie sans doute avant l'an mille, l'église Saint-Nazaire se développe duXIe auXIIIe siècles avec le village de Barbadell, dont elle est l'église paroissiale. AuXIVe siècle, Barbadell, pour des raisons mal connues (inondations, guerres,peste ou un ensemble de plusieurs de ces facteurs) connaît un fort dépeuplement, jusqu'à disparaitre complètement au cours duXVIe siècle. L'église Saint-Nazaire, devenue simple chapelle isolée, n'est pas oubliée par les habitants de Bouleternère qui continuent à lui faire des dons par testament.

AuXVIIIe siècle, desermites se succèdent à Saint-Nazaire, l'entretiennent et y maintiennent un culte, lui évitant l'abandon connu par de nombreuses églises rurales à laRévolution française. Cet abandon n'est cependant que repoussé : au cours duXIXe siècle, l'ancienne église change plusieurs fois de propriétaire, puis se voit partagée entre plusieurs propriétés. Elle est transformée pour devenir un bâtiment à usage agricole, puis une habitation, ce qui la dégrade fortement.

L'ancienne église est complètement rénovée depuis 1997, année où les trois propriétaires fondent une association de sauvegarde à laquelle ils lèguent le bâtiment.

AuXXIe siècle, l'église retrouve son aspect médiéval. Elle est constituée d'unenef rectangulaire orientée ouest-est prolongée d'unchevet plat dont l'axe est légèrement décalé vers le sud. Les murs de la nef sont renforcés d'arcsdoubleaux etformerets soutenant unevoûte en berceau. Le bâtiment est surmonté d'unclocher-mur et couvert d'un toit enlauzes. Des traces d'un décor peint auXVIIIe siècle subsistent sur les parois intérieures.

L'église Saint-Nazaire est entourée de murets et de canaux anciens, montrant que les habitants de Barbadell ont dû maintes fois, au cours des siècles, lutter contre les inondations et les crues de la rivièreBoulès au bord de laquelle est construit ce bâtiment.

Empire State Building

Empire State Building

L’Empire State Building est ungratte-ciel de styleArt déco situé sur l’île deManhattan, àNew York. Il est situé dans le quartier deMidtown au 350 de la5e Avenue, entre les 33e et 34e rues. Inauguré le1er mai1931, il mesure 381 mètres (449 avec l’antenne) et compte 102 étages. Il est actuellement le plus grandbuilding deNew York (position qu’il a retrouvée suite à ladestruction des tours jumelles du World Trade Center) et a été pendant des décennies le plus haut immeuble du monde. Lebuilding tire son nom du surnom de l’État de New York,The Empire State, qui apparaît notamment sur les plaques d’immatriculation.

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Enceinte gallo-romaine de Tours

La muraille sud de l'enceinte et la tour du Petit-Cupidon en arrière-plan.
La muraille sud de l'enceinte et la tour du Petit-Cupidon en arrière-plan.

L'enceinte gallo-romaine de Tours est unemuraille entourant la ville deCivitas Turonorum (le quartier de lacathédrale de l'actuelle ville deTours) et construite à l'époque duBas-Empire romain ; elle est généralement dénommée « enceinte du castrum ». C'est la seule constructiongallo-romaine de Tours dont des vestiges soient encore visibles et librement accessibles au public. L'enceinte est partiellement inscrite au titre desmonuments historiques depuis1927.

Elle a été construite dans la première moitié duIVe siècle dans le quartier nord-est de la ville ouverte duHaut Empire, probablement en réponse à l'insécurité qui régnait en Gaule à cette période. De nombreuses cités adoptaient alors des dispositifs similaires. Sa mise en place ne s'est cependant manifestement pas opérée dans l'urgence. Cette enceinte d'un périmètre de 1 245 mètres, édifiée exclusivement au moyen de matériaux de remploi prélevés sur les bâtiments en place, prenait appui sur l'amphithéâtre de Tours qui fut aménagé en porte monumentale au sud de la ville nouvelle ; une quinzaine de tours la renforçaient et elle était percée de plusieurs portes et poternes ; la Loire baignait sa muraille nord. Quand Tours s'agrandit et se dota de nouvelles enceintes auXIIe siècle puis deux siècles plus tard, la muraille ducastrum servit de base à la partie est des nouvelles réalisations.

Les fouilles archéologiques minutieuses réalisées de 1974 à 1978 sur le site duchâteau de Tours (appelé « site 3 » par les archéologues), suivies des études exhaustives du début desannées 1980, complétées à la fin duXXe siècle et au début duXXIe siècle, permettent à présent de bien appréhender son architecture. L'incertitude est cependant encore presque totale quant à la structuration de l'espace à l'intérieur de la Cité, les neuf hectares enclos par l'enceinte, le nombre et les caractéristiques sociales de ses résidents ; une hypothèse semble toutefois prendre corps, qui verrait la moitié nord de l'espace habitée par des « civils », dont des représentants du pouvoir administratif, la moitié sud étant réservée aux religieux, autour du pôle épiscopal. Enfin, la ville de Tours du Bas-Empire ne se résolvait certainement pas à ce réduit fortifié, mais l'organisation de l'espace hors-les-murs reste en 2014 une énigme.

Ermitage Saint-Guillem de Combret

Vue de l'ermitage.
Vue de l'ermitage.

L'ermitage Saint-Guillem de Combret est une petite chapelleromane rurale située sur le flanc méridional dumassif du Canigou, dans ledépartement français desPyrénées-Orientales. Il se trouve à égale distance des villages dePrats-de-Mollo, siège de la paroisse dont dépendait la chapelle, et duTech, chef-lieu de la commune à laquelle elle appartient.

Selon la légende, la chapelle fut construite par un ermite nommé Guillem qui, au début duMoyen Âge, se serait installé en ce lieu après avoir défait les esprits mauvais qui le hantaient. La constructionromane date duXIIe siècle, peut-être appuyée sur un bâtiment un peu plus ancien. La chapelle est classéemonument historique, de même que divers objets (dont une cloche rare en fer forgé) qui en sont issus. Deuxmanuscrits médiévaux destinés aux prêtres officiant dans cette église sont également parvenus jusqu'auXXIe siècle.

L'ermitage est attesté depuis plus de mille ans comme lieu d'accueil et de repos des voyageurs. Son site est traversé par plusieurssentiers de randonnée et propose unrefuge, en cours de reconstruction en 2014. Si elle n'abrite plus d'ermite depuis 1840, l'église est encore un lieu de recueillement deux fois par an, lors de festivités religieuses traditionnelles catalanes (aplecs) pour les fêtes de saint Guillem et de sainte Marie-Madeleine, à qui elle était originellement dédiée.

Fort de Planoise

Vue générale du fort
Vue générale de l'édifice

Lefort de Planoise, de son nom officielfort Moncey, est un ensemble de fortifications militairesbisontines de typeSéré de Rivières dont l'ouvrage le plus important est le fort principal situé au centre d'un véritable môle, regroupant plusieurs abris, des chemins de traverses ainsi que quatre grandes batteries annexes utilisées pour le stockage de poudre, le casernement et l'usage de mortiers. L'ensemble fortifié fut bâti àBesançon, enFrance, entre 1877 et 1892 dans le but de protéger le pont d'Avanne-Aveney interdisant les routes deDijon et deLyon, plusieurs voies ferrées capitales ainsi que pour soutenir de nombreuses batteries de la ville.

Dans leur architecture, les ouvrages du fort ne comprennent pas globalement d'éléments particulièrement techniques ou technologiques avancés pour l'époque. On note cependant une spécificité concernant la façade du front de gorge, ainsi que la présence d'une batterie unique en son genre car elle fut réalisée en fonction dumortier 200 mm de Bange MIe 1880 et MIe 1881. Aussi, le grand nombre d'ouvrages qui composent la place sur près de dix hectares rendent le site de Planoise particulier, car il est en effet le plus grand complexe militaire de Besançon intra-muros, et le second de l'agglomération après lemôle défensif de Montfaucon.

Malgré sa position stratégique primordiale, le fort de Planoise ne fut pas utilisé lors de conflits, comme pendant laPremière ou laSeconde Guerre mondiale à l'instar d'autres édifices militaires importants. Entre 1976 et 2013, le fort était utilisé par leMouvement Emmaüs de Besançon comme lieu de vente. Sa visite est de ce fait soumise à autorisation, bien que les nombreuses batteries et ouvrages annexes soient libres d'accès. Les alentours de l'édifice ainsi que toute la colline sont un lieu de promenade et depique-nique privilégié pour les Bisontins en recherche de verdure et d'un large panorama sur la capitale comtoise, ainsi qu'une piste prisée pour l'exercice duparapente.

Fortifications de la Rhune à l'époque contemporaine

La Rhune depuis un avant-poste espagnol situé sur le Mandalé.
La Rhune depuis un avant-poste espagnol situé sur le Mandalé.

Lesfortifications de la Rhune à l’époque contemporaine sont desouvrages militaires, situés sur la montagne dela Rhune, à proximité immédiate et à l'ouest de lafrontière entre l'Espagne et la France. Ils ont été construits pour certains d’entre eux lors de lacampagne de 1793 - 1794 et réutilisés par la suite pour contenir l'avancée des troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise du futurduc de Wellington. Plus de vingtredoutes se répartissent sur le territoire des communes d'Ascain, deSare et d'Urrugne et partiellement sur ceux deSaint-Pée-sur-Nivelle et deBiriatou.

Les combats de la fin duXVIIIe siècle se sont déroulés principalement sur la commune d’Urrugne. Les forcesrévolutionnaires sont alors déployées dans les redoutesLouisXIV, de Bertuste, de la Bayonnette et des Émigrés situées sur la frontière et surveillant laBidassoa ainsi que la route qui vient deVera de Bidassoa. Le dispositif parvient à contenir l’avancée des assaillants espagnols.Théophile de La Tour d'Auvergne, « premier grenadier de la République », s’illustre particulièrement durant ces affrontements.

Toute autre est la situation du début duXIXe siècle. Wellington s’avance en conquérant et essaie avec succès de faire sauter le verrou de Sare, en partant à l’assaut des pentes de la Rhune, avant de se diriger versBayonne. Sous les ordres dumaréchal Soult, l’armée française résiste vaillamment en défendant les redoutes de Zuhalmendi, de Grenada ou de la chapelle de la Madeleine. La faiblesse du dispositif, mal adapté à des actions de contre-attaque, alliée à l’inexpérience des défenseurs des redoutes d’Ermitebaïta et de Mendibidea, permet aux troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise de pénétrer le dispositif de défense et, finalement, de repousser les forces françaises vers Saint-Pée-sur-Nivelle.

Les redoutes, perchées sur les hauteurs, sont construites selon deux plans principaux, adaptés à la topographie. On trouve ainsi des redoutes en étoile, comme celle de Santa-Barbara, celle dite « de la borne frontière 29 » (BF 29), ou encore celle de la Bayonnette. D’autres forment des quadrilatères assez réguliers, telle la redoute de la chapelle de la Madeleine, ou des pentagones, comme la redoute des Émigrés ou celle de la chapelle d’Olhain. Un troisième type regroupe des formes moins usitées, comme l’ovoïde redouteLouis XIV de Sare, qui est probablement une réutilisation d’un ouvrageprotohistorique. Treize de ces fortifications font l'objet d'une inscription au titre desmonuments historiques.

Pont du Golden Gate

Le pont du Golden Gate.
Le pont du Golden Gate.

Lepont du Golden Gate (enanglaisGolden Gate Bridge) est unpont suspenduaméricain situé dans l'État deCalifornie, traversant leGolden Gate,détroit par lequel labaie de San Francisco débouche dans l’océan Pacifique. Il permet ainsi de relier la ville deSan Francisco, située à la pointe nord de lapéninsule de San Francisco, à la ville deSausalito, située à la pointe sud de la péninsule ducomté de Marin. Financée par laWork Projects Administration, sa construction, qui se heurte à de nombreuses difficultés, débute en1933 et s’étale sur une durée de quatre ans, pour s’achever en1937.

Jusqu’en 1964, c'est le pont suspendu le plus long du monde et constitue auXXIe siècle le monument le plus célèbre de San Francisco. Il est en outre aisément reconnaissable à sa couleurorange international et à l’architecture de ses deux pylônes. Selon un classement de l’American Society of Civil Engineers, l'ouvrage d'art fait partie desSept Merveilles du monde moderne.

Grande mosquée de Kairouan

Galerie devant la salle de prière de la mosquée.
Galerie devant la salle de prière de la mosquée.

Lagrande mosquée de Kairouan (arabe :الجامع الكبير بالقيروان), également appeléemosquée Oqba Ibn Nafi (arabe :جامع عقبة بن نافع) en souvenir de son fondateur, est l'une des principalesmosquées deTunisie située àKairouan, parfois considérée comme la quatrième ville sainte de l'islam. L'édifice reste le sanctuaire le plus ancien et le plus prestigieux de l'Occident musulman. Il a été classé, avec la ville de Kairouan, aupatrimoine mondial de l'Unesco en1988.

Élevée parOqba Ibn Nafi al-Fihri à partir de670 (correspondant à l'an 50 de l'hégire), alors que la ville de Kairouan est fondée, elle est considérée, dans leMaghreb, comme l'ancêtre de toutes les mosquées de la région aussi bien que l'un des plus importants monuments islamiques et un chef-d'œuvre universel d'architecture. D'un point de vue esthétique, la grande mosquée de Kairouan apparaît comme le plus bel édifice de la civilisation musulmane au Maghreb. Son ancienneté et la qualité de son architecture font d'elle un joyau de l'art islamique. Nombreux sont les ouvrages et les manuels d'art musulman qui font référence à la mosquée…

Hameau de la Reine

Le hameau, tel qu'il se présente au visiteur venant du pavillon de Jussieu.
Le hameau, tel qu'il se présente au visiteur venant du pavillon de Jussieu.

Lehameau de la Reine est unedépendance duPetit Trianon située dans leparc duchâteau de Versailles, dans lesYvelines, enFrance. Cehameau d'agrément fut commandé durant l'hiver17821783 par la reineMarie-Antoinette qui souhaitait s'éloigner des contraintes de la cour de Versailles, avec la nostalgie d'une vie plus rustique, dans un décor de nature inspiré par les écrits deRousseau, un petit paradis où le théâtre et la fête lui feraient oublier sa condition de reine. Ce lieu champêtre, qui était aussi une exploitation agricole, marquait l'influence des idées desphysiocrates et philosophes desLumières sur l'aristocratie de l'époque. La construction en fut confiée à l'architecteRichard Mique sur l'inspiration duhameau de Chantilly et des dessins du peintreHubert Robert.

Autour d'unétang artificiel pour la pêche à la carpe et au brochet, Richard Mique fit ériger douzechaumières à pans de bois, d'inspiration normande ou flamande, dans la partie nord desjardins, aux abords du Petit Trianon et dans le prolongement dujardin anglais. Uneferme pour produire du lait et des œufs pour la reine, une tour en guise de phare, uncolombier, unboudoir, unegrange, unmoulin, une maison pour le garde furent ainsi construits, chaque bâtiment étant agrémenté d'unpotager, d'unverger ou d'un jardin fleuri. La plus importante de ces maisons est la « Maison de la Reine » au centre du hameau, que divise une rivière traversée par un petit pont de pierre.

Abandonné après laRévolution française, le hameau de la Reine a fait l'objet de trois campagnes majeures de restauration : l'une menée parNapoléonIer de1810 à1812 représente l'essentiel de la base actuelle. La deuxième a été réalisée grâce aumécénat deJohn Rockefeller Jr dans lesannées 1930. Enfin, le hameau a été rénové à partir desannées 1990, sous l'impulsion dePierre-André Lablaude,architecte en chef des monuments historiques, et il a été ouvert au public en 2006 au sein d'un espace nomméDomaine de Marie-Antoinette.

Hôpital Saint-Jacques (Nantes)

Entrée principale de l'hôpital Saint-Jacques avec la chapelle au centre.
Entrée principale de l'hôpital Saint-Jacques avec la chapelle au centre.

L'hôpital Saint-Jacques est le deuxième plus ancien des sept établissements hospitaliers gérés par leCentre hospitalier universitaire de la ville deNantes (France), sur le territoire de laquelle il est implanté. Il se situe le long de la rive gauche de laLoire (bras de Pirmil), dans lequartier Saint-Jacques, au sud de la ville.

Édifié au début duXIXe siècle sur l'emplacement d'un ancienprieuré devenu dépôt de mendicité, il est destiné à remplacer l'hospice municipal alors en activité, baptiséSanitat, devenu vétuste. À l'origine, le rôle de Saint-Jacques est d'offrir un hospice pour les aliénés, les vieillards indigents et les orphelins. Conçu selon les connaissances les plus avancées du début duXIXe siècle, il est l'objet d'aménagements réguliers pour répondre à l'évolution des techniques médicales et sanitaires, et à l'augmentation de la population accueillie. La destruction de l'Hôtel-Dieu, en 1943, fait de Saint-Jacques le grand hôpital généraliste de l'agglomération nantaise jusqu'en 1967. Il retrouve par la suite sa vocation d'origine, et est consacré à lagériatrie et à lapsychiatrie.

Hôtel-Dieu de Carpentras

Façade principale
Façade principale

L'hôtel-Dieu de Carpentras, construit au milieu duXVIIIe siècle, est l'un des hôpitaux de la capitale duComtat Venaissin. S'il ne fut pas le premier deCarpentras, il fut le plus imposant. Succédant à cinq autres établissements hospitaliers dont les durées de fonctionnement se chevauchèrent souvent, il fut commandité parJoseph-Dominique d'Inguimbert, dit dom Malachie,évêque de Carpentras, et le rôle qui fut le sien pendant deux siècles n'est pas indépendant de l'histoire de ses prédécesseurs. Il en est à la fois le successeur et l'aboutissement. Sa construction commença en1750, et il fut desservi, selon la volonté de l'évêque, par des sœurs hospitalières à partir de1764.

Son architecte,Antoine d'Allemand, selon les instructions de dom Malachie, avait construit des pièces et des ensembles vastes et confortables. Cette option permit, au fil des décennies, soit de restaurer, soit d'adapter les bâtiments et les services hospitaliers. Le plus grand dommage qu'il eut à subir fut un incendie qui se déclara en1847 et détruisit la quasi-totalité de la toiture ainsi qu'une partie de l'escalier et du hall d'honneur. Il put être restauré et réaménagé grâce àIsidore Moricelly, qui légua sa fortune à sa ville natale. Ceci permit aussi de créer, au cours de l'année1934, en annexe de l'hôtel-Dieu, une clinique d'accouchement qui porta son nom. Cet ensemble resta en fonction jusqu'en2002 ; tous ses services furent alors transférés dans le nouveauPôle-Santé. Classé monument historique dès1862, ses locaux sont prévus pour accueillir la nouvelleBibliothèque Inguimbertine en2015. Depuisnovembre 2008, sa cour d'honneur reçoit, en saison, lemarché aux truffes, l'un des plus importants de France.

Jardin archéologique de l'hôpital de Lisieux

Vue des éléments du præfurnium des thermes privés de la villa.
Vue des éléments dupræfurnium des thermes privés de la villa.

Lejardin archéologique de l'hôpital est unjardin public situé à proximité de l'hôpital Robert-Bisson, àLisieux, dans le département duCalvados (enBasse-Normandie). Les vestiges gallo-romains exposés ont été dégagés lors des fouilles archéologiques effectuées de1978 à1985, et comprennent unédifice thermal et un édifice privé ; les archéologues ont pu retracer l'histoire de ce quartier duIer siècle auIIIe siècle.

Lors des fouilles, fut découvert undécor peint riche et d'une grande qualité,« excellent témoignage sur la peinture romaine en Gaule auIIe siècle ». Les représentations figurées similaires à celles découvertes sur le site sont très exceptionnelles, moins de six ensembles de cette qualité étant connus pour laGaule.

Joseph Priestley House

Façade arrière de la Joseph Priestley House vue depuis la Priestley Avenue en 2007.
Façade arrière de laJoseph Priestley House vue depuis laPriestley Avenue en 2007.

LaJoseph Priestley House est la demeureaméricaine duthéologien,prêtre dissident,philosophe naturel,pédagogue etthéoricien de la politique duXVIIIe siècle, lebritanniqueJoseph Priestley (1733-1804). Il y vécut de1798, jusqu’à sa mort en1804. Située àNorthumberland, dans une région rurale dePennsylvanie, la maison, conçue par son épouse Mary Priestley, en stylegéorgien et avec quelques accentsfédéralistes, est aujourd’hui un musée dédié à son célèbre propriétaire.

Fuyant les persécutions religieuses et les troubles politiques auRoyaume-Uni, les Priestley émigrent auxÉtats-Unis en1794, à la recherche d’une vie paisible. Cependant, des différends politiques et troubles familiaux s’acharnent sur Priestley au cours des dix dernières années de son existence.

Après la mort des Priestley, leur maison reste en mains privées jusqu’au tournant duXXe siècle, lorsque George Gilbert Pond, professeur de chimie à ce qui est aujourd’hui l’Université d’État de Pennsylvanie, l’achète et tente d’y fonder le premier musée Priestley. Il meurt avant d’avoir pu achever son projet et ce n’est pas avant lesannées 1960 que la maison est restaurée par laPennsylvania Historical and Museum Commission et leNational Historic Landmark. Une seconde rénovation est entreprise dans lesannées 1990, pour lui redonner l’aspect qu’elle avait à l’époque de Priestley. La maison a souvent servi aux célébrations de l’American Chemical Society (la société américaine de chimie), qui y célébra, par exemple, le centenaire puis le bicentenaire de la découverte de l’oxygène par Priestley, ainsi que le 250e anniversaire de sa naissance.

Léonard de Vinci

Léonard de Vinci
Léonard de Vinci

Léonard de Vinci (Leonardo di ser Piero da VinciLeonardo di serP iero da Vinciécouter, ditLeonardo da Vinci), né àVinci le et mort àAmboise le, est unpeintreitalien et unhomme d'esprit universel, à la foisartiste,scientifique,ingénieur,inventeur,anatomiste,peintre,sculpteur,architecte,urbaniste,botaniste,musicien,poète,philosophe etécrivain.

Après son enfance à Vinci, Léonard est élève auprès du célèbre peintre et sculpteur florentinAndrea del Verrocchio. Ses premiers travaux importants sont réalisés au service du ducLudovic Sforza àMilan. Il œuvre ensuite àRome,Bologne etVenise et passe les dernières années de sa vie enFrance, à l'invitation du roiFrançois Ier.

Léonard de Vinci est souvent décrit comme l'archétype et lesymbole de l'homme de laRenaissance, ungénie universel et unphilosophehumaniste dont la curiosité infinie est seulement égalée par la force d'invention. Il est considéré comme un des plus grands peintres de tous les temps et peut-être la personne la plus talentueuse dans le plus grand nombre de domaines différents ayant jamais vécu.

C'est d'abord comme peintre que Léonard de Vinci est reconnu. Deux de ses œuvres,La Joconde etLa Cène, sont des peintures très célèbres, souvent copiées et parodiées, et son dessin del’Homme de Vitruve est également repris dans de nombreux travaux dérivés. Seules une quinzaine d'œuvres sont parvenues jusqu'à nous ; ce petit nombre est dû à ses expérimentations constantes et parfois désastreuses de nouvelles techniques et à saprocrastination chronique. Néanmoins, ces quelques œuvres, jointes à sescarnets, qui contiennent des dessins, des diagrammes scientifiques et des réflexions sur la nature de la peinture, sont un legs aux générations suivantes d'artistes seulement égalé parMichel-Ange.

Comme ingénieur et inventeur, Léonard développe des idées très en avance sur son temps, comme l'avion, l'hélicoptère, lechar de combat, lesous-marin jusqu'à l'automobile. Très peu de ses projets sont construits, ou même seulement réalisables de son vivant, mais certaines de ses plus petites inventions comme une machine pour mesurer lalimite élastique d'un câble entrent dans le monde de la manufacture. En tant que scientifique, Léonard de Vinci a beaucoup fait progresser la connaissance dans les domaines de l'anatomie, dugénie civil, de l'optique et de l'hydrodynamique.

Monastère d'Arkadi

Façade de l'église dans l'enceinte du monastère.
Façade de l'église dans l'enceinte du monastère.

Lemonastère d'Arkadi (engrec :Μονή Αρκαδίου /Moní Arkadhíou) est unmonastère orthodoxe situé sur un plateau fertile à 23 km au sud-est deRethymnon, sur l'île deCrète (enGrèce).

L'église actuelle date duXVIe siècle et est marquée par l'influence de laRenaissance, l'île étantvénitienne à cette époque. Cette influence est visible dans l'architecture, qui mélange élémentsromans etbaroques. Cette église à deuxnefs fut détruite par les Turcs en1866, et reconstruite depuis. Dès leXVIe siècle, le monastère fut un lieu de science et d'art, possédant une école, et une bibliothèque riche de nombreux livres anciens. Entouré d'épaisses et hautes murailles et situé sur un plateau difficilement accessible, le monastère est une véritable forteresse.

Arkadi fut un centre actif et un des hauts lieux de la résistance contre l'occupation ottomane, ce qui fit sa célébrité. Pendant la révolte crétoise de1866, 943 Grecs y trouvèrent refuge : des résistants et une majorité de femmes et d'enfants. Après trois jours de combat, et sur les ordres du supérieur du monastère, l'higoumène Gabriel, les Crétois firent sauter les barils de poudre, préférant se sacrifier plutôt que de se rendre. Tous sauf une centaine sont morts lors de l'assaut. 1 500 Turcs et Égyptiens périrent aussi dans la bataille.

Le monastère est devenu aujourd'hui un sanctuaire national en l'honneur de la résistance crétoise. Le8 novembre est désormais le jour de fêtes commémoratives, à Arkadi et àRethymnon. L'explosion ne mit pas un terme à l'insurrection crétoise, mais attira l'attention de l'Europe sur ce peuple, qui se battait pour son indépendance.

Monument de la Liberté

LeMonument de la Liberté (letton :Brīvības Piemineklis), situé àRīga enLettonie, est unmémorial érigé en l'honneur des soldats morts au combat durant laGuerre d'indépendance lettone (1918-1920). Inauguré le lors du 17e anniversaire de l'indépendance du pays, ce monument est appelé affectueusement « Milda » par les habitants de la ville. Considéré comme un symbole important de la liberté, de l'indépendance et de la souveraineté de la Lettonie, il est souvent le lieu central de manifestations publiques et de cérémonies officielles. C'est également le monument le plus haut d'Europe dans son genre avec une hauteur de 42 mètres.

Les nombreuxbas-reliefs et sculptures du Monument de la Liberté dépeignent la culture et l'histoire de la Lettonie. L'idée du monument voit le jour au début desannées 1920, lorsque le Premier ministre de Lettonie,Zigfrīds Anna Meierovics, lance différents concours en vue de la conception d'une colonne du mémorial. Après plusieurs concours, le monument est finalement construit au début desannées 1930, selon le projet vainqueur intitulé « Brille comme une étoile ! » du sculpteur lettonKārlis Zāle. Les travaux de construction sont financés par des dons privés...

Motte castrale

Le château à motte de Saint-Sylvain-d’Anjou, reconstitution d’une motte du XIe siècle.
Le château à motte de Saint-Sylvain-d’Anjou, reconstitution d’une motte duXIe siècle.

Lamotte castrale est un ouvrage de défense construit en terre et bois dans l’Occident médiéval entre la fin duXe siècle et le début duXIIIe siècle selon les régions. Nouvel élément fort de l’organisation spatiale de l’an mil, elle sert également de résidenceseigneuriale et favorise la vie économique.

Il est généralement composé d’un rehaussement important de terre rapportée et tassée, de forme circulaire, lamotte, au sommet de laquelle est édifiée une tour de bois ayant fonction dedonjon.

La motte est considérée comme le précurseur duchâteau fort.

Ordre cistercien

Blason de l'ordre.

L’ordre cistercien (ordo cisterciensis, o. cist.), également connu sous le nom d’ordre de Cîteaux ou encore desaint ordre de Cîteaux (sacer ordro cisterciensis,s.o.c.) est unordre monastiquechrétien réformé, son origine remonte à la fondation de l'abbaye de Cîteaux parRobert de Molesme en1098.

L'ordre cistercien va jouer un rôle de premier plan dans l'histoire religieuse duXIIe siècle. Par son organisation et par son autorité spirituelle, il s'impose dans tout l'Occident, jusque sur ses franges. Son influence se révèle particulièrement forte à l'est de l'Elbe où l'ordre fait « progresser à la fois lechristianisme, la civilisation et la mise en valeur des terres ».

Restauration de larègle bénédictine inspirée par laréforme grégorienne, l'ordre cistercien promeut ascétisme, rigueur liturgique et érige, dans une certaine mesure, le travail comme une valeur cardinale, ainsi que le prouve son patrimoine technique, artistique et architectural. Outre le rôle social, qu’il occupe jusqu’à laRévolution, l’ordre exerce une influence de premier plan dans les domaines intellectuel ou économique ainsi que dans le domaine des arts et de la spiritualité.

Il doit son considérable développement àBernard de Clairvaux (1090-1153), homme d’une personnalité et d’un charisme exceptionnels. Son rayonnement et son prestige personnel en ont fait auXIIe siècle le plus célèbre des cisterciens. S'il n'en est le fondateur, il demeure le maître spirituel de l’ordre.

L'ordre cistercien comprend aujourd'hui plusieurs obédiences et congrégations. L'ordre de la « Commune Observance » comptait en 1988 plus de 1 300 moines et de 1 500 moniales, répartis respectivement dans 62 et 64 monastères. L'ordre cistercien de la stricte observance (aussi appelé o.c.s.o.) comprend actuellement près de 3 000 religieux trappistes et 1 875 trappistines, répartis respectivement dans quatre-vingt-onze abbayes et soixante couvents dans le monde entier.

Le symbole de l'ordre est la feuille d'eau (cîteaux).

Palais d'Aix-la-Chapelle

L'octogone de la chapelle du palais d'Aix-la-Chapelle

Lepalais d'Aix-la-Chapelle était un ensemble de bâtiments résidentiels, politiques et religieux choisi parCharlemagne pour être le centre du pouvoircarolingien. Le palais était situé dans la ville actuelle d’Aix-la-Chapelle qui se trouve au nord-ouest de l’Allemagne, dans leLand deRhénanie-du-Nord-Westphalie. L’essentiel du palais carolingien a été construit dans lesannées 790, mais les travaux continuèrent jusqu’à la mort de Charlemagne en814. C’estEudes de Metz qui dessina les plans du palais qui s’inscrivait dans le programme de rénovation du royaume voulue par le souverain. Aujourd’hui, la majeure partie du palais a été détruite, mais il subsiste la chapelle palatine qui est considérée comme l’un des trésors de l’architecture carolingienne ainsi qu'un exemple d’architecture caractéristique de laRenaissance carolingienne.

Palais des papes d'Avignon

LePalais des papes, àAvignon, est la plus grande des constructionsgothiques duMoyen Âge. À la fois forteresse et palais, la résidence pontificale fut pendant leXIVe siècle le siège de la chrétienté d'Occident. Six conclaves se sont tenus dans le palais d'Avignon qui aboutirent à l'élection deBenoît XII, en1335 ; deClément VI, en1342 ; d'Innocent VI, en1352 ; d'Urbain V, en1362 ; deGrégoire XI, en1370, et deBenoît XIII, en1394.

Le palais, qui est l'imbrication de deux bâtiments, le palais vieux de Benoît XII, véritable forteresse assise sur l'inexpugnable rocher des Doms, et le palais neuf de Clément VI, le plus fastueux des pontifes avignonnais, est non seulement le plus grand édifice gothique mais aussi celui où s'est exprimé dans toute sa plénitude le style dugothique international. Il est le fruit, pour sa construction et son ornementation, du travail conjoint des meilleurs architectesfrançais, Pierre Peysson et Jean du Louvres, dit de Loubières, et des plus grands fresquistes de l'École deSienne,Simone Martini etMatteo Giovanetti.

De plus la bibliothèque pontificale d'Avignon, la plus grande d'Europe à l'époque avec 2 000 volumes, cristallisa autour d'elle un groupe de clercs passionnés de belles-lettres dont allait être issuPétrarque, le fondateur de l'humanisme. Tandis que la chapelle clémentine, dite Grande Chapelle, attira à ellecompositeurs,chantres etmusiciens. Ce fut là que Clément VI apprécia laMesse de Notre-Dame deGuillaume de Machault, quePhilippe de Vitry, à son invite, put donner la pleine mesure de sonArs Nova et que vint étudierJohannes Ciconia.

Le palais fut aussi le lieu qui, par son ampleur, permit « une transformation générale du mode de vie et d'organisation de l'Église ». Il facilita la centralisation des services et l'adaptation de leur fonctionnement aux besoins pontificaux en permettant de créer une véritable administration. Les effectifs de la Curie, de 200, à la fin duXIIIe siècle, étaient passés à 300 au début duXIVe siècle, pour atteindre 500 personnes en1316. À cela s'ajoutèrent plus d'un millier de fonctionnaires laïcs qui purent œuvrer à l'intérieur du palais...

Palais des papes de Sorgues

Palais des papes de Sorgues, album Laincel, musée Calvet.
Palais des papes de Sorgues, album Laincel, musée Calvet.

Lepalais des papes de Sorgues est la première résidence pontificale construite par lapapauté d'Avignon auXIVe siècle. Il fut voulu parJean XXII et sa construction précède de 18 ans celle dupalais des papes d'Avignon. Cette demeure somptueuse a servi de modèle pour l'édification deslivrées cardinalices avignonnaises. Il n'en reste aujourd'hui que des vestiges, le palais ayant été démantelé au cours de laRévolution française par les entrepreneurs en bâtiment auxquels la commune deSorgues l'avait vendu.

Ce site est encore méconnu, y compris par les historiens, puisqu'il reste d'une part à comparer les archives de Rome et d'Avignon, qui seules peuvent permettre d'affiner les connaissances actuelles sur le bâtiment, ses occupants, ses visiteurs, ses restaurations et sa destruction, d'autre part à engager des fouilles archéologiques, les ruines actuelles (palais, verger, annexes et environnement médiéval) étant toujours enfouies sous deux à trois mètres de limon.

Panthéon (Rome)

Vue d'ensemble du Panthéon.
Vue d'ensemble du Panthéon.

LePanthéon deRome est un édifice religieux antique situé sur lapiazza della Rotonda (Rome), bâti sur l'ordre d'Agrippa auIer siècle av. J.-C. Endommagé par plusieurs incendies, il fut entièrement reconstruit sousHadrien (début duIIe siècle) et restauré sousSeptime Sévère (début duIIIe siècle). À l’origine, le Panthéon est untemple dédié à toutes les divinités de lareligion antique. Il est converti enéglise auVIIe siècle par lepapeBoniface IV et devient labasiliquede la Sainte Vierge aux Martyrs. C’est le plus grand monument de laRome antique qui soit parvenu en l'état après presque deux millénaires, malgré le pillage de sa décoration de marbre et de bronze et les additions décoratives des architectes desXVIIe etXVIIIe siècles qui ont fragilisé sa coupole. Les travaux de restauration réalisés à la fin duXIXe siècle et au cours duXXe siècle ont dégagé le monument de ses constructions parasites, réparé et consolidé ses structures et permis l'étude archéologique des bâtiments antiques.

Le Panthéon supporte la plus grandecoupole de toute l’Antiquité avec 150 pieds romains soit 43,30 m de diamètre à l'intérieur, qui reste la plus grande du monde enbéton de ciment non armé.

Parc national de Kejimkujik

Lac Kejimkujik
Lac Kejimkujik

Leparc national de Kejimkujik est unparc national duCanada situé enNouvelle-Écosse, à environ 174 km à l'ouest d'Halifax. Le parc qui protège 404 km2 comporte deux secteurs. Le principal, dans unepénéplaine du centre-sud de la province, protège uneforêt mixte, descours d'eau et deslacs peu profonds. Il est riche de plusieurs espèces animales et végétales qui ne sont ordinairement présents que beaucoup plus au sud sur la côte atlantique. Le parc possède aussi une annexe sur l'océan Atlantique avec une côte découpée avec deux lagunes et des plages où niche lepluvier siffleur.

Les terres du parc sont occupées depuis au moins 4 500 ans par lesMicmacs et leurs aïeux, comme en témoignent 38 sites archéologiques et trois sites villageois micmacs. Il comporte aussi quatre sites depétroglyphes — l'un des plus important regroupement de l'est de l'Amérique du Nord. Partiellement abandonné à l'arrivée desFrançais enAcadie, les Micmacs sont retournés sur le site au cours duXIXe siècle pour tenter d'en cultiver le sol avant de servir par la suite de guides de chasse et de pêche.

La partie centrale a été reconnue en 1994 commelieu historique national en tant quepaysage culturel commémorant la vie des Micmacs en ces lieux.

Le région du parc a servi au cours duXIXe siècle pour l'agriculture, l'exploitation forestière et a même connu une petiteruée vers l'or. À partir du début duXXe siècle, plusieurs clubs dechasse et depêche s'installent sur le territoire, ouvrant ainsi le temps de sa vocation touristique. Le parc a été créé en1967 suite à une entente fédérale-provinciale officialisée en1974.

Administré parParcs Canada, le parc est fréquenté par 54 000 visiteurs par an. Depuis 2001, le parc est inclus comme aire centrale de laréserve de biosphère deSouthwest Nova, reconnue par l'UNESCO. Il est aussi reconnu commeréserve de ciel étoilé par lasociété royale d'astronomie du Canada et son annexe côtière fait partie d'unezone importante pour la conservation des oiseaux.

Parc national du mont Rainier

Vue du mont Rainier.
Vue du mont Rainier.

Leparc national du Mont Rainier (enanglais :Mount Rainier National Park) est unparc national américain situé dans l'État deWashington dans le Nord-Ouest desÉtats-Unis.

Couvrant une superficie de près de 956 km2, ce parc est célèbre pour lemont Rainier. Cet imposantstratovolcan, dont le sommet culmine à plus de 4 000 m, appartient au massif de lachaîne des Cascades.

L'occupation humaine de la région remonte à près de 8 000 ans, lorsque desPaléoaméricains l'arpentent pourchasser et pratiquer lacueillette. Après l'arrivée des premiers explorateurs d'origineeuropéenne, les tribus locales delangues salish sont très touchées par des épidémies devariole amenée sur le continent par les colons dès la fin duXVIIIe siècle.

La région devient le cinquième parc national américain le durant la présidence deWilliam McKinley. Administré par leNational Park Service, dont la mission est de protéger ses richesses naturelles et culturelles, le parc abrite plus de 1 000 espèces végétales et plus de 300 espèces devertébrés.

Pavillon français

Façade Est du Pavillon français
Façade Est du Pavillon français

LePavillon français est unefabrique de jardin construite pourLouisXV etMadame de Pompadour parAnge-Jacques Gabriel au sein duJardin français duPetit Trianon, dans leparc du château de Versailles.

Construit en 1750, ce pavillon s'intègre au cœur du jardinà la française et les hautes portes-fenêtres ouvrent sur ses perspectives. À la fois centre et prolongement naturel du « nouveau jardin du roi » créé pour le divertir de sa mélancolie, il sert de salon de musique, de jeu et de conversation. Il est considéré comme un chef-d'œuvre d'équilibre entre noblesse et fantaisie. L'originalité de son plan comprend, au sein d'un large cercle, un salon octogonal accosté de quatre petits cabinets carrés disposés en croix.

Lescroisées, sur des façades en pierres derefend, sont surmontées demascarons représentant les saisons, exécutés parJules-Antoine Rousseau. Labalustrade est animée de huit groupes d'enfants, allégories des quatre saisons et desquatre éléments, et huit vases de fleurs, du même sculpteur. Le salon circulaire est décoré de lambris sculptés parJacques Verbeckt, autrefois couverts de couleurs pastels assorties à l'atmosphère champêtre et désormais en dorures. Huit colonnescorinthiennes soutiennent une corniche ornée de diversgallinacés, en évocation de laménagerie domestique toute proche.

Transformé en café durant laRévolution française, il redevient avec l'Empire un lieu de fête comme sous l'Ancien Régime avant de se dégrader lentement. Il bénéficie d'une première campagne de restauration à la fin duXIXe siècle, peu fidèle à l'état initial, avant d'être entièrement restauré en 2008. Classé avec lechâteau de Versailles et ses dépendances au titre desmonuments historiques par laliste de 1862 et par arrêté du 31 octobre 1906, il est accessible au public dans le cadre dumusée national des châteaux de Versailles et de Trianon, au sein duDomaine de Marie-Antoinette.

Pemberley

Chatsworth, peint par William Marlow, tel qu'a pu le voir Jane Austen, lorsqu'elle imaginait Pemberley.
Chatsworth, peint par William Marlow, tel qu'a pu le voir Jane Austen, lorsqu'elle imaginait Pemberley.

Pemberley est unepropriétéfictive citée dans leromanOrgueil et Préjugés, l'œuvre la plus célèbre de la femme de lettres britanniqueJane Austen, paru en1813. C'est le domaine et la résidence ancestrale (Country House) deMr Darcy, le principalpersonnage masculin du récit. Ce domaine imaginaire, qu'elle situe dans leDerbyshire, à cinqmiles de la petite ville tout aussi fictive de Lambton, est considéré par ceux qui ont la chance de le fréquenter comme un endroit « délicieux » et un modèle inimitable. Elle le décrit de façon beaucoup plus précise et détaillée que tous les autres domaines présentés dans ses six romans.

On considère habituellement que Jane Austen s'est inspirée deChatsworth, le grand domaine desCavendish, situé près deBakewell dans leparc national de Peak District et propriété, au moment de la publication du roman, du6educ de Devonshire,William Cavendish. Cependant, la manière dont est présenté Pemberley et la place particulière qu'il tient dans ladiégèse font de cette grande propriété au luxe discret, en totale harmonie avec son cadre naturel, un espacesymbolique. Point d'aboutissement du roman et de la quête de l'héroïne, c'est un lieu de vieidéal qui reflète parfaitement la personnalité profonde de son propriétaire ainsi que ses qualités morales. La visite du domaine est une révélation pourElizabeth Bennet et l'aide à se débarrasser de ses derniers préjugés ; l'arrivée, impromptue, du propriétaire lui permet, à elle, de rencontrer le « véritable » Darcy, et au lecteur d'anticiper le dénouement romanesque.

Pétra

Vue d'Al Khazneh
Vue d'Al Khazneh

Pétra (deπέτραpetra, « rocher » engrec ancien ;البتراءAl-Butrāʾ enarabe), de son nomsémitiqueReqem ouRaqmu (« la Bariolée »), est une ancienne citétroglodytique située dans l'actuelleJordanie, au cœur d'un bassin bordé par les montagnes qui forment le flanc oriental de l'Arabah (Wadi Araba), grande vallée prolongeant legrand rift vers le nord et qui s'étend de lamer Morte augolfe d'Aqaba.

Créée dans l'Antiquité vers la fin duVIIIe siècle av. J.-C. par lesÉdomites, elle est ensuite occupée vers leVIe siècle av. J.-C. par lesNabatéens qui la font prospérer grâce à sa position sur la route des caravanes transportant l'encens, lesépices et d'autres produits de luxe entre l'Égypte, laSyrie, l'Arabie du Sud et laMéditerranée. Vers leVIIIe siècle, la modification des routes commerciales et les séismes entraînent l'abandon progressif de la ville par ses habitants. Pétra a abrité à son apogée jusqu'à vingt-cinq mille habitants. Tombé dans l'oubli à l'époque moderne, le site est redécouvert par le monde occidental grâce à l'explorateur suisseJean Louis Burckhardt en1812.

Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales sont directement taillées dans la roche, en font un ensemble architectural unique qui, depuis le, est inscrit sur laliste du patrimoine de l'humanité par l'UNESCO. La zone autour du site est également, depuis1993, unparc national archéologique.

Phare de la Vieille

Le phare par temps calme ; la tour Temperley (aujourd'hui disparue) était située sur la droite.
Le phare par temps calme ; la tour Temperley (aujourd'hui disparue) était située sur la droite.

Lephare de la Vieille est unphare maritime duFinistère (France) construit de1882 à1887 sur le rocher de Gorlebella (« la roche la plus éloignée » enbreton).

Il éclaire et sécurise fortement le passage dangereux duraz de Sein, de concert avec latourelle de la Plate (cardinale ouest). Il est situé dans le raz de Sein à moins d'unmille marin à l'ouest de lapointe du Raz sur la commune dePlogoff et appartient à l'État français.

L'« Enfer » de la Vieille doit sa célébrité à sa situation isolée en mer dans une zone agitée. De plus, il se démarque par son histoire et son passé riches : entre les études de faisabilité et le premier allumage, près de dix ans ont été nécessaires pour sa construction. Lors de son automatisation en1995, lesgardiens en place refusèrent la relève en signe de protestation.

Il a été inscritmonument historique par arrêté du 31 décembre 2015.

Phare de Pointe-au-Père

Le phare de Pointe-au-Père construit en 1909.
Le phare de Pointe-au-Père construit en 1909.

Lephare de Pointe-au-Père est unphare maritime situé àRimouski, auQuébec (Canada). Sa construction, en 1909, est liée aux pressions des armateurs et à la volonté dugouvernement canadien d'améliorer les aides à la navigation sur lefleuve Saint-Laurent au début duXXe siècle. C'est le troisième phare à être construit àPointe-au-Père, et le principal bâtiment de lastation d'aide à la navigation de Pointe-au-Père.

Construit selon les plans de l'ingénieur françaisHenri de Miffonis, il prend la forme d'une tour octogonale à arcs-boutants en béton armé aux lignes épurées correspondant aux principes de l'architecture moderne. Le phare est équipé d'un feu dioptrique de3e classe muni d'unelentille de Fresnel, et son éclairage se fait en utilisant le principe dumanchon à incandescence, jusqu'à son électrification en 1940. Après un lent déclin, leposte de pilotage quitte Pointe-au-Père en 1959, et le phare même est remplacé par une tour automatisée en 1975. Septgardiens se sont succédé pendant ces 66 années d'opération, une tâche difficile exigeant souvent douze heures de travail par jour.

Le site de la station d'aide est déclarélieu historique national du Canada en 1974, avant que le phare ne soit lui-même reconnuédifice fédéral du patrimoine en 1990. À partir de 1977,Parcs Canada devient propriétaire du lieu historique et, en 1980, fait effectuer des rénovations majeures au phare pour consolider sa structure. En 1982, Parcs Canada signe une entente avec leMusée de la mer, un organisme culturel rimouskois, et le phare devient alors uncentre d'interprétation muséal. Sa visite permet de grimper au sommet des 33 mètres du phare.

Pile de Cinq-Mars

La pile de Cinq-Mars.
La pile de Cinq-Mars.

Lapile de Cinq-Mars est une tour pleineantique, haute de près de 30 mètres et exceptionnellement bien conservée, qui domine la vallée de laLoire sur le territoire de la commune deCinq-Mars-la-Pile enIndre-et-Loire, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest deTours, au flanc d'un coteau le long duquel les preuves d'occupation humaine à l'époque antique sont nombreuses.

Ce très probable monument funéraire (mausolée oucénotaphe) est à rapprocher du groupe hétérogène des édifices analogues rencontrés dans le Sud-Ouest de la France, notamment enCharente-Maritime et dans leGers. Il en diffère toutefois par son architecture — unparement en briques recouvre unnoyau de maçonnerie — et son décor composé de douze panneaux décorés de motifs géométriques dont la signification est inconnue mais qui en font un monument unique en France. Son implantation, en dehors d'un enclos funéraire, semble également inhabituelle.

Ce monument est célèbre depuis longtemps et mêmeRabelais y fait allusion dansGargantua. Depuis leXIXe siècle, époque des premières études complètes et des premières fouilles organisées, de nombreuses théories, plus ou moins fantaisistes, ont été échafaudées pour expliquer son origine et sa fonction, certaines d'entre elles tentant même d'expliquer le nom de « Cinq-Mars » ; aucune n'est apparue pleinement convaincante. L'avancée majeure du début duXXIe siècle pour la compréhension de ce monument est la découverte en 2005, dans son environnement immédiat, de structures (podium, bâtiment) et d'éléments de décor (statue) qui montrent que la pile n'est pas un édifice isolé ; il doit être considéré comme l'une des composantes d'un site plus vaste, qui pourrait être celui du tombeau ou du monument à la gloire d'un dignitaireturon ouromain pouvant s'enorgueillir de notables faits d'armes et construit dans la seconde moitié duIIe siècle ou au début duIIIe siècle. La pile de Cinq-Mars, peut-être construite dans un second temps, serait alors un édifice destiné à signaler l'emplacement de ce mausolée ou de ce cénotaphe et à montrer encore plus explicitement la puissance et/ou la gloire de cette personne. La famille de ce dignitaire aurait pu habiter à proximité, dans un site encore à découvrir, peut-être sur le plateau au nord de la pile.

Le site a fait l'objet, en 2010, d'aménagements permettant un meilleur accueil et une meilleure information des visiteurs. Depuis 2014, les murs dupodium sont en cours de restauration.

Pont

Du pont naturel (ici le pont d'Arc de Vallon-Pont-d'Arc en France) ...
Du pont naturel (ici lepont d'Arc deVallon-Pont-d'Arc en France) ...

Unpont est une construction qui permet de franchir une dépression ou un obstacle (cours d'eau,voie de communication,vallée, etc.) en passant par-dessus cette séparation. Le franchissement supporte le passage d'hommes et de véhicules dans le cas d'un pont routier ou d'eau dans le cas d'unaqueduc. Les ponts font partie de la famille desouvrages d'art et leur construction relève du domaine dugénie civil.

L’évolution de latechnologie des ponts peut être divisée en deux périodes : lapériode romaine et lapériode contemporaine. L'Empire romain, qui occupait la majeure partie de l'Europe, maîtrisait les techniques de construction. Le pont représentatif de cette période était lepont en arc en plein cintre. Le matériau de construction de base était lapierre. Pendant plus de 2 000 ans, la conception des ponts n’a pas connu d’évolution.

La période contemporaine a commencé avec larévolution industrielle, lorsque le développement des échanges commerciaux a nécessité la construction d'une grande quantité de réseaux dechemins de fer, deroutes et de ponts et où parallèlement les connaissances théoriques ont fait des progrès considérables. Cette période a commencé il y a près de 200 ans. Elle est marquée par le développement desponts en béton armé puis enprécontraints, desponts suspendus de grandesportées et desponts à haubans, qui ont tous été rendus possibles avec l'introduction de l'acier.

La forme des ponts évolue en fonction du matériau disponible. Jusqu’auXXIe siècle, deux matériaux ont principalement influencé la forme : la pierre et l’acier. De nouveaux matériaux issus de l’industrie de la construction ont été introduits et les méthodes et moyens de calculs ont évolué. Des prototypes de ponts ont été construits avec unbéton à ultra hautes performances possédant unerésistance à la compression pouvant aller jusqu’à 200MPa. Des ponts ont également été construits avec desmatériaux composites, assemblages derésines et defibres de carbone, pouvant résister à des efforts extrêmement élevés. Des formes nouvelles sont apparues. L’histoire des ponts est en continuelle évolution.

Cinq classes de ponts sont définies selon leur structure : lesponts voûtés, lesponts à poutres, lespont en arc, lesponts suspendus et lesponts haubanés. Des critères spécifiques conduisent pour chacune de ces classes à définir une typologie qui lui est propre. Le matériau utilisé est un des critères de différenciation communs à l’ensemble des classes. Selon le matériau, les modes de conception, de construction et de surveillance et d’entretien seront différents. Chaque type de pont est adapté à une plage deportée, les ponts suspendus permettant les plus grandes portées...

Pont du Forth

Situé à 14 kilomètres à l’ouest de la villeécossaise d’Édimbourg, lepont du Forth est le deuxième plus long pont de typecantilever au monde quant à sa portée libre (le premier étant lePont de Québec) et le premier de grande taille jamais construit. Sa longueur est supérieure à 2,5 kilomètres. Il est uniquement destiné au trafic ferroviaire et permet de relier lecouncil area d’Édimbourg à celui deFife and Kinross en enjambant le fleuveForth. Il constitue ainsi un axe majeur de transport entre le nord-est et le sud-est du pays, doublé depuis1964 par lepont autoroutier du Forth. Il est inscrit depuis1999 sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Pont George-V

Lepont d'Orléans, dénommépont Royal, puispont National et, au cours de laPremière Guerre mondiale,pont George-V en l'honneur duroi d'AngleterreGeorgeV, est unpont voûté en maçonnerie franchissant laLoire àOrléans, dans le département duLoiret, enFrance. Il est situé à 1,2 km en aval dupont René-Thinat et 700 mètres en amont dupont Maréchal-Joffre, dans l'axe de la rue Royale, sur la rive droite, et de l'avenue Dauphine, sur la rive gauche.

LeXVIIIe siècle a été, en France, un âge d'or pour la construction des ponts, tant par le nombre de ceux qui furent édifiés que par les progrès réalisés dans l'exécution et la structure de ce type d'ouvrages. Le pont George-V figure parmi ces ouvrages remarquables.

Il a été construit de1751 à1760 selon les plans deJean Hupeau. C'estDaniel Trudaine, conseiller d'État, intendant des finances chargé du détail des Ponts-et-Chaussées de1743 à sa mort en1769, qui le fit exécuter. Les travaux furent dirigés par Hupeau, assisté de Robert Soyer et de deux stagiaires, Jean Cadet de Limay et François Lecreux.

Port-Royal des Champs

Le site dePort-Royal des Champs est un ensemble constitué des ruines de l’abbaye de Port-Royal, dumusée des Granges et d’un domaine forestier et paysager. Situé au cœur de lavallée de Chevreuse, au sud-ouest deParis, dans la commune deMagny-les-Hameaux (Yvelines), il est le témoin de l’histoire de l’abbaye de Port-Royal et dujansénisme.

Malgré un riche passé, il ne reste aujourd’hui presque rien de cemonastère fondé en1204.

Cet endroit fut le théâtre d’une intense vie religieuse, intellectuelle et politique duXIIIe siècle à nos jours. D’abord simpleabbayecistercienne féminine au cœur dubassin parisien, Port-Royal devient auXVIIe siècle l’un des symboles de la contestation politique et religieuse, face à l’absolutisme royal naissant et aux réformesthéologiques etecclésiologiques de l’Églisetridentine.

Qualifié d’« affreux désert » par lamarquise de Sévigné à cause de son isolement, Port-Royal apparaît comme unethébaïde pour les admirateurs desSolitaires, c’est-à-dire un endroit privilégié où le chrétien est à même d’œuvrer pour son salut sans être tenté par le monde matériel. Attirant ou repoussant, il fascine le monde intellectuel et religieux duXVIIe siècle.

Détruits au début duXVIIIe siècle sur ordre deLouisXIV, l’abbaye et son domaine deviennent des lieux de mémoire et d’histoire, séduisant et inspirant visiteurs et intellectuels.

Port-Royal des Champs est aujourd’hui classé commemusée national.

Primatiale Saint-Jean de Lyon

La primatiale vue depuis Fourvière.
La primatiale vue depuis Fourvière.

Laprimatiale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne (dite aussi, plus simplement,cathédrale Saint-Jean) est le siège épiscopal de l'archidiocèse de Lyon. Elle a rang decathédrale et deprimatiale : l'archevêque de Lyon a le titre dePrimat des Gaules ; le titulaire depuis 2002 estMgrPhilippe Barbarin.

Elle est située dans lecinquième arrondissement deLyon, au cœur du quartier médiéval etRenaissance duVieux Lyon, dont elle est un des éléments marquants. Au Moyen Âge, elle faisait partie d'un complexe d'églises et d'autres bâtiments ecclésiaux, legroupe cathédral, qui comprenait entre autres les églisesSaint-Étienne etSainte-Croix, détruites à la Révolution, ainsi que l'actuellemanécanterie.

Originellement, l'église a été consacrée sous le patronage desaint Étienne, tandis que sonbaptistère était consacré sous celui desaint Jean-Baptiste, mais, comme cela est fréquent, le vocable du baptistère s'est ensuite appliqué dans la désignation courante. La première cathédrale dont l'existence est attestée, et que les sources de l'époque se contentent d'appelermaxima ecclesia, c'est-à-dire la « grande église », a été bâtie parPatient. La seconde, plus grande et datée duIXe siècle, est l'œuvre deLeidrade.

L'édifice actuel est un projet de longue haleine, porté dans sa conception par trois archevêques successifs au moment où l'architecture occidentale bascule duroman augothique :Guichard de Pontigny envisage et entame la construction d'une église romane,Jean Belles-mains entame la transformation de l'édifice en un ouvrage gothique dont les ressorts techniques ne sont pas encore pleinement maîtrisés, enfinRenaud de Forez transforme le projet, grâce à l'évolution des savoir-faire, pour donner à la cathédrale son aspect actuel. La construction s'étale sur trois siècles, de 1175 à 1480. Le site contraint, entre colline et rivière, ainsi que les luttes politiques entre les différentes puissances régentant Lyon au Moyen Âge central, ont empêché la cathédrale de disposer d'un terrain aussi vaste et aussi favorable que ses concepteurs l'auraient souhaité. Par ailleurs, l'absence du savoir-faire particulier des bâtisseurs de cathédrale du Bassin parisien est une des causes de la relative modestie des dimensions et de l'ornementation de Saint-Jean.

Fortement endommagée par lesguerres de religion en 1562, puis par laRévolution française et lesiège de Lyon en 1793, la primatiale est restaurée auXIXe siècle. Les premiers travaux sont assez modestes et fortement empreints de classicisme ; mais cette politique change vigoureusement avec l'arrivée d'un nouvel architecte,Tony Desjardins, qui donne un élan inédit à la restauration. De son point de vue, non seulement les travaux doivent rendre à l'église son aspect médiéval, mais cet aspect est à sublimer pour faire de Saint-Jean une« cathédrale idéale » reflétant l'esprit gothique duXIIIe siècle...

Roazhon Park

Vue intérieure du stade en 2007.
Vue intérieure du stade en 2007.

LeRoazhon Park, anciennementstade de la route de Lorient, est unstade de football situé àRennes, enFrance. Inauguré le, il est depuis cette date le terrain de jeu duStade rennais football club. Propriété de laville de Rennes, il est rénové à plusieurs reprises avant-guerre, dans lesannées 1950 et à la fin desannées 1980. Entre1999 et2004, l'ensemble des tribunes du stade sont rénovées ou entièrement reconstruites, ce qui lui permet d'accroître sensiblement sa capacité d'accueil pour atteindre un peu moins de 30 000 places assises.

Quinzième stade français au nombre de places proposées, il accueille également ponctuellement quelques autres événements sportifs et culturels. Situé dans lequartier Bourg-l'Évesque - la Touche - Moulin du Comte, il est bordé par le paisible cours de laVilaine, et se trouve au centre des installations du Stade rennais FC. À sa proximité immédiate se trouvent lecentre de formation et lecentre d'entraînement Henri-Guérin, alors que le stade abrite en son sein la boutique et le restaurant du club.

Rockefeller Center

Arbre de Noël et patinoire du Rockefeller Center.
Arbre de Noël et patinoire du Rockefeller Center.

LeRockefeller Center est un complexe commercial construit par lafamille Rockefeller composé de dix-neuf bâtiments. Il est situé dans le quartier deMidtown, entre la5e avenue et l'avenue des Amériques de l'île deManhattan,New York. C'est à ce niveau que se trouvent les boutiques deluxe de New York. Il fut déclaréNational Historic Landmark en1988. Le Rockefeller Center se compose de nombreux commerces et salles de spectacle, dont la réputation, comme celle duRadio City Music Hall a franchi les frontières de la ville et dupays. Le complexe est une destination touristique, en raison des très nombreuses décorations de laRockefeller Plaza et de la vue offerte par l'observatoire duGE Building.

Sagrada Família

La Sagrada Família, Barcelone : la façade de la Passion.
LaSagrada Família, Barcelone : la façade de la Passion.

LaSagrada Família,temple expiatori de la sagrada Família de son nom complet encatalan, outemplo expiatorio de la sagrada Familia enespagnol (en français :temple expiatoire de la sainte Famille), est un grandtemplecatholique deBarcelone. C’est l’un des exemples les plus connus du modernisme catalan et un monument emblématique de la ville. Œuvre inachevée de l’architecte catalanAntoni Gaudí, laSagrada Família est située dans le quartier éponyme (district de l’Eixample). L’architecte a conçu une minutieuse symbologie qui fait de cet édifice un poème mystique. Il a également fait preuve de grandes audaces de construction formelle, telles la manière de concevoir la structure d’arc parabolique ou la combinaison des traitements sculpturaux naturalistes et de l’abstraction des tours. Selon les données de l’année2004, laSagrada Família est le monument le plus visité d’Espagne, dépassant l’Alhambra deGrenade et lemusée du Prado àMadrid : en2008, elle a en effet attiré plus de 2,7 millions de visiteurs. L’œuvre réalisée du vivant d’Antoni Gaudí, la crypte et la façade de la Nativité, a été déclaréepatrimoine de l’humanité par l’Unesco en 2005.

S’agissant d’un temple expiatoire, les travaux sont exclusivement financés grâce à l’aumône. En conséquence, il n’a pas été possible de construire simultanément les différentes parties du monument lorsqu’il l’eut fallu, mais depuis les années1990, l’affluence de visiteurs et le renom mondial de l’œuvre ont fait évoluer la situation économique.

LaSagrada Família est une église catholique mais n’est pas une cathédrale. Le siège de l’évêché de Barcelone est lacathédrale Sainte-Eulalie, édifice construit à l’époque médiévale et situé au cœur duquartier gothique.

Stade de la Meinau

Vue extérieure de la Meinau.
Vue extérieure de la Meinau.

Lestade de la Meinau, communément appeléla Meinau, est unstade de football situé àStrasbourg, enFrance. Il s’agit du principaléquipement sportif de la ville.

Le site du stade de la Meinau est utilisé pour y jouer aufootball depuis1906, lorsque le club du FC Frankonia transforme progressivement laprairie dujardin Haemmerlé enterrain de football. À partir de1914, le pré est utilisé par le FC Neudorf, qui se renommeRacing Club de Strasbourg en1919. La première tribune, en bois, est construite en1921, année où le jardin prend le nom destade de la Meinau. L’enceinte est rénovée en1951, avant d’être complètement reconstruite en1984.

De plus de 40 000 places, la capacité est ensuite réduite à 29 000 places, dont 24 000 assises, pour mettre le stade aux normes de sécurité et de confort. La Meinau est le douzième plus grand stade français en nombre de places proposées. Si le club résident est le RC Strasbourg, l’enceinte accueille ponctuellement d’autres évènements sportifs ou culturels. Le stade se situe le long du Krimmeri, un bras non canalisé duRhin, dans le quartier de laMeinau.

Statue de la Liberté

Statue de la Liberté
Statue de la Liberté

Lastatue de la Liberté (Statue of Liberty) est l'un desmonuments les plus célèbres de la ville deNew York. OfficiellementLa Liberté éclairant le monde, elle est située surLiberty Island au sud deManhattan, à l'embouchure de l'Hudson et à proximité d'Ellis Island. Elle est offerte par lesFrançais en1886, pour célébrer le centenaire de la déclaration d'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations. L'inauguration de la statue est célébrée le28 octobre1886 en présence duprésident des États-Unis,Grover Cleveland. L'idée vient d'Édouard Laboulaye, juriste et professeur auCollège de France, en1865. Le projet est confié en1871 au sculpteur françaisAuguste Bartholdi. Le choix descuivres devant être employés à la construction est confié à l'architecteEugène Viollet-le-Duc, qui a l'idée d'employer la technique durepoussé. En1879, à la mort d'Eugène Viollet-le-Duc, Bartholdi fait appel à l'ingénieurGustave Eiffel pour décider de la structure interne de la statue. Ce dernier imagine un pylône métallique qui supporte les plaques de cuivre martelées et fixées. La statue fait en outre partie desNational Historic Landmarks depuis le15 octobre1924 et de laliste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO depuis1984.

La statue de la Liberté, en plus d'être un monument très important de la ville de New York, est devenue l'un des symboles desÉtats-Unis, représentant de manière plus générale laliberté et l'émancipation vis-à-vis de l'oppression. Au plan architectural, la statue rappelle leColosse de Rhodes, l'une desSept Merveilles du monde antique. Elle constitue enfin l'élément principal dumonument national de la statue de la Liberté, géré par leNational Park Service (NPS).

Synagogue

Vitrail de la synagogue Sixth and I], Washington D.C.
Vitrail de la synagogueSixth and I], Washington D.C.

Unesynagogue (dugrecΣυναγωγήSunagôgê,« assemblée » adapté de l'hébreuבית כנסת,Beit Knesset,« maison de l'assemblée ») est un lieu deculte juif.

L'origine de la synagogue, c'est-à-dire d'un lieu de rassemblement des fidèles dissocié de l'ancien rituel de l'autel duTemple, remonte peut-être aux prophètes et à leurs disciples ; mais la synagogue en tant qu'institution caractéristique du judaïsme naquit avec l'œuvre d'Ezra. Elle y a depuis pris une telle importance que « la Synagogue » en vient à désigner figurativement le système du judaïsme, par opposition à « l'Église ».

Les synagogues possèdent habituellement un sanctuaire, c'est-à-dire un grand hall deprière, dans lequel sont contenus lesLivres de la Torah. Elles peuvent aussi comporter une salle pour les événements communautaires. Cependant, elles contiennent surtout des petites pièces réservées à l'étude, voire unBeitmidrash (« maison d'étude ») : c'est que, bien qu'initialement destinée au culte, la synagogue devient au cours de l'histoire juive le lieu duTalmud Torah, c'est-à-dire l'enseignement de la tradition et de la langue hébraïque, que ce soit pour les enfants ou les adultes. La prépondérance de ce rôle est telle quePhilon d'Alexandrie, puis les Juifs de Venise et ceux des paysashkénazes parlant leyiddish désignaient les synagogues du nom de « didaskaleia », « scuola » ou « שול » (shoul, cf.all.Schule), c'est-à-dire « école ». Ce nom est toujours utilisé pour désigner les synagogues de manière informelle, surtout dans les milieux ashkénazes.

Synagogue de Besançon

Vue générale de l’édifice.
Vue générale de l’édifice.

Lasynagogue de Besançon (hébreu :בית הכנסת הגדול בזאנסון,Beit ha knesset hagadol bezanson,yiddish :שול פון בעזאנסאן), plus rarement dénomméetemple israélite de Besançon, est le principallieu de culte juif de la ville deBesançon (Bourgogne-Franche-Comté), situé au 27 quai de Strasbourg, dans le quartier deBattant. Elle succède à une ancienne synagogue devenue trop vétuste et surtout trop étroite pour accueillir l'ensemble de la communauté, qui était en pleine croissance dans lesannées 1860. La construction dure de 1869 à 1871, dirigée par l'architecte franc-comtoisPierre Marnotte qui fait naître un chef-d’œuvre destyle mauresque. Elle est le principal site de réunion desJuifs de la ville. Malgré de lourdes menaces durant laSeconde Guerre mondiale et l'occupation allemande, le bâtiment n'a connu aucun changement significatif quant à son affectation et son architecture.

Le plan, les décors et le mobilier font de cet édifice l'un des plus originaux de la ville. Outre son style atypique, on note la présence remarquable deminarets, devitraux, d'une sculpture destables de la Loi, d'unorgue, ainsi que d'unearche sainte (ouheikhal), particuliers dans leur raffinement ou leur réalisation. La synagogue est toujours active, et ouverte au public notamment lors desjournées européennes du patrimoine. Le service religieux maintient les traditions du riteséfarade, bien qu'hommes et femmes ne soient plus séparés. Les offices traditionnels n'attirent cependant pas plus de trente fidèles, et les grandes fêtes comme laPâque et leNouvel an moins d'une centaine, alors que la synagogue peut accueillir deux cent seize fidèles. L'édifice constitue le siège du consistoire de Besançon. Les personnalités juives de la ville ont toutes été liées à la synagogue, non seulement les rabbins tels Paul Haguenauer, mort en déportation, ouRené Gutman, mais aussi lesVeil-Picard et les autres grandes familles juives de la ville. Avec lecimetière israélite, la synagogue témoigne de l'importance de lacommunauté juive bisontine.

Temple gallo-romain de Tours

Vestiges de la cella du temple.
Vestiges de la cella du temple.

Letemple gallo-romain de Tours est un ancien édifice cultuel de typefanum, daté de la fin duIer siècle denotre ère et qui se situait dans le centre-ville de la cité antique deCaesarodunum, correspondant également au cœur de la ville contemporaine deTours, dans ledépartement d'Indre-et-Loire.

Il a selon toute probabilité succédé, au même emplacement, à un premiersanctuaire construit dans la première moitié duIer siècle. Il appartenait au groupe assez restreint des temples urbains d'inspiration celtique à sanctuaire circulaire, comme latour de Vésone àPérigueux. Sacella mesurait probablement plus d'une trentaine de mètres de diamètre pour au moins vingt de haut ; elle était précédée à l'est d'unpronaos destyle romain classique surmonté d'unfronton triangulaire, l'ensemble étant inscrit dans unpéribole d'environ0,7 hectare. L'édifice apparaît ainsi comme le résultat de la rencontre de deux cultures religieuses mais aussi architecturales, même si les raisons qui ont conduit au choix d'un édifice au plan si particulier sont inconnues. De nombreux éléments de son architecture, de son décor et de son environnement restent à découvrir. Enfin, historiens et archéologues ne savent rien des dates d'abandon et de destruction du temple, tout comme de la ou des divinités auxquelles il était consacré. Pourtant, dès leHaut Moyen Âge, une nécropole occupait le site de cet ancien monument et une enceinte urbaine duXVe siècle réutilisa certaines de ses structures.

Son existence était révélée par des textes médiévaux, mais pas son emplacement. Fortuitement mis au jour à la faveur des travaux de déblaiement des ruines deTours après laSeconde Guerre mondiale et rapidement examinés, ses vestiges, alors encore imposants, furent en grande partie détruits face à l'urgence de lareconstruction. Le temple fit l'objet de deux campagnes defouilles préventives, dans lesannées 1990 et au tournant dutroisième millénaire ; ses abords immédiats furent partiellement étudiés en2000 et en2011. Il ne reste plus de ce grand temple que de très rares vestiges connus, tous souterrains, portés à l'Inventaire général du patrimoine culturel, mais tout porte à croire que d'autres parties existent encore, scellées dans les fondations des immeubles reconstruits après la guerre.

Théâtre anatomique

Gravure de 1612 représentant le théâtre anatomique de Leyde avec des squelettes humains et animaux dans les gradins prévus pour le public.
Gravure de 1612 représentant le théâtre anatomique de Leyde avec des squelettes humains et animaux dans les gradins prévus pour le public.

Pour l'histoire de l'anatomie, unthéâtre anatomique est unédifice spécialisé où l'on procédait à desdissectionsanatomiques enpublic durant lesTemps modernes et au début de l'Époque contemporaine enOccident.

Apparus enEurope du Sud avec leXVIe siècle, soit environ deux cents ans après la résurgence historique de ladissection humaine à vocationscientifique, disparue depuis l'Antiquité grecque, les théâtres anatomiques demeurèrent des structures démontables jusqu'à ce que fussent érigées les premières installations permanentes àSalamanque au début desannées 1550, dans d'autres villesespagnoles durant les années qui suivirent, puis surtout àPadoue en1584.

La plupart du temps, ils étaient conçus sous la forme d'amphithéâtres enbois au centre desquels lecadavre à étudier était placé sur unetable de dissection, l'anatomiste conduisant laleçon à proximité, éventuellement installé sur unechaire. Par conséquent, et en plus de parler aussi de « théâtre d'anatomie » ou de « theatrum anatomicum », on emploie souvent les termes « amphithéâtre anatomique » ou « amphithéâtre d'anatomie » pour désigner ces ensembles imposants qui, en ménageant pour l'assistance desgradinsconcentriques, manifestaient par leurarchitecture le triomphe duregard en tant que nouveau moyen privilégié d'accéder à laconnaissance anatomique, en sus destraités spécialisés jusqu'alors sollicités.

Ainsi disposés, les théâtres anatomiques attirèrent bien au-delà des seulsmédecins etétudiants enmédecine à qui ces structures d'enseignementuniversitaire étaient principalement destinées : ils accueillirent de nombreuxcurieux issus demilieux sociaux variés et donnèrent lieu ce faisant, selon toute vraisemblance, à l'invention de laplace de spectacle payante.Rituelssacrés célébrant l'habileté deDieu en tant queCréateur, lesdissections publiques y devinrent dès lors de véritablesdivertissementsmondains, desfêtes inscrites aucalendrier des réjouissances proposées par laville. Mais après avoir vu leur attrait culminer auxXVIIe etXVIIIe siècles, elles perdirent rapidement de leur intérêt au début duXIXe du fait d'une conjonction de facteurs. Ce mouvement entraîna la disparition ou la reconversion des structures dédiées ainsi que la clôture d'un chapitre désormais méconnu de l'histoire de l'architecture,de la médecine etde la scène.

Théâtre de la Reine

Entrée du théâtre.
Entrée du théâtre.

Lethéâtre de la Reine est unthéâtre construit pour la reineMarie-Antoinette par l'architecteRichard Mique de juin 1778 à juillet 1779. Il est situé dans le domaine duPetit Trianon, dans leparc du château de Versailles, dissimulé entre lescharmilles du Jardin français et les hauts arbres du Jardin alpin. L'extérieur du bâtiment, à l'apparence d'une dépendance, contraste avec la décoration sophistiquée de son intérieur, paré de soie et de velours bleus et de sculptures dorées, pourtant tout de faux-semblant. Il est inauguré en 1780, dix ans après l'ouverture du « Grand Théâtre », comme on nomme alors l'Opéra royal du château de Versailles.

Cette petite salle de comédie est pour la Reine un lieu secret, loin de lacour de Versailles et de ses tourments. Elle vient jouer elle-même la comédie, au sein d'une troupe réduite à son entourage intime, en souvenir de son goût, depuis l'enfance, pour le théâtre et la déclamation. On y interprète les auteurs à la mode, certains d'entre eux, commeBeaumarchais, étant même interdits à la cour. La scène, deux fois plus vaste que la salle, ainsi que la machinerie, complexe et des plus modernes, sont l'œuvre du machiniste Boullet, de l'Opéra de Paris.

Le théâtre de Trianon est épargné lors de laRévolution française, jugé sans valeur. Plusieurs reines et impératrices,Marie-Louise,Marie-Amélie etEugénie, se sont, au cours duXIXe siècle, approprié le lieu, devenu en quelque sorte l'apanage des femmes. Affecté au musée, il est très peu visité et, après quelques campagnes de restauration, est resté intact jusqu'à aujourd'hui, y compris sa machinerie, exemplaire quasi unique duXVIIIe siècle.

Thomas Jefferson

Thomas Jefferson, Charles Willson Peale, Philadelphie, 1791.
Thomas Jefferson,Charles Willson Peale, Philadelphie, 1791.

Thomas Jefferson, né le àShadwell (colonie de Virginie) et mort le àMonticello (Virginie), est unhomme d'Étataméricain,troisièmeprésident des États-Unis, en fonction de 1801 à 1809. Il est égalementsecrétaire d'État des États-Unis entre 1790 et 1793 etvice-président de 1797 à 1801.

Né au sein d'une famille d'originebritannique, il fait ses études enVirginie. Il sort diplômé ducollège de William et Mary et exerce un temps les fonctions de magistrat, défendant parfois des esclaves cherchant à recouvrer leur liberté. Durant larévolution américaine, il représente la Virginie auCongrès continental et participe activement à la rédaction de laDéclaration d'indépendance des États-Unis en 1776 ; il est également à l'origine de la loi sur la liberté religieuse et sert en tant que gouverneur de son État pendant la guerre contre les Anglais de 1779 à 1781. Jefferson occupe ensuite le poste d'ambassadeur en France de 1785 à 1789 puis devient le premiersecrétaire d'État des États-Unis sous laprésidence de George Washington. Au côté deJames Madison, il fonde leParti républicain-démocrate qui s'oppose auParti fédéraliste quant à la politique du pays et conteste la position du gouvernement au sujet deslois sur les étrangers et la sédition.

Tōdai-ji

Le Daibutsu-den (salle du Bouddha) du Tōdai-ji, qui abrite la statue colossale en bronze de 14,73 mètres représentant Vairocana.
Le Daibutsu-den (salle du Bouddha) du Tōdai-ji, qui abrite lastatue colossale en bronze de 14,73 mètres représentantVairocana.

LeTōdai-ji(東大寺?,littéralement « Grand temple de l’est »), de son nom complet Kegon-shū daihonzan Tōdai-ji(華厳宗大本山東大寺?), est untemplebouddhiste situé àNara auJapon. Il est le centre des écolesKegon etRitsu, mais toutes les branches du bouddhisme japonais y sont étudiées et le site comprend de nombreux temples et sanctuaires annexes. Dans l’enceinte se trouve la plus grandeconstruction en bois au monde, ledaibutsu-den(大仏殿?,Salle du Grand Bouddha), qui abrite une statue colossale en bronze dubouddhaVairocana appeléeDaibutsu(大仏?), c'est-à-dire « Grand Bouddha ». Le bâtiment, d’une largeur de huit travées de piliers (soit 57 mètres), est de plus aux deux tiers plus petit que le temple originel qui en comprenait douze.

De nombreux bâtiments secondaires ont été groupés tout autour de la Salle du Grand Bouddha sur le flanc de coteau légèrement incliné dumont Wakakusa. Parmi eux, leKaidan-in(戒壇院?,salle d’ordination), leShōsō-in(正倉院?), ancien grenier qui fut transformé en entrepôt d’objets d’art et leHokke-dō(法華堂?), réputé pour sa collection de sculptures duVIIIe siècle. Le rôle du temple est étroitement lié à la fonction impériale, les rites et cérémonies qui s’y déroulent devant protéger le pays et la famille de l’empereur.

Le temple, construit auVIIIe siècle, est détruit et reconstruit presque intégralement deux fois au cours de son histoire, auXIIe et auXVIe siècle. Son édification sous l’égide de l’empereurShōmu entre745 et752 requiert la mobilisation de toutes les ressources du jeune État japonais et grève durablement les finances publiques. Le monumentalisme inédit du projet traduit l’idéal politique de Shōmu, c’est-à-dire un État centralisé fondé sur le bouddhisme. Par la religion, Shōmu compte accroître le contrôle encore lâche de la cour impériale sur les provinces en établissant un vaste réseau de temples à travers tout le pays, réunis sous la coupe du Tōdai-ji. Toutefois, la puissance des temples de Nara devient telle auVIIIe siècle qu’elle donne l’impression de pouvoir même menacer l’hégémonie de la cour, conduisant les empereurs à des mesures fiscales et politiques importantes, notamment le déplacement de la capitale. Le Tōdai-ji ne joue ainsi un rôle politique et religieux prépondérant que durant quelques décennies, son influence déclinant ensuite peu à peu, ce qui entraîne des difficultés majeures pour la gestion de ses domaines répartis dans tout le pays. Toutefois, symbole de l’empereur et de l’État, le Tōdai-ji verra se mobiliser pleinement le gouvernement et la population pour sa reconstruction après les destructions de 1180 et de 1567 en raison de guerres civiles…

Transformations de Paris sous le Second Empire

Le boulevard Haussmann.
Le boulevard Haussmann.

Lestransformations de Paris sous le Second Empire outravaux haussmanniens constituent une modernisation d’ensemble de la capitale française menée à bien de1852 à1870 parNapoléonIII et le préfetHaussmann.

Le projet a couvert tous les domaines de l’urbanisme, aussi bien au cœur deParis que dans ses quartiers extérieurs :rues etboulevards,réglementation des façades, espaces verts, mobilier urbain,égouts et réseaux d’abduction d’eau, équipements et monuments publics.

Violemment critiquée par certains de ses contemporains, oubliée pendant une partie duXXe siècle puis réhabilitée par le discrédit de l’urbanisme d’après-guerre, cette œuvre conditionne toujours l’usage quotidien de la ville par ses habitants. Elle a posé le fondement de la représentation populaire de la capitale française à travers le monde en superposant au vieux Paris et à ses ruelles pittoresques un Paris moderne fait de grands boulevards et de places dégagées.

Viaduc de Millau

Vallée du Viaduc de Millau, France, vu depuis les airs.
Vallée du Viaduc de Millau, France, vu depuis les airs.

Leviaduc de Millau est unpont à haubansautoroutier franchissant la vallée duTarn, dans le département de l'Aveyron, enFrance. Il franchit une brèche de 2 460 mètres de longueur et de 270 mètres de profondeur au point le plus haut, dans unpanorama de grande qualité et avec desvents susceptibles de souffler à plus de 200 km/h.

Dernier maillon de l’autoroute A75 permettant de relierClermont-Ferrand àBéziers, ce projet a nécessité treize ans d'études techniques et financières. Les études ont commencé en1988 et l’ouvrage a été inauguré le, seulement trois ans après la pose de lapremière pierre. Conçu parMichel Virlogeux et ses équipes pour ce qui concerne le tracé et les principes de franchissement, l’ouvrage a été dessiné par l’architecteNorman Foster. D’un coût de 320 millions d’euros, il a été financé et réalisé par le groupeEiffage dans le cadre d’uneconcession, la première de ce type puisque sa durée est de 75 ans...

Bons articles (liste indicative)

Abbatiale Notre-Dame de Mouzon

Vue générale extérieure.
Vue générale extérieure.

L'abbatiale Notre-Dame de Mouzon est l'ancienne église de l'abbaye de Mouzon, dans lesArdennes enFrance.

L'évolution de cette abbatiale auMoyen Âge est liée auxreliques abritées en ce lieu, notamment celles desaint Victor et desaint Arnoul. Objet d'un culte ostentatoire, ces reliques deviennent sources de revenus matériels. L'affluence des pèlerins impose la construction de cet édifice, auXIIe siècle etXIIIe siècle, qui s'inspire des premières constructions destyle gothique, mais en annonce déjà, par certains choix techniques, une deuxième génération. Les dimensions relativement réduites du lieu, comparé à ces vaisseaux de pierre que sont les grandescathédrales, permettent aux visiteurs d'embrasser sans peine du regard toute l'enveloppe de l'église, avec à l'intérieur des différences d'intensité dans la lumière donnant du relief aux éléments d'architecture et au mobilier religieux. La présence d'unreclusoir à quelques mètres du chœur de l'abbatiale est également un témoignage de la diversité des formes qu'emprunte alors la vie religieuse en Occident.

Au début duXVIIIe siècle, unorgue y est mis en place parChristophe Moucherel ainsi qu'unmaître-autel destyle baroque. Lors de laRévolution, le bâtiment est préservé par la commune, malgré la dissolution de la communauté monastique, en devenant l'église paroissiale.

Cette église est cependant l'objet d'une certaine désaffection et d'un manque d'entretien qui la fragilise. Mais elle fait l’objet d’un classement au titre desmonuments historiques dès l'émission de la première liste des monuments ainsi protégés, laliste de 1840. De 1855 à 1890, elle bénéficie d'une importante campagne derestauration. Ces travaux, souhaités parProsper Mérimée, sont menés sous la houlette de l'architecteÉmile Boeswillwald. Ils permettent de sauvegarder le bâtiment. Néanmoins, la façade occidentale est profondément modifiée.

Abbaye de Beaugerais

Vue générale des restes de l'église abbatiale (façade nord-ouest).
Vue générale des restes de l'église abbatiale (façade nord-ouest).

L'abbaye de Beaugerais (ouabbaye de Baugerais) est une ancienneabbayecistercienne, située sur le territoire de l'actuellecommune deLoché-sur-Indrois, dans le département d'Indre-et-Loire, enFrance.

Fondée au milieu duXIIe siècle par unermite qui bénéficie de l'appui desaugustins de Sainte-Barbe-en-Auge (Mézidon-Canon, département duCalvados), elle passe très vite sous le contrôle descisterciens de l'abbaye de Louroux ; s'ensuivent alors deux siècles de richesse, grâce aux nombreux dons des seigneurs et des riches propriétaires, mais Beaugerais est implantée dans une zone géographique où abbayes etprieurés sont déjà nombreux, ce qui occasionne certains« conflits de voisinage ». Dès la première moitié duXIVe siècle, la situation change du tout au tout : arrêt des dons, nécessité pour l'abbaye de participer financièrement à laguerre de Cent Ans, pillage et possible destruction partielle des bâtiments par les Anglais dans les années 1360, ou en tout cas réaménagement en profondeur des bâtiments avec construction d'une nouvelleabbatiale. Un siècle plus tard, l'abbaye de Beaugerais passe sous lerégime de la commende, l'un de ses plus célèbres abbés étant auXVIIe siècleMichel de Marolles. Elle se redresse temporairement, ses bâtiments sont reconstruits mais le nombre de ses moines diminue inexorablement. Lorsque survient laRévolution française, ils ne sont plus que deux. L'abbaye est vendue commebien national en 1792 et la plupart des bâtiments détruits moins de dix ans plus tard.

AuXXIe siècle, il ne reste des bâtiments de Beaugerais que lanef de la première abbatiale amputée de l'une de sestravées — lechœur et letransept ont disparu —, quelques pans de murs attribuables à une seconde abbatiale et une toute petite partie ducloître. Ces vestiges sont inscrits au titre desmonuments historiques.

Abbaye de Mozac

Façade de l’abbatiale.
Façade de l’abbatiale.

L’abbaye Saint-Pierre et Saint-Caprais de Mozac, ou plus communément appeléeabbaye de Mozac, est l’une des plus anciennes et des plus importantes abbayes deBasse-Auvergne. Située àMozac (près deRiom dans lePuy-de-Dôme), elle est fondée à la fin duVIIe siècle et régie dès l’origine par larègle de saint Benoît. Elle est rattachée à l’abbaye de Cluny en1095 et porte le titre d’« abbaye royale » (sous la protection du roi de France). Les moines la quittent à la Révolution française et l’abbatiale devient l’église paroissiale unique du village deMozac en1790.

L’église abbatiale et les bâtiments conventuels autour de l’ancien cloître sont un haut-lieu de l’architecture romane et sont classésmonuments historiques. L’abbaye est inscrite dans le « Grand itinéraire culturel européen » comme un des sites clunisiens emblématiques, label décerné par leConseil de l’Europe à la Fédération des sites clunisiens dont fait partie la commune de Mozac…

Abbaye de Sainte-Marie-au-Bois

Sainte-Marie-au-Bois est une ancienne abbaye de l’ordre des chanoines réguliers dePrémontré, située sur la commune deVilcey-sur-Trey,Meurthe-et-Moselle,France, édifiée près d’une source, au fond d’une petite vallée où coule un affluent duTrey. Longtemps considérée comme la plus ancienne implantation de l’ordre de Prémontré en Lorraine, elle a pour abbé au début duXVIIe siècleServais de Lairuelz, qui conduit la réforme de son ordre, d’abord en Lorraine puis au-delà. Au début de laPremière Guerre mondiale, l’écrivain et poète françaisCharles Péguy séjourne dans l’ancienne abbaye, devenue une ferme. Aujourd’hui, ses vestiges remarquables font de Sainte-Marie-au-Bois un rare témoin architectural de l’ordre de Prémontré auXIIe siècle.

Abbaye de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

Façace de l'abbaye.
Façace de l'abbaye.

L'abbaye de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu est l'abbatiale de l'ancienneabbaye fondée auIXe siècle par desmoines bénédictins et située àSaint-Philbert-de-Grand-Lieu enFrance.

L'abbatiale, édifice destyle carolingien, a accueilli un temps le corps desaint Philibert dont la commune tirera son nom. Suite à l'attaque du site par lesNormands, les moines s'enfuient avec le corps du saint et se réfugient àTournus. La communauté se reforme alors pour fonder unprieuré. Utilisée auXIXe siècle comme marché couvert, l'abbatiale ne sert alors plus à la célébration du culte. Des fouilles mettent à jour lesarcophage du saint et l'édifice est classé au titre desMonuments historiques en 1896. L'abbatiale est réaffectée au culte depuis 1936. C'est aujourd'hui l'un des monuments importants dupays de Retz ouvert aux visiteurs.

Abbaye Notre-Dame du Bec

Abbaye Notre-Dame du Bec
Abbaye Notre-Dame du Bec

L’abbaye Notre-Dame du Bec est une abbayecatholiquebénédictine faisant aujourd’hui partie de lacongrégation de Sainte-Marie de Mont-Olivet et située auBec-Hellouin, près deBrionne, dans ledépartement de l’Eure. Elle a été fondée en1034 parHerluin, chevalier ducomteGilbert de Brionne.

Avec l’arrivée de l’italienLanfranc de Pavie, prieur et maître de l’école monastique, puis d’Anselme de Cantorbéry, le Bec devient l’un des principaux foyers de la vie intellectuelle duXIe siècle : le futur papeAlexandreII y étudie vers1050 ainsi que nombre de futurs légats et évêques.

Depuis près de 1 000 ans, l’abbaye du Bec est liée par l’histoire à lacathédrale de Cantorbéry, à qui elle a donné trois archevêques…

Abbaye Notre-Dame du Val

Vue des bâtiments restants
L’abbaye Notre-Dame du Val est une ancienne abbayecistercienne située sur le territoire des communes deMériel etVilliers-Adam dans leVal-d’Oise, à trente kilomètres au nord deParis. Elle est la plus ancienne fondationcistercienne d’Île-de-France, dès1125, soit plus d’un siècle avant les abbayes voisines deRoyaumont et deMaubuisson. Devenue carrière de pierres et ruinée en1822 puis en1845, il en subsiste aujourd’hui plusieurs bâtiments dont un des plus beaux dortoirs monastiques médiévaux de France et une galerie ducloître. L’abbaye du Val est classéemonument historique depuis1947 pour le bâtiment des moines, et depuis1965 pour les autres corps de bâtiment. Le domaine d’une superficie de cent-vingt hectares à l’orée de laforêt de L’Isle-Adam constitue un site inscrit depuis1950.

Abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle

Détail architectural de l'abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle, décembre 2004
Détail architectural de l'abbaye de Saint-Wandrille de Fontenelle, décembre 2004

L’abbaye Saint-Wandrille, anciennementabbaye de Fontenelle, est une abbayebénédictine de lacongrégation de Solesmes située sur l'ancienne commune deSaint-Wandrille-Rançon au sein de lacommune nouvelle deRives-en-Seine, dans le département de laSeine-Maritime, enrégion Normandie. Fondée en 649, l'abbaye a connu une longue histoire marquée par trois grandes périodes de saccages et de destructions : celles liées aux incursions desVikings, puis celles engendrées par lesguerres de Religion, et enfin celles consécutives à laRévolution française. C'est encore aujourd'hui une abbaye de moines bénédictins.

L'abbaye fait l’objet d’un classement au titre desmonuments historiques par laliste de 1862 et par arrêtés des et.

Achilleion

L’Achilleion en 1932.
L’Achilleion en 1932.

L’Achilleion ouAchilléon (engrec moderne :Αχίλλειο ouΑχίλλειον) est un palaisnéoclassique destyle pompéien situé en périphérie du village de Gastouri, dans ledème d’Achilleio, sur l’îlegrecque deCorfou.

Construit en1889-1891 en l’honneur duhéroshomériqueAchille par l’impératriceÉlisabeth d’Autriche-Hongrie (plus connue sous le nom de « Sissi »), il est racheté par le KaiserGuillaumeII d’Allemagne en1907 puis occupé par les troupes françaises et serbes, qui en font un hôpital militaire pendant laPremière Guerre mondiale.

Après la signature dutraité de Versailles, l’Achilleion est nationalisé par l’État grec en guise deréparations de guerre. Occupé par les troupes de l’Axe pendant laDeuxième Guerre mondiale, il est rendu à la Grèce à la Libération puis transformé encasino et en musée en1962. Aujourd’hui, même si la résidence accueille sporadiquement des sommets européens (comme lors de la signature dutraité de Corfou en1994), c’est surtout un musée dédié à ses deux plus célèbres propriétaires.

Allées de Tourny (Périgueux)

La préfecture de la Dordogne, sur les allées de Tourny à Périgueux.
La préfecture de la Dordogne, sur les allées de Tourny à Périgueux.

Lesallées de Tourny sont desallées situées dans le centre-ville dePérigueux, dans ledépartement français de laDordogne.

Leur histoire remonte auXVIIIe siècle, lorsque l'intendantLouis-Urbain-Aubert de Tourny les crée entre 1743 et 1748. En 1909, le monument aux morts desmobiles de la Dordogne est construit dans sa partie orientale, dénommée « esplanade du Souvenir » en 1997. Les allées sont classées commesite d'intérêt pittoresque depuis 1950. Depuis les années 1980, elles accueillent différentes manifestations.

Anfield

Le mythique "Kop of Anfield" - tribune accueillant les supporters les plus fervents du Liverpool FC - tel qu'on peut le voir en parcourant "Anfield Road", la rue qui mène au stade du même nom.
Le mythique "Kop of Anfield" - tribune accueillant les supporters les plus fervents du Liverpool FC - tel qu'on peut le voir en parcourant "Anfield Road", la rue qui mène au stade du même nom.

Anfield est unstade de football situé àLiverpool, enAngleterre. Construit en1884, il est d'abord l'enceinte d'Everton. En1892, Everton quitte Anfield pourGoodison Park et leLiverpool Football Club est créé pour jouer à Anfield. Parfois appelé Anfield Road, il est resté plus d'un siècle plus tard le terrain du Liverpool Football Club.

Anfield a dû être reconstruit plusieurs fois pour améliorer la sécurité des spectateurs et suite aux deux tragédies qui ont touché le club desReds. Sa capacité actuelle est de 45 522 places, toutes assises. Le stade est célèbre pour la ferveur de ses supporteurs et le chantYou'll Never Walk Alone.

Des matchs de compétitions nationales et internationales ont eu lieu à Anfield. Le stade a accueilli des rencontres duchampionnat d'Europe de football 1996, des équipes nationales de footballanglaise etgalloise, et des matchs deCoupe d'Angleterre de football en terrain neutre.

Anfield est desservi par destrains et desbus mais les places de parking sont peu nombreuses. Le stade pourrait disparaître en cas de la construction duStanley Park Stadium.

Architecture acadienne

Le château Albert, dessiné par Nazaire Dugas en 1906, et la station-service Irving Oil, conçue par Samuel Roy en 1939.
Lechâteau Albert, dessiné parNazaire Dugas en1906, et la station-serviceIrving Oil, conçue par Samuel Roy en1939.

On appellearchitecture acadienne unstyle d’architecture traditionnelle utilisé par lesAcadiens, surtout dans lesprovinces maritimes duCanada, et, par extension, l’architecture en général faite par les Acadiens.

Fondée en1604, l’Acadie voit se développer une architecture d’inspirationfrançaise adaptée aux conditions climatiques et aux matériaux locaux. Plus tard, des techniques de constructionamérindiennes sont utilisées, surtout pour améliorer l’isolation des maisons. Durant ledéportation des Acadiens, entre1755 et1763, la plupart des constructions acadiennes sont démolies. Durant plusieurs années, les maisons, construites à la hâte, sont de piètre qualité. Malgré l’amélioration des conditions de vie, l’architecture reste simple jusqu’au milieu duXIXe siècle. Les traces d’inspiration française s'effacent alors progressivement devant les influencesaméricaine etanglaise. C'est alors que les premiers architectes acadiens commencent leur carrière…

Architecture sous la dynastie Song

La pagode Liuhe, ou pagode des Six Harmonies, à Hangzhou, 60 m de hauteur, érigée en 1156 et complètement construite en 1165.
La pagode Liuhe, ou pagode des Six Harmonies, à Hangzhou, 60 m de hauteur, érigée en 1156 et complètement construite en 1165.

L'architecture sous la dynastie Song (960-1279) s'appuie sur les réussites de ses prédécesseurs. L'architecture chinoise durant la période de ladynastie Song se caractérise par sespagodes bouddhistes, ses grands ponts en pierre et en bois, ses tombeaux somptueux et l'architecture de ses palais. Bien que les traités architecturaux existent auparavant, cette période de l'histoire de la Chine voit fleurir un certain nombre de travaux plus matures, décrivant les dimensions et les matériaux. Ils sont également mieux organisés. En plus des exemples de construction encore existants, les illustrations et dessins de l'architecture Song qui ont été publiés dans des livres aident également les historiens à comprendre les nuances architecturales de cette période.

Les professions d'architecte,artisan,charpentier etingénieur de structure ne sont pas considérées comme des professions majeures par rapport aux fonctionnairesconfucianistes de la Chine pré-moderne. Les connaissances architecturales sont transmises par voie orale depuis des milliers d'années en Chine, traditionnellement entre artisans de pères en fils. Toutefois, il existe des agences et des écoles gouvernementales pour la construction et l'ingénierie. Les manuels d'architecture de la période Song aident non seulement un grand nombre d'ateliers privés, mais aussi les employés du gouvernement chargés de recruter les artisans pour le gouvernement central.

Arsenal des galères

L'Arsenal des galères fut construit parColbert dans la deuxième moitié duXVIIe siècle pour accueillir et armer lesgalères du roiLouis XIV, àMarseille, important port de guerre français sur laMéditerranée. Il fut établi sur un site occupé depuis leXIIIe siècle de façon discontinue par les galères des rois deNaples puis de France au temps desguerres d'Italie. Il ne fut en réalité pleinement opérationnel que moins de cent ans, les galères perdant au début duXVIIIe siècle leur rôle dans les marines de guerres au profit desvaisseaux.

L'Arsenal accueillit jusqu'en1748 les condamnés aux travaux forcés, les galériens. Il était situé sur les rives Est et Sud duVieux-Port et, bien qu'aujourd'hui il n'en reste pratiquement rien, son emplacement marque encore l'urbanisme de la ville.

Basilique de Damous El Karita

Photo de la basilique vue de l'ouest.
Basilique de Damous El Karita vue de l'ouest

Labasilique de Damous El Karita est unebasilique chrétiennetunisienne en ruines datant de l'Antiquité tardive et de l'époquebyzantine. Elle est située sur leplateau de l'odéon au sein dusite archéologique de Carthage.

Complexe architectural chrétien le plus important connu au sein de la capitale de l'Afrique proconsulaire, il est selonNoël Duval à la fois l'un des« plus célèbres monuments paléochrétiens » mais aussi l'un des« plus maltraités et mal connus ». Le complexe architectural a en effet constitué l'un des ensembles cultuels chrétiens les plus conséquents de l'Afrique du Nord de l'Antiquité tardive etalto-médiévale. Outre deuxéglises, l'ensemble a comporté au moins unmartyrium, deshypogées et unerotonde souterraine à l'interprétation complexe et qui fait débat.

Il s'agit du premier monument chrétien découvert à Carthage mais l'ensemble a été fouillé« incomplètement[et] dans des conditions désastreuses » selon Noël Duval. Si la construction est dégagée à la fin duXIXe siècle et au début duXXe siècle par le pèreAlfred Louis Delattre, la fouille du complexe n'a jamais été achevée ; des études partielles ont encore eu lieu à la fin desannées 1990 sur la rotonde par une étude tuniso-autrichienne sous la direction d'Heimo Dolenz...

Bataille de Trois-Rivières

Monument du lieu historique national de la bataille-de-Trois-Rivières.

Labataille de Trois-Rivières eut lieu le lors de l'Invasion du Canada par lespatriotesaméricains, une campagne militaire visant à inclure une14e colonie à laRévolution américaine. Il s'agit donc d'une bataille de laguerre d'indépendance des États-Unis, qui opposa les troupes britanniques du lieutenant-colonelSimon Fraser à une colonne de l'armée continentale américaine du brigadier-généralWilliam Thompson. Elle avait pour but, pour les Américains, de stopper l'avancée desBritanniques suite à la levée dusiège de Québec au début du mois demai 1776.

Grâce à une ruse d'un fermier local, Antoine Gauthier, les troupes britanniques furent averties des intentions des Américains et purent se préparer à leur venue, alors que ces derniers furent quant à eux retardés par le détour que leur fit faire Gauthier. Suite à cette bataille, les Américains furent acculés à une retraite désorganisée qui permit entre autres la capture du brigadier-général Thompson. Les forces américaines, menées par le brigadier-généralJohn Sullivan, battirent en retraite vers leFort Saint-Jean, puis vers leFort Ticonderoga, ce qui mit fin à l'invasion.

Il s'agit de la dernière bataille de la guerre d'Indépendance à avoir eu lieu sur le sol québécois. Son site a été désigné en 1920lieu historique national par lacommission des lieux et monuments historiques du Canada.

Behemoth (Canada's Wonderland)

Le lift hill et la première descente de Behemoth
Le lift hill et la première descente de Behemoth

Behemoth est une attraction de typemontagnes russesen métal du parcCanada's Wonderland, situé àVaughan, enOntario, auCanada. Ce sont deshyper montagnes russes conçues et développées par le constructeursuisseBolliger & Mabillard.Behemoth détenait les titres des montagnes russes les plus hautes et les plus rapides du Canada jusqu'en 2012 avec l'ouverture deLeviathan, des montagnes russes également produites par Bolliger & Mabillard et construites à l'autre bout de Canada's Wonderland.

Après une année et demie de préparation et de construction, l'attraction ouvre en mai2008. Avec ses grandes vitesses, sa hauteur de 70 mètres et des changements rapides de direction, c'est l'une des attractions offrant le plus de sensations fortes à Canada's Wonderland.Behemoth a aussi l'un des plus grands débits de passagers du parc.

Les wagons sont des prototypes, les premiers sur des montagnes russes de ce genre, caractérisés par des rangées arrière surélevées et une disposition en « V » des sièges, ce qui garantit à tous les passagers une vue dégagée. La durée du parcours est d'environ trois minutes et les trains atteignent une vitesse maximale de123,9 km/h en 3,9 secondes pendant la première descente. Elle est suivie de cinq bosses, d'un demi-tour et de deux hélices.

Belvédère (Petit Trianon)

Belvédère du Petit Trianon
Belvédère du Petit Trianon

LeBelvédère est unefabrique destyle néoclassique, érigée entre 1778 et 1781 parRichard Mique, pour la reine de FranceMarie-Antoinette, au sein duJardin anglais duPetit Trianon, dans leparc du château de Versailles.

Petit pavillon d'architectureoctogonale, il fait partie desfabriques disposées dans le nouveau jardin du Petit Trianon par l'architecte de la Reine et sert de salon de musique. Il est flanqué d'un rocher artificiel d'où jaillit une cascade et est entouré de montagnes en miniature, l'ensemble composant un jardin alpin. Il est gardé par huitsphinges de pierre, sculptées parJoseph Deschamps. Ce dernier est aussi à l'origine de la décoration des huit façades, dont lesbas-reliefs sont une allégorie aux quatre saisons et dont les frontons sont ornés des attributs de la chasse et du jardinage. Le salon intérieur est luxueusement décoré, lesarabesques peintes sur dustuc représentent des scènes de la nature, le sol est pavé de marbre et le plafond, œuvre deJean-Jacques Lagrenée, évoque des angelots évoluant dans un ciel bleu.

Endommagés par deux siècles de dégradations et d'altérations, le belvédère et le rocher retrouvent en 2012 leur état d'Ancien Régime, à la suite d'une restauration complète du jardin alpin. Classé avec lechâteau de Versailles et ses dépendances au titre desmonuments historiques par laliste de 1862 et par arrêté du 31 octobre 1906, il est accessible au public dans le cadre dumusée national des châteaux de Versailles et de Trianon, au sein duDomaine de Marie-Antoinette.

Blockhaus d'Éperlecques

Photographie aérienne du blockhaus en 1944 ou 1945.
Photographie aérienne du blockhaus en 1944 ou 1945.

Leblockhaus d'Éperlecques (également appelé « bunker deWatten ») est unbunker de laSeconde Guerre mondiale situé dans laforêt d'Éperlecques appartenant à la commune dumême nom dans le département français duPas-de-Calais. Denom de codeKraftwerk Nord West, il fut construit par l'Allemagne nazie de 1943 à 1944 pour servir de base de lancement auxmissiles V2 visant Londres et le Sud de l'Angleterre.

Construit pour accueillir plus de 100 missiles à la fois et en lancer 36 par jour, le blockhaus aurait abrité une usine d'oxygène liquide et une gare protégée des bombes permettant d'approvisionner le site en fusées et en ravitaillement depuis les usines de production en Allemagne. Il fut construit par des travailleurs forcés issus descamps de concentration oude travail ainsi que par des Français enrôlés de force.

Le blockhaus ne fut jamais achevé du fait des bombardements répétés des Britanniques et des Américains dans le cadre de l'opérationCrossbow. Les attaques causèrent des dégâts importants et l'empêchèrent d'être utilisé dans son rôle initial ; une partie du bâtiment fut transformée en usine de production d'oxygène liquide. Le site fut capturé par les Alliés au début du mois de septembre 1944 même si son but réel ne fut découvert qu'après la fin de la guerre. Le blockhaus est classémonument historique français depuis 1986. En 2012, c'est un musée qui présente le site et le programme balistique allemand.

Bregille

De haut en bas et de gauche à droite : vue générale de la colline depuis le fort de Chaudanne, voiture du funiculaire de Bregille, vue de Bregille village, la rue du fort de Bregille et une tour HLM du quartier.
De haut en bas et de gauche à droite : vue générale de la colline depuis lefort de Chaudanne, voiture dufuniculaire de Bregille, vue de Bregille village, la rue du fort de Bregille et une tourHLM du quartier.

Bregille est un quartier de la villefrançaise deBesançon situé sur la rive droite duDoubs, limitrophe ducentre historique à l'ouest, du quartier desClairs-Soleils au nord et desChaprais au nord-est. Il s'est développé sur la colline de Bregille, qui culmine à 458 mètres, soit près de 200 mètres en amont de la rivière. Au recensement de1999, il comptait environ 3 100 habitants, appelésBregillots.

À l'origine, le quartier de Bregille est un village prospère, appartenant au clergé deBesançon. Peu à peu, le modestehameau se développe, notamment grâce à la vigne auXVIe siècle, mais aussi et surtout grâce à l'industrie dans le secteur desPrés-de-Vaux au début duXIXe siècle. Cependant, le site est de nombreuses fois sinistré au cours de conflits opposant la ville deBesançon à des rivaux tels que lesÉcorcheurs, ou encore lesAutrichiens, en1814, ce qui trouble fortement son développement. Après avoir été utilisé pour ses ressources en eau alimentant la ville, le secteur se reconvertit dans la construction de salins, connus dans la région et la France entière, accessibles notamment par lefuniculaire de Bregille. Aujourd'hui, Bregille est un quartier qui garde un caractère champêtre et vivant, et qui est essentiellement une zone résidentielle et forestière.

Le quartier comporte un grand nombre de villas cossues, ainsi que quelques monuments tels que lechâteau de la Juive, l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, lesforts de Bregille et deBeauregard ou encore lecimetière juif de la ville. Le secteur dispose d'un environnement exceptionnel et diversifié, avec notamment le lieu-dit du Grand Désert, et de nombreux sentiers pédestres, qui offrent une promenade au cœur de la forêt de Bregille.

Capitole de l'État d'Oregon

Le Capitole de l'État d'Oregon.
Le Capitole de l'État d'Oregon.

LeCapitole de l’État d’Oregon (en anglaisOregon State Capitol) auxÉtats-Unis est le bâtiment abritant l'assemblée législative, les bureaux du gouverneur, du secrétaire d'État et du Trésorier de l'État d'Oregon. Il se situe dans la ville deSalem, capitale de l'État. Le bâtiment actuel, construit pendant laGrande Dépression entre 1936 et 1938 et agrandi en 1977, est le troisième bâtiment abritant le gouvernement de l'État à Salem. Les deux précédents ont été détruits par le feu, l'un en 1855 et l'autre en 1935.

C'est la société d'architectes deNew York Trowbridge & Livingston qui a conçu cet immeubleArt déco en association avec Francis Keally. La plus grande partie des murs intérieurs et extérieurs sont enmarbre. Le bâtiment a été enregistré auRegistre national des lieux historiques en 1988. L'agencegouvernementale des travaux publicsPWA finança partiellement la construction du bâtiment. La partie centrale du bâtiment qui possède undôme de 51 mètres de haut coûta 2,5 millions dedollars alors que les ailes dont la superficie atteint 21 716 m2 ont couté 12,5 millions de dollars. Les jardins entourant le bâtiment abritent des œuvres d'art, des fontaines et des végétaux notamment les emblèmes de l'État : lepin de l'Oregon et leMahonia à feuilles de houx appeléOregon-grape aux États-Unis.

Cathédrale Notre-Dame de Constance

Cathédrale Notre-Dame de Constance (vue générale).
Cathédrale Notre-Dame de Constance (vue générale).

Lacathédrale Notre-Dame de Constance est l'ancien siège de l'évêché deConstance, enAllemagne. La première construction de l'édifice remonte aux premiers temps de la création du siège épiscopal, vers l'an 600, et est mentionnée pour la première fois en l'an780. Elle fut pendant douze siècles le siège de l'évêque de Constance et accueillit les débats duConcile de Constance (1414-1418). Depuis la disparition de l'évêché de Constance en1821, lacathédrale est utilisée commeéglise paroissiale.

D'un point de vue architectural, il s'agit d'une des plus grandes églises romanes du sud-ouest de l'Allemagne. Cettebasilique, construite sur un plan en forme de croix latine (composée d'une nef de neuf travées flanquée de collatéraux, d'un transept saillant et d'uneabside à plan carré), fut consacrée en 1089. La constructionromane a évolué dans le stylegothique avec le large bloc de la tour de l'ouest, comprenant leportail occidental (XIIe – XVe siècle), la rangée de chapelles annexes (XVe siècle), et plus particulièrement le sommetnéo-gothique de la tour, datant seulement duXIXe siècle.

Larotonde de Saint-Maurice, de style roman, comportant unSaint-Sépulcre du gothique primitif, est un lieu important depèlerinage sur lechemin de Saint-Jacques de Compostelle (leSchwabenweg, ou route souabe). La cathédrale, plus haut bâtiment de la vieille ville, à la silhouette facilement reconnaissable, se détache comme le symbole de la cité.

L'ameublement des époques gothique et romane subsiste seulement ponctuellement ; à l'intérieur de l'église le mobilier des époquesbaroque,classique etnéo-gothique se superpose. Lessaints patrons de labasilique sont laVierge Marie et les patrons de l'ancien évêché de Constance,saint Pélage etConrad de Constance.

Cathédrale Notre-Dame du Havre

Vue générale de l’édifice.
Vue générale de l’édifice.

Lacathédrale Notre-Dame du Havre oucathédrale Notre-Dame-de-Grâce duHavre (anciennement : église Notre-Dame du Havre de Grâce, avant d’être élevée au rang decathédrale en1974) est un bâtimentgothique et de stylerenaissance construit auxXVIe etXVIIe siècles, avec une façadebaroque achevée au cours du deuxième quart duXVIIIe siècle. C’est le plus ancien édifice ducentre-ville duHavre (classé auPatrimoine mondial de l’UNESCO) et l’un des seuls rescapés des destructions de laSeconde Guerre mondiale — après restauration et reconstruction partielle —, qui témoigne de l’histoire de la ville et des guerres qui l'ont touchée.

Ladédicace de la cathédrale Notre-Dame du Havre a lieu le7 décembre (si le7 décembre tombe un dimanche, alors la fête est avancée au6 décembre, comme le prévoit le missel), la veille de l’Immaculée conception, bien qu’en général, elle soit fêtée le lendemain, pendant la messe de l’Immaculée conception, en présence de l’évêque du Havre (le, les 35 ans du diocèse et le 35e anniversaire de la consécration de Notre-Dame du Havre en cathédrale ont été fêtés).

Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende

Basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende (vue générale).
Basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende (vue générale).

Labasilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende est le siège épiscopal dudiocèse de Mende. Située dans le centre-ville de lapréfecture de laLozère, elle est classée monument historique depuis1906. Il s’agit du seul édifice pleinementgothique de l’ensemble du département.

L’église, dont la construction fut décidée dans lesannées 1360 par le papeUrbainV, a succédé à trois autres sanctuaires, le premier d’époque mérovingienne, le deuxième préroman, l’avant-dernier roman. Richement décorée, elle fut victime des troubles desguerres de religion et dut être en grande partie reconstruite au début duXVIIe siècle ; elle sera achevée auXIXe siècle par l’adjonction d’un portail néo-gothique…

Cathédrale Sainte-Élisabeth de Košice

Vue d'ensemble de la cathédrale, avec la chapelle Saint Michel.
Vue d'ensemble de la cathédrale, avec la chapelle Saint Michel.

Lacathédrale Sainte-Élisabeth (slovaque :Dóm svätej Alžbety,hongrois :Szent Erzsébet-főszékesegyház,allemand :Dom der Heiligen Elisbeth) est la plus grande église deSlovaquie avec une superficie de 1 200 m2 et une capacité de 5 000 personnes. Située àKošice, c'est en outre lacathédralegothique de style occidental la plus à l'est d'Europe. Dédiée àsainte Élisabeth de Hongrie, elle se situe au centre de larue Hlavná, qui s'élargit au niveau de l'église, ce qui lui donne sa forme oblongue caractéristique. C'est l'église principale de l'archidiocèse de Košice et l'église paroissiale de la paroisse Sainte-Élisabeth de Košice. La construction eut une influence certaine sur les édifices des villes des environs commePrešov,Bardejov,Sabinov,Rožňava mais également sur l'architecture religieuse de certaines églises dePologne et deTranssylvanie (Sibiu,Braşov àCluj).

La cathédrale gothique de Košice est composée d'un sanctuaire, de cinq parties fermées, de deux tours, d'unesacristie avec étage au nord et de deux chapelles ainsi que d'un vestibule du côté sud. La disposition intérieure est unique. La nef principale et quatre nefs secondaires croisent en leurs centres le transept qui est de même hauteur et largueur que la nef principale avec laquelle il forme unecroix grecque. Cela crée au milieu de la cathédrale un espace central volumineux et de l'extérieur trois frontons d'égales dimensions munis d'un portail richement décoré qui font partie de l'apogée de l'art de lataille de la pierre auMoyen Âge de l'Europe centrale.

Sa construction s'est étalée sur plus de cent ans des environs de l'an1380 à1490. Depuis, elle subit plusieurs rénovations dont la plus importante entre1877 et1896 magnifia le style gothique originel. Le complexe englobant la cathédrale, lachapelle Saint-Michel et latour Urban ont été déclarésmonument culturel national en1970.

Chapelle Saint-Paul de Manhattan

La chapelle Saint-Paul vue depuis Broadway, du côté est.
La chapelle Saint-Paul vue depuisBroadway, du côté est.

Lachapelle Saint-Paul (St. Paul's Chapel, en anglais) est un édifice religieux, qui se trouve ausud deManhattan, dans la ville deNew York. Son entrée se trouve à l'est surBroadway, au numéro 209. Elle appartient à laparoisse deTrinity Church, l'église voisine, dont elle dépend. Construite auXVIIIe siècle, cettechapelle constitue la plus ancienne église de Manhattan encore debout. Comme son nom l'indique, elle est placée sous le patronage desaint Paul, l'un desapôtres deJésus. Lieu symbolique de l'histoire de la ville, elle échappe aux flammes duGrand Incendie de 1776, et, bien que située à proximité duWorld Trade Center, elle subit peu de dommages, et sert de lieu de repos pour les pompiers et les secouristes, au moment desattentats du 11 septembre 2001.

Château d'Angers

Vue de la façade sud, la porte des Champs et des fossés-jardins du château.
Vue de la façade sud, la porte des Champs et des fossés-jardins du château.

Lechâteau d'Angers, aussi appeléchâteau desducs d'Anjou, est situé dans la ville d'Angers, dans le département deMaine-et-Loire, enFrance.

La forteresse est édifiée sur un promontoire de schisteardoisier qui domine laMaine. Le site est occupé dès l'Antiquité du fait de sa position défensive stratégique. Par la suite, lescomtes d'Anjou y installent leurs demeures, jusqu'à la fin de l'empire Plantagenêt, qui voit le royaume de France conquérir le comté d'Anjou.LouisIX fait construire le château actuel auXIIIe siècle, tandis que les ducs d'Anjou le transforment en résidence seigneuriale auXVe siècle.Yolande d'Aragon y donne naissance àRené d'Anjou. AuXVIIe siècle, suite aux troubles desguerres de religion, le roi ordonne la destruction du château, mais seule la partie supérieure des tours est détruite. Il est, par la suite, transformé en prison, puis en garnison et dépôt de munition pendant laSeconde Guerre mondiale. Au début duXXIe siècle, il héberge latenture de l'Apocalypse, et est un des sites touristiques les plus visités deMaine-et-Loire. Son ouverture au tourisme est gérée par leCentre des monuments nationaux.

Château de Clisson

Vue générale de nuit.
Vue générale de nuit.

Lechâteau de Clisson se situe dans la ville deClisson, sur un promontoire granitique dominant la rive gauche de laSèvre nantaise.

Édifié par la puissantefamille de Clisson duXIIIe auXVe siècle, cechâteau fort devient un point stratégique et défensif sur lesMarches de Bretagne protégeant la frontière duduché de Bretagne. Le château n'est alors qu'une enceinte polygonale agrémentée de tours défensives. Après la chute des seigneurs de Clisson, le château devient la propriété desducs de Bretagne puis de leurs descendants. Le ducFrançois II de Bretagne transforme le château en véritable forteresse avec l'adjonction d'une seconde enceinte munie de nombreuses tours défensives couvrant la partie ouest, plus exposée.

Déserté par ses châtelains au milieu duXVIIIe siècle, le château est incendié par les troupes républicaines pendant laguerre de Vendée. Longtemps en ruines, il est en cours de restauration. Le château fait l'objet d'un classement au titre desmonuments historiques depuis 1924 ; les fortifications et terrains d'assiette ont été inscrits en 2004.

Château de Comper

Le château actuel, un manoir de style Renaissance abritant le Centre de l'imaginaire arthurien.
Le château actuel, un manoir de style Renaissance abritant le Centre de l'imaginaire arthurien.

Lechâteau de Comper est situé au nord de laforêt de Paimpont, à trois kilomètres à l'est du bourg deConcoret enFrance. À l'originechâteau fortmédiéval profitant d'une position stratégique enviable grâce à la protection offerte par le vaste étang et la forêt qui l'entourent, il a connu diverses destructions et reconstructions au fil de son histoire, passant aux mains desbarons de Gaël-Montfort, à celles desLaval, desRieux, desColigny et desLa Trémoïlle. Démantelé en 1598 sur ordre d'Henri IV, il est incendié durant laRévolution française.

Il reste peu de traces de ses parties féodales, le manoir destyle Renaissance ayant été reconstruit comme lieu d'habitation auXIXe siècle. Il est le seul des cinq châteaux historiquement liés à la forêt de Paimpont (et donc à lalégende arthurienne) subsistant à ce jour, et se retrouve au centre de plusieurs légendes qui en font le lieu de naissance et de résidence de lafée Viviane.

Il abrite les expositions duCentre de l'imaginaire arthurien depuis 1990. Il fait l'objet d'une inscription au titre desmonuments historiques depuis juin 1996.

Château de Fontainebleau

Château de Fontainebleau en 2011.
Château de Fontainebleau en 2011.

Lechâteau royal de Fontainebleau est unchâteau destyles principalementRenaissance etclassique, jouxtant le centre-ville deFontainebleau (Seine-et-Marne), à une soixantaine de kilomètres au sud-est deParis, enFrance. Les premières traces d'un château à Fontainebleau remontent auXIIe siècle. Les derniers travaux furent effectués auXIXe siècle.

Haut lieu de l'Histoire de France, le château de Fontainebleau a été l'une des demeures dessouverains français depuisFrançoisIer (qui en fit sa demeure favorite) jusqu'àNapoléon III. Plusieurs rois ont laissé leur empreinte dans la construction et l'histoire du château, qui est ainsi un témoin des différentes phases de l'Histoire de France depuis leMoyen Âge. Entouré d'un vaste parc et voisin de laforêt de Fontainebleau, le château se compose d'éléments de stylesmédiévaux, Renaissance, et classiques. Il témoigne de la rencontre entre l'art italien et la tradition française exprimée tant dans son architecture que dans sesdécors intérieurs. Cette spécificité s'explique par la volonté de FrançoisIer de créer à Fontainebleau une « nouvelleRome » dans laquelle lesartistesitaliens viennent exprimer leur talent et influencer l'art français. C'est ainsi que naquit l'École de Fontainebleau, qui représenta la période la plus riche de l'art renaissant en France, et inspira lapeinture française jusqu'au milieu duXVIIe siècle, voire au-delà.Napoléon Ier surnomma ainsi le château la « maison des siècles », évoquant ainsi les souvenirs historiques dont les lieux sont le témoignage.

Depuis1981, le château fait partie avec son parc dupatrimoine mondial de l'UNESCO.

Château de Kisimul

Vue du château de Kisimul depuis le sud-ouest avec Castlebay et Barra au dernier plan.
Vue du château de Kisimul depuis le sud-ouest avec Castlebay et Barra au dernier plan.

Lechâteau de Kisimul, enanglaisKisimul Castle, engaélique écossaisCaisteal Chiosmuil, est un petitchâteau fort duRoyaume-Uni situé enÉcosse, dans lesHébrides extérieures. L'édifice de typemaison-tour est construit sur unîlot rocheux au ras de l'eau face àCastlebay, la principale localité de l'île deBarra.Fief ancestral du chef duclan MacNeil, il est l'un des plus vieuxchâteaux d'Écosse et a la particularité de n'être jamais tombé aux mains des ennemis. Il fait l'objet de nombreuses modificationsarchitecturales entre lesXVe etXVIIe siècles avant d'être abandonné puis vendu en1838. Durant un siècle, il se dégrade en raison des conditions atmosphériques et de l'action humaine, les pierres du château faisant l'objet d'un commerce. Racheté par ses anciens propriétaires en1937, il estrestauré jusqu'en1970 et constitue depuis un sitetouristiqueclassé en catégorie A.

Château de la Juive

Le château de la Juive, à Besançon.
Le château de la Juive, à Besançon.

Lechâteau de Clementigney, plus connu sous le nom dechâteau de la Juive est l'une des plus remarquables demeures particulières deBesançon (Franche-Comté). Il est situé sur la commune limitrophe deChalezeule, à deux pas du quartier historique deBregille et sur le bout dumont de Brégille. Le bâtiment de base a été construit à une date inconnue, mais les premières traces à son sujet remontent à la fin duXVIIIe siècle, avant que la puissante famille juive Lippman n'en devienne propriétaire. C'est d'ailleurs une de leur descendante, Léonie Allegri, qui demande à l'architecte franc-comtoisAlphonse Delacroix de la transformer en un véritable château. Entre1850 et1870, il donne naissance au bâtiment tel qu'on le connaît aujourd'hui, avec son style gothique et son échauguette caractéristique. Le dynamisme de la propriétaire donne à la demeure son surnom toujours actuel, le « château de la Juive ». Par la suite, l'édifice change de main et devient un hôtel-restaurant réputé pour sa gastronomie de qualité et ses décors remarquables, gagnant une réputation nationale et attirant plusieurs célébrités. Cependant, cette vocation se termine au début des années 2000, lorsque le dernier chef cuisinier meurt, le château acquérant depuis lors une fonction purement résidentielle.

Château de Montrésor

Les châteaux de Montrésor Logis Renaissance (à gauche) et forteresse médiévale (à droite).
Les châteaux de Montrésor Logis Renaissance (à gauche) et forteresse médiévale (à droite).

Lechâteau de Montrésor est situé sur le territoire de lacommune homonyme, dans le sud-est du département d'Indre-et-Loire (37), enFrance, à une quinzaine de kilomètres à l'est de la ville deLoches.

Unéperon rocheux a accueilli successivement un donjon attribué àFoulques Nerra et intégré au système défensif descomtes d'Anjou en Touraine, une forteresse médiévale construite parJean IV de Bueil,grand Maître des arbalétriers de France, puis un logisRenaissance édifié parImbert de Batarnay, influent personnage auprès de quatre rois de France. Après lapériode révolutionnaire au cours de laquelle le château, mal entretenu, est passé entre les mains de plusieurs propriétaires successifs, le comteXavier Branicki, émigré polonais,mécène et maire de Montrésor de 1860 à 1870, rachète le domaine en 1849, répare certaines parties du château, en reconstruit d'autres ; il meuble le logis principal enstyle Second Empire et le décore avec de nombreuses œuvres d'art. Sa famille, toujours propriétaire, habite une partie d'un château presque totalement ouvert au public.

Le village lui-même, d'abord construit au pied du château, ne s'est véritablement développé qu'à partir duMoyen Âge ; auXXIe siècle, il s'est tourné vers une activité touristique dont le château constitue l'un des principaux atouts.

Château de Tantallon

Vue du château de Tantallon depuis le sud.
Vue du château de Tantallon depuis le sud.

Lechâteau de Tantallon (Tantallon Castle, enanglais) est uneforteresse du milieu duXIVe siècle située à cinq kilomètres à l’est deNorth Berwick, dans l’East Lothian, enÉcosse. Il se dresse sur un promontoire donnant sur leFirth of Forth, au sud de l’île deBass Rock. Dernier château entouré d’unecourtine à avoir été construit en Écosse, Tantallon ne possède, en réalité, qu’un mur d’enceinte protégeant l’accès au promontoire, les trois autres côtés étant naturellement défendus par des falaises donnant sur la mer.

Le château fut construit vers le milieu duXIVe siècle parWilliam Douglas,Iercomte de Douglas. Il fut transmis à son fils illégitime, faitcomte d’Angus par la suite, et, malgré de nombreuses vicissitudes, demeura la propriété de ses descendants durant une grande partie de son histoire. Il fut notammentassiégé en1491 par le roiJacquesIV, puis, en1528, parJacquesV, son successeur, qui le détruisirent en grande partie. Par la suite, il fut pris par lescovenantaires, en1639, pendant lapremière guerre des évêques, et à nouveau détruit en1651, lors de l’invasion de l’Écosse parOliver Cromwell. Il fut vendu par les Douglas en1699, et tomba peu à peu en ruines, avant de passer finalement sous la protection deHistoric Scotland. Il constitue désormais une attraction touristique importante et estclassé encatégorie A et listé commeScheduled Ancient Monument. En2009, des photographies furent publiées dans la presse britannique montrant un supposéfantôme apparaissant à une des fenêtres du château.

Château du Lude (Sarthe)

Le château du Lude en 2007.
Le château du Lude en 2007.

Lechâteau du Lude se situe dans la commune duLude dans le départementfrançais de laSarthe.

Situé parmi leschâteaux de la Loire les plus au nord, le site est occupé dès leMoyen Âge et devient un point stratégique aux confins duMaine, de l'Anjou et de laTouraine. Occupé par les Anglais pendant laguerre de Cent Ans, le château devient la propriété deJean Daillon, chambellan du roiLouis XI, en 1457. Pendant deux siècles, les Daillon œuvrent à l'embellissement du château, et transforment l'ancienne forteresse médiévale en logis de plaisance. Réaménagé à la fin duXVIIIe siècle par la marquise de la Vieuville, puis un siècle plus tard par lemarquis de Talhouët, le château du Lude témoigne de quatre siècles d'architecture française.

Les jardins, façonnés par les différents propriétaires du lieu, ont servi de cadre à unson et lumière qui a fait la renommée du Lude pendant près de quarante ans. Ils accueillent depuis le début des années 2000 plusieurs manifestations, comme la Fête des jardiniers, au cours de laquelle est décerné leprix P.J. Redouté. Le château du Lude détient le label « Jardin remarquable ».

Château médiéval de Pouancé

Le château médiéval surplombant l'étang de Pouancé
Le château médiéval surplombant l’étang de Pouancé

Lechâteau médiéval de Pouancé est situé dans la commune dePouancé, dans le département deMaine-et-Loire (France), à la frontière occidentale de l’ancienne province de l’Anjou, face à laBretagne. Avec l’enceinte urbaine de la ville, dont une partie est encore visible aujourd’hui, il couvre une superficie de troishectares. On le surnomme parfois « second château de l’Anjou » en terme d’importance, juste après lechâteau d’Angers. Il fait partie desMarches de Bretagne et est le pendant angevin duchâteau de Châteaubriant.

Sur un site fortifié au moins dès leXIe siècle, lechâteau fort actuel est construit duXIIe auXVe siècles. Assiégé à plusieurs reprises pendant laguerre de Cent Ans, il devient une forteresse de premier plan à la fin duXVe siècle, lors du conflit entre leroyaume de France et leduché de Bretagne. Le château fait l’objet d’un classement au titre desmonuments historiques depuis le. Il a subi 40 ans de fouilles ponctuelles et de rénovations. Cependant, de nombreuses questions restent en suspens, le site n'ayant pas fait l'objet de recherches approfondies.

Cheval noir (légende)

Un cheval noir, protagoniste du conte du diable bâtisseur d’églises au Québec.
Un cheval noir, protagoniste du conte du diable bâtisseur d’églises au Québec.

Lecheval noir bâtisseur est unconte detradition orale avec plusieurs variantes, auQuébec et dans d'autres régions duCanada francophone. Il met le plus souvent en scène un magnifique chevalnoir, plus rarementblanc, qui aide à construire unechapelle, uneéglise ou unecathédrale. Impressionné par le courage de l'animal, unouvrier bienveillant lui enlève sabride. La construction de l'édifice s'interrompt alors qu'elle était presque achevée et le cheval s'enfuit, suggérant qu'il est lediable. Une pierre manque toujours au sommet de la bâtisse religieuse.

Ce conte est présent sur les deux rives dufleuve Saint-Laurent, notamment àSaint-Augustin-de-Desmaures,Saint-Michel-de-Bellechasse,Saint-Laurent-de-l'Île-d'Orléans,Trois-Pistoles,L'Islet et dans d'autres localités québécoises. Il existe aussi dans un quartier francophone deSaint-Boniface auManitoba. L'association du diable au cheval noir est un motif fréquent dans l'imaginaire québécois, peut-être lié à l'éthique morale de l'Église et à la peur d'une rencontre avec le Malin.

Chevalement du puits Sainte-Marie

Bâtiment carré surmonté d'une tour en béton équipée de deux bigues de contrefort.
Vue d'ensemble du chevalement

Lechevalement du puits Sainte-Marie est unchevalement enbéton armé construit en1924 par l'ingénieurliégeoisCharles Tournay sur lepuits Sainte-Marie dans la commune deRonchamp enHaute-Saône, dans l'est de laFrance. Après la fermeture du puits, il est conservé par ledépartement après avoir échappé à la démolition. Le chevalement est restauré en1979 avant d'être inscrit commemonument historique et d'obtenir le label« Patrimoine duXXe siècle » le. Il est le seul chevalement conservé dans lebassin minier et l'un des derniers témoins architecturaux de l'activité minière locale.

Chrysler Building

Photographie du Chrysler Building.

LeChrysler Building est l’un desgratte-ciels les plus célèbres deNew York, auxÉtats-Unis. Il est situé à l’intersection de laLexington Avenue et de la42e rue, dans le quartier deMidtown, àManhattan. Le Chrysler Building, qui mesure 319 mètres, et compte 77 étages, est l’un des symboles de la ville de New York, et il est en outre le « gratte-ciel préféré des New-Yorkais », devant son célèbre rival, l’Empire State Building. Il fut le plus haut bâtiment du monde entre1930 et1931, jusqu'à la construction de ce dernier, qui est redevenu le plus haut gratte-ciel de la ville depuis lesattentats duWorld Trade Center.

La construction du Chrysler Building, dirigée par l'architecte américainWilliam Van Alen, s’est étalée entre1928 et1930, et le bâtiment a été ouvert au public après une cérémonie le 27 mai1930. Le bâtiment a été déclaréNational Historic Landmark le 8 décembre 1976. Le Chrysler Building a été rénové en1978, avec la construction d'un hall, composé essentiellement demarbre, d'acier et degranite, semblable à celui de l’Empire State Building. En outre, laflèche a été rénovée en1995, car l’acier inoxydable avait perdu de son éclat avec le temps. Le bâtiment appartient aujourd’hui àAbu Dhabi Investment Council (75 %) et àTishman Speyer Properties (25 %).

Cimetière juif de Besançon

Vue générale du cimetière.
Vue générale du cimetière.

Lecimetière juif, oucimetière israélite de Besançon, est uncimetière dédié aux Juifs situé dans la ville deBesançon, enBourgogne-Franche-Comté. Il s'agit d'un des deux seuls sites entièrement consacrés à l'inhumation de la communauté juive dans la région, et l'un des rares de France pour une ville de cette taille. Il fait suite à un autre cimetière bien plus ancien situé auparavant dans le lieu-dit deCalmoutier, mais qui fut vendu par la Municipalité auXVe siècle et probablement détruit à la suite de l'expulsion des Juifs de la ville.

Lorsque la communauté est de nouveau autorisée à revenir dans la capitale comtoise après laRévolution française, elle y fonde l'actuel cimetière. Il est acquis à la fin duXVIIIe siècle par deux notables et agrandi en 1839 ; un projet comprenant la création d'un logement de gardien est envisagé en 1887 mais ne voit finalement jamais le jour. Le cimetière dans sa forme actuelle date donc de la fin duXIXe siècle et n'a subi depuis lors aucun changement significatif. On note cependant auXXe siècle l'édification d'un monument aux morts pour les Juifs de la Première Guerre mondiale, ainsi que la dégradation de quelques tombes lors de l'occupation allemande.

Le cimetière, libre d'accès, accueille encore de nos jours les dépouilles de Juifs ayant souhaité y être enterrés. On peut notamment y admirer des caveaux monumentaux, dont une pyramide haute de sept mètres, un mausolée de marbre et bronze, ainsi que divers autres éléments notables mais dans une moindre mesure. Plusieurs personnalités de la ville sont inhumées sur le site, dont des membres de lafamille Veil-Picard, Lippman ou encore Weil.

Claude-Marius Vaïsse

Portrait du préfet Claude-Marius Vaïsse (1799-1864).
Portrait du préfet Claude-Marius Vaïsse (1799-1864).

Claude-Marius Vaïsse est unfonctionnaire ethomme politiquefrançais né àMarseille le et mort àLyon le.Ministre de l'Intérieur pendant onze semaines dans l'éphémèrepetit ministère en 1851, lestravaux de rénovation urbaine de Lyon, qu'il mène en tant quepréfet du Rhône sous leSecond Empire font connaître à la ville des transformations semblables àcelles de Paris à la même époque, et lui valent le surnom d'« Haussmann lyonnais ». En poste à Lyon de jusqu'à sa mort, il conduit notamment la rénovation du centre-ville avec le percement de la rue Impériale (actuellerue de la République) et de la rue de l'Impératrice (actuellerue Édouard-Herriot). Il fait également créer leParc de la Tête d'or.

Le premier et le plus significatif de ces grands travaux a été le percement de la rue Impériale, actuellerue de la République, avec la construction dupalais de la Bourse et du Commerce sur son chemin. La réalisation du chantier nécessite d’abattre289 maisons anciennes. Le percement de la rue de l'Impératrice, actuellerue Édouard-Herriot, complète la rénovation du centre quelques années plus tard. Ce quartier devient en une décennie un espace bourgeois avec des immeubles monumentaux.

Col Rogers

Vue du chaînon Sir Donald à partir du col Rogers.
Vue du chaînon Sir Donald à partir du col Rogers.

Lecol Rogers (anglais :Rogers Pass) est uncol de montagne et unlieu historique nationalcanadien de laColombie-Britannique situé au centre duparc national des Glaciers. Ce col de lachaîne Selkirk, découvert en 1882 parAlbert Bowman Rogers, a marqué un jalon important dans la construction du premierchemin de fer transcontinental duCanada. Il a été utilisé entre 1885 et 1917 par le chemin de fer duCanadien Pacifique, mais son franchissement a été remplacé par letunnel Connaught à la suite des nombreuses avalanches que subissait le col. Laroute Transcanadienne a été inaugurée par le Premier ministreJohn Diefenbaker en 1962 à partir de ce col.

Le col possède un musée consacré à son histoire et uneaire de service. Le lieu historique administré parParcs Canada est visité par plus de 430 000 visiteurs par an.

Construction du World Trade Center

WTC 1&2.
WTC 1&2.

Le projet deconstruction du World Trade Center fut lancé parDavid Rockefeller et son frèreNelson, puis développé par l'autorité portuaire de New York qui embaucha l'architecteMinoru Yamasaki. Ce dernier arriva déjà avec l'idée de construire des tours jumelles. Et, après de longues négociations les États duNew Jersey et deNew York, qui supervisaient l'autorité portuaire, acceptèrent le projet. Le chantier commença sur le site duRadio Row dans leDowntown deManhattan. Pour rassurer le gouverneur du New Jersey, l'autorité portuaire fut d'accord pour racheter l'entreprise en failliteHudson & Manhattan Railroad, qui était chargée du transport des travailleurs de banlieue venant du New Jersey et allant dans leLower Manhattan.

Les tours jumelles furent conçues sur une structure carrée en aluminium de 63 mètres de côté. Au centre des tours furent placées les gaines électriques et les cages d'ascenseurs. Afin de laisser plus de place pour les bureaux, la majorité des colonnes porteuses furent placées en bordure du périmètre des bâtiments, de manière plus resserrée. La conception et la construction duWorld Trade Center demandèrent aussi l'utilisation de techniques novatrices comme le fait de couler des murs enbéton armé dans le sol afin d'isoler les fondations des immeubles des possibles infiltrations de l'Hudson tout proche, ou bien la réalisation de tests ensoufflerie. La construction réelle de la tour Nord commença en août1968 et celle de la tour Sud en1969. La construction fut très rapide, en partie grâce à l'utilisation en grand nombre de composantspréfabriqués. Les premiers locataires arrivèrent dans la tour Nord en décembre 1970 et dans la tour Sud en janvier 1972. Quatre autres bâtiments plus petits furent ensuite construits. L'inauguration du centre eut lieu le 4 avril 1973. Dans lesannées 1980, une7e tour fut construite.

Les sept bâtiments constituant lesite du World Trade Center, dont les deux tours jumelles, ont été détruits à la suite desattaques terroristes du 11 septembre 2001 sur New York.

Couvent des Feuillants

Vue du couvent en direction du nord depuis l'emplacement de l'actuelle rue de Rivoli (illustration du XIXe siècle d'après une vue de 1707). À gauche, l'alignement de bâtiments ainsi que le passage longeant le mur de clôture correspondent à l'axe de l'actuelle rue de Castiglione. L'allée de traverse centrale du jardin, perpendiculaire à cet axe, correspond au tracé de l'actuelle rue du Mont-Thabor.
Vue du couvent en direction du nord depuis l'emplacement de l'actuelle rue de Rivoli (illustration du XIXe siècle d'après une vue de 1707). À gauche, l'alignement de bâtiments ainsi que le passage longeant le mur de clôture correspondent à l'axe de l'actuelle rue de Castiglione. L'allée de traverse centrale du jardin, perpendiculaire à cet axe, correspond au tracé de l'actuelle rue du Mont-Thabor.

Le monastère royal de Saint-Bernard, plus connu sous le nom decouvent des Feuillants, était un monastèreparisien fondé en1587 parHenri III pour les religieux de l'ordre cistercien réformé desFeuillants. Situésrue Saint-Honoré, derrière les actuelsno 229-235 de cette rue, près de l'angle de l’actuellerue de Castiglione, ses bâtiments ont été rasés au début duXIXe siècle.

Sécularisé et nationalisé en1790, le couvent servit notamment de lieu de réunion à un éphémère rassemblement politique, leclub des Feuillants.

Disneyland

Le château de la Belle au bois dormant de Disneyland, devenu l’emblème du parc.
Le château de la Belle au bois dormant de Disneyland, devenu l’emblème du parc.

Disneyland, ou officiellementDisneyland Park, est unparc à thèmes situé dans la ville d'Anaheim, enCalifornie, auxÉtats-Unis. Il est le seul « royaume enchanté » conçu et vu parWalt Disney et a été inauguré le. Il fut construit en un peu plus d'un an par les équipes deWalt Disney Imagineering. Walt Disney dut pour le construire emprunter de l'argent en partie àABC en échange de la production de la fameuse sérieDisneyland nommée par la suiteWonderful World of Walt Disney.

Le parc a été construit sur une ancienne orangeraie d'Anaheim de 730 000 m2 (73hectares), dans lecomté d'Orange, à une trentaine de kilomètres au sud-est deLos Angeles. Seuls 340 000 m2 (34 ha) constituent le parc proprement dit. Le parc est surnommé « L'endroit le plus joyeux du monde » (Happiest Place on Earth).

Le parc fait partie du complexeDisneyland Resort qui comprend aussi un autre parc,Disney California Adventure, plusieurs hôtels et une zone commerciale.

Domaine de la Garenne Lemot

Vue de l'allée d'accès à la villa Lemot.
Vue de l'allée d'accès à la villa Lemot.

Ledomaine de la Garenne Lemot est unparc situé sur les communes deGétigné etClisson enLoire-Atlantique et deCugand enVendée. Il a été créé par le sculpteurFrançois-Frédéric Lemot au début duXIXe siècle. L'ensemble se veut un hommage aux paysages et à l'architecture de l'Italie. Le domaine se compose d'une villanéo-palladienne surplombant la vallée de laSèvre nantaise ainsi que des bois et des jardins où sont érigés desfabriques et des statues rappelant le style Antique ainsi que les maisons du jardinier et du portier de style italianisant.

Leconseil général de la Loire-Atlantique achète le domaine à la famille Lemot en 1968. Il est inscrit au titre desmonuments historiques l'année suivante, et classé par étapes depuis 1988. Aujourd'hui, c'est un lieu de promenade et un centre culturel où sont régulièrement organisés des expositions d'art contemporain et des spectacles.

Efteling

Les montagnes russes en bois à double voie Joris en de Draak.
Les montagnes russes en bois à double voieJoris en de Draak.

Efteling est unparc à thèmes ainsi qu’uncomplexe de loisirs situé auxPays-Bas, àKaatsheuvel dans la commune deLoon op Zand. Avec pour thèmes lescontes et légendes, il est un des plus importants d’Europe bien qu’il ne soit essentiellement connu qu’aux Pays-Bas, enAllemagne et enBelgique. Situé dans le peloton de tête des parcs les plus visités enEurope, Efteling a reçu plus de cent millions de visiteurs depuis son ouverture. Reconnu par les connaisseurs du genre comme l’un des meilleurs, c’est aussi l’un des plus anciens parcs encore existants.

Ses racines remontent en effet jusqu’en1935 lorsque deux clercs locaux fondent un terrain de jeux. Efteling est officiellement inauguré le (à titre de comparaison, le premierDisneyland date de1955), lors de l’inauguration duBois des Contes de fées, qui marque le début de son succès.

Aussi Efteling est-il depuis lors en constante évolution ; à l’inverse d’autres exemples dans ce domaine, il s’est développé dans la durée et offre aujourd’hui une variété très large d’attractions qui satisfont tous les âges et tous les goûts. Certaines réalisations ont été commandées à des sociétés spécialisées de renommée internationale, telles queVekoma etIntamin. Mais la qualité première d’Efteling tient dans l’unité de son style : celui de l’illustrateur decontes pour enfantsAnton Pieck (1895-1987), qui confère au parc son âme et son atmosphère si particulières. Efteling est innovateur dans le domaine des parcs de loisirs.

Église Saint-Jean-Baptiste de Montrésor

Église Saint-Jean-Baptiste.
Église Saint-Jean-Baptiste.

L'église Saint-Jean-Baptiste est une anciennecollégiale située àMontrésor dans ledépartement d'Indre-et-Loire enFrance.

Fondée en 1521 parImbert de Batarnay, seigneur de Montrésor, qui souhaite en faire la sépulture de sa famille, et dédiée àSaint-Jean-Baptiste, elle est immédiatement élevée au rang de collégiale et abrite unchapitre de cinq puisdouzechanoines. Imbert de Batarnay meurt avant la fin de la construction mais son corps y est finalement inhumé un peu plus tard. À partir de 1700, avec la création de laparoisse de Montrésor, elle assure la fonction d'église paroissiale. À laRévolution française, alors que le chapitre de chanoines s'est fortement réduit depuis un siècle, les derniers d'entre eux se dispersent mais l'église, bien que pillée et victime d'importantes dégradations en 1793, conserve sa fonction paroissiale, qu'elle assure encore auXXIe siècle.

Elle observe le plan assez original d'unecroix de Lorraine. Si son architecture est marquée par la fin de l'époque gothique, son décor, extérieur comme intérieur, porte l'empreinte des débuts de laRenaissance française. L'église a fait l'objet de nombreuses restaurations et réparations, notamment dans la seconde partie duXIXe siècle sous l'impulsion de lafamille Branicki, et surtout deXavier Branicki,maire de Montrésor de 1860 à 1870 et généreuxmécène pour sa commune. La restauration du tombeau des Batarnay est l'une des interventions les plus symboliques de cette époque, tout comme la décoration intérieure de l'église faisant appel à des tableaux de laRenaissance italienne ou de l'école classique.

Elle est classée au titre desmonuments historiques par laliste de 1840 ; elle renferme dix-neuf objets faisant l'objet d'une protection et recensés dans labase Palissy duministère de la Culture et de la Communication.

Église Saint-Michel de Košice

Vue d'ensemble de l'église Saint-Michel.
Vue d'ensemble de l'église Saint-Michel.

L'église Saint-Michel (slovaque :Kostol svätého Michala), souvent encore appeléechapelle Saint-Michel (Kaplnka svätého Michala), est une églisegothique composée d'une seulenef, située au centre de la ville deKošice enSlovaquie. L’édifice fut construit durant la seconde moitié duXIVe siècle et est situé juste à côté de lacathédrale Sainte-Élisabeth dont il était la chapelle funéraire. Celle-ci fut longtemps entourée d'un cimetière, qui fut remplacé par un parc après son démantèlement en1771. De ce passé, la chapelle a conservé sa consécration àsaint Michel et unossuaire. Elle a également fait l'objet de plusieurs modifications et rénovations, dont les plus importantes, entraînant une modification du plan, eurent lieu auXVe siècle et au début duXXe siècle. La chapelle reçut le titre d'église en 2006, après une dernière rénovation.

Le complexe formant le cœur de la cité de Košice et comprenant la cathédrale Sainte-Élisabeth, l'église Saint-Michel et latour Urban a été déclaré « monument culturel national » en1970.

Église Saint-Pierre d'Aulnay

L’église Saint-Pierre (officiellementSaint-Pierre de la Tour) est la principale église paroissiale du village d'Aulnay, une petite ville du nord-est du département de laCharente-Maritime.

Édifiée sans doute au cours des années1120 -1140 à la demande des chanoines dePoitiers, elle s'élève sur un site occupé à l'époque gallo-romaine par un temple païen, puis par au moins un sanctuaire chrétien. Durant une partie duMoyen Âge, elle est une étape pour les pèlerins en partance versSaint-Jacques-de-Compostelle, avant de sombrer dans une certaine léthargie au cours des siècles suivants. Redécouverte au cours duXIXe siècle, elle est parmi les premiers édifices français à obtenir un classement auxmonuments historiques en1840.

Étape remarquable sur laroute des trésors de Saintonge, elle est avant tout l'un des quatre sites du département à être inscrits aupatrimoine mondial par l'UNESCO au titre deschemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France...

Église Saint-Sauveur de Bellême

Le clocher-porche en façade.
Le clocher-porche en façade.

L’église Saint-Sauveur de Bellême est uneégliseparoissiale de cultecatholique située dans la ville deBellême, dans le département de l'Orne. Elle est la seule église subsistante de la ville.

À l'emplacement d'une ancienne chapelle, cette église est construite auxXVIe etXVIIe siècles dans le styleclassique. L'intérieur comporte des éléments anciens mais a été largement repris auXIXe siècle. La nef est flanquée de quatre chapelles au nord et d'autant au sud.

La tour (clocher-porche) est inscrite à l'inventaire desmonuments historiques en1936 puis l’édifice tout entier en1987. Des éléments de la statuaire, des tableaux, des boiseries et du mobilier sont inscrits comme objets à l'inventaire des monuments historiques.

Église Saint-Sulpice de Jumet

Eilean Donan

Vue générale d'Eilean Donan et de son château baignée par les eaux du loch Duich.
Vue générale d'Eilean Donan et de son château baignée par les eaux duloch Duich.

Eilean Donan est une petiteîle duRoyaume-Uni située enÉcosse, dans leCouncil Area deHighland. Elle est reliée à l'île deGrande-Bretagne par unpont en pierre qui conduit à unchâteau fort occupant une bonne partie de l'île. Cet édifice, construit et remanié à de nombreuses reprises à partir du début duXIIIe siècle, est abandonné à l'état deruine en1719 à la suite d'une bataille qui l'endommage fortement. Racheté par leclan MacRae, il est reconstruit entre1912 et1932 en préservant le style architectural. Depuis, il accueille de nombreuxvisiteurs qui le considèrent comme le château le plusromantique d'Écosse. Il fait aussi partie des châteaux les plusphotographiés d'Écosse et il a également servi de décor pour de nombreuxfilms.

Eileen Gray


Eileen Gray en 1910
Eileen Gray en 1910

Eileen Gray (née Kathleen Eileen Moray Smith) le àEnniscorthy,République d'Irlande et décédée le, àParis,France est une artiste spécialiste de lalaque,designer de mobilier, etarchitecte irlandaise. Elle est surtout connue pour avoir incorporé de luxueuses finitions laquées sur des meubles d'esthétiqueArt déco puis évolué vers le mobilier à structure en acier tubulaire deStyle international dans lesannées 1920.

Dans le domaine architectural, elle est célèbre pour avoir créé laVilla E-1027 avecJean Badovici, interprétation libre de l'architecture moderniste. Après avoir été largement oubliée par le corps architectural pendant de longues années, elle a connu un regain de popularité à la fin de sa vie. Aujourd'hui, elle fait partie du « Panthéon » des architectes et designers qui ont marqué cette discipline de leur empreinte. En témoignent les expositions posthumes et les classements au titre desmonuments historiques de certaines de ses œuvres.

Fort de Beauregard (Besançon)

Vue générale de l'édifice.
Vue générale de l'édifice.

Lefort de Beauregard (oufort Beauregard) est unefortification située à Besançon construite de1791 à1870. Érigé au sommet d'une butte secondaire dumont de Brégille connue sous les noms deMandelier, puisBeauregard, l’emplacement avait une importance stratégique, notamment à partir dusiège de Besançon, en1674, qui opposa leroyaume de France auxProvinces-Unies et à lamonarchie catholique espagnole. Un ouvrage fut construit à la fin duXVIIIe siècle, mais il fallut attendre1814 et les événements de lacampagne de France pour que les stratèges militaires, le généralMarulaz en tête, prennent réellement en main l'édification d'un véritable fort. Dès sa construction, le bâtiment avait la particularité d'intégrer un système polygonal, ce qui faisait de lui le premier, ou l'un des premiers, de ce type enFrance. Sa principale mission était l'appui dufort de Bregille, alors magasin central de la ville, et la défense des lignes orientales ducentre historique de Besançon.

Après de nombreuses modifications, le fort de Beauregard est définitivement achevé en1870, alors qu'éclate laguerre franco-prussienne. Mais la capitale comtoise ne fait l'objet que d'un blocus ; ensuite l'ouvrage ne sert pas non plus lors de laPremière et de laSeconde Guerre mondiale. À l'image de nombreux autres forts de la ville, Beauregard, désormais obsolète, est peu à peu abandonné. C'est ainsi que de nombreux éléments architecturaux sont dégradés, par l'usure du temps. Récemment, la ville de Besançon, devenue propriétaire du site, a réhabilité le site du fort en y aménageant unsquare, offrant un panorama sur la vieille ville et un lieu de convivialité auxBregillots et aux Bisontins.

Fort de Bregille

Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Lefort de Bregille, de son nom officielfort Morand, est une fortification militaire située à 446 mètres d'altitude au sommet de lacolline de Bregille, àBesançon. Construit de1820 à1832, ce fort occupe un site stratégique du quartier deBregille surplombant et protégeant lavieille ville de Besançon auparavant vulnérable, avec lefort Beauregard. Il remplace un ouvrage militaire basique établi à la fin duXVIIIe siècle, et jugé obsolète notamment à cause de sa prise par l'ennemi en 1814.

Quasiment inutilisé militairement de sa création à nos jours, excepté à une occasion durant laSeconde Guerre mondiale, l'édifice accueille aujourd'hui une fourrière animale pour laSPA et pour la police municipale. Bien que l'accès au fort de Bregille soit strictement interdit aux visiteurs, ses alentours restent un lieu de promenade privilégié pour les bisontins en recherche de verdure et d'un large panorama sur la capitale comtoise.

Funiculaire de Bregille

Vue de la gare basse en 2007.
Vue de la gare basse en 2007.

Lefuniculaire de Beauregard-Bregille, appelé communémentfuniculaire de Bregille, est unfuniculaire et une ligne de tramway située àBesançon dans ledépartement français duDoubs. Imaginée en1899 par Émile Picard, la ligne reliait le bas et le haut de la colline deBregille pour que les curistes deBesançon-les-Bains puissent accéder facilement aux bois et espaces verts de la ville ; cependant le funiculaire ne fut opérationnel qu'à partir de1912, alors que le thermalisme est en déclin. Pourtant la ligne fonctionne jusqu'en1987 malgré de nombreux problèmes financiers survenus au fil de son histoire, mais un dysfonctionnement technique viendra mettre un terme à l'activité du funiculaire. Cette ligne historique n'est plus en service de nos jours, mais une procédure en vue d'une inscription au titre desMonuments historiques est en cours.

Gare de Limoges-Bénédictins

Lagare de Limoges-Bénédictins (los Benedetins enoccitan), réalisée entre1924 et1929 par Roger Gonthier, porte ce nom en raison de sa construction sur le site d’un ancien monastèrebénédictin fermé à laRévolution.

Elle est l'incarnation de la prospérité de la cité desarts du feu d’avant la crise desannées 1930, et est devenue un des plus célèbres exemples architecturaux desarts nouveau etdéco. Unique par sa forme, sa position au-dessus des voies, son passé, notamment l'accueil qui lui fut réservé ainsi que l'incendie de 1998, le monument est vraisemblablement considéré comme l'un des édifices les plus connus deLimoges et duLimousin, à tel point qu'il est devenu un symbole de la capitale régionale au même titre que laporcelaine et lebasket, et est souvent qualifié deplus belle gare d'Europe.

Gare de Provins

Vue du bâtiment des voyageurs et de l’ensemble de la gare.
Vue du bâtiment des voyageurs et de l’ensemble de la gare.

Lagare de Provins est unegare ferroviaire de laligne de Longueville à Esternay située à proximité du centre-ville de lacommune deProvins, dans le département deSeine-et-Marne, en régionÎle-de-France.

Le chemin de fer arriva à Provins le. La gare fit l’objet de nombreux projets qui, pour la plupart, n’ont pas été réalisés. Elle a connu plusieurs périodes d’améliorations et de déclins. Au début duXXe siècle, elle bénéficiait d’une desserte importante dont il ne reste plus que l’accès vers Paris. Cependant plusieurs projets visent à remettre en place certaines des anciennes lignes.

C’est aujourd’hui une gare de laSociété nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains du réseauTransilienParis-Est (ligne P) à partir de lagare de l’Est àParis. En matière de fret, laSociété générale de chemins de fer et de transports automobiles (CFTA) gère la gare de Provins.

Elle est aussi une gare touristique utilisée par l’Association de jeunes pour l’entretien et la conservation des trains d’autrefois (AJECTA) pour de nombreuses manifestations.

Gateway Arch

La Gateway Arch de nuit.
LaGateway Arch de nuit.

LaGateway Arch (« Arche passerelle »),Gateway to the West (« passerelle/porte de l'Ouest ») ouSt. Louis Arch (« Arche de Saint-Louis »), est unearche située dans leJefferson National Expansion Memorial dans lecentre-ville deSaint-Louis dans leMissouri, auxÉtats-Unis. Symbole de la ville, cette arche recouverte d'acier inoxydable mesure 192 mètres de hauteur, ce qui en fait le plus grand monument qui peut se visiter dans l'État, la plus grande arche du monde et le monument non naturel le plus haut du pays. Elle est consacrée à laconquête de l'Ouest, comme le mémorial dont elle fait partie.

L'arche est située sur la rive ouest du fleuveMississippi, quelques kilomètres après sa confluence avec leMissouri et presque sur un axe nord-sud, où la ville de Saint-Louis a été fondée en 1764. L'arche est une conception de l'architectefinno-américainEero Saarinen, tandis que leGermano-AméricainHannskarl Bandel (Severud Associates) en est l'ingénieur structurel.

La construction commence le — après le décès de son concepteur — et est achevée le. Le monument en lui seul a coûté plus de 13,4 millions de dollars à l'époque, soit près de 96 millions de dollars en 2013. Il a ouvert partiellement au public le et a été inauguré officiellement le.

Grange de Vaulerent

La grange, son pigeonnier et une partie du corps de logis.
La grange, son pigeonnier et une partie du corps de logis.

Lagrange de Vaulerent est une anciennegrange cistercienne située àVilleron, dans laplaine de France à l'est duVal-d'Oise.

Il s'agit d'uneexploitation agricole ayant appartenu à l'abbaye de Chaalis à partir duXIIe siècle. La grange assure encore aujourd'hui, presque 800 ans plus tard, cette fonction agricole. Exploitée directement par l'abbaye cistercienne royale et sesmoines convers jusqu'en1315, elle est ensuite mise enfermage. Elle reste propriété de l'abbaye royale jusqu'en1791, date à laquelle elle est vendue commebien national.

Les bâtiments actuels comprennent notamment unbâtiment de stockage, la grange proprement dite, dont la construction remonte auXIIIe siècle et qui, longue de 72 mètres, constitue l'un des bâtiments agricoles cisterciens parmi les plus imposants en France. Cette grange est classée au titre desmonuments historiques par la liste de 1889, le colombier desXVIe etXVIIe siècles, le puits et les caves desXIIe etXIIIe siècles étant inscrits au titre des monuments historiques depuis le.

Historique du logement social en France

Photo du bâtiment du moulin Saulnier
Le moulin Saulnier, dans la chocolaterie Menier

Lelogement social est en France lelogement destiné, suite à une initiative publique ou privée, à des personnes à revenus modestes qui ont des difficultés à se loger sur lemarché libre. L'expression concerne à la fois la construction de logements, l’occupation et la gestion de ce patrimoine. Le logement social est issu du logement ouvrier qui existe sous différentes formes : logement collectif, groupé, individuel. Fin 2008, la proportion de logements locatifs sociaux dans le parc de résidences principales était de 17 %, le nombre de logements sociaux étant de 4,3 millions.

L'historique du logement social en France démarre à la fin duXVIIIe siècle, tandis que leXIXe siècle est la période qui permet de développer les initiatives qui aboutissent finalement auXXe siècle au financement public du logement social, etin fine à laloi DALO ; soit principalement quatre périodes : le temps des précurseurs de 1775 aux années 1880, le développement du « logement bon marché » et les premières lois des années 1880 aux années 1920, le temps des bâtisseurs des années 1920 aux années 1970 et enfin les dernières lois des années 1970 aux années 2000.

Hôtel d'Alluye

L’hôtel d'Alluye vu depuis le haut de la rue Saint-Honoré, en mai 2012.
L’hôtel d'Alluye vu depuis le haut de la rue Saint-Honoré, en mai 2012.

L’hôtel d’Alluye est unhôtel particulier duXVIe siècle situé au n° 8 de la rue Saint-Honoré, àBlois, dans le départementfrançais duLoir-et-Cher. Construit parFlorimond Robertet alors qu'il étaitsecrétaire et notaire du roiLouis XII, l'hôtel porte le nom de sabaronnie d'Alluye.

Bâti entre1498 et1508, l'hôtel d'Alluye est l'un des premiers monuments destyle Renaissance construit àBlois. Édifié sur un quadrilatère de 30 mètres de côté, il a longtemps constitué la plus vaste résidence privée ducentre-ville. Situé dans l'actuelle rue Saint-Honoré, sa façade allieéléments gothiques (culs-de-lampe) et renaissants (volutes) tandis que sa cour intérieure présente des motifs beaucoup plusitalianisants, comme desmédaillons figurant desempereurs romains.

Longtemps propriété de lafamille Robertet, l'hôtel d'Alluye passe aux Hurault de Saint-Denis puis aux Bégon dans la première moitié duXVIIe siècle, avant d'être revendu aux Louët de Terrouanne au début duXVIIIe siècle. Racheté par un ancien notaire en1832, l'hôtel est finalement vendu à la Mutuelle générale d'assurance de Loir-et-Cher en1866. Depuis2007 toutefois, l'ancienne résidence de Florimond Robertet est divisée en une dizaine d'appartements de standing.

Au fil des siècles et de ses propriétaires successifs, l'hôtel d'Alluye a connu d'importantes transformations et seules son aile sud et, dans une moindre mesure, son aile orientale conservent leur aspect d'origine. L'aile ouest du bâtiment a quant à elle été détruite dès le début duXVIIe siècle tandis que l'aile nord a été démolie en1812. Classémonument historique par décret du6 novembre1929, l'hôtel d'Alluye peut exceptionnellement être ouvert au public, notamment lors desJournées européennes du patrimoine.

Hôtel de Blossac

Façade de l'hôtel de Blossac, côté jardin.
Façade de l'hôtel de Blossac, côté jardin.

L’hôtel de Blossac est unhôtel particulier duXVIIIe siècle situé dans lecentre historique deRennes.

Composé de deuxailes principales accolées, ce bâtiment, assorti decommuns, est construit en1728 à la suite de l'incendie de Rennes de 1720, sur un dessin supposé deJacques Gabriel. Il présente unearchitecture classique unique enBretagne, notamment pour sa superficie, la taille de son bâti, l'assemblage architectural de plusieurs bâtiments et son escalier d'honneur.

Propriété de lafamille de La Bourdonnaye,comtes deBlossac, pendant près de deux siècles, il est loué par la ville comme résidence du commandant en chef de laprovince de Bretagne, avec un faste rappelant lacour de France. À laRévolution française, il est divisé en appartements et devient un immeuble, où naîtPaul Féval.

Classé au titre desmonuments historiques en1947, il fait l'objet d'une restauration extérieure complète étalée sur une trentaine d'années alors que les appartements laissent place à desbureaux. Il appartient intégralement à l'État depuis1982 et abrite, dans des locaux réaménagés et restaurés, laDirection régionale des Affaires culturelles deBretagne et, dans les communs, leService territorial de l'architecture et du patrimoine d'Ille-et-Vilaine.

Hôtel du Châtelet

Façade donnant sur la cour d'honneur.
Façade donnant sur la cour d'honneur.

L'hôtel du Châtelet est un bâtimentnéoclassique situé au 127, rue de Grenelle, dans le7e arrondissement deParis.

Construit entre 1770 et 1776 pour leduc du Châtelet, il est successivement le siège de l'École des Ponts et Chaussées, la résidence des intendants de la Maison deNapoléon Ier etLouis XVIII, l'ambassade de l'Empire ottoman, celle de l'Empire d'Autriche, le siège de l'archevêché de Paris jusqu'en 1905, avant de devenir, l'année suivante, celui du ministèrefrançais du travail qui vient d'être créé. En 2012, il héberge leministère du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et la résidence officielle du ministre.

Hôtel Gabriel

L'hôtel Gabriel.
L'hôtel Gabriel.

L'hôtel Gabriel est un ensemble de bâtiments duXVIIIe siècle situé dans l'enclos du port àLorient, enFrance. Ils sont l'œuvre deJacques Gabriel, dans le cadre d'une commande passée par lacompagnie perpétuelle des Indes pour la construction d'un siège des ventes de ses marchandises.

Les deux pavillons sont construits selon un plan symétrique et dans unstyle classique. Ils sont situés de part et d'autre d'une cour d'honneur, bordés au sud par unjardin à la française de deux hectares, et au nord par une place d'armes. Ils sont détruits lors de laSeconde Guerre mondiale mais reconstruits à l'identique entre1956 et1959.

Récupérés par laMarine royale en1770 après la dissolution de lacompagnie perpétuelle des Indes, ils sont utilisés par son état-major pendant près de deux siècles. En2000, la municipalité deLorient les rachète et y installe son service des archives.

La Grande Borne

La rue du Labyrinthe, mars 2007.
La rue du Labyrinthe, mars 2007.

La Grande Borne est une vaste cité d’habitat social de 3 685 logements (dont 206 individuels) édifiée par l’architecteÉmile Aillaud sous la maîtrise d’ouvrage de l’Office public HLM interdépartemental de la région parisienne, sur le territoire des communes deGrigny etViry-Châtillon, dans l’Essonne (91) entre 1967 et 1971. La cité fut bâtie à l’origine dans le cadre de la résorption des bidonvilles de la région parisienne et fut surtout utilisée pour reloger les habitants du13e arrondissement de Paris alors en pleine transformation. La réalisation de la cité fut confiée à l’entreprise Bouygues. À l’exception de 90 logements appartenant à la SA HLM Logirep et d’une partie du secteur des Patios, l’ensemble de la cité est géré par l’OPIEVOY (OPAC Interdépartemental de l’Essonne, duVal-d'Oise et desYvelines). Quoique divisée en « quartiers» puis en « secteurs » d’environ 150 logements, la cité de la Grande Borne demeure néanmoins profondément unitaire, de par sa conception d’ensemble, l’emploi d’éléments et de procédés architectoniques répétitifs et l’« esprit du lieu », fondé sur l’intégration poussée dès la conception d’un travail plastique (couleur, fresques, sculptures) dans le cadre architectural singulier de cegrand ensemble atypique. Le nombre d’habitants de la Grande Borne peut être estimé à environ 13 000 (12 939 habitants selon lerecensement général de la population de 1999).

La Roche-aux-Fées

Vue d’ensemble de la Roche-aux-Fées.
Vue d’ensemble de la Roche-aux-Fées.

La Roche-aux-Fées est undolmen en forme d'allée couverte situé dans la commune d'Essé, dans le département français d'Ille-et-Vilaine en régionBretagne. Son nom vient d'une légende prétendant que les pierres auraient été apportées par desfées, légende souvent à l'origine du nom de « roche aux fées » donné à des dolmens ou allées couvertes.

Le dolmen est composé de plus d'une quarantaine de pierres formant un couloir quatre fois plus long que large. Son orientation nord-nord-ouest – sud-sud-est est telle que le soleil se lève dans l'alignement de celui-ci lors dusolstice d'hiver.

C'est un des mille premiersmonuments historiques classés en France et un des quatre situés à l'époque en Ille-et-Vilaine.

Labyrinthe

L'une des plus anciennes représentations connues de labyrinthe, sur une tablette d'époque mycénienne à Pylos, musée national archéologique d'Athènes
L'une des plus anciennes représentations connues de labyrinthe, sur une tablette d'époque mycénienne àPylos,musée national archéologique d'Athènes

Unlabyrinthe (λαβύρινθος /labúrinthos engrec ancien,labyrinthus enlatin) est un tracésinueux, muni ou non d'embranchements, d'impasses et de fausses pistes, destiné à perdre ou à ralentir celui qui cherche à s'y déplacer.

Ce motif, apparu dès lapréhistoire, se retrouve dans de très nombreusescivilisations sous des formes diverses.

Le mot désigne dans lamythologie grecque une série complexe de galeries construites parDédale pour enfermer leMinotaure. En latin,labyrinthus signifie « enclos de bâtiments dont il est difficile de trouver l’issue ».

L'origine du mot est vraisemblablementpréhellénique. On a tenté autrefois divers rapprochements étymologiques, par exemple avec le terme greclabrys, nom de la hache crétoise à double tranchant, avec laquelle aurait été creusé le labyrinthe. Les langues préhelléniques étant inconnues, il est normal que l'on ne trouve aucune étymologie satisfaisante. La forme la plus ancienne connue estda-pu2-ri-to- enmycénien deKnossos (le signepu2 note ordinairementphu), avecd à l'initiale et nonl.

De nos jours, le terme de labyrinthe désigne une organisation complexe, tortueuse, concrète (architecture, urbanisme, jardins, paysages…) ou abstraite (structures, façons de penser…), où la personne peut se perdre. Le cheminement du labyrinthe est difficile à suivre et à saisir dans sa globalité.

L'Âme de la France

L’Âme de la France est le nom donné par lesculpteurfrançaisCarlo Sarrabezolles à troisstatuesmonumentales identiques qu’il a réalisées dans troismatériaux différents durant l’entre-deux-guerres, la première enplâtre en1921, la deuxième enpierre en1922 et la dernière enbronze en1930. D’une hauteur de 3,20mètres, elles représentent uneguerrière auxseinsnus levant lesbras vers leciel.

Réalisée à partir du premier des trois modèles, lasculpture la plus récente est actuellement installée sur unpiédestal à l’entrée d’Hell-Bourg, dans lesHauts de l’île deLa Réunion,département d’outre-mer de l’océan Indien. Elle a été offerte par ledéputéLucien Gasparin à lacommune deSalazie en1931 et a depuis lors traversé l’histoire réunionnaise d’une façon irrégulière.

Le Plantier de Costebelle

Édifice principal du Plantier de Costebelle.
Édifice principal du Plantier de Costebelle.

Le Plantier de Costebelle est une maison d’architecturenéo-palladienne construite à partir de1857 par la baronne Hortense Pauline Husson de Prailly. Située sur la commune deHyères-les-Palmiers, dans le département duVar, sur le versant est du mont des Oiseaux et des collines de Costebelle, la propriété surplombe la rade d'Hyères, lapresqu'île de Giens et les îles dePorquerolles et dePort-Cros. Lieu de villégiature dans la deuxième moitié duXIXe siècle pour d'éminents ecclésiastiques (le père dominicainHenri Lacordaire et l'évêque d'Orléans, MonseigneurFélix Dupanloup), la « Villa des Palmiers » (ainsi baptisée par madame de Prailly) accueille également l'écrivainlégitimisteArmand de Pontmartin. Mais la plus illustre visite à ce jour reste le passage à la Villa des Palmiers de la ReineVictoria du Royaume-Uni, en1892.

À partir de1896, le romancier et académicien françaisPaul Bourget (1852 † 1935), auteur duDisciple, achète la propriété, qui prend alors son nom actuel, « Le Plantier de Costebelle », et y reçoit de nombreuses personnalités du monde littéraire, telsAndré Gide,Henry James,Edith Wharton, de la sphère politique (Lady Randolph Churchill,Charles Maurras,Maurice Barrès) ou même militaire (le maréchalJoseph Joffre), et ce, jusqu'à sa mort, en1935...

Lunettes de Trois-Châtels et de Tousey

La lunette de Tousey (à gauche) et celle de Trois-Châtels (à droite) en 2011.
La lunette de Tousey (à gauche) et celle de Trois-Châtels (à droite) en 2011.

Leslunettes de Trois-Châtels (officiellement lunette deRostaing) et deTousey (officiellement lunette d'Arçon), parfois désignées sous le terme de fort, sont des ouvrages fortifiés situés dans la ville deBesançon, enFranche-Comté. Il s'agit de deuxlunettes militaires construites à la fin duXVIIIe siècle afin d'appuyer le front de lacitadelle de Vauban, et de la protéger contre les attaques de revers sur le front arrière. La position qu'elles occupent fut historiquement stratégique, notamment lors de l'affrontement franco-espagnol de 1674, puis lorsqueVauban s'y intéressa pour améliorer la défense de la citadelle. Mais ce n'est qu'au début des années 1790 que les deux ouvrages voient le jour, avant d'être reconstruits durant laRestauration, car jugés bien trop vétustes. Ils furent utilisés lors de laSeconde Guerre mondiale, notamment par les Alliés venus libérer la ville, avant de sombrer peu à peu dans l'abandon, à l'instar de nombreux édifices de ce type. Néanmoins, Trois-Châtels et Tousey sont sauvées par un propriétaire privé, qui les rachète, et en restaure une bonne partie.

Maison Gabrielle-Roy

La maison Gabrielle-Roy en 2010.
La maison Gabrielle-Roy en 2010.

Lamaison Gabrielle-Roy, située dans un quartier résidentiel deSaint-Boniface auCanada, est la résidence natale de l'écrivaine canadienneGabrielle Roy. Construite en 1905, il s'agit d'une grande maison destyle Four Square, un style architectural courant au début duXXe siècle auManitoba, qui s'en distingue néanmoins par savéranda et salucarne.

Gabrielle Roy a occupé cette maison de sa naissance en 1909 jusqu'en 1937. Elle a habité l'imaginaire de l'auteur, en particulier dans le romanRue Deschambault. Achetée par un organisme en 1997, elle a été restaurée à son état de 1918 et convertie en maison-musée en 2003. Elle a été reconnue structure du patrimoine deWinnipeg en 1982, reconnuesite provincial du patrimoine par la province duManitoba en 2001 et désignéelieu historique national du Canada en 2009.

Maison Joseph-Gauvreau

Maison Gauvreau à Rimouski.
Maison Gauvreau à Rimouski.

Lamaison Joseph-Gauvreau est un immeuble patrimonial situé àRimouski dans larégion duBas-Saint-Laurent auQuébec. Cette maison bourgeoise de styleéclectique, construite en 1906 et 1907 pour leDrJoseph Gauvreau, lui sert de résidence principale, abritant également son cabinet médical et une clinique d'hydrothérapie, dont la notoriété s’étendra à tout le Québec. Gauvreau est aussi l'un des pionniers de l'hygiène et de lamédecine préventive au Québec. L'amputation d'un bras en 1909 le contraint à abandonner la pratique médicale et à déménager àMontréal.

Entre 1930 et 1947, la maison est la propriété deJules-André Brillant, le fondateur deQuébec-Téléphone etconseiller législatif du Québec. C'est l'une des rares maisons épargnées par l'incendie de Rimouski en 1950. L'année suivante, elle est déplacée par laSociété immobilière Irving pour faire place à unestation-service.

En 1984, devant la menace de sa démolition afin d'agrandir la station-service, un groupe de citoyens se mobilise et obtient son classement commeimmeuble patrimonial en 1985. La maison est vendue à Réjean Frenette en 1998, qui la redéménage à son emplacement d'origine et la restaure pour lui donner son aspect du début duXXe siècle. Elle comprend depuis 2007 unechocolaterie et trois salles de réunions.

Maison Ravenscrag

La maison Ravenscrag vers 1901.
La maison Ravenscrag vers 1901.

Lamaison Ravenscrag (aussi connue sous les noms de maison Hugh-Allan, maison Hugh-Montagu-Allan et pavillon Allan Memorial) est une maison bourgeoise située dans le quartier duMille carré doré àMontréal auCanada. Elle fut successivement la résidence deSirHugh Allan de 1863 à 1882 et de son fils ainéSirHugh Montagu Allan de 1882 à 1940. En 1940, cette maison devint la propriété de l’hôpital Royal Victoria et elle abrite depuis 1943 l’institut Allan Memorial qui héberge le département de psychiatrie de l’hôpital et ducentre universitaire de santé McGill.

Construite essentiellement entre 1861 et 1863, cette résidence fut principalement conçue et réalisée par l’architecteVictor Roy dans lestyle néorenaissance italienne en suivant les principes de l'architecture victorienne. L’architecteJohn William Hopkins de la firme William & Wily contribua également à la conception et à la réalisation de plusieurs pièces de la maison. La demeure comporta à l’origine plus de 72 pièces et fut pourvue de l’équipement le plus avancé de son temps, notamment en termes de plomberie et de chauffage.

Hugh Allan baptisa sa résidence « Ravenscrag » suite à sa construction dans les années 1860. Cette résidence fait partie de l’ancien domaine de Hugh Allan qui comprend également l'écurie, la maison du gardien, le belvédère et le parc. Ce domaine fut reconnu par la Ville deMontréal en 1987 et par legouvernement du Québec en 2005 comme une partie intégrante du « site patrimonial du Mont-Royal ». Il fut également déclaré être intégré au « secteur de valeur patrimoniale exceptionnelle Hôpital Royal Victoria » par la Ville en 2004.

Maison Riel

La maison Riel en juillet 2010.
La maison Riel en juillet 2010.

Lamaison Riel est une maison musée deWinnipeg auManitoba datant de 1880 et marquée par une figure politiquecanadienne de l'époque,Louis Riel. Sa construction est typique de l'architecture de lacolonie de la rivière Rouge. Cependant, ce sont sa mère et ses frères qui y vécurent, lui-même n'y séjournant qu'à l'été 1883 et quelques jours de décembre 1885 quand, après sa condamnation à la pendaison, sa dépouille y est exposée deux jours avant d'être enterrée àSaint-Boniface. À l'instigation d'un de ses frères, le premierbureau de poste deSaint-Vital y est ouvert, la famille l'habitant jusqu'en 1968, année de son acquisition par une société historique.

La maison Riel appartient à la famille Riel et à ses descendants jusqu'en avril 1968, lorsqu'elle est achetée par laSociété historique du Manitoba. Sa propriété est transférée au gouvernement fédéral le 15 avril 1970. L'organisme lui enlève deux couches deparements, l'annexe ayant contenu le bureau de poste ainsi que lavéranda. La maison est entièrement restaurée en 1979 et 1980 pour retrouver son allure de 1886. La maison est aménagée enmusée. La maison est désignéelieu historique national par lacommission des lieux et monuments historiques du Canada le pour sa commémoration de Louis Riel et parce qu'il s'agit aussi d'une maison typique, par sa construction et sa situation, des lots riverains métis. Elle est ensuite reconnueédifice fédéral du patrimoine par le bureau d'examen des édifices fédéraux du patrimoine le Les activités d'interprétation et l'animation sont assurées par la société historique de Saint-Boniface, au bénéfice d'environ 4 000 personnes par an.

Mausolée des Évêques-de-Trois-Rivières

Mausolée des Évêques-de-Trois-Rivières.

Lemausolée des Évêques-de-Trois-Rivières est un monument funéraire situé àTrois-Rivières auQuébec. Il a été construit en 1965 et 1996, dans le cadre d'une campagne de rénovation à lacathédrale de l'Assomption visant à remplacer lacrypte par une salle communautaire au sous-sol. Il est situé dans lecimetière Saint-Michel, un cimetière ouvert au début des années 1920. Ce monument moderne, qui comprend unmausolée de dix tombeaux et unechapelle funéraire a été construit selon les plans des architectesJean-Claude Leclerc et Roger Villemure.

Il s'agit d'un édifice empreint de symbolisme. La chapelle évoque l’ascension des âmes avec sa forme de demi-cône élancée. Quant au mausolée, sa forme massive rappelle le repos des corps en terre. Il s'agit de l'un des rares mausolées construits au Québec auXXe siècle et le seul mausolée extérieur réservé à des religieux.

Il a été citéimmeuble patrimonial par la ville de Trois-Rivières en 2007 et classéimmeuble patrimonial en 2009 par leministère de la Culture et des Communications.

Nemesis (Alton Towers)

Photographie de l'attraction.
Photographie de l'attraction.

Nemesis est un parcours demontagnes russesen métal du parcAlton Towers, situé àAlton, dans le comtéanglais duStaffordshire, auRoyaume-Uni. Ce sont desmontagnes russes inversées développées par le constructeursuisseBolliger & Mabillard. Ouvertes en 1994, ce sont les premières montagnes russes inversées et la première attraction de Bolliger & Mabillard en Europe.

L'histoire de l'attraction est celle d'une créature extraterrestre dérangée pendant des travaux de maintenance à Alton Towers. Pour la contrôler, 200 hommes l'ont clouée au sol avec plusieurs tonnes d'acier, qui sont devenues les rails de l'attraction. La gare représente la créature.

Le parcours a une longueur de 716 mètres et une descente de 31,7 mètres. Le train, qui atteint une vitesse maximale de80,5 km/h, traverse quatre inversions : deuxtire-bouchons, unlooping vertical et unzero-G roll. À cause des restrictions de hauteur imposées par les autorités locales, le parcours a été construit en grande partie sous le niveau du sol, dans une immense fosse.

Nemesis est une attraction très populaire. Appréciée pour son intensité, son intégration au terrain et sa décoration, elle est considérée comme faisant partie des meilleures montagnes russes inversées du monde.

Notre-Dame de la Libération

Photo de Notre-Dame de la Libération
Notre-Dame de la Libération

Notre-Dame de la Libération est unlieu de cultechrétien édifié au sein d'un ancienfort, surplombant à près de 500mètres d'altitude la ville deBesançon (Doubs) sur lemont des Buis. Originellement, ce site militaire construit durant leconflit Franco-Prusse de 1870 devait renforcer les défenses de la capitale comtoise, mais fut, comme de nombreux autres édifices bisontins de ce type, laissé à l'abandon après être devenu désuet.

Après laSeconde Guerre mondiale, l'archevêqueMgrMaurice-Louis Dubourg voulait bâtir un édifice de commémoration et de mémoire puisque la ville ne fut pas ravagée par les bombardements. Au bout de quelques années de travaux, le monument fut consacré en 1949 en grande pompe. Par la suite, desplaques commémoratives tapissant les murs de l'édifice et rendant hommage aux diocésains ainsi qu'à l'ensemble desBisontins morts pendant laSeconde Guerre mondiale furent ajoutées, de même qu'une statue monumentale de laVierge Marie, d'une hauteur de septmètres.

Après que le bâtiment fut devenu vétuste et même jugé dans un état préoccupant, une réhabilitation totale de Notre-Dame de la Libération eut lieu en 2011, redonnant toute sa splendeur à l'édifice. Aujourd'hui cette église, une des plus petites de la ville mais paradoxalement une des plus connues, accueille de nombreuses cérémonies et commémorations, en plus des prières quotidiennes des fidèles. Aussi, beaucoup de visiteurs sont attirés par ce haut lieu dedevoir de mémoire, et par sonpanorama exceptionnel sur la ville de Besançon et ses environs.

Oblivion (Alton Towers)

Oblivion.
Oblivion.

Oblivion est un parcours demontagnes russesen métal du parcAlton Towers, situé àAlton, dans le comtéanglais duStaffordshire, auRoyaume-Uni. C'est unemachine plongeante développée par le constructeursuisseBolliger & Mabillard. Ouverte le, c'est la première attraction de ce type au monde.

Construit dans le plus grand secret,Oblivion est annoncé comme le premier parcours de montagnes russes au monde avec une descente verticale. Elle est cependant inclinée de87 degrés. L'attraction, dont le nom signifie « oubli », est construite dans une zone du parc créée pour l'occasion et appelée « X-Sector ». Elle représente des installations militaires sinistres.

La descente, principal élément du parcours a une hauteur de 54,9 mètres. Les wagons y atteignent une vitesse de109 km/h et elle mène dans un tunnel. Le parcours, d'une longueur de 372,5 mètres, dure une minute et quinze secondes.Oblivion a sept wagons individuels. Ce sont de larges wagons rectangulaires sur lesquels 16 passagers peuvent prendre place sur deux rangs.

Observatoire astronomique de l'université de l'Illinois

L'observatoire astronomique de l'université de l'Illinois est unobservatoire astronomiqueaméricain construit en1896. Il se trouve sur l'avenueSouths Matthews àUrbana, dans lecomté de Champaign, enIllinois. Inscrit sur leRegistre national des lieux historiques (National Register of Historic Places) le, il a été intégré à la liste desNational Historic Landmarks (NHL) par ledépartement de l'Intérieur des États-Unis le.

L'observatoire contient unelunette astronomique de 300 mm construite parJohn Alfred Brashear, mais aucun de ses instruments n’est plus utilisé pour larecherche professionnelle aujourd'hui. L'établissement a joué un rôle important dans le développement de l'astronomie car il fut le siège d’une innovation-clé dans le domaine de laphotométrie astronomique. Il a été dirigé par des scientifiques tels queJoel Stebbins et Robert H. Baker…

Oktoberfest

Oktoberfest.
Oktoberfest.

L'Oktoberfest (« fête d'octobre » en allemand) est unefête de la bière se déroulant àMunich enAllemagne. De nos jours, elle commence systématiquement un samedi de septembre à midi exactement et se termine généralement le premier dimanche d'octobre et dure de seize à dix-huit jours. L'Oktoberfest a lieu près du centre de Munich, sur un terrain vague de42 hectares servant le reste de l'année soit pour des foires plus petites, soit de parking. Ce site s'appelleTheresienwiese (Prairie de Thérèse) et souvent raccourci par lesBavarois endie Wiesn,« la prairie ». Par extension, le terme désigne également la fête en général.

Afin de préserver le caractère familial de la fête, unefête foraine et des lieux de restauration sont installés autour des tentes. L'Oktoberfest est la plus grande fête foraine au monde. On y trouve desattractions historiques mais aussi de très modernes.

Créée le à l'occasion du mariage du futur roiLouisIer de Bavière avec la princesseThérèse de Saxe-Hildburghausen le, lejubilé de la fête a été célébré en 2010 à l'occasion de son200e anniversaire. En 2009, elle a attiré 5,7 millions de visiteurs en seize jours. La fête commence par undéfilé de plus de huit mille personnes portant lecostume traditionnel : laculotte de peau pour les hommes et la robe à manches bouffantes et tablier de couleurs vives (Dirndl) pour les femmes. Le public se rassemble dans de grandes tentes festives où il peut consommer de labière en écoutant de la musique. Environ 6 millions de litres sont ainsi bus chaque année…

Old Trafford

Le stade de football Old Trafford - Theatre of Dreams (Théâtre des rêves).
Le stade de football Old Trafford - Theatre of Dreams (Théâtre des rêves).

Old Trafford est unstade de football situé dans le comté duGrand Manchester, enAngleterre. Construit en1909, il est la résidence deManchester United depuis1910, à l’exception de la période1941 à1949, quand le stade est détruit par des bombardements allemands. Pendant cette période,Manchester United doit alors partager l’ancien terrain deManchester City,Maine Road, avec son rival.

Surnommé le« Théâtre des Rêves » parsir Bobby Charlton, il est le troisième stade d’Angleterre en termes de places disponibles, derrière les stades deWembley et deTwickenham, avec une capacité de 76 212 spectateurs. Old Trafford et Wembley sont les uniques stades d’Angleterre à être évalués par l’UEFA commestades cinq étoiles.

Des matchs de compétitions internationales de laCoupe du monde de football de 1966, remportée par l’Angleterre à domicile, et duchampionnat d’Europe de football 1996 ont eu lieu à Old Trafford. Le stade accueille aussi des rencontres derugby àXIII et desconcerts. Situé à environ 800 mètres dustade de cricket portant le même nom, il est desservi par la ligne de tramwayManchester Metrolink.

Ouvrage de La Ferté

Façade du bloc 1 de l'ouvrage.
Façade du bloc 1 de l'ouvrage.

L'ouvrage de la Ferté est unouvrage fortifié de laligne Maginot situé sur les communes deVilly et deLa Ferté-sur-Chiers, dans le département desArdennes. L'ouvrage, bâti au sommet d'une colline (cote 215) ayant pour nom « la Croix de Villy », est parfois appelé « ouvrage de Villy-La-Ferté ».

C'est un petit ouvrage d'infanterie, comptant deuxblocs. Construit à partir de1935, l'ouvrage a été endommagé par les combats de. Il est l'un des ouvrages les plus célèbres de la ligne, marquant la limite septentrionale de la ligne fortifiée et constituant le premier ouvrage attaqué par lesAllemands. Ce petit fort sans grande puissance de feu (desmitrailleuses, desfusils mitrailleurs, des goulottes lance-grenade et quelquescanons antichar de petit calibre), fut longé par le nord, puis pilonné par plus de 250 canons allemands. Il ne bénéficia pas de l'appui des deux casemates censées l'épauler, équipées decanons de 75 mm mais prématurément abandonnées. Attaqué par l'ouest alors qu'il était conçu pour se défendre contre des attaques venant du nord et de l'est, l'intégralité de sa garnison fut anéantie durant la nuit du 18 au 19 mai 1940.

Palais de Dioclétien

Reconstitution du palais de Dioclétien
Reconstitution du palais de Dioclétien

Lepalais de Dioclétien (encroate :Dioklecijanova palača) est la résidence impériale fortifiée construite par l'empereurDioclétien sur la côtedalmate pour s'y retirer après son abdication volontaire en305. C'est l'un des édifices de l'Antiquité tardive les mieux conservés. Ces vestiges sont préservés dans le cœur historique deSplit, enCroatie. Contrairement à une légende populaire, la ville — Spalatum en latin — doit son nom à celui de la citégrecque voisine d'Aspalathos — « buisson blanc » — et non au terme latin signifiant palais — palatium. L'empereur Dioclétien y vécut l'essentiel des dernières années de sa vie et, à sa mort, son corps fut déposé dans un sarcophage placé dans lemausolée qu'il y avait fait construire.

Le palais est un témoignage exceptionnel de la mise en scène architecturale de l'idéologietétrarchique qui ne survécut pas à son fondateur. Réunissant une résidence de prestige, un temple dynastique et un mausolée, c'est le prototype d'un modèle palatial tétrarchique qui connut deux autres itérations moins grandioses, àRomuliana pourGalère et àŠarkamen sans doute pourMaximin Daïa.

Après la disparition de son commanditaire, le palais continua jusqu'auVIe siècle de servir de résidence officielle pour l'administration provinciale et de grands personnages en exil, mais elle abrita aussi une manufacture de textile. Après les invasionsslaves, une petite ville se développa dans ses murs et succéda àSalone comme siège épiscopal et siège administratif des autoritésbyzantines. Elle finit par passer sous contrôlevénitien et demeura une place forte de la République jusqu'à la dissolution de cette dernière en1797. Dès leXVIe siècle, les vestiges du palais attirèrent l'attention des architectes et érudits européens, et eurent une influence certaine sur le courantnéoclassique.

Palais de Westminster

Big Ben, dominant le palais de Westminster, à Londres.
Big Ben, dominant le palais de Westminster, à Londres.

Lepalais de Westminster (enanglais :Palace of Westminster), également désigné sous le nom deChambres du Parlement(Houses of Parliament), est le lieu où siègent laChambre des communes (House of Commons) et laChambre des lords (House of Lords) duRoyaume-Uni. Le palais borde la rive gauche (ouest) de laTamise et se situe dans l’arrondissement londonien de laCité de Westminster.

L’édifice servait à l’origine de résidence royale, mais aucunmonarque anglais oubritannique n’y a plus vécu depuis leXVIe siècle. La plus vieille section du palais,Westminster Hall, remonte à l’an1097. Cependant, la plus grande partie du bâtiment date duXIXe siècle : l’ancien Palais de Westminster, en effet, fut presque entièrement détruit par un incendie survenu le. L’architecte responsable de la reconstruction,SirCharles Barry, inscrivit le nouveau bâtiment dans le plus purstyle néogothique, en référence à l’époque desTudor. L’une des attractions les plus célèbres du palais de Westminster est satour de l'Horloge(Clock Tower), qui abriteBig Ben.

Le palais, immense complexe de plus de mille pièces, contient en plus des salles de laChambre des lords et de laChambre des communes, les bureaux des commissions parlementaires, des bibliothèques, des vestibules, des salles à manger, des bars ou même des gymnases. Il est le lieu d’importantes cérémonies officielles, et tout particulièrement celle chaque année de l’ouverture de la session parlementaire (leState Opening of Parliament). Le palais de Westminster est étroitement associé dans les esprits aux deux chambres parlementaires, comme en témoigne parfois l’utilisation du termeWestminster pour désigner le Parlement.

Palais des beaux-arts de Lille

La façade du palais des beaux-arts.
La façade du palais des beaux-arts.

Lepalais des beaux-arts de Lille est un musée municipal d'art et d'antiquités situéplace de la République àLille, dans la régionHauts-de-France. C'est l’un des plus grands musées deFrance et le plus grand musée des beaux-arts de province en nombre d'œuvres exposées.

Créé en 1792 sous l'impulsion du peintreLouis Joseph Watteau, le fonds initial du musée est constitué d'œuvres confisquées auxémigrés et aux institutions religieuses de la ville au lendemain de laRévolution, parmi lesquelles plusieurs tableaux deRubens,Van Dyck ouJordaens. Il s'enrichit, en 1803, des œuvres données par l'État conformément aux dispositions dudécret Chaptal, à l'origine de la création de nombreux musées de province. Si l'État reste ensuite un contributeur important aux collections du musée, ce sont surtout les legs et donations, à partir desannées 1850, qui conduisent à la constitution du fonds actuel. En 1881, la collection de tableaux atteint une dimension telle queGéry Legrand, maire de Lille, décide la construction d'un palais des beaux-arts pour les accueillir. Son ouverture, en 1892, offre l'occasion de regrouper plusieurs collections de peintures, et aussi de sculptures, de dessins, de pièces anciennes et d'objets d'art, jusqu'alors dispersées. Les acquisitions de la ville sont par ailleurs très dynamiques jusqu'à la veille de laPremière Guerre mondiale. Elles comprennent quelques œuvres majeures, deDavid,Goya,Delacroix,Courbet,Corot ouPuvis de Chavannes, dont certaines ont marqué l'histoire de la peinture, mais surtout des œuvres anciennes ou contemporaines d'artistes d'origine régionale et locale qui viennent compléter les autres formes d'apports. Il en résulte des collections où les pièces flamandes et hollandaises duXVe auXVIIe siècle et françaises duXIXe siècle tiennent une place de tout premier rang.

Palais du Trocadéro

Le palais du Trocadéro et safontaine pendant l'exposition universelle de 1900, vu depuis lesjardins.

Lepalais du Trocadéro était une construction de la seconde moitié duXIXe siècle de tendanceéclectique, d'inspirationsmauresque etnéo-byzantine situé dans le16e arrondissement de Paris, sur lacolline de Chaillot, entre laplace du Trocadéro et lesjardins du même nom. Il était composé d'une salle de spectacle de 4 600 places prolongée de chaque côté par deux ailes courbées, accueillant chacune un musée (lemusée des Monuments français et lemusée d'ethnographie) et des salles de conférences.

Construit à l'occasion de l'exposition universelle de 1878, il n'était pas destiné à survivre à l'événement ; si le bâtiment est finalement conservé pendant une soixantaine d'années, il est l'objet de nombreuses critiques concernant son style architectural, son progressif délabrement et la mauvaise acoustique de la grande salle, rapidement désertée par les orchestres. Il est démantelé en1935 pour l'exposition spécialisée de 1937, afin de laisser la place à une nouvelle construction, lepalais de Chaillot.

Palladianisme

Une villa avec un portique superposé, venant de la quatrième section du livre Les Quatre Livres de l’architecture par Andrea Palladio.
Une villa avec un portique superposé, venant de la quatrième section du livreLes Quatre Livres de l’architecture par Andrea Palladio.

Lepalladianisme est le néologisme qui désigne un style architectural originaire deVénétie lancé par l’architecte italienAndrea Palladio au cours de lapériode Renaissance ainsi que les édifices s’en inspirant au milieu duXVIIe siècle. Un renouveau a lieu à partir duXVIIIe siècle, on emploiera alors l’expressionnéo-palladianisme, sans qu’on puisse constater une synthèse réelle avec les styleslocaux.

Le palladianisme connut une forte popularité pendant leXVIe siècle en Italie, principalement enVénétie, où Palladio créa la majeure partie de son œuvre. Ce style devient brièvement populaire au milieu duXVIIe siècle enEurope grâce auGrand Tour effectué en Italie par de jeunes étudiants. Au début duXVIIIe siècle, il redevient à la mode, sous l’appellation de néo-palladianisme, dans beaucoup de pays d’Europe (en France et en Irlande notamment). Plus tard, lorsque le style perd la cote en Europe, celui-ci connaît un regain de popularité enAmérique du Nord, plus particulièrement avec les édifices imaginés parThomas Jefferson

Pavillon frais

Vue de la façade du Pavillon frais
Vue de la façade du Pavillon frais

LePavillon frais ouSalon frais est unefabrique construite pourLouis XV etMadame de Pompadour parAnge-Jacques Gabriel au sein duJardin français duPetit Trianon, dans leparc du château de Versailles.

Nouvel édifice de ce petit domaine désiré par le roi pour s'éloigner des contraintes de la Cour, construit de 1751 à 1753, il fait face auPavillon français et sert de salle à manger d'été où l'on peut « prendre le frais » et déguster les produits du potager tout proche. Ce pavillon, comportant une unique pièce, est conçu comme une architecture de verdure et est entièrement revêtu de treillage vert. Il est agrémenté d'un jardinet rectangulaire et symétrique, entouré d'arcades qui sont elles-mêmes surmontées de vases en corbeille, l'ensemble créant une harmonie architecturale et horticole. Deux petits bassins ovales à l'extrémité des parterres de fleurs complètent le décor.

Abandonné aux intempéries et aux dégradations à laRévolution française, le pavillon est rasé en 1810 et le jardin remplacé par du gazon. Dans les années 1980, puis en 2010, grâce aumécénat et après une campagne archéologique, il est entièrement reconstruit sur le modèle d'origine et le dessin du jardin initial est fidèlement reproduit. Seules les arcades n'ont pas encore été restituées.

Phare d'Eckmühl

Phare d’Eckmühl, Penmarc'h, Finistère, France.
Phare d’Eckmühl, Penmarc'h, Finistère, France.

Lephare d'Eckmühl est unphare maritime situé sur la pointe de Saint-Pierre, àPenmarc'h, dans leFinistère enFrance. Il mesure plus de 60 mètres de haut. Il a été inauguré le et doit son nom autitre de noblesse de la donatrice qui l'a en grande partie financé. Il sécurise l'une des côtes les plus dangereuses deFrance en raison de ses nombreux rochers.

Ses murs sont entièrement bâtis engranite de Kersanton et la paroi interne de sa cage d'escaliers est recouverte de plaques d'opaline. C'est aujourd'hui l'un des monuments les plus visités duFinistère.

Place du Coderc

L'angle nord-est de la place du Coderc en 2009.
L'angle nord-est de la place du Coderc en 2009.

Laplace du Coderc est uneplace située àPérigueux, dans ledépartement de laDordogne, enFrance.

L'histoire de la place remonte auMoyen Âge. Elle accueille dès lors les bâtiments les plus importants de la cité, dont la maison de la Commune à partir de l'Ancien Régime. Lorsque la première halle est édifiée vers 1400, la place du Coderc devient un lieu notable du marché traditionnel. Au cours des siècles suivants, des familles principalement aisées se succèdent sur et autour de la place, laissant derrière elles des traces de leur patrimoine. Après laRévolution française, le Coderc est la place exécutoire pendant un demi-siècle environ. Le commerce se développe ensuite ; dans les années 1970, on compte une trentaine de magasins dans le quartier.

Place du Général-de-Gaulle (Lille)

Au premier plan, la colonne de la Déesse. Au second plan, la Vieille Bourse (à droite).
Au premier plan, la colonne de la Déesse. Au second plan, la Vieille Bourse (à droite).

Laplace du Général-de-Gaulle est un espace public urbain de la commune deLille dans le département français duNord. La place est de typegrand-place qui se caractérise par un aspect complètement minéral que l'on retrouve dans de nombreuses villes des anciensPays-Bas. Il s'agit de la place historique et principale de la ville.

Longtemps considérée comme une partie duforum cité en 1066 dans l'acte de fondation de lacollégiale Saint-Pierre, l'origine de la place remonterait auXIVe siècle par la volonté de l'échevinage de la ville d'en faire un marché. LaDeûle est canalisée, le sol est progressivement asséché par des remblais, puis pavé afin de créer une place du Marché. AuXVIIe siècle, la construction de la bourse de commerce divise la place en Grand-Place et Petite-Place (actuelleplace du Théâtre). Après lalibération de Lille durant la Seconde Guerre mondiale, elle est renommée en hommage àCharles de Gaulle. La place est localement appelée « Grand'Place » ou, plus rarement, « place de la Déesse ».

La place du Général-de-Gaulle a conservé son rôle de grand-place : c'est toujours un lieu de fête et d'échanges, y compris commerciaux, et de manifestations de tous types. C'est toujours le cœur de labraderie de Lille. Le commerce des livres, avec la librairie leFuret du Nord et les nombreux bouquinistes, est aussi important sur la place.

La place est bordée par divers bâtiments ; huit sont classés ou inscrits au titre desmonuments historiques, parmi lesquels leThéâtre du Nord (ancienne Grande Garde) et laVieille Bourse (anciennebourse de commerce). Au centre de la place, trône lacolonne de la Déesse. Érigée en 1845, elle représente l'héroïsme des Lillois durant lesiège de Lille en1792.

Place Maurice-Mollard

La place Maurice-Mollard et l'hôtel de ville d'Aix-les-Bains.
La place Maurice-Mollard et l'hôtel de ville d'Aix-les-Bains.

Laplace Maurice-Mollard, du nom d'un ancienmaire de la ville, est uneplace publique située dans le centre historique d'Aix-les-Bains, dans l'ouest de laSavoie.

Chargée en histoire, la place a connu de nombreuxaménagements urbains au fil des siècles. Elle abrite également des bâtiments ou objets inscrits voire classés au titre desmonuments historiques : l'arc de Campanus et letemple de Diane datent de l'époque romaine, lesthermes nationaux, duXVIIIe siècle, sont partiellement construits sur les fondations d'anciens thermes romains et l'hôtel de ville a pour origine unchâteau féodal. Il accueille également unmusée archéologique classémusée de France où sont conservés des témoignages romains d'Aquae, nom que portait Aix-les-Bains dans l'Antiquité.

La place est aussi un important lieu de vie communale puisqu'elle regroupe de nombreuxservices publics, dont l'état civil et la salle duconseil municipal, ainsi que l'office de tourisme installé dans les thermes nationaux. De nombreuses manifestations sont organisées sur la place, comme la corrida des lumières, et le départ du circuit touristique de la ville en petit train.

Place Plumancy

La place Plumancy en 2010.
La place Plumancy en 2010.

Laplace Plumancy est unrond-point français situé dans le centre-ville dePérigueux, dans ledépartement de laDordogne.

L'histoire de la place remonte auXIXe siècle, ce qui en fait le plus ancien rond-point de la commune. Auparavant dénommée « place ronde Saint-Martin », elle porte le nom dusous-intendant militaireJean Plumancy depuis1866. La fontaine au centre du rond-point est érigée en1890 pour distribuer l'eau dans le quartier. Au fil du temps, cette dernière se dégrade souvent et fait l'objet de plusieurs restaurations successives.

Plan Cerdà

Projet original du plan Cerdà.
Projet original du plan Cerdà.

LePlan Cerdà est un plan de réforme, d'aménagement et d'extension urbaine de la ville deBarcelone proposé en 1860 parIldefons Cerdà. C'est unplan hippodamien avec une structure quadrangulaire,régulière et ouverte. Ce plan est à l'origine de la renaissance de la cité comtale.

Ce plan est imposé par le gouvernement central espagnol à la place du plan d'Antoni Rovira i Trias qui avait gagné le concours de la ville, créant une forte polémique. L'actuel quartier de l'Eixample (« l'Extension ») nait de ce plan, et se développe sur d'immenses terrains vagues qui sont jusqu'alors considérés comme zone militaire stratégique.

Le plan Cerdà propose un damier continu de blocs carrés de 113,3 mètres depuisBesòs jusqu'àMontjuïc, doté de rues de 20, 30 et 60 mètres de large. Le plan apporte une nouveauté rapport auplan hippodamien standard en coupant les angles de chaque bloc par unchanfrein à45 degrés pour permettre une meilleure visibilité.

La mise en œuvre du plan Cerdà dure presque un siècle. Au fil du temps, le plan est transformé et de nombreux points importants ne sont pas mis en application. Les intérêts des propriétaires terriens et la spéculation ont desservi le plan.

Planoise

Planoise depuis Chaudanne.
Planoise depuis Chaudanne.

Planoise est l'un des quartiers deBesançon qui font partie ducanton de Besançon-Planoise, dans leDoubs. Il est situé au sud-ouest de Besançon, entre la colline de Planoise et le quartier desHauts-de-Chazal. Il est limitrophe de la commune d'Avanne-Aveney. Seshabitants sont appelés les « Planoisiens » et les « Planoisiennes ».

Le quartier est principalement constitué d'un habitat récent composé de barres d'immeubles et de tours, construites à partir desannées 1960 sur une zone qui, jusque-là, avait un caractère champêtre. De ce fait, son patrimoine architectural ne présente guère d'intérêt. À noter cependant que des bâtiments tels que lesArchives départementales du Doubs ou encore la « Statue de la diversité » donnent du relief et diversifient l'architecture de cette« petite ville ». La municipalité, à l'instar de ce qui a lieu actuellement dans les quartiers similaires de nombreuses autres grandes villes françaises, y mène une politique de réhabilitation. Elle comprend entre autres, la rénovation de barresHLM et la construction d'un nouveau pôle santé. Avec plus de 8 000 logements, le parc immobilier de Planoise représente 14 % de l'ensemble des logements de Besançon.

Pont de Des Rivières

Pont de Des Rivières
Pont de Des Rivières

Lepont de Des Rivières est unpont couvert qui franchit larivière aux Brochets àNotre-Dame-de-Stanbridge auQuébec auCanada, près du hameau de Malmaison. Il est le seul pont authentique ayant untreillis detype Howe auQuébec. Il est aussi remarquable de par sesculées en pierre et sonparement en planches verticales àcouvre-joints.

Érigé en1884, il est le troisième pont à être construit sur ce site. Il est contemporain du développement du hameau de Malmaison par les frères François-Guillaume et Henri Desrivières qui y ont construit unbarrage, unmoulin à farine et unmoulin à scie durant les années 1840. À son apogée, le hameau avait une population d'environ 200 habitants, ainsi qu'une chapelle et une école. Ce lieu sera lentement abandonné à la fin duXIXe siècle. Le pont a été rehaussé en 1912 pour éviter qu'il ne soit emporté par les eaux. Il a été restauré en 1998.

Leministère de la Culture et des Communications du Québec a classé l'ouvrage en tant qu'immeuble patrimonial en 2015 en tant que seul exemplaire subsistant de pont deferme Howe au Québec et comme exemple de pont construit au Québec avant le développement du modèle typique de pont couvert duministère de la Colonisation.

Pont de Hartland

Vue générale du pont sous la neige.
Vue générale du pont sous la neige depuis Somerville.

Lepont de Hartland (anglais :Hartland Bridge) est unpont couvert traversant lefleuve Saint-Jean entreHartland etSomerville, auNouveau-Brunswick (Canada). Avec ses 391 mètres de longueur, il est le plus long pont couvert au monde. Construit en1901 mais pas encore couvert, il se détériore rapidement sous l'effet des intempéries et il est partiellement détruit lors d'unembâcle en1920. Profitant de sa fermeture et des réparations, il est couvert et rouvre en1922. Il devient unlieu historique national en1977. Présent dans la culture néo-brunswickoise, il est également un site fréquenté par les touristes.

Pont de Koror-Babeldaob

Vue du pont de Koror-Babeldaob.
Vue du pont de Koror-Babeldaob.

Lepont de Koror-Babeldaob, aussi appelépont de l’amitié Japon-Palaos ou encorepont K-B, enanglaisKoror-Babeldaob Bridge,Japan-Palau Friendship Bridge etK-B Bridge, est unpont à haubans enbéton armé. Il est situé auxPalaos, unpays d’Océanie situé à l’est desPhilippines, au nord de l’Indonésie et à l’ouest desÉtats fédérés de Micronésie, et relie l’île deBabeldaob à celle deKoror depuis le, date de son inauguration. Construit de à grâce à des fondsjaponais, il remplace l’ancienpont à poutres cantilever enbéton précontraint terminé en et qui s’est soudainement effondré le en tuant deux personnes et en blessant quatre autres. À la suite de cet accident, unpont provisoire flottant a été mis en place afin de rétablir la liaison entreKoror, la plus grande ville du pays, et Babeldaob, sa plus grande île, où se trouve l’aéroport international Roman-Tmetuchl.

Pont du Bonhomme

Le pont lors de ses premières années.
Le pont lors de ses premières années.

Lepont du Bonhomme est situé dans larégion de Lorient, enFrance. Il relie les villes deKervignac et deLanester en franchissant leBlavet et remplace unbac utilisé depuis leXVIIe siècle. Son emplacement à l'entrée de la vallée est choisi de façon à permettre auxbateaux à voile de continuer à relier la commune d'Hennebont située en amont.

Le premier ouvrage est unpont à haubans et tablier enpoutre en treillis, fabriqué entre1900 et1904 parFerdinand Arnodin. Plusieurs fois endommagé pendant laSeconde Guerre mondiale, il est remis en état après le conflit et exploité jusqu'en1974. Il est ensuite démoli, à l'exception de ses deux piliers, et remplacé par un second ouvrage deJacques Mathivat qui reprend la technique dupont à poutres.

Pont Ducharme

Vue du pont Ducharme du côte ouest.

Lepont Ducharme est unpont couvert ayant une structure entreillis de typeTown élaboré traversant larivière Bostonnais au cœur de lamunicipalité deLa Bostonnais, auQuébec (Canada). Ce pont datant de1946 est composé d'unetravée d'une longueur de 41,76 m. Il a été classéimmeuble patrimonial en2006 par leministère de la Culture et des Communications en tant qu'exemple tardif de pont couvert de type Town élaboré, uneferme développée par leministère de la Colonisation du Québec au tournant duXXe siècle. Il a été nommé en l'honneur deCharles Romulus Ducharme, qui était le député représentant la localité à l'Assemblée législative du Québec lors de son inauguration.

Pont Félix-Gabriel-Marchand (Mansfield-et-Pontefract)

Vue du pont depuis la berge
pont Félix-Gabriel-Marchand

Lepont Félix-Gabriel-Marchand est unpont couvert qui traverse larivière Coulonge, dans la municipalité deMansfield-et-Pontefract, auQuébec (Canada). Érigé en1898, ce pont est unique au Québec pour sa structure qui superpose deuxtreillis différents. C'est également le seul pont couvert québécois construit auXIXe siècle situé en dehors de l'Estrie. Le pont a été classéimmeuble patrimonial le.

Prairie Avenue

Résidence de Marshall Field sur Prairie Avenue
Résidence deMarshall Field surPrairie Avenue

Prairie Avenue est une voie nord-sud deSouth Side àChicago, longue d’une vingtaine de kilomètres, qui s’étendait à l’origine de la Seizième rue dans lesecteur communautaire deNear South Side jusqu’à la limite méridionale de la ville et même au-delà. L’histoire de l’avenue est particulièrement riche depuis l’époque des cavaliers etattelages. Lors des trois dernières décennies duXIXe siècle, une section de sixblocks de l’avenue était habitée par les familles les plus en vue de Chicago.

Plusieurs figures historiques de la ville vécurent dans cette rue. En particulier pendant la période de reconstruction qui suivit legrand incendie de1871, lorsque les plus importantes familles de la ville s’installèrent dans l’avenue. Ses résidents marquèrent l’histoire de le la cité et jouèrent un rôle prépondérant au niveau national ou international. Ils influencèrent sa vie politique, sonarchitecture, sa vie culturelle, son économie, ainsi que son système législatif et gouvernemental.

Prieuré de la Primaudière

Vue du Prieuré de la Primaudière, chapelle et bâtiments conventuels.
Vue du Prieuré de la Primaudière, chapelle et bâtiments conventuels.

Leprieuré de la Primaudière est un ancienprieuré datant desXIIIe etXVIIIe siècles, bâti sur les communes d'Armaillé enMaine-et-Loire et deJuigné-des-Moutiers enLoire-Atlantique, dans la régionPays de la Loire, enFrance.

Il est fondé par lesmoines de l'ordre de Grandmont en1207 avec l'aide et le soutien des seigneurs locaux. Les derniers moines le quittent en1762. Le bâtiment principal est la chapelle de la Primaudière, construite auXIIIe siècle. Lieu depèlerinage auMoyen Âge, l'organisation du prieuré est typique de l'architecture grandmontaine, notamment par l'organisation des ouvertures dans la chapelle, et ses deux portes, une pour les fidèles et la seconde pour les moines la desservant.

Puits de Moïse

Vue de la sculpture, le prophète Zacharie au centre.
Vue de la sculpture, le prophète Zacharie au centre.

Lepuits de Moïse est le vestige d'uncalvaire situé au milieu d'unpuits autrefois au centre du grand cloître de laChartreuse de Champmol. Il se trouve actuellement au sein du parc du centre hospitalier spécialisé deDijon, en Bourgogne.

Commandé parPhilippe II de Bourgogne, il est l'œuvre du sculpteur hollandaisClaus Sluter et de son neveuClaus de Werve, avec la participation du peintreJean Malouel pour lapolychromie. Selon les comptes desducs de Bourgogne, il a été sculpté et peint entre 1396 et 1405. Détruit dans sa partie haute au cours duXVIIIe siècle, il n'en subsiste plus que la partie basse, constituée d'une pile hexagonale surmontée de six statues de prophètes de l'Ancien Testament. Seuls quelques fragments des statues situées autour de la croix sont actuellement conservés aumusée archéologique de Dijon. Ce calvaire qui montre lelien typologique entre l'Ancien et leNouveau Testament est aussi une œuvre marquée par de nombreux symbolescartusiens. Enfin, de nombreux indices font du monument une œuvre de propagande en faveur du duc de Bourgogne.

Le puits de Moïse n'a cessé de marquer ses visiteurs, par son réalisme et la magnificence de ses décorations. Il est considéré comme un chef-d'œuvre de la sculpture dugothique international et un précurseur de l'art de la Renaissance. Il a fait l'objet de plusieurs répliques et inspiré de nombreux artistes, anciens ou contemporains.

Remparts de Vannes

La tour du Connétable vue du nord.
La tour du Connétable vue du nord.

Lesremparts de Vannes sont lesfortifications érigées entre lesIIIe etXVIIe siècles pour protéger la ville deVannes dans le département duMorbihan enFrance. Fondée par lesRomains à la fin duIer siècle av. J.-C. sous le règne d’Auguste, lacivitasVenetorum se voit contrainte de se protéger derrière uncastrum à la fin duIIIe siècle, alors même qu’une crise majeure secoue l’empire romain. Cette première enceinte demeure la seule protection de la cité pendant plus d’un millénaire. C’est à l’époque duducJeanIV, à la fin duXIVe siècle, que l’enceinte de la ville est réédifiée et étendue vers le sud pour protéger les nouveaux quartiers. Le duc veut faire de Vannes non seulement un lieu de résidence mais également une place forte sur laquelle il peut s’appuyer en cas de conflit. La superficie de la ville intra-muros est doublée et le duc adjoint à la nouvelle enceinte saforteresse de l’Hermine.

Lesguerres de la Ligue de la fin duXVIe siècle obligent la ville à se doter de plusieurs bastions polygonaux (Gréguennic, Haute-Folie, Brozilay, Notre-Dame). L’éperon de la Garenne est la dernier ouvrage défensif construit à Vannes vers1630. À partir de1670, le roiLouisXIV vend morceau par morceau les éléments des remparts afin de financer ses guerres. L’événement le plus significatif est, en1697, le don à la ville de Vannes des ruines du château de l’Hermine, qui servent alors au réaménagement duport et à l’entretien des bâtiments municipaux…

Sainte-Anne-du-Bocage

Vue de Sainte-Anne-du-Bocage.
Vue de Sainte-Anne-du-Bocage.

Sainte-Anne-du-Bocage ou simplementLe Bocage est unsanctuairecatholique situé àCaraquet, auNouveau-Brunswick (Canada).

Construit sur un terrain légué parAlexis Landry en1791, le sanctuaire comprend unechapelle, unchemin de croix, unpuits, unefontaine, uncimetière et desmonuments, le tout dans unbocage. La chapelle, qui est l'un des plus vieux lieux de cultesacadiens, est également une énigme. La raison exacte de sa construction est en effet inconnue mais liée à la querelle historique entre les habitants de l'est et de l'ouest de la ville. Devenu lieu depèlerinage durant la seconde moitié duXIXe siècle, le sanctuaire est toujours très fréquenté, autant par les habitants de la ville que les touristes.

Shambhala (PortAventura)

Vue de Shambhala, en blanc, et de Dragon Khan, en rouge.
Vue deShambhala, en blanc, et deDragon Khan, en rouge.

Shambhala est un parcours demontagnes russesen métal dePortAventura Park, situé àSalou, enCatalogne, enEspagne. Ce sont deshyper montagnes russes conçues et développées par le constructeursuisseBolliger & Mabillard.Shambhala détient trois records d'Europe. Ce sont les montagnes russes les plus hautes avec 76 mètres, les montagnes russes ayant la descente la plus haute avec 78 mètres, et les hyper montagnes russes les plus rapides avec une vitesse de134 km/h. Ces trois records étaient auparavant détenus par l'attraction du même typeSilver Star, située dans le parcallemandEuropa-Park. Les montagnes russesFurius Baco, également situées à PortAventura Park, sont toujours les plus rapides du continent avec une vitesse de135 km/h.

Après plus de neuf mois de travaux,Shambhala est inauguré le en présence d'Artur Mas, président de laGeneralitat de Catalogne. Son thème est une expédition dans le royaume de la mythologiebouddhisteShambhala, situé dans les montagnes inaccessibles de l'Himalaya. L'attraction est construite dans une nouvelle zone du quartier chinois décorée avec des temples, un village de montagnes et des sommets enneigés. Elle est située à côté des montagnes russesDragon Khan, dont elle croise le parcours à quatre reprises...

Site archéologique de Jublains

Fragment de fresque représentant un pigeon trouvé sur le site du sanctuaire (Musée archéologique départemental de Jublains)
Fragment de fresque représentant un pigeon trouvé sur le site du sanctuaire (Musée archéologique départemental de Jublains)

Lesite archéologique de Jublains est un ensemble de vestiges, datés principalement de l'époque romaine, présents sur le territoire de l'actuelle communefrançaise deJublains, située dans le département de laMayenne (région desPays de la Loire).

Lieu d'un sanctuaire du peuplecelte desDiablintes, une ville du nom deNoviodunum est créée par les Romains, devient la capitale de ce peuple au moment de l'organisation administrativeaugustéenne et s'urbanise dans la seconde moitié duIer siècle. La cité est dotée d'une parure monumentale, avec un ensemble de monuments publics témoignant de la diffusion du mode de vie romain :théâtre,forum etthermes, outre le sanctuaire celte qui est reconstruit en dur. La cité témoigne aussi des difficultés rencontrées à partir duIIIe siècle, avec la construction d'un élément fortifié qui constitue encore l'élément le plus impressionnant du site. Durant l'Antiquité tardive, la cité perd son statut de capitale, lorsque l'entité diablinte est rattachée au territoire desCénomans.

Essentiellement connu pour le camp romain, classémonument historique en1840, le site recèle d'autres vestiges intéressants tels que le théâtre, les thermes et le temple romain. Même si un simple bourg a remplacé la cité romaine, les vestiges remarquablement conservés font de Jublains un site considéré comme exceptionnel dans l'Ouest de la France. Le département de la Mayenne a ainsi décidé de procéder à de nombreuses acquisitions foncières afin que les recherches puissent se poursuivre.

Stade de la Mosson

Vue intérieure du stade lors du match entre l'Australie et les Fidji lors de la Coupe du monde de rugby à XV en 2007
Vue intérieure du stade lors du match entre l'Australie et les Fidji lors de la Coupe du monde de rugby à XV en 2007

Lestade de la Mosson est unstade de football situé àMontpellier, enFrance. Depuis laCoupe du monde de football de 1998, son nom officiel eststade de la Mosson-Mondial 98. Inauguré en1972, il est, depuis1974, le stade résident duMontpellier Hérault Sport Club, la principale équipe defootball deMontpellier.

Géré par lacommunauté d'agglomération de Montpellier, il a connu de nombreuses rénovations. L'ensemble des tribunes du stade actuel est construit entre1988 et1997, ce qui porte sa capacité d'accueil à 35 500 places assises et lui permet d'accueillir la Coupe du monde de football. La dernière rénovation date de2007 pour laCoupe du monde de rugby ; sa capacité est alors ramenée à 32 939 places assises. Dixième stade français au nombre de places proposées, l'enceinte est donc également utilisée pour des matchs derugby à XV. Situé dans le quartier deLa Paillade, il doit son nom à la rivièreMosson, qui coule à proximité, et dont les crues, lors d'orages cévenols, peuvent provoquer des dégâts au stade.

Stade Vélodrome

Les gradins du Stade Vélodrome.
Les gradins du Stade Vélodrome.

Lestade Vélodrome est une enceintesportive située àMarseille enFrance. Bati dans le8e arrondissement de la ville, c'est le principaléquipement sportif de Marseille. Le Vélodrome est, depuis son inauguration en1937, utilisé par le club defootball de l'Olympique de Marseille.

Depuis 2014, le stade vélodrome est classéstades quatre ou cinq étoiles, le deuxième stade de France en termes de places disponibles, derrière leStade de France.

Le stade n'est pas réservé au football : il accueille dans ses débuts des courses cyclistes (d'où le nom deVélodrome) mais aussi des rencontres duMarseille XIII, club phocéen durugby à XIII dans lesannées 1950, certaines rencontres de phase finale duChampionnat de France de rugby à XV et duRC Toulon ainsi que desconcerts.

Temple d'Auguste et de Livie

Le Temple d'Auguste et de Livie à Vienne.
Le Temple d'Auguste et de Livie à Vienne.

Letemple d'Auguste et de Livie est untemple romainpériptèresine posticohexastylecorinthien édifié au début duIer siècle, qui se situait dans le centre-ville de la cité antique deVienna, correspondant également au centre de la ville contemporaine deVienne, dans ledépartement français de l'Isère et larégionRhône-Alpes.

Lors de sa construction, le temple est dédié au culte impérial, pour honorer l'empereurAuguste et son épouseLivie. Il présente deux états de construction. Du bâtiment primitif construit en pierre du Midi, il ne reste que la partie arrière : mur en grand appareil à l'ouest, pilastres d'angle, retours avec pilastres et colonnes. Ce premier état est daté du dernier quart duIer siècle , par comparaison avec la Maison Carrée de Nîmes, leTemple romain de Château-Bas àVernègues et d'autres édifices enNarbonnaise. La plus grande partie de l'édifice est reconstruit en pierres deSeyssel etchoin. Selon les spécialistes de l'ornementation antique, ces chapiteaux traités de manière plus naturelle auraient été sculptés vers la moitié duIer siècle, ce qui correspond aux premières utilisations du choin dans la cité. La reconstruction partielle interviendrait donc quelques décennies après la construction. Or, on ne peut imaginer qu'un tel édifice destiné à honorer Auguste soit resté inachevé autant de temps. Le bâtiment a donc dû subir un incendie (dont on voit des traces sur la partie arrière et sur le podium), ou un léger séisme ayant provoqué l'effondrement de la partie orientale de l'édifice, la partie arrière ayant mieux résisté du fait de la présence de la cella et du mur ouest. Cette reconstruction intervient sans doute avant que Livie soit divinisée en42 car on a remis l'inscription initiale sur la frise du nouveau fronton et ajouté ensuite celle de Livie sur l'architrave. On peut penser que si la reconstruction du temple était intervenue après la divination de Livie, une inscription comportant l'ensemble de la dédicace aurait orné la frise, sans déborder sur l'architecture.

Avec la chute de l'Empire romain d'Occident et la fortechristianisation enGaule, le temple est devenu l'église paroissiale deSainte-Marie-la-Vieille puisNotre-Dame-de-la-Vie jusqu'à laRévolution française. À partir de1792, l'église devient letemple de la Raison puis letribunal de commerce de Vienne, ensuite le musée ainsi que la bibliothèque de Vienne (jusqu'en1852), et enfin, après 28 ans de travaux, l'édifice regagne son aspect primitif de temple romain. C'est aujourd'hui, avec laMaison Carrée deNîmes, le seul édifice de ce type qui se soit aussi bien conservé sur le sol de l'ancienne Gaule ; il fait l’objet d’un classement au titre desmonuments historiques par laliste de 1840.

Temple de l'Amour

Temple de l'Amour
Temple de l'Amour

LeTemple de l'Amour est unefabrique érigée en 1777-1778, par l'architecteRichard Mique, sur un îlot de la rivière artificielle situé à l'est dujardin anglais duPetit Trianon, dans leparc duchâteau de Versailles.

Cette petite rotondeà l'antique est, avec leBelvédère, l'une des deux fabriquesnéoclassiques duJardin anglais imaginé parMarie-Antoinette qu'elle pouvait contempler depuis les fenêtres duchâteau du Petit Trianon. Le temple, dont les décors sculptés sont l'œuvre deJoseph Deschamps, est constitué de douzecolonnescorinthiennes surmontées d'unecoupole ornée des attributs de l'Amour. Il abrite en son centre une réplique, parLouis-Philippe Mouchy, de la sculptureL'Amour se taillant un arc dans la massue d'Hercule, qui lui donne son nom.

Symbole des fêtes données auXVIIIe siècle, il s'est lentement dégradé au fil des siècles, envahi par la végétation, mais a été restauré en 2005. Classé avec lechâteau de Versailles et ses dépendances au titre desmonuments historiques par laliste de 1862 et par arrêté du 31 octobre 1906, il est accessible au public dans le cadre dumusée national des châteaux de Versailles et de Trianon, au sein duDomaine de Marie-Antoinette.

Thomas Elfe

Thomas Elfe (17191775) est unarchitecte d'intérieur etébénisteanglais. Né et formé àLondres, il immigre en Amérique dans lesannées 1740 et s'installe définitivement àCharleston dans laProvince de Caroline du Sud. Le contexte socio-économique de la région lui permet de prospérer. Il invente, crée, et commercialise du mobilier de qualité apprécié des familles fortunées. Chef d'entreprise aux méthodes innovantes, il devient le plus célèbre artisan de meubles pendant l'époque coloniale de l'Amérique auXVIIIe siècle. Des exemplaires de ses œuvres sont désormais exposés dans plusieurs monuments et musées américains.

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