Werner Arber étudie la chimie et la physique à l'École polytechnique fédérale de Zurich entre1949 et1953. À la fin de l'année 1953, il devient assistant technicien dans le laboratoire d'Eduard Kellenberger, qui développe l'utilisation des microscopes électroniques pour l'observation de la matière vivante, à l'Université de Genève. Au bout de son contrat, il entame un doctorat dans le sujet de recherche deGrete Kellenberger, qui dans le laboratoire de son mari Eduard est concentrée sur l'étude desbactériophages, en étroite collaboration avec Jean Weigle, ancien professeur de Physique à Genève, qui est parti à l'Université Caltech de Californie en 1948. Werner Arber rédige sa thèse sur lesphages lambda défaillants, et il reçoit son doctorat de l'Université de Genève en1958.
De retour à Genève, il travaille à l'Institut de Physique où il entreprend des recherches productives surEscherichia coli[2]. Les travaux qu'il effectue avec son élève doctoranteDaisy Dussoix font l'objet de communications en 1961 et 1962 et jettent les bases de la découverte desenzymes de restriction et leur rôle sur l'ADN, qui lui vaudront son prix Nobel[3]. En1965, il est promu au titre de professeur extraordinaire en génétique moléculaire à l'université de Genève. En1971, après une année passée en tant que professeur à Berkeley, il intègre l'université de Bâle. Il est l'une des premières personnes à travailler dans leBiozentrum[4] qui venait d'être construit et qui abritait des laboratoires de biophysique, biochimie, microbiologie, biologie et pharmacologie.
Et enfin, Werner Arber est l'initiateur, en 1989, de la réunion des universités du Rhin supérieur (Bâle, Karlsruhe, Fribourg et Strasbourg) avec pour objectif la création d'une école d'ingénieur en biotechnologie trinationale, l'École supérieure de biotechnologie de Strasbourg (ESBS).
(en)Biographie sur le site de l'Académie pontificale des sciences
(en)Autobiographie sur le site de lafondation Nobel (le bandeau sur la page comprend plusieurs liens relatifs à la remise du prix, dont un document rédigé par la personne lauréate — leNobel Lecture — qui détaille ses apports)