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| Conjoint | Susanne De Maria(d) |
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Walter De Maria est unartisteaméricain duland art né le àAlbany enCalifornie et mort le àNew York[1].
En1957 il est diplômé de l’université de Californie àBerkeley, où il obtient son M.F.A. enpeinture deux ans plus tard. Avec son ami le compositeur d’avant gardeLa Monte Young, il participe à deshappenings ainsi qu'à des productions théâtrales dans la région deSan Francisco.
En 1960 il s’installe à New York où il écrit des essais sur l’art, lesquels seront publiés par La Monte Young etJackson McLow dansAn Anthology of Chance Operations[2]. Il continue encore à prendre part à deshappenings. En1961 il fait ses premièressculptures de boîtes en bois. En1963, De Maria etRobert Whitman ouvrent la 9Great Jones Street Gallery àNew York. La même année la première exposition solo desculpture de De Maria y est présentée. La même année encore il a travaillé avec le batteur du groupe derock emblématique de l’époque,The Velvet Underground, alors mené parLou Reed. Il continue lasculpture sur bois, commence ses « invisible drawings » (littéralement les « dessins / schémas invisibles ») et compose de lamusique. Avec l’aide du collectionneur Robert C. Scull, il commence la création de pièces en métal en1965.
Ces œuvres en métal (aluminium) les plus connues sont les suivantes :
Ces œuvres ont été conçues séparément mais sont maintenant réunies aumusée Guggenheim. L’idée de ces œuvres était de détourner les trois symboles de leur signification originelle. Par le simple fait de les exposer dans unmusée, il les réduisait à de simples œuvres visuelles sans aucune autre connotation[3]. Il y avait évidemment beaucoup de provocation dans cette façon de faire.
En1968, De Maria s'impose comme l'une des figures majeures duLand art en remplissant de terre le sol de la galerie Heiner Friedrich[4] àMunich. La même année il conçoitMile Long Drawing dans leDésert des Mojaves, une œuvre qui fait écho àWalls in the Desert, projet non réalisé, dessiné entre1961 et1963, qui consistait en la construction de deux murs parallèles longs d’un mile chacun dans le désert duSahara. En1972, l'artiste fait l'objet d'une importante exposition au Kunstmuseum deBâle.
Il continue tout au long desannées 1970 à étudier ou à réaliser des œuvres de plus en plus à l'échelle du grand paysage, voire de la planète comme en témoigne sonThree Continent Project, une sculpture commencée en 1969[5] qui devait prendre la forme d'une gigantesque croix à cheval sur l'Inde, l'Afrique, et lesÉtats-Unis.
1969, c'est aussi l'année où De Maria commence à travailler sur son célèbreThe Lightning Field. Cette œuvre est achevée finalement en1977 à Quemado, auNouveau-Mexique, est de loin la plus connue et la plus diffusée de Walter De Maria. Il s'agit de l'installation pérenne de 400 poteaux en acier inoxydables[6], régulièrement répartis sur une surface rectangulaire d'un kilomètre par un mile située dans une plaine désertique, où le visiteur est contraint de séjourner 24 heures afin de faire l'expérience du site. L’œuvre a été implantée à proximité de laLog Cabin, une cabane en rondins construite dans les années 1930[7] permettant d'accueillir un groupe de 6 personnes et dans laquelle se trouve le minimum vital, ainsi qu'un descriptif précis de la construction de l’œuvre[8]. Selon l'artiste, la zone est propice aux orages, ce dont témoignent les photographies spectaculaires qu'il a fait réaliser sur place. En réalité, selon une déclaration récente[9] deGilles Tiberghien, rares sont ceux qui ont vu s'abattre la foudre sur ces paratonnerres.The Lightning Field est géré par laDia Art Foundation de New York, seule institution habilitée à délivrer les billets d'entrée.
Dans les années 1960 et 1970, De Maria crée des œuvres urbaines, dontThe Vertical Earth Kilometer (1977),The New York Earth Room (1977) etThe Broken Kilometer (1979).
En1989, son projet deSphère des droits de l'homme est retenu lors de l'appel à projet international de l'Assemblée nationale française pour la réalisation d'une sculpture dans la cour d'honneur dupalais Bourbon, à l'occasion dubicentenaire de la Révolution française.
En2001, Walter De Maria est le premier lauréat duprix Haftmann, décerné par laFondation Roswitha Haftmann, une fondation suisse, à un « artiste vivant ayant produit une œuvre de première importance. »