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Walt Disney

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Walt Disney
Description de cette image, également commentée ci-après
Walt Disney en 1946.
Données clés
Nom de naissanceWalter Elias Disney
SurnomWalt Disney
Naissance
Chicago (Illinois,États-Unis)
NationalitéAméricaine
Décès (à 65 ans)
Burbank (Californie,États-Unis)
Profession

Animateur
Scénariste
Producteur
Acteur
Présentateur de télévision
Réalisateur
Homme d'affaires


Signature de Walt Disney

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Walter Disney, ditWalt Disney, né le àChicago (Illinois) et mort le 15 décembre 1966 àBurbank (Californie), est unproducteur,réalisateur,scénariste,acteur etanimateuraméricain.

Originaire de la ville de Chicago et grandissant dans l'État du Missouri, Walt Disney s'installe en Californie et fonde en 1923 avec son frère Roy leDisney Brothers Studio, futureWalt Disney Company. En 1928, il crée avec Ub Iwerks son premier grand succès populaire :Mickey Mouse. Ses innovations technologiques sont utilisées dans la production et la réalisation de plusieurs de ses longs-métrages d'animation commeBlanche-Neige et les Sept Nains (1937),Pinocchio etFantasia (1940),Dumbo (1941) etBambi (1942), contribuant à l'essor du cinéma d'animation aux États-Unis et dans le monde. Il devient progressivement l'un des producteurs de films les plus célèbres.

Parmi ses distinctions, outre ses deux Golden Globes d'honneur et son Emmy Award, il détient comme producteur de cinéma le record du plus grand nombre d'Oscars remportés (22) et de nominations (59) pour une seule personne. Plusieurs de ses films sont inscrits au Registre national du film de la Bibliothèque du Congrès et ont été désignés comme faisant partie des plus grands films de tous les temps par l'American Film Institute.

Dans les années 1950, il se lance dans l'industrie desparcs à thèmes en inventant le concept. Le premier parc Disneyland est inauguré en 1955 en Californie et est financé par la diversification des activités de l'entreprise. Cette dernière est aujourd'hui un des plus gros groupes de divertissement au monde et est un des plus gros conglomérats de médias et de divertissement. Disney est aujourd'hui considéré comme une icône et une des figures culturelles les plus influentes duXXe siècle. Il demeure un pionnier de l'industrie américaine de l'animation et une figure majeure de l'histoire de l'animation et de l'histoire culturelle des États-Unis.

Biographie

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1901-1919 : enfance

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Naissance et déménagements

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v ·m
Génération 1
Arundel Disney(1801-1880) /Maria Swan(1814-1896)
Robert Disney(-)
Génération 2
Kepple Disney(1832-1891) /Mary Richardson(1838-1909)
Génération 3
Elias Disney(1859-1941) /Flora Call(1868-1938)
Robert Disney(1861-1953) /Charlotte Anne Hussey(-)
Génération 4
Herbert Disney(1888-1961) /Louise Rast
Raymond Disney(1890-1989) /Alvah Fisher
Roy O. Disney(1893-1971) /Edna Francis(1890-1984)
Walt Disney(1901-1966) /Lillian Bounds(1899-1997)
Ruth Disney(1903-1995) /Theodore Beecher
Génération 5
Roy E. Disney(1930-2009) /Patricia Dailey(1935-2012)
Diane Disney(1933-2013) /Ron Miller(1933-2019)
Sharon Disney(1936-1993) /Robert Brown -William Lund
Génération 6
Christopher D. Miller(1954-)
Roy P. Disney(1957-)
Abigail Disney(1960-) /Pierre Hauser
Maison de la famille Disney, à Chicago (Illinois).

Walter Elias Disney est né àChicago le, c'est le quatrième fils d'Elias Disney, d'origineirlandaise, et deFlora Call[1],[2],[3]. Il portait en deuxième prénom celui de son père, et en premier, celui d'un proche ami de son père : Walter Parr, un pasteur de l'église congrégationaliste Saint-Paul[3],[4]. Walt est baptisé le dans l'église du révérend Parr et par celui-ci. En décembre1903 naît la sœur de Walt,Ruth Flora Disney. La famille vit à l'époque sur Tripp Avenue, des revenus de l'entreprise de bâtiment d'Elias qui exerce principalement le métier de charpentier depuis qu'il a travaillé sur les chantiers de l'exposition universelle de 1893 (World's Columbian Exposition) à Chicago[5],[6]. Selon un essai biographique probablement écrit parElias Disney en 1939[7], lenomDisney aurait pour origine une anglicisation du nom françaisD'Isigny, qu'auraient porté deux soldats normands Hughes d'Isigny et son fils Robert partis à la conquête de l'Angleterre aux côtés deGuillaume le Conquérant, et restés dans le pays après la victoire de1066[8]. Une branche de la famille Disney émigre enIrlande auXVIIe siècle. Plus tard, Arundel Elias Disney, arrière-grand-père de Walt, son frère Robert et leurs familles s'embarquent en1834 à destination de l'Amérique du Nord. Ils arrivent àNew York le. Robert s'installe dans une ferme du Midwest tandis qu'Arundel décide de s'établir à Goderich Township dans lecomté d'Huron, province de l'Ontario auCanada[9].

En 1906, en raison d'une crise dans le bâtiment, Elias ne peut plus mener son entreprise de construction[2],[10]. La famille de Walt déménage en avril dans une ferme de48 acres (19,4 ha) àMarceline[1],[2],[3], auMissouri, acquise pour 3 000 dollars et proche de celle de l'oncle Robert[5]. Walt doit attendre l'âge de huit ans pour rejoindre les bancs de l'école primaire de Marceline afin d'y aller en même temps que sa sœur, d'un an sa cadette. Elias tombe malade et ne peut plus assumer les travaux de ferme[11]. Il décide alors de vendre la propriété en 1909 et la famille doit vivre dans une maison louée[2].

Maison de la famille Disney, à Kansas City (Missouri).

En 1910, elle déménage alors àKansas City[1] afin de retrouver les frères aînés de Walt,Herbert etRaymond[2],[12]. La famille s'installe au 3028 Bellefontaine[11]. Walt est alors âgé de neuf ans et découvre une ville très active loin de la campagne qu'il idéalisera petit à petit. Il découvre aussi les parcs d'attractions à travers lejardin Fairmont installé à deux pâtés de maisons[13].

Walt et son frèreRoy travaillent durant leur temps libre dans l'entreprise paternelle de diffusion de journaux afin d'arrondir les fins de mois de la famille[1],[2]. Ils se lèvent àh 30 du matin pour livrer leKansas City Star[2]. Les deux aînés ont déjà quitté la maison familiale pour échapper à la violence de leur père Elias, autocrate sadique qui n'hésite pas à utiliser le martinet sur Roy ou Walt qui se rebelle à quatorze ans[14],[15]. Selon les archives de l'école publique régionale deKansas City, Walt Disney suit les cours de l'école secondaire de Benton[1] à partir de1911, et il obtient son diplôme le. Il y rencontre un jeune garçon nommé Walt Pfeiffer avec lequel il fera un duo de vaudeville[11]. En, la famille retourne àChicago[6],[16]. Walt Disney est inscrit à la William McKinley High School et en parallèle dans une des classes du Chicago Art Institute où il apprend les rudiments du dessin le samedi matin, grâce à une des rares indulgences de son père[2]. Alors qu'il rentre avec sa sœur au collège, Roy doit, lui, travailler à la ferme de l'oncle Robert puis dans une banque pour subvenir aux besoins de sa famille. Walt trouve à l'époque deux petits emplois : remplaçant facteur et portier en uniforme à la station de métro aérien de la35e rue[6].

La Première Guerre mondiale

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En 1917, laPremière Guerre mondiale fait rage en Europe et Elias décide d'acheter une fabrique de gelée àChicago[2]. Walt préfère rester àKansas City avec son frère Roy[17],[18]. Le Roy est incorporé à laNavy et en raison de son âge Walt ne peut pas s'engager[19]. Il semble que ce soit durant cet été de 1917, grâce à Roy et son oncle Michael Martin, ingénieur dans les chemins de fer, que Walt trouve un travail de vendeur dans les trains, ce qui lui permet de" voir du pays "[20],[18]. Il occupe un poste de vendeur à bord des trains de laMissouri Pacific Railroad et, vêtu d'un uniforme de la compagnie, propose aux voyageurs des journaux, des bonbons, des fruits et des sodas[19]. Dave Smith et Steven Clack pensent que c'est à cette époque qu'il se découvre une passion pour les trains à vapeur[17].

À l'automne, Walt rejoint sa famille àChicago à la faveur d'une mutation. Il entre ensuite au lycée McKinley[1] où il illustre le magazine des élèves intituléThe Voices. Durant l'été, il distribue des journaux et du courrier pour la poste et sort avec des filles le soir au cinéma. Un sujet l'obsède :" gagner la guerre "[21]. Walt quitte alors l'école à l'âge de seize ans et souhaite s'engager dans l'armée.

Bien qu'âgé de16 ans, il pense pouvoir faire plus vieux, mais pas assez pour les18 ans nécessaires pour entrer dans l'armée[22]. Il découvre alors qu'il est possible de s'engager à laCroix-Rouge dès17 ans[19].

N'ayant pas non plus l'âge requis de17 ans pour entrer dans le corps des conducteurs volontaires d'ambulances de la Croix-Rouge américaine, il trouve une solution : falsifier son passeport avec l'aide d'un ami pour porter sa date de naissance à1900[22]. Il est accepté le et commence un entraînement àSound Beach dans leConnecticut[23].

Incorporé à la division des ambulances de la Croix-Rouge américaine en France[1], il fait son entrée dans laPremière Guerre mondiale, le lendemain de l'armistice, le. Débarqué auHavre, il est d'abord installé près deSaint-Cyr-l'École, puis est assigné à la conduite d'ambulances pour l'hôpital d'évacuationno 5 àParis[22] et enfin affecté à un camp de la Croix-Rouge àNeufchâteau, nœud ferroviaire situé dans lesVosges. Sur sa route il tomba en panne et fut hébergé par un garde-barrière non loin de Paris, à quelques kilomètres de la future ville deMarne-la-Vallée et du site de construction deDisneyland Paris[24], inauguré en 1992.

Il reste en France une année[25] jusqu'à fin[22]. C'est de cette période que datent ses premiers dessins connus reprenant le thème d'un petit rongeur qui le rendra célèbre. Il dessine en effet de manière humoristique, 2 "rats des tranchées" dans un cahier récupéré auprès du "Chicago Public Library" et dénommé "A scrapbook made for our soldiers and sailors by Citizens of Chicago". Walt retrouve sa famille à l'automne, àChicago[11] puis rejoint son frère Roy, démobilisé de laNavy, à Kansas City[19]. Il se voyait dessinateur de presse, mais on ne voulait de lui dans aucun quotidien[26]. C'est là qu'il souhaite entamer une carrière de dessinateur publicitaire malgré l'emploi proposé par son père à Chicago[19].

1920-1937 : premières années d'animation

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Les studios d'animation de Kansas City

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Immeuble ayant hébergé les studios Laugh-O-Gram en août 2010
Walt Disney Cartoonist (1921).
Newman Laugh-O-Gram (1921).

À son retour aux États-Unis, Disney cherche un emploi et malgré celui proposé par son père il préfère postuler pour des emplois dans le dessin publicitaire[19]. Comme il a toujours voulu réaliser des films il postule pour de nombreux emplois dont un auprès deCharlie Chaplin. Il obtient un premier travail au" Pesman-Rubin Commercial Art Studio "pour50 dollars par mois[27]. Il y réalise la couverture du programme hebdomadaire duNewman Theater[28].

Lors de ce premier engagement, il rencontre un jeune animateur de son âge,Ubbe Ert Iwerks (qui changera plus tard son nom en Ub Iwerks), avec lequel il fonde en la société" Iwerks-Disney Commercial Artists ". La société périclite mais le duo est bientôt engagé par la "Kansas City Film Ad Company" (société de film publicitaire de Kansas City)[11], à la suite d'une offre d'emploi dans leKansas City Star, et travaille sur des animations publicitaires primitives pour les cinémas locaux[29].

Les animations publicitaires ne suffisent plus à satisfaire Walt ; pendant ses loisirs, il commence à créer ses propres films qu'il vend, en 1922 à la" Newman Theater Company ". Ces films d'une minute, appelésNewman Laugh-O-Grams[30], parfois critiques, traitent des problèmes locaux et, pour cette raison, plaisent au public.

Le, Disney lanceLaugh-O-Gram, Inc., qui produit des courts métrages animés basés sur les contes de fées populaires et des histoires pour enfants[28]. Parmi ses employés, on retrouveIwerks,Hugh Harman,Rudolf Ising,Carman Maxwell etFriz Freleng[28],[31]. Les productions de la jeune société sont bien accueillies dans la région deKansas City, mais les coûts dépassent les revenus. Une société locale baptiséePictorial Club leur propose un contrat de onze mille dollars pour quelques films. Après avoir réalisé plusieurs films, Disney et son équipe ne sont pas payés par leur partenaire[32], en raison d'une faillite[28],[33].

Après un dernier court-métrage, le film en animation et prise de vue réelleAlice's Wonderland, le studio dépose le bilan en[31].Roy Oliver, un frère de Walt invite ce dernier à venir àHollywood. Disney travaille alors comme photographe indépendant et réussit à rassembler assez d'argent pour acheter un aller simple en train pour laCalifornie et emmène avec luiAlice’s Wonderland qui vient d'être achevé, laissant derrière lui son équipe[34]. Christopher Finch rapporte qu'il serait parti avec seulement40 dollars en poche et qu'il aurait promis à l'équipe de les aider à venir en Californie[18].

Alice Comedies : contrat et nouveau studio en Californie

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À Hollywood, Walt Disney monte une "affaire" d'animation avec son frèreRoy. Ainsi débutent lesDisney Brothers Studio dans le garage de leur oncle Robert. Ils obtiennent un contrat de distribution avecMargaret J. Winkler, distributeur de droits de New York, fiancée deCharles B. Mintz. Winkler et Mintz distribuent déjà la sérieFélix le Chat.Virginia Davis, la vedette des prises de vue réelles d'Alice’s Wonderland, est" extirpée "duKansas, ainsi qu'Ub Iwerks à la demande de Mintz et Winkler. Le Disney signe avec eux un contrat pour réaliser douze films[35]. Cette date marque la création des studios Disney.

Le, Walt Disney verse un acompte de400 dollars pour acheter un terrain au2719 Hyperion Avenue afin d'accueillir tous les animateurs[36]. Peu de temps après le[37],Lillian Bounds, une des employées du studio travaillant comme peintreintervalliste et secrétaire, devient la femme de Walt Disney. Leur idylle aurait débuté parce que Walt ramenait souvent la jeune femme le soir avec sa voiture. Les jeunes mariés font une courte lune de miel aumont Rainier et àSeattle[38].

LesAlice Comedies qui mêlent animation et prise de vue réelle rencontrent un succès raisonnable. En raison d'un chèque impayé, les parents de Virginia Davis la retirent de la sérieAlice. Elle est alors remplacée par Dawn O'Day puis par Margie Gay.

En 1926, lesDisney Brothers Studio sont rebaptisésWalt Disney Studio. Lois Hardwick assume aussi brièvement le rôle d'Alice. Jusqu'à la fin de la série en 1927, les sujets sont davantage centrés sur les personnages animés, en particulier un chat nomméJulius qui évoqueFélix le Chat, plutôt que sur le personnage d'Alice. La série se rapproche de plus en plus des autres productions sans prises de vue réelle.

Walt Disney n'était pas un grand dessinateur et a souvent admis ne pas avoir contribué à un seul dessin après 1926, se consacrant plutôt au domaine des idées[39].

Oswald le lapin chanceux

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En 1927,Charles Mintz épouseMargaret Winkler et prend le contrôle de la société de cette dernière. Il décide de lancer une nouvelle série de dessins animés, distribuée parUniversal Pictures. Cette série,Oswald le lapin chanceux (Oswald the Lucky Rabbit), connaît un succès notable, et le personnage devient rapidement une icône populaire. Les studios Disney s'agrandissent, et Walt recrute Harman, Ising, Maxwell et Freleng, venus deKansas City.

En, Disney se rend àNew York pour négocier une augmentation de sa part sur chaque film avec Mintz. Il est cependant abasourdi lorsque celui-ci lui annonce non seulement une réduction de sa rémunération, mais aussi qu'il a signé sous contrat la majorité de ses principaux animateurs Harman, Ising, Maxwell et Freleng. Mintz menace Disney de créer son propre studio s'il refuse de réduire ses coûts de production. De plus, le précédent contrat stipule que c'est Universal, et non Disney, qui détient la marque dOswald le Lapin, ce qui leur permettrait de poursuivre la série sans lui[40].

Walt Disney refuse et perd la majeure partie de son équipe d'animation. Avec Iwerks et quelques fidèles, il commence alors à travailler secrètement sur un nouveau personnage destiné à remplacer Oswald. Walt n'oubliera jamais ce revers et veillera désormais à protéger rigoureusement les droits d'auteur de ses créations[41]. Le nomWalt Disney Productions est adopté la même année, en 1928.

Les animateurs qui quittèrent Disney formèrent alors l'équipe principale desstudios Winkler, dirigés par Mintz et son beau-frère George Winkler. Plus tard, les studios Winkler disparaissent lorsque Universal décide de confier la production des dessins animés d'Oswald à une division interne dirigée parWalter Lantz. Mintz concentre alors ses efforts sur les studios responsables des films deKrazy Kat, qui deviendront plus tardScreen Gems. Harman, Ising, Maxwell et Freleng choisissent ensuite de fonder Arabian Nights Cartoon Studio, puis Harman-Ising Studio. Ils vendent un personnage ressemblant à Oswald, nommé Bosko, àLeon Schlesinger pour laWarner Bros.. Ils travaillent ensuite sur les premiers épisodes de la sérieLooney Tunes[42].

" LaWalt Disney Company a récupéré les droits surOswald le lapin chanceux à la suite d'un accord obtenu le, lors du départ d'un commentateur sportif d'ESPN vers la chaîneNBC, affiliée àUniversal "[43]

La création de Mickey Mouse

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La petite histoire voudrait que Walt dessine, dans le train le ramenant deNew York àLos Angeles, un personnage reprenant le graphisme d'Oswald, sans les oreilles pendantes, avec des oreilles rondes et une simple queue d'un coup de crayon et donc plus facile à dessiner. Plus tard, il réalise un personnage proche d'une souris.Ub Iwerks, quant à lui, aurait simplement retravaillé le dessin pour aboutir à celui que l'on connaît. Il semble cependant que ce soit Ub qui ait développé l'apparence du personnage tandis que Walt Disney se serait contenté d'insuffler son caractère[44],[45],[46].

Le personnage est baptiséMortimer Mouse avant d'être rebaptiséMickey Mouse parLillian Disney. Le personnage fait ses débuts dans un court-métrage nomméPlane Crazy, qui est comme toutes les précédentes œuvres de Disney, unfilm muet. Après avoir échoué dans la recherche d'un distributeur intéressé parPlane Crazy ou sa suite,The Gallopin' Gaucho, Disney remarque que ces films manquent d'une chose.

L'automne précédent 1927,Warner Bros. a sorti un film révolutionnaire,Le Chanteur de jazz, le cinéma avait cessé d'être muet. Disney lance la création d'un dessin animé de Mickey, avec du son, intituléSteamboat Willie. Disney doit vendre sa voiture afin d'obtenir l'argent nécessaire à son film. Un homme d'affaires nommé Pat Powers fournit à Disney la distribution et leCinephone, un système de synchronisation sonore obtenu par contrebande. Le auColony Theater de New York,Steamboat Willie est projeté au public, c'est le premier dessin animé avec son synchronisé. Cette date marque la naissance de Mickey Mouse, mais aussi deMinnie Mouse etPat Hibulaire.Steamboat Willie devient un succès.

Plane Crazy etThe Gallopin' Gaucho ressortent avec du son et tous les dessins animés suivants de Mickey sont accompagnés d'une bande sonore. Disney lui-même fournit les effets vocaux des premiers dessins animés. Il est aussi la voix anglaise de Mickey Mouse jusqu'en 1947[47]. Afin de ne plus avoir de problème avec les distributeurs, Walt dépose un dossier demarque pour Mickey Mouse avec le logotype visible dans les films (dès le) qui sera accepté le[48], d'autres marques seront déposées en 1933 pour le dessin[49] et en 1934 pour lescomics strips[50].

LesSilly Symphonies

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En 1929, fort du succès de la sérieMickey Mouse, Walt décide de produire une nouvelle série. Après le recrutement du compositeurCarl W. Stalling, ancienne connaissance de Kansas City, et, de par son influence, le thème des courts métrages change pour devenir des dessins animés musicaux qui s'appellentSilly Symphonies[51]. Cette série débute avecLa Danse macabre (The Skeleton Dance) inspirée du morceau deCamille Saint-Saëns. La même année Disney autorise l'utilisation de ses créations, principalement Mickey, pour des produits dérivés dont des blocs-notes.Walt Disney Entreprises est créée afin de gérer les produits dérivés. Bien que les deux séries connaissent un grand succès, les studios Disney ne voient pas augmenter leur part des profits récoltés par Pat Powers avec la série Mickey Mouse, les Silly Symphonies étant distribuées parColumbia Pictures[52]. C'est la production d'une seconde série de courts métrages qui différencie Walt Disney de ses concurrents de l'époque[52], de plus elle ouvre de nombreuses possibilités scénaristiques.

En 1930, Disney abandonne le distributeur Powers et signe un nouveau contrat de distribution avec Columbia Pictures pour les Mickey Mouse. Mais le divorce est assez difficile et Walt Disney a besoin de l'aide d'un avocat, ce seraGunther Lessing, qu'il engage comme directeur du département légal[53],[54]. Côté produits dérivés, Walt Disney engage Charlotte Clark, une jeune femme de Burbank qui vient de réaliser une poupée de Mickey que Walt Disney trouve très réussie. La poupée est réalisée en série et présentée à chaque événement promotionnel[55], en parallèle,Ub Iwerks quitte les studios après avoir été tenté par un contrat d'exclusivité avec Powers. Ce dernier pense que le succès des studios est dû en grande partie au talent de Iwerks[56].

Ub Iwerks prend la tête du Iwerks Studio financé par Powers et rencontre un succès mitigé. Après un passage chez Columbia Pictures, il retournera chez Disney en 1940 dans le département recherche et développement des studios. Il sera dans ce service l'un des pionniers d'un grand nombre de processus cinématographiques et de technologies spécialisées d'animation.

À la fin de l'année 1930, le personnage de Mickey devient une star internationale sous le nom, entre autres, de" Topolino"enItalie et" Miki Kuchi"auJapon.

En 1931, Mickey apparaît dans douze films, produits par une équipe de plus de quarante animateurs[57], dontLe Chasseur d'élan (The Moose Hunt), oùPluto adopte son nom définitif. Quant auxSilly Symphonies, on découvre dansUne petite poule avisée (The Wise Little Hen), l'ébauche du futurDonald Duck[58]. Toutefois chaque court-métrage de8 minutes réalisé par les studios Disney coûte 13 000 dollars alors que les autres studios dépassent rarement des budgets de 2 500 dollars[59].

En 1932, Mickey Mouse devient le personnage le plus populaire de dessin animé à l'écran et de nombreux studios concurrents tels queVan Beuren Studios etScreen Gems créent des clones de Mickey Mouse dans l'espoir de surfer sur la vague du succès de Disney.

Après être passé de Columbia àUnited Artists en 1932, Walt Disney commence à produire lesSilly Symphonies avec le tout nouveau procédéTechnicolor, qui permet d'utiliser tout le spectre de l'arc-en-ciel, transformant les publicités d'alors en un monde coloré. Le premier dessin animé en couleur est laSilly Symphony,Des arbres et des fleurs (Flowers and Trees) qui venait juste d'être terminée, mais en noir et blanc. Disney négocie avec Technicolor une exclusivité de deux ans sur son procédé de couleur afin de pouvoir, espère-t-il, rentrer dans ses frais, très élevés en raison du coût exorbitant de ses productions, encore décuplé par le nouveau procédé[60],[61].

Des Arbres et des Fleurs gagne le premierOscar du meilleur court métrage d'animation en 1932. La même année, Disney reçoit unOscar d'honneur pour la création deMickey Mouse, dont la série passera en couleur seulement en 1935. Au niveau sonore, laParade des nommés aux Oscars 1932 () est le premier court métrage de Disney à utiliser le systèmeRCA Photophone, suivi parL'Atelier du père Noël (, première Silly Symphony)[62] etBâtissons (" Building a Building ",, premier Mickey Mouse).

Disney lance rapidement d'autres séries, consacrées aux personnages deDonald Duck,Dingo ouPluto. Il autorise sous la direction de Kay Kamen, un vendeur émérite, la vente de nombreux produits dérivés dont les bandes dessinées sur Mickey qui deviennent des pleines pages puis des petits journaux, le premier journal de Mickey apparaît enItalie à la fin de 1932.

Walt, le sport et ses filles

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Walt Disney en sur laplace de la Concorde devant l'hôtel de Crillon.
Walt Disney, sa femme Lilian et ses filles à l'aéroport de Schiphol en 1951.

À partir de 1930, Walt Disney multiplie les réussites cinématographiques et commerciales, mais la nécessité de recourir à de nouvelles techniques ne permet pas de résorber les dettes contractées par Walt Disney et Roy Oliver. Les studios ont dû s'agrandir de 150 à 2 000 m² entre 1927 et 1931[63].

Walt Disney fait unedépression en 1931 et sur le conseil d'un médecin, il part en voyage avecLilly, sa femme. Il revient reposé après avoir visitéWashington et fait une croisière passant parLa Havane et lecanal de Panama[61]. À son retour il s'inscrit à l'Athletic Club d'Hollywood où il pratique l'équitation et le golf[61]. En 1932, il pousse ses collaborateurs à jouer aubaseball et certains le suivent dans sa passion, lepolo, qui lui inspire le dessin-animéL'Équipe de Polo. Il cesse le polo en 1938 après une blessure sérieuse au dos[64]. Walt s'est ainsi entouré de ses amis et employés pour jouer des matchs souvent disputés auRiviera Country Club[65]. Il a aussi eu un haras de sept poneys nommés June, Slim, Nava, Arrow, Pardner, Tacky et Tommy[65]. Il passe aussi plusieurs week-ends par an avec ses filles et sa femme dans un cottage duSmoke Tree Ranch àPalm Springs[66]. Il revendra cetterésidence secondaire dans les années 1950 pour financer son parc à thème[67].

Cocréateur et producteur de Mickey, Walt Disney est aussi célèbre que son fameux personnage de souris, mais sa vie privée est en revanche moins connue. Un de ses plus grands espoirs est d'avoir un enfant, un garçon si possible, comme son frèreRoy Oliver et sa femme Edna qui donnent naissance le àRoy Edward Disney. Lillian accouche finalement d'une fille,Diane Marie Disney, le et le couple prend la décision d'en adopter une seconde,Sharon Mae Disney, née le.

Les studios continuent à produire à un rythme effréné des courts métrages, la sérieMickey Mouse et lesSilly Symphonies sont deux des séries les plus connues du cinéma. Les revenus de ses séries restent juste satisfaisants pour Disney. Il peut faire tourner les studios, mais sans générer de réels bénéfices[68].

À partir de 1934, changement de format

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Une reproduction decaméra multiplane par un amateur d'animation.

Afin de rendre ses studios bénéficiaires, Walt Disney décide de produire un long métrage d'animation et un soir de 1934, il visionne avec ses animateurs un film muet de 1916 qu'il a vu dans sa jeunesse :Blanche-Neige avecMarguerite Clark. Son long métrage sera basé sur cette histoire. L'industrie du cinéma a bientôt vent du projet de Disney. Ses concurrents ne tardent pas à prédire la faillite à ce qu'ils appellent la" folie de Disney ". Lillian et Roy, tous les deux, essayent d'amener Walt à renoncer à son projet, mais celui-ci persiste à travailler dessus.

Entre 1934 et 1937, les studios Disney utilisent principalement lesSilly Symphonies pour tester les techniques nécessaires à Blanche-Neige[69]. Les expérimentations portent sur l'animation réaliste des êtres humains, l'animation de personnages distincts, les effets spéciaux, et l'utilisation de procédés spécialisés et particuliers pour l'animation. AinsiLe Vieux Moulin (The Old Mill) est le premier film réalisé avec lacaméra multiplane inventée parBill Garity[70], technicien des studios Disney et qui permet de donner un vrai effet de profondeur aux dessins animés. Ce sont surtout les équipes normalement attelées auxSilly Symphonies qui travaillent sur Blanche-Neige ce qui les oblige à consacrer moins de temps à la série. De fait, elle ne tarde pas à disparaître.

Afin d'aider ses animateurs, Walt Disney lance plusieurs projets internes aux studios, destinés à affiner les talents et sources d'inspirations de chacun.

À partir de 1931,Ben Sharpsteen etDavid Hand deviennent les responsables d'équipes d'apprentis principalement sur lesSilly Symphonies et sont concernés à ce titre comme les premiers formateurs des animateurs des studios Disney[71]. Cela permet de former les nombreux animateurs récemment engagés. Voyant que certains se réunissent chez les plus expérimentés d'entre eux pour se perfectionner, Walt Disney engage en 1932 un professeur de dessin duChouinard Art Institute,Don Graham[72], qui va superviser le soir des séances internes de formation et d'entraînement pour les membres des studios.

En parallèle, Walt Disney regroupe de nombreuses œuvres littéraires et des dessins de tous horizons au sein de laDisney Animation Library. Durant l'été 1935, un voyage en Europe permet d'acheter350 livres supplémentaires d'auteurs européens, élargissant les sources d'inspiration[73]. Ce voyage comprend une croisière à bord duNormandie à l'aller et du paquebot italienRex au retour[74],[75]. Ces développements et formations permettent d'élever la qualité des studios et de donner au long métrage la qualité voulue par Walt.

1937-1954 : les longs métrages

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La" folie de Disney " :Blanche-Neige et les Sept Nains

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Walt Disney avec des figurines dessept nains deBlanche-Neige et les Sept Nains, 1937.
Walt Disney en 1938.

Blanche-Neige et les Sept Nains, est produit entre 1935 et l'été 1937, quand les studios tombent à court d'argent. Afin de trouver des fonds pour le terminer, Walt Disney doit présenter un extrait non finalisé du film aux responsables financiers de laBank of America. L'argent est obtenu. Le film terminé est présenté pour sa première auCarthay Circle Theater d'Hollywood le. À la fin de la représentation, le public donne àBlanche-Neige et les Sept Nains une"standing ovation ".

Premier film long métrage animé (en anglais),Blanche-Neige est diffusé en sous le nouveau contrat de distribution avec laRKO Radio Pictures[76]. Le film devient le plus rentable de l'année 1938 et rapporte plus de huit millions de dollars de l'époque (aujourd'hui98 millions USD) lors de sa diffusion initiale. Il sera le plus important succès du cinéma jusqu'à la sortie deAutant en emporte le vent (1939)[77].

La même année, la première émission de radio produite par Disney,Mickey Mouse Theater of the Air, est diffusée surNBC avec Mickey interprété par Walt Disney[78].

D'après Leonard Mosley, le frère de Walt Disney,Roy Disney, parti en Allemagne pour assurer la distribution deBlanche Neige, est reçu parJoseph Goebbels[79]. Le film est projeté à Hitler dans son cinéma privé d'Obersalzberg. SelonRoger Faligot, le film devient le film d'animation préféré de Hitler :« Blanche-Neige, adaptée à l'écran d'après le conte de Jacob et Wilhelm Grimm, originaires de Hesse, n'est-elle pas l'archétype de la beauté nordique et aryenne issue de la littérature allemande ? Et la sorcière au nez crochu, un symbole de l'esprit malfaisant, donc sûrement juif ? »[80]. Selon William Hakvaag, directeur d'un musée militaire norvégien, des dessins signésA Hitler ouA H semblent attester que Hitler, dans les derniers moments de la guerre, dessinait des personnages de Walt Disney[81].

Le succès deBlanche-Neige permet à Disney de construire un nouveau complexe bâti sous la forme d'un campus, pour lesWalt Disney Studios àBurbank[77]. Ils ouvrent le[82]. Les anciensstudios d'Hyperion Avenue vendus puis détruits font place à un supermarché. L'équipe d'animation qui vient juste d'acheverPinocchio, poursuit le travail surFantasia etBambi, tandis que les équipes de courts métrages travaillent sur les séries deMickey Mouse,Donald Duck,Dingo etPluto, ainsi que les dernièresSilly Symphonies.

Les temps de guerre et la tournée en Amérique latine

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Pinocchio etFantasia succèdent àBlanche-Neige dans les cinémas en 1940. Tous deux sont des déceptions financières (Pinocchio a coûté deux fois plus cher à produire queBlanche-Neige). La sortie dePinocchio, le 7 février àNew York, est très bien accueillie par le public. Néanmoins, la guerre en Europe et les pressions financières sur le marché américain ne permettent pas de dégager suffisamment de bénéfices.Fantasia sort, lui, le auColony Theater deBroadway. Souvent qualifié de chef-d'œuvre du studio, il permet surtout au travail des studios Disney, d'obtenir une reconnaissance artistique[83],[84].

Walt Disney etFlorencio Molina Campos enArgentine.
A droite (au premier plan), visite dePortela, Oswaldo Cruz (quartier deRio de Janeiro), lors d'une visite au Brésil en août 1941.

En 1941, Disney est approché par le département d'État, supervisé parNelson Rockefeller, dans le but de représenter lesÉtats-Unis enAmérique latine et de" lutter contre le nazisme "au travers de laGood Neighbor Policy[85]. Disney n'apprécie pas vraiment qu'on lui demande de faire un voyage diplomatique," d'aller serrer des mains même pour une bonne cause "[85],[86]. Il accepte pourtant. Il décolle avec quelques-uns de ses artistes le pour une visite de l'Argentine, duBrésil et duChili[85]. Cette mission est l'occasion de maintenir l'activité de ses artistes et découvrir de nouvelles sources d'inspiration. Le résultat de ce voyage est notamment visible dans les compilations de courts métragesSaludos Amigos (1942) etLes Trois Caballeros (1944) ainsi que quelques courts métrages" éducatifs "[85]. Le succès de ces deux compilations a permis à Disney de refuser la compensation financière promise par le gouvernement avant son départ[85].

Pour satisfaire la curiosité du public, Disney produitLe Dragon récalcitrant (Reluctant Dragon) sur les coulisses de ses films d'animation. Il s'agit d'un documentaire mêlant images réelles et dessins animés[87]. C'est encore là, l'occasion de fournir du travail à ses équipes auxÉtats-Unis. En 1941, Disney décide de participer à l'effort de guerre. En association avecLockheed Martin, les studios réalisent un dessin animé sur les méthodes de rivetages des avions à destination des nouveaux employés des usines[88], c'estFour Methods of Flush Riveting resté pendant longtemps classétop secret. La popularité des studios ne cesse de croître, de nombreux régiments ou escadrilles américains demandent aux studios de leur produire des personnages Disney pour notamment décorer lefuselage des avions[89].

Le filmDumbo, peu coûteux, est produit dans l'objectif d'être vite rentabilisé[90]. Durant la production de ce nouveau film, la plupart des membres de l'équipe d'animation présentent des revendications sur leurs conditions de travail et entament la premièregrève des studios. Walt Disney, opposé à la syndicalisation sous toutes ses formes car il juge leurs activités subversives, soupçonne leParti communiste américain d'avoir fomenté cette grève et se montre dès lors inflexible[91]. En dépit de ces difficultés, la production est menée à son terme, la sortie du film a lieu en.Dumbo est un succès, mais les États-Unis entrent dans la Seconde Guerre mondiale. L'armée américaine réquisitionne la plupart des bâtiments des studios Disney et demande aux équipes de créer des films d'entraînement et d'instruction pour les militaires, aussi bien que des films de propagande tels queDer Fuehrer's Face ou le long-métrageVictory Through Air Power, tous deux sortis en 1943[77],[92]. Pour autant, les films militaires rapportent peu, etBambi n'obtient pas les résultats escomptés quand il sort en.

Disney revoit sa stratégie commerciale. Il ressort avec succèsBlanche-Neige en 1944, établissant une tradition de réédition, tous les sept ans, des films Disney aux États-Unis[93]. Il réalise des compilations de courts métrages. Les plus notables sont celles issues de la tournée en Amérique latine,Saludos Amigos (1942), sa suiteLes Trois Caballeros (1945) ainsi queMélodie du Sud (le premier film Disney contenant de vrais acteurs, sorti en 1946). On peut aussi ajouterDanny, le petit mouton noir en 1948 etLe Crapaud et le Maître d'école (1949). Ce dernier contient seulement deux parties : la première basée surla Légende de Sleepy Hollow parWashington Irving et la seconde, intituléLa Mare aux grenouilles, basée sur un extrait duVent dans les saules deKenneth Grahame.

La Commission des activités anti-américaines

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En 1947, durant les sombres premières années de laguerre froide, Walt Disney témoigne devant la"Chambre du comité des activités non-américaines ". À cette occasion[94], il dénonce trois de ses anciens employés auxquels il prête des opinionscommunistes :Herbert Sorrell,David Hilberman (en) etWilliam Pomerance (en). L'accusation est grave dans le contexte tendu de l'après-guerre. Ce simulacre de procès est annonciateur dumaccarthysme qui, quelques années plus tard, marquera très profondément la conscience américaine. Walt Disney profite de son témoignage pour s'enorgueillir de vertus patriotiques et se donner l'image d'un Américain irréprochable (son studio a participé, notamment par le biais de la propagande, à l'effort de guerre) ; cela donne davantage de poids à sa parole et lui vaut les félicitations du juge qui l'auditionne[95].

Les trois hommes mis en cause, tous trois syndicalistes, démentiront plus tard les propos de leur ancien patron. Il semble surtout que ce témoignage à charge soit la conséquence de leur rôle dans les grèves de 1941 qui ont affecté les studios (certains biographes de Disney, dont Dave Smith[86], pensent précisément que le témoignage de Disney est animé par un fort ressentiment qui date de cet épisode). Ce chapitre de la vie de Disney sera la source de plusieurs rumeurs ou exagérations le concernant.

Début d'une diversification des activités

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Réplique du bureau de Walt Disney.

Dès 1946, le médecin de la famille Disney conseille à Walt de se trouver un hobby[96], le plus connu est la construction demodèles réduits de trains[97], en particulier detrains de jardin àvapeur vive[98]. Ainsi Walt Disney s'accorde plus de temps pour lui-même, se consacrant à des hobbys, et pour sa famille ; avec un voyage de treize semaines en Europe[99] en 1949[100].

À la fin des années 1940, la firme retrouve assez d'argent et d'animateurs pour continuer la production de longs métrages tels qu'Alice au pays des merveilles ou encorePeter Pan, interrompu durant les années de guerre. Les studios reprennent le travail deCendrillon et entament une série de documentaires animaliers, intituléeTrue-Life Adventures (premier sorti en1948), dont un épisode,L'Île aux phoques (On Seal Island), a été inspiré à Walt lors d'un voyage en enAlaska[101]. C'est durant ce voyage qu'il rencontreAlfred Milotte, propriétaire d'un magasin d'appareils photo, et sa femme institutrice Elma et qu'ils engagent une discussion sur les documentaires consacrés à l'Alaska dont le résultat sera le poste de photographe sur la sérieTrue-Life Adventures[102]. En, il se rend enIrlande et annonce la production deDarby O'Gill et les Farfadets (1959)[103].

En 1949, il emménage dans une nouvelle maison àHolmby Hills, Los Angeles, laWalt Disney Estate, manoir de 527 m2, comportant dix-sept chambres conçue parJames Dolena[104],[105],[106].

Entre 1949 et 1955, de nombreux changements surviennent pour le studio et l'entreprise Disney en général. Les produits dérivés vendus par Kay Kermen sont en pleine expansion, mais Kermen meurt dans un accident d'avion en 1949. Walt Disney décide de créer une division en interne pour la gestion des produits dérivés,Walt Disney Enterprises[107]. De même que laWalt Disney Music Company est fondée le1er octobre. L'une des principales remarques est que Walt Disney s'éloigne petit à petit de l'animation, il participe encore aux réunions de travail des longs métrages jusqu'à celles du filmLes 101 Dalmatiens (1961), mais depuis 1952 avec la production deLa Belle et le Clochard (1955) il est, d'aprèsMarc Davis," difficile de l'avoir sous la main "[108].

En 1950, Disney lance un long métrage après les quelques films composites (assemblage de moyens métrages) :Cendrillon. Ce film est suivi en 1951 parAlice au Pays des Merveilles et en 1953 parPeter Pan.

Les studios Disney, avec certaines séquences des films produits durant la guerre comme les composites et la série de Walt Disney, s'aperçoivent qu'ils peuvent produire des films en prises de vue réelles. En 1950,l'Île au trésor (Treasure Island) est leur premier film d'action entièrement tourné en prises de vues réelles, rapidement suivi par des succès tels queVingt Mille Lieues sous les mers (enCinemaScope, 1954),The Shaggy Dog (1959), etLa Fiancée de papa (1960). Grâce, entre autres, àCendrillon etL'Île au trésor, le studio retrouve les succès financiers[77].

LesWalt Disney Studios sont parmi les premiers à prendre toute la mesure du potentiel du tout nouveau média qu'est alors la télévision. À la demande deCoca-Cola, ils produisent leur première émissionOne Hour in Wonderland, diffusée pour Noël en 1950. La première série télévisée quotidienne du studio, le populaireMickey Mouse Club, commencée en 1955, continuera dans de nombreuses versions jusqu'aux années 1990. SurABC, Walt Disney présente lui-même une série hebdomadaire d'anthologie,Disneyland, d'après le nom du parc. Dans cette émission il montre des extraits des productions Disney précédentes, fait faire le tour des studios, et familiarise le public avec le parc Disneyland en construction àAnaheim enCalifornie. Après 1955, l'émission télévisée prend le nom deWalt Disney Presents, et quand le noir et blanc cède la place à la couleur en 1961, le nom change enLe Monde Merveilleux en couleur de Walt Disney pour évoluer vers ce qui est connu aujourd'hui sous le nomLe Monde merveilleux de Disney. Elle continue à être diffusée sur ABC jusqu'en 2005.

Comme le studio s'élargit et se diversifie dans d'autres médias, Disney accorde de moins en moins d'attention au département d'animation, abandonnant la plupart des activités aux animateurs clés, qu'il surnommeLes Neuf Sages.

La production de courts métrages conserve son rythme jusqu'en 1956[109], date à laquelle la société liquide la division concernée. Les projets spéciaux de courts métrages continuent à être produits pour le reste de la durée des studios de façon irrégulière. Ces productions sont toutes distribuées par la nouvelle filiale de Disney,Buena Vista Distribution, qui assume ce rôle repris àRKO en 1955.

1955-1966 : l'empire Disney

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L'année 1955 est une date clé de la vie de Walt Disney. L'ouverture du parc Disneyland, le, change le statut de Walt Disney qui n'est plus seulement l'homme d'animation. LesWalt Disney Productions, société fondée par Walt et son frère Roy, sont devenus un empire de média et réussissent dans quasiment tous les domaines où ils sont présents. Le succès des films, de la télévision, du parc et des produits dérivés permet à la fois à la société d'être un empire commercial, mais aussi à Walt de mener à bien plusieurs projets[77].

Walt Disney est un homme aux multiples passions et depuis la fin de la guerre plusieurs projets le détournent de son métier d'origine, l'animation. Voici par ordre chronologique, quelques-uns des projets qui occupent Walt durant les onze années précédant sa mort.

Carolwood Pacific Railroad

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Article détaillé :Carolwood Pacific Railroad.
LocomotiveLilly Belle présentée àDisneyland en 1993.

En 1949, Walt Disney et sa famille déménagent à Holmby Hills[110] dans une nouvelle maison (conçu parJames Dolena) avec une grande parcelle de terrain dans le district d'Holmby Hills deLos Angeles[111],[112],[113]. Disney peut y assouvir une de ses passions : lesminiatures ferroviaires.

Cette passion découle d'unconseil médical de trouver un hobby pour réduire la pression professionnelle[114] ; l'intérêt pour les trains miniatures venant d'une rencontre professionnelle entre Roy Disney et la firmeLionel[98]. Walt Disney créé alors un réseau de train miniature dans son bureau[98].Ollie Johnston découvre, grâce àWard Kimball, l'intérêt de Walt pour le train miniature : il lui montre son réseau de train de jardin à l'échelle 1:12[98]. Avec l'aide de ses amis Kimball et Johnson, deRoger E. Broggie et de Betty, Walt Disney conçoit les plans et construit un train miniature au 1:8 sur sa propriété[98]. Dans une grange du ranch Disney, Broggie dirige l'équipe de construction, à laquelle Walt prend une part active[98]. Le premier train roule le 7 mai 1950[110].

Le nom du chemin de fer,Carolwood Pacific Railroad, provient de l'ancienne adresse de Walt située dans la rue Carolwood Drive. Il donne à lalocomotive à vapeur construite par Broggie, membre des studios Disney, le nom deLilly Belle en l'honneur de sa femme[98][110]. Le réseau terminé comprend2 615 pieds (797 m) de voie ferrée[98].

Cette passion est partagée par Disney dans son projet Disneyland, qui comprend une ligne ferroviaire, leSanta Fe & Disneyland RR, qui restera sa propriété directe au travers deRetlaw Entertainement[98]. Le temps passé dans la grange aurait permis à Disney de penser à de nouvelles idées, dont l'Imagineering[110].

Disneyland

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Article détaillé :Disneyland.
Château de la Belle au bois dormant en 2005.

Dès la fin des années 1940, lors d'un voyage d'affaires à Chicago, Disney élabore l'esquisse d'un parc de loisirs au pied des studios où il prévoit que ses employés passent du temps avec leurs enfants. LeParc Mickey comprend tout d'abord un jardin, une ville du Far West et un espace forain. Les idées qu'il développe deviennent un concept de plus grande envergure et prennent le nom deDisneyland[115]. Le, le journal de Burbank annonce l'ouverture de Disneyland sur le terrain du studio, mais les idées sorties de l'imagination de Walt sont trop nombreuses pour cet espace étroit. Walt crée une nouvelle filiale à sa société, appeléeWED Entreprises, afin de développer et construire le parc. Cette filiale est constituée d'un petit groupe des employés des studios Disney qui rejoignent le projet de développement de Disneyland en tant qu'ingénieurs et planificateurs, et sont surnommés"Imagineers ".

Quand Walt Disney présente son plan auxImagineers, il dit" Je veux que Disneyland soit le plus merveilleux endroit de la terre, et qu'un train en fasse le tour "— leCarolwood Pacific Railroad qui remportait un vif succès auprès de ses filles[98] avait inspiré à Disney l'idée d'inclure un chemin de fer dans ses plans pour Disneyland, leDisneyland Railroad.

Disneyland, l'un des premiersparcs à thèmes au monde, ouvre finalement le et devient rapidement un succès. Les visiteurs du monde entier viennent visiter Disneyland, qui comprend des attractions adaptées de nombreux films ou franchises à succès de Disney. De nombreuses attractions ouvrent régulièrement dans le parc depuis son inauguration.

La suite du succès de l'entreprise Disney

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Walt Disney en 1954.

À partir du milieu des années 1950, Disney produit un grand nombre de films éducatifs sur le programme spatial américain avec la collaboration du concepteur de la fusée de laNASAWernher von Braun :Man in Space etMan and the Moon en 1955, puisMars and Beyond en 1957. Ces films attirent l'attention non seulement du public, mais aussi du programme spatial russe[116].

En 1957, Walt Disney rencontre le créateur desMuppets,Jim Henson, et ils commencent à créer les premiers personnages des Muppets qui comportent de nombreuses similitudes avec Mickey Mouse, notammentKermit la grenouille. Les personnages apparaissent avec l'intermèdeMuppet Magic dansThe Ed Sullivan Show entre 1958 et 1962.

La fin des années 1950 voit se poursuivre les productions télévisées familiales dontZorro diffusées surABC à partir de 1957[116] et leMickey Mouse Club.

La sociétéWED Entreprises est engagée en 1960 par leCIO pour organiser les cérémonies d'ouverture et de fermeture desJeux olympiques d'hiver de 1960[117].

Au début des années 1960, l'empire Disney, lesWalt Disney Productions, est devenu le premier producteur au monde de divertissements familiaux. Après des décennies de vaines tentatives, Disney obtient enfin les droits du livre dePamela L. Travers, sur une nounou magique[118],[119],[120], etMary Poppins sort en 1964, c'est le film de Disney des années 1960 qui connait le plus grand succès. De nombreuses personnes saluent cette habile combinaison de film d'animation et de prises de vue réelles parvenue à la plus grande perfection. Pour Joe Flower, le succès du studio dans les années 1950 et 1960 est lié auBaby-boom après laSeconde Guerre mondiale, période où les parents, anciens vétérans de la guerre, auraient cherché avidement des loisirs agréables et sûrs pour leurs jeunes enfants[121]. Une fois devenus adolescents ou de jeunes adultes dans les années 1970, ces enfants nommés baby-boomers ont eu d'autres aspirations et le succès de Disney s'est émoussé[121]. Les films produits par le studio possèdent des valeurs basées sur les contes traditionnels sans êtes sujets à une mode éphémère ce qui a permis à l'entreprise de presque devenir une machine à billets sans-risque aidée en cela par le système de ressorties régulières de films atemporels[121]. En parallèle, Flower note que les critiques des élites pensantes n'ont pas influencées le succès en salle auprès du public et le studio semblait inatteignable[121].

La même année, Disney ouvre quatre attractions dans les pavillons de l'Exposition mondiale deNew York de 1964-1965, comprenant desAudio-animatronics, attractions intégrées plus tard àDisneyland. Elles confortent Disney dans son projet d'un nouveau parc sur la côte Est, auquel il avait déjà pensé peu après l'ouverture de Disneyland.

Le" Projet Floride " : Walt Disney World Resort

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Article détaillé :Walt Disney World Resort.
Château deCendrillon, au centre deMagic Kingdom, point de repère du parcWalt Disney World.

En1964,Walt Disney Productions commence discrètement à acheter des terrains dans le centre de laFloride, au sud-ouest d'Orlando dans une zone largement rurale de plantations d'oranges pour son mystérieux" Projet Floride. "La société acquiert plus de11 000 ha (109 km2) de terrain sous le couvert desociétés écrans, et fait modifier favorablement la législation de l'État afin de s'octroyer un contrôle quasi-gouvernemental sans précédent sur la zone. Le projet sera réellement développé à partir de1966, avec la fondation duReed Creek Improvement District. Walt Disney et son frèreRoy Oliver annoncent ensuite les plans de ce qui sera appelé plus tard"Walt Disney World Resort ".

Disney World doit comprendre une version plus large, plus élaborée deDisneyland qui sera appeléeMagic Kingdom (" royaume enchanté "), il comprend aussi plusieurs parcours de golf et des hôtels. Le cœur de Disney World doit être l'Experimental Prototype City (or Community) of Tomorrow (Epcot), ouCité prototype expérimentale de demain. EPCOT est conçue comme une ville opérationnelle où les habitants peuvent vivre, travailler et interagir en utilisant des technologies expérimentales ou avancées pendant que des scientifiques développent et testent d'autres nouvelles technologies afin d'améliorer la vie et la santé de l'homme.

Mort de Walt Disney

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Plaque où est inscrit : 'Walter Elias Disney', 'Lillian Bounds Disney', 'Robert B. Brown', Sharon Disney Brown Lund ashes scattered in paradise'
Plaque de la crypte des Disney à Forest Lawn (Glendale) où repose Walt, sa femme, sa fille et son gendre.

En parallèle Walt travaille sur le projet duDisney's Mineral King Ski Resort qu'il révèle à la presse le. L'homme paraît pâle et fébrile lors de ce qui sera sa dernièreconférence de presse.

L'investissement personnel de Walt Disney dans Disney World cesse à l'automne suivant quand sa santé se détériore. Une tumeurcancéreuse est diagnostiquée durant l'été dans le poumon gauche de ce grandfumeur[122] qui est suivi à l'hôpital St. Joseph situé juste de l'autre côté de la rue du complexe desstudios Disney. Les médecins de l'hôpital St. Joseph déclarent sa mort le versh 30, soit deux semaines après avoir célébré son soixante-cinquième anniversaire[123],[124]. Décédé d'uncancer du poumon, sa crémation a lieu le et ses cendres reposent dans la crypte familiale au cimetièreForest Lawn Memorial Park deGlendale en Californie[125]. L'absence d'une cérémonie funéraire digne d'une telle personnalité et l'inhumation dans la stricte intimité familiale ont fait naître des rumeurs à Hollywood affirmant notamment que le cinéaste aurait été cryogénisé, conformément à ses dernières volontés[126].

Roy Disney mène à bien le projet Floride, insistant pour que le nom devienne Walt Disney World en l'honneur de son frère. Toutefois, Roy meurt à son tour le, trois mois après l'ouverture duMagic Kingdom[NB 1].

L'héritage laissé par Disney

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Timbre américain de 1968 à l'effigie de Walt Disney.

Walt Disney a été immortalisé de nombreuses fois par ses émissions télévisées, ses projets, mais aussi par une statue intituléePartners et exposée dans plusieurs parcs Disney.

Une marque déposée

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Signature de Walt Disney utilisée comme marque déposée.

Le nom" Walt Disney "est devenu une marque déposée, portant la référence1141312[127] auprès de l'United States Patent and Trademark Office (USPTO). Elle est utilisée depuis le, mais n'a été déposée parWalt Disney Productions qu'en 1979 et validée par l'USPTO le[127]. Mais un problème de droit survient le, ce qui oblige Walt Disney Productions à acheter à la sociétéRetlaw Enterprises, détenue par la famille Disney (sa veuve et ses deux filles), les droits sur le nom" Disney "pour 46,2 millions de dollars[128].

D'après la désignation de la marque déposée auprès d'USPTO, le nom Walt Disney est considéré comme unemarque standard de personnage (code 4)[127].

Walt Disney n'a pas réalisé beaucoup de dessins d'animation, pourtant de nombreuses œuvres comportent sa signature. Celle-ci a été confiée à des artistes du studio qui ont ainsi réalisé des cartes, posters et autres objets" dédicacés ". Le premier à être autorisé estHank Porter[129], puis plusieurs autres dontBob Moore[130].

L'empire de loisirs et de média Disney

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Article détaillé :The Walt Disney Company.

Les studios d'animation et production ainsi que les parcs à thèmes de Walt Disney se sont développés en une société multinationale, multimilliardaire, de télévision, cinéma, destination de vacances et autres médias qui portent son nom. LaWalt Disney Company possède aujourd'hui entre autres, quatre complexes de vacances, onze parcs à thèmes, deux parcs aquatiques, trente-deux hôtels, huit studios de cinéma, six labels de disques, onze réseaux de télévision par câble et un réseau de télévision terrestre.

Précédé parSuivi par
-
Walt Disney
1929-1966
Roy Oliver Disney
1966-1971
v ·m
1928–1938
1939–1950
1951–1975
1976–2000
2001–présent

Les parcs à thèmes

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Article détaillé :Disney Parks, Experiences and Products.

Ce qui était initialement connu comme leProjet Floride est actuellement la plus grande et la plus populaire destination touristique privée de la terre. Depuis la statuePartners auMagic Kingdom jusqu'auTree of Life d'Animal Kingdom, Walt Disney est toujours à l'honneur et sa vision perpétuée. Sa fascination pour les transports de masse prend vie dans lemonorail deWalt Disney World Resort[131] qui fonctionne entre deux parcs à thèmes et quatre hôtels. Son rêve du futur prend lui vie àEpcot dans des attractions et des expositions à la pointe de la technologie.

Quand la seconde phase de Walt Disney World est construite, EPCOT est transformé par les héritiers de Walt Disney en un parc à thèmes,EPCOT Center, qui ouvre en 1982. Le parc Epcot qui existe encore actuellement est essentiellement une foire internationale et seulement une infime partie de la ville fonctionnelle envisagée par Walt. Toutefois, la ville deCelebration[132] construite par laWalt Disney Company et adjacente à Walt Disney World Resort rattrape un peu la vision d'EPCOT.

Disneyland, d'un parc à thème étriqué s'est transformé en un domaine de loisirs avec deux parcs à thèmes, trois hôtels et un large complexe de boutiques. Walt Disney World Resort est une destination favorite pour les vacances pour les touristes du monde, etTokyo Disneyland est le parc à thème le plus visité au monde (leTokyo DisneySea du même domaine est le second).Disneyland Paris, en dépit de divers problèmes économiques qui ont émaillé le parc depuis son ouverture, est toujours le lieu le plus visité d'Europe. Il comprend lui aussi un second parc, leparc Walt Disney Studios, inauguré le. En, laWalt Disney Company a aussi ouvert leHong Kong Disneyland Resort enChine.

Pour les100 ans de la naissance de Walt Disney, Disney a organisé100 ans de magie une cérémonie centrée sur les parcs de Floride, mais avec aussi d'autres initiatives des différentes filiales du groupe[133]. Le, laWalt Disney Company entame la fête deRetour au pays le plus heureux de la terre devant lechâteau de la Belle au bois dormant de Disneyland, conçu par Walt, célébrant les cinquante ans du plus connu des parcs à thèmes. Les parcs deWalt Disney Parks and Resorts sont renommés de par le monde pour la minutie de leurs détails, l'hygiène et leurs standards, tous définis par Walt Disney pour Disneyland.

L'animation Disney

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Après la mort de Walt Disney, le studio a poursuivi la production de films d'animation, essentiellement des longs métrages. Les courts métrages ont été eux remplacés dans les années 1980 par des séries télévisées. Au milieu des années 1990, les studios se sont associés àPixar pour produire des longs métrages en animation de synthèse, perpétuant en quelque sorte l'héritage d'innovation de Walt.

Article détaillé :Walt Disney Pictures etListe des longs métrages d'animation produits par les Studios Disney.

Entre 2000 et 2006, une période sombre a obscurci le studio. L'animation traditionnelle à la main, avec laquelle Walt Disney avait construit le succès de sa société, ne devait plus exister aux studios deWalt Disney Feature Animation. À la fin duXXe siècle, après une période de longs métrages animés traditionnels au succès mitigé, les deux studios satellites àParis etOrlando sont fermés et leprincipal studio àBurbank est converti en un studio d'animation de synthèse. En2004, la Walt Disney Company annonce la production de son dernier film long métrage en animation traditionnelle :La ferme se rebelle. Lesstudios DisneyToon en Australie continuent toutefois de produire des films à petit budget en animation traditionnelle, principalement les suites des succès passés, avant de fermer à la fin de l'année 2006.

À la suite du rachat de Pixar par Disney,John Lasseter, promu directeur de l'animation, a décidé de renouer avec l'animation traditionnelle et annonce la sortie pour 2010 deLa Princesse et la Grenouille.

CalArts

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Walt Disney accorde un temps substantiel dans ses dernières années à fonder leCalifornia Institute of the Arts (CalArts), qui est fondé en 1961 grâce à la fusion duLos Angeles Conservatory of Music et duChouinard Art Institute, qui avait contribué à former les équipes d'animation durant lesannées 1930[134]. Quand Walt meurt, CalArts hérite d'un quart de ses biens, ce qui constitue une manne substantielle qui est affectée à la construction de nouveaux bâtiments sur son campus. Walt lègue par ailleurs38 acres (154 000 m2) du ranch deGolden Oak àValencia pour que l'école puisse y être construite. CalArts déménage au campus de Valencia en 1971.

Lillian Disney, veuve de Walt, consacre une grande partie de son temps à suivre CalArts et organiser des centaines d'événements de récoltes de fonds pour l'université par respect des dernières volontés de son mari. Elle s'investit également dans leWalt Disney Symphony Hall de Los Angeles). Après la mort de Lillian à la fin de l'année 1997, l'héritage de cette tradition perdure avec sa fille Diane et son mari Ron. CalArts est aujourd'hui l'une des plus grandes universités indépendantes en Californie, principalement grâce aux contributions des Disney.

Filmographie

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Article détaillé :Filmographie de Walt Disney.

Walt Disney est à l'affiche de nombreuses productions principalement des animations de ses propres studios comme producteur essentiellement, mais aussi en tant qu'acteur, réalisateur ou scénariste.

Principaux films cités :

Pour les productions après la mort de Walt Disney, voirWalt Disney Pictures.

Distinctions

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Vitrine d'une partie des distinctions de Walt Disney exposée auWalt Disney Family Museum à San Francisco.

Oscars

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Walt Disney détient le record des récompenses auxOscars du cinéma avec 22 dans des catégories en compétition et 4 en l'honneur de ses contributions :

Récompenses honorifiques

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Étoile de Walt Disney sur leHollywood Walk of Fame.

Divers

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L'œuvre de Walt Disney est perçue de différentes manières, qui vont du" génie du divertissement "selon Judith Pinkerton Josephson[144] à l'artiste de" mauvais goût "comme l'écriventGeorges Sadoul etÉmile Breton dans leurDictionnaire des cinéastes :" Après l'échec artistique du très ambitieuxFantasia, le créateur [Walt Disney] déclina, le brio technique ne compensa plus le foisonnement du mauvais goût (déjà latent dans lesSilly Symphonies) "[145] en passant par l'" ami de la famille "pourLeonard Maltin[146].

Selon Joe Flower, Walt Disney a été toute sa vie un grand enthousiaste plongeant de projet en projet, obsédé par les nouvelles technologies et les nouvelles possibilités[147]. Fowler ajoute une autre obsession, la création, celle de monde magique, que ce soit en peinture, en texte, en film, comme de nombreux artistes mais aussi au travers matériaux concrets usant du bois, du béton, de fils, de fumée, d'électricité, et même des"employés programmés"[148]. Malgré la résistance de son frère Roy ayant à la charge la responsabilité économique, Walt cherche les innovations dans le domaine du son, de l'image, de la couleur, la profondeur de champs ou de la lumière et une fois ces domaines cinématographiques conquis il s'est tourné vers les parcs à thèmes[147]. Un exemple donné par Fowler est la décision d'ajouter le décor du filmVingt Mille Lieues sous les mers (1954) à la zoneTomorrowland, deux semaines avant l'ouverture du parc en 1955[148].

Impact sociologique

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PourDave Smith, fondateur et responsable desWalt Disney Archives, Walt était" un génie qui savait ce que voulait le public en matière de divertissement familial ", un" innovateur (mais) pas un suiveur ", il" embrassait totalement les nouveaux concepts ou procédés qui l'intéressaient et leur donnait une chance souvent à la défaveur de ses conseillers financiers, mais le temps prouvait qu'il avait raison "[77]. La liste des innovations est longue[77] : premier court métrage d'animation avec son synchronisé, lestoryboard, le systèmeFantasound (salle de cinéma stéréophonique), leCinemaScope, leCircle-Vision360 °, le procédéXerox, les séries de documentaires animaliers, les parcs à thèmes, la première émission télévisée en stéréo…

L'univers créé par Walt Disney est connu comme un vecteur de la culture américaine et de nombreuxstéréotypes. D'après une étude d'Elena Gianini Belotti,Du côté des petites filles[149]," les contes originaux desquels sont tirés la plupart des productions Disney mettent en scène des personnages féminins inaptes à quoi que ce soit. Les fées et magiciennes, pour celles qui ne sont pas maléfiques, ne tiennent leur pouvoir que de puissances supérieures et donc extérieures à elles. Cet univers magique constitue donc un support de transmission aux enfants des règles qui cloisonneront plus tard une vision différenciée des sexes, de leurs capacités et de leurs rôles… "

Jan Švankmajer, le réalisateur surréaliste tchèque connu notamment pour ses films d'animation, dit à son sujet lors d'une interview àPositif en1995[150] :« Walt Disney est un des liquidateurs les plus importants de la culture européenne ; le plus important peut-être, car il l'a détruite dans l'œuf, c'est-à-dire dans l'âme des enfants. Walt Disney appartient à lapop'culture décadente qui embrasse tout, et qui, ayant remporté la « Troisième Guerre mondiale », inonde le monde vaincu. »

Un musée, leWalt Disney Family Museum a été ouvert le dans le quartier Presidio à San Francisco.

L'argent de Walt Disney

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Richard Schickel liste quelques chiffres sur la fortune de Walt Disney. En1961, Walt Disney se verse un salaire de 182 000 USD plus une rente hebdomadaire de 2 500 USD pour payer sa maison[151],[152]. Joe Fowler précise que selon le magazineFortune c'est l'un des meilleurs salaires de directeurs américains[152]. Depuis 1953, il a fait valider une option d'achat jusqu'à 25 % des intérêts de n'importe quel long métrage produit par le studio à condition de le faire au début de la production[153] au travers deRetlaw Enterprises[152]. Walt Disney a exercé cette option sur la quasi-totalité des films, mais avec un taux de 10 %, ce qui lui permit de récolter un million de dollars en 1965 pourMary Poppins[153]. Le succès du filmMary Poppins a permis à Walt Disney de gagner un million de dollars en 1965[152]. Une option similaire avec un taux de 1 % a été accordée à quelques directeurs[153]. La société Walt Disney Productions lui a aussi environ 650 000 USD encompensation différée (en)[152].

En1966 à la mort de Walt Disney, Walt détenait 262 941 actions de Walt Disney Productions soit 13,4 %, cotées à 69 USD[151],[152]. Fowler estime sa fortune à18 millions d'USD[152]. Sa femme détenait 26 444 actions supplémentaires, sa fille Diane et son gendreRon Miller 43 977 actions, tandis que Roy Disney détenait 99 881 actions directement et 50 573 au travers de ce qui deviendraShamrock Holdings[151]. Une société commune à Walt et Roy nomméeDisney Foundation détenait en plus 52 964 actions tandis que Sharon la seconde fille de Walt et des arrières enfants détenaient des sommes non déterminées, mais inférieures totalisant pour l'ensemble des Disney près de 34 % de la société[151].

La majorité des sommes récoltées par Walt Disney étaient investies dans son fonds d'investissements personnelsRetlaw Enterprises[153]. L'autre fonction de cette société était de récupérer une redevance sur l'usage du nom" Walt Disney "soit 292 349 USD payés par Walt Disney Productions en 1965[153]. Le contrat était que si le studio utilisait le nom Walt Disney, une redevance de 5 % était due sur les bénéfices de produits dérivés, pouvant aller jusqu'à 15 % en cas de participation de Retlaw et 10 % dans les autres cas[153]. Retlaw permet d'ajouter deux millions de dollars de salaire pour l'année 1965, selonFortune[152]. En 1966, la famille Disney, parents, enfants et petits-enfants, détient 34 % des actions de Walt Disney Productions[152].

Anecdotes

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  • Au collège en quatrième (1915), Walt mémorise lediscours de Gettysburg (par jeu) et surprend tout le monde en arrivant à l'école déguisé enAbraham Lincoln, le16e président desÉtats-Unis dont on fêtait l'anniversaire. Son costume consiste en une vieille veste de son père et une barbe faite main. Il colle même une verrue en mastic à sa joue. Son professeur est enchanté[154]. Ce n'est donc pas une surprise que, des années plus tard, quand son studio crée le premier personnage humain totalement fonctionnel d'audio-animatronic pour la foire internationale deNew York 1964-1965, il décide de lui donner les traits d'Abraham Lincoln !
  • Disney avait des goûts simples pour la nourriture. D'après sa filleDiane, « Il aimait les frites, les hamburgers, les omelettes westerns, les hotcakes, les pois en conserve, les hachis, ragoûts et sandwichs de rosbif. Il n'aimait pas vraiment les légumes, mais aimait les foies de volaille, les macaronis et le fromage ».Lillian Disney se plaignait souvent : « Pourquoi préparerais-je un repas quand tous les Disney veulent seulement une boîte de chili ou de spaghetti[155] ? »
  • Bien qu'il fût baptisé chrétien, Walt Disney ne fut pas un fréquent visiteur des églises. Des personnes pieuses lui demandèrent occasionnellement de réaliser des films sur la religion, mais Walt déclina. Malgré cela, un certain nombre desSilly Symphonies contiennent des personnages de laBible, dont :
  • « Oncle Walt » peut être vu dans lesannées 1950 àDisneyland faisant de menus travaux de ménage, comme l'offre de poussettes aux visiteurs, klaxonnant sous le toit d'une voiture dansMain Street USA, pêchant aux Rivers of America, ou pilotant le Mark Twain.
  • À l'automne1963, pendant la recherche du site pour le « Projet Floride », Walt et Roy Disney volèrent d'abord au-dessus des zones côtières deFloride, puis au-dessus des forêts et marécages proches d'Orlando qu'il avait choisis comme site pour devenirWalt Disney World Resort[156]. Peu après, leur avion atterrit àLa Nouvelle-Orléans sur le chemin du retour vers la Californie. Là, les frères Disney apprirent l'assassinat deJohn Fitzgerald Kennedy,35e président desÉtats-Unis[156]. Ce dernier avait été assassiné le même après-midi àDallas auTexas le[156]. Le lendemain matin, le parc Disneyland ouvrait normalement, ce qui fut reproché à Walt Disney, les drapeaux américains devant être mis en berne[156].
  • Un desaudio-animatronic de pirates dans l'attractionPirates of the Caribbean (ouverte en1967) possède le visage de Walt Disney[157]. Il a été pris du même moule qui a été utilisé pour faire lastatue de Disney qui orne la place centrale[157].

Rumeurs et légendes urbaines

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Plusieurslégendes ou rumeurs existent sur Walt Disney. La plupart ont été regroupées par Marc Eliot dans son livreHollywood's Dark Prince[158]. En voici quelques-unes :

  • Walt Disney est le fils illégitime hors mariage d'une femme née dans une ville près d'Almería, enAndalousie, province d'Espagne et adopté par Flora et Elias Disney[158].
Rien n'indique un quelconque élément de vérité ; toutefois le journalThe Guardian se fait l'écho de cette histoire en 2001[159].
Disney ayant servi comme ambulancier dans laCroix-Rouge de1917 à1919, rien ne fait état d'une blessure qu'il aurait reçue, mais la nature de son engagement a pu donner prise à cette rumeur[160].
À cette époque, Disney était très occupé à chercher le site du futurWalt Disney World Resort et les décisions mineures ou de détail prises à Disneyland ne dépendaient pas de lui ; de plus, il revenait de Floride à bord d'un avion[158].
Cette thèse, défendue parLeonard Mosley (en)[162] est impossible, Disney ayant été incinéré et son urne déposée dans la crypte familiale auForest Lawn Memorial Park àGlendale enCalifornie[163].
Le buste de l'" Oncle Théodore "est celui de l'acteur vocalThurl Ravenscroft. Il semble qu'il soit en place depuis l'ouverture de l'attraction le. Mais à l'inverse l'un des pirates dePirates of the Caribbean présente lui réellement le visage de Walt moulé parBlaine Gibson et depuis utilisé pour la statuePartners.
Rien ne prouvant l'existence des fantômes…[Quoi ?]
Flora Call aurait bien un de ses aïeuls qui a habité dans la région de Salem à l'époque, mais le lien n'est pas clairement établi et des erreurs de généalogie sont possibles. Le nom Call était courant à l'époque, de plus le révérend était un symbole de force de caractère, car il a refusé jusqu'à son supplice par écrasement sous des rochers d'admettre une quelconque adhésion à la sorcellerie[164].
  • Disney serait unfranc-maçon, la preuve venant principalement de la tenue de Mickey, inspirée des tabliers de la confrérie[158].
Rien ne le prouve et la tenue deMickey Mouse a été conçue dans un souci de simplicité.
  • Disney était un juif et un anti-communiste.
A priori il a été baptisé protestant (d'origine irlandaise) et ne s'est jamais converti[4]. Rien n'indique pour lui une quelconque adhésion à lareligion juive à la différence de son neveuRoy Edward Disney dont la sociétéShamrock Holdings affiche avoir des capitaux privés enIsraël. Pour l'anti-communisme, deux choses s'opposent : la vision d'Epcot mêlantcommunisme,socialisme etlibéralisme (ou celle de studios deBurbank) et laCommission des activités anti-américaines en1947 où il a été témoigné, de sa propre initiative, pour dénoncer comme communistes desanimateurssyndicalistes qui avaient travaillé avec lui en1941 et qui avaient déclenché une grève dans lesstudios Disney. Il semble plutôt être indépendant des extrêmes politiques, mais avec un idéal de monde meilleur. Douglas Brode écrit que Walt détestait lescapitalistes – d'où le personnage caricatural deCruella d'Enfer dansLes 101 Dalmatiens (1961)[165].
  • Disney était un raciste,antisémite notoire ou unsympathisant nazi.
D'après Robin Allan, une accusation d'antisémitisme a été portée par Richard Schickel dans une critique du personnage de Stromboli dansPinocchio (1940) et dans un souci d'équité, non pas sur l'animateur responsable du personnage, mais sur Disney[166]. D'après Katherine et Richard Greene[167] cette idée daterait de lagrève des studios Disney en 1941 lorsque certains dirigeants syndicalistes arguaient que Walt ne pouvait supporterHerbert K. Sorrell, un animateur qui était de confession juive. De nombreux employés juifs infirmèrent ce fait etJoe Grant indique" qu'il n'y a aucune preuve dans ce sens "[167]. Toutefois Leonard Mosley rapporte des propos assez diffamatoires[168].Art Babbitt affirme avoir vu Walt et l'avocat de sa compagnieGunther Lessing assister dans les années 1930 à des meetings duBund germano-américain, organisation pro-nazie[169]. En 1938, quelques jours après le pogrom de lanuit de Cristal, la réalisatriceLeni Riefenstahl associée aux menées et à la propagande du nazisme, est en visite aux États-Unis : la plupart des sympathisants pro-nazis la fuient mais Walt Disney lui fait visiter ses studios[170]. Marc Eliot, dans sa biographieWalt Disney: Hollywood's Dark Prince, associe les filmsMélodie du Sud etLe Livre de la jungle pour dénoncer" les notions de genre, race et classe propagées au-delà des stéréotypes "par Walt Disney[171].Meryl Streep déclare en 2014 que Walt Disney était raciste, antisémite et misogyne, propos que confirme la petite-nièce du réalisateur, Abigail Disney[172],[173].
En revanche, plusieurs de ces accusations ont été démenties :
  • Concernant son racisme, il avait fait campagne pour que la star du filmMélodie du Sud,James Baskett, puisse recevoir unOscar honoraire pour sa carrière, ce qui fit de lui le premier acteur de couleur à en recevoir un[174]. Aussi,Floyd Norman, le premier animateur noir à avoir travaillé de près avec Disney durant les années 1950 et 1960, dit :" Pas une seule fois je n'ai vu un indice du comportement raciste dont Walt Disney fut souvent accusé après sa mort. Son traitement avec le monde (et par cela, je veux dire tout le monde) peut être considéré comme exemplaire[175]. "
  • Pour son anti-sémitisme, bien qu'il fût lié à Leni Riefenstahl, il donna à des organisations de charité juives, fut nommé" Homme de l'année 1955 "par l'organisation juiveB'nai B'rith[174],[176] et son studio employait beaucoup de personnes juives[174]. Neal Gabler, le premier écrivain à avoir eu un accès sans restrictions aux archives Disney, conclut que les preuves disponibles ne supportent pas les accusations d'antisémitisme et que Disney n'était" pas [antisémitique] dans le sens conventionnel où l'on pense que quelqu'un est anti-sémite ". Gaber conclut que" bien que Walt lui-même, dans mon estimation, ne fût pas anti-sémite, néanmoins, il s'est lui-même allié avec des gens qui étaient anti-sémite [faisant allusion à certains membres de laMPAPAI], et cette réputation colla à lui. Il ne fut jamais vraiment capable de l'effacer durant sa vie "Disney se distança lui-même de la Motion Picture Alliance dans les années 1950[174]. Selon la fille de Disney,Diane Disney Miller, sa sœur Sharon eut une liaison avec un petit ami juif pour une période de temps. Walt n'eut pas d'objections à cette liaison et aurait même dit :" Sharon, je pense que c'est merveilleux comment ces familles juives t'ont acceptée "[177].
  • Bien que Walt eût affirmé en 1938 que" les femmes ne font pas le travail créatif lié à la préparation des dessins animés pour l'écran, étant donné que cette tâche est faite uniquement par des jeunes hommes "et que" le seul travail ouvert aux femmes consiste à tracer les personnages sur des feuilles de celluloïd avec de l'encre indienne, et puis, remplir le tracé sur le côté inverse avec de la peinture selon les directives ", ce genre de répartition des tâches était courant dans les studios d'animation dans les années 1930. De plus, Disney avait dit en 1941 aux animateurs deDumbo que" si une femme peut faire elle-aussi le travail, elle vaut autant qu'un homme. Les filles artistes ont le droit de s'attendre aux mêmes chances d'obtenir une promotion que les hommes, et je pense honnêtement qu'elles pourraient éventuellement contribuer à quelque chose dans ce domaine que les hommes n'auraient jamais pu ou voulu faire ". Il écrivit également en 1959 que" les femmes sont les meilleures juges sur tout ce que nous produisons. Leur goût est important. Elles sont les spectatrices, elles sont celles qui ramènent les hommes à l'intérieur. Si les femmes aiment ça, au diable les hommes "[178]. Retta Scott devint la première animatrice de Disney pourBambi en 1942, etMary Blair fut, dans les années 1940 et 1950, superviseure artistique et styliste de couleur pour des films tels queSaludos Amigos,Les Trois Caballeros,Cendrillon,Alice au pays des Merveilles etPeter Pan[172],[178].
  • Francis Marmande explique, dans un article citantJean-Louis Ezine, que la plupart des problèmes de tyrannie de Walt Disney seraient liés à sa moustache qu'il voulait incomparable au sein de sa société[179].
Uncode vestimentaire était surtout appliqué au parc Disneyland ouvert en 1955. Un code plus succinct existait au sein des studios, mais de nombreuses exceptions existent. AinsiThurl Ravenscroft portait la moustache. Walt Disney appréciait et travailla avecDalì, entre autres surDestino dans les années 1940. La" tyrannie "de Disney, souvent associée à la grève des studios et à la commission sur les activités anti-américaines, daterait plutôt des années 1940[158].

Notes et références

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Notes

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  1. Sa tombe se trouve également au cimetièreForest Lawn Memorial Park.

Références

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Annexes

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Bibliographie

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Biographies de Walt Disney

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Autres ouvrages

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Documentaires-expositions

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Références
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  6. « Programme TV - Walt Disney, l'homme qui voulait changer le monde », surtvmag.lefigaro.fr(consulté le)

Articles connexes

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Liens externes

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  • Symbole auNYSE :DIS
  • Site : www.thewaltdisneycompany.com
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