Il est l'un des représentants majeurs duNouveau Cinéma allemand des années 1960-70. Le Jury de la65e édition de laMostra de Venise, présidé parWim Wenders, lui a délivré un Lion spécial pour « son œuvre dénuée de compromis et rigoureusement innovante depuis 40 ans ». Il a beaucoup travaillé avec son égérieMagdalena Montezuma jusqu'au décès de cette dernière en 1984.
Il meurt d'un cancer le ; il venait d'avoir 65 ans.
Le cinéaste françaisGérard Courant lui a consacré plusieurs films, notamment trois longs-métrages d'entretiens audio qu'il a ensuite mis en image :Vivre à Naples et mourir (1978),Il faut le sauver ! (1980) etMichel Foucault Werner Schroeter, la conversation (1981) et deux longs-métrages de témoignages :In Memoriam Daniel Schmid Werner Schroeter (2010) etPetite intrusion dans l'univers incandescent de Werner Schroter (2010). En 2012, l'ensemble de ces films sur Werner Schroeter ont été édités en 2 doubles DVD par leséditions L'Harmattan.
Gérard Courant,Werner Schroeter, Goethe Institut et Cinémathèque française, 1982
Frederic Strauss, « Scènes de la passion (Making Malina) »,Cahiers du cinéma 435,
Michel Foucault, « Conversation avec Werner Schroeter » dans Daniel Defert et François Ewald (dir.),Michel Foucault : Dits et écrits 1954-1988, vol. IV, Paris, Gallimard, 1994
Cédric Anger, « Les Belles Manières »,Cahiers du cinéma, hors série : « Cinéma 68 »
Philippe Azoury,À Werner Schroeter, qui n'avait pas peur de la mort, Capricci Éditions, 2010
Heinz-Norbert Jocks:Ästhetik des Widerstands. Von der Schönheit der Hoffnung und der Schönheit der Verzweiflung. Ein Gespräch. In: '“Lettre International, No. 89, 2010, p. 94–100.