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Wallon

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Pour les articles homonymes, voirWallon (homonymie).

Wallon
PaysBelgique,France,États-Unis,Suède
RégionWallonie,Ardennes,Wisconsin
Nombre de locuteurs360 000 (2018)[1]
Nom des locuteurswallophones
TypologieSVO (+VSO),flexionnelle,syllabique
Classification par famille
Statut officiel
Langue officiellelangue régionale endogène de Belgique
Codes de langue
IETFwa
ISO 639-1wa
ISO 639-2wln
ISO 639-3wln
Étenduelangue individuelle
Typelangue vivante
Linguasphere51-AAA-hf
Glottologwall1255
ELP2991
État de conservation
Éteinte
EXÉteinte
Menacée
CREn situation critique
SESérieusement en danger
DEEn danger
VUVulnérable
Sûre
NENon menacée
Langueen danger (DE) au sens de l’Atlas des langues en danger dans le monde
Échantillon
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'hommeenrfondou walon (voir le texteen système Feller avec l'accent liégeois, ouen français).

Prumî årtike.
Tos les omes vinèt å monde libes et ewals po çou k' est d' leu dignité et d' leus droets. Leu råjhon et leu consyince elzî fwait on dvwer di s' kidure inte di zels come des frés.
Carte
Image illustrative de l’article Wallon
Situation du wallon parmi les langues d'oïl.
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Lewallon (autonyme :walon/wa.ˈlɔ̃/) est unelangue d'oïl parlée enBelgique, enFrance, et très résiduellement dans la partie nord-est de l'Étataméricain duWisconsin[2]. Elle est reconnue commelangue régionale endogène par laCommunauté française de Belgique, au sein de laquelle elle est la plus importante deslangues romanesendogènes en superficie (70 à 75 % de la région wallonne) et en effectifs (1 000 000 à 1 300 000 locuteurs en 1998, 360 000 en 2018)[3],[4].

Le wallon fait partie d'un groupe de langues qui comprend lepicard, lefranc-comtois et lelorrain. Ces langues ont en effet un certain nombre de caractéristiques en commun, dont une influence germanique. Le wallon était la langue la plus parlée enBelgique romane jusqu'à laPremière Guerre mondiale. Depuis, son usage dans la vie quotidienne s'est largement réduit au profit dufrançais, qui est devenu la principale langue de laWallonie.

Langue de la partie romane de l'anciendiocèse de Liège, le wallon se compose de quatre grandes variétés dialectales et d'une forme normalisée. Ses locuteurs peuvent être appelés desWallons[5], mais ce terme se référant avant tout aux habitants de laWallonie, on lui préfère de plus en plus celui de wallonophone[6] (walon-cåzant ouwalon-djåzant en wallon).

Locuteur du wallon central racontant sa rencontre avec desWallons du Wisconsin.

Nom

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Article détaillé :Histoire du terme Wallon.

Le nomWallon est issu dumoyen néerlandaisWale (aujourd'huiWaal), continuateur dewalh utilisé par lesGermains pour désigner les populations celtophones ou romanes, suivi du suffixe-on. Sa plus ancienne trace écrite, d'après les travaux d'Albert Henry,philologue romaniste belge, date de la seconde moitié duXVe siècle dans lesMémoires deJean, sire de Haynin et de Louvignies[7],[8],[9] où il désigne les populations romanes desPays-Bas bourguignons. La portée sémantique se réduira encore un peu plus lors de la République et de l'Empire français, leroyaume uni des Pays-Bas et l'indépendance belge pour ne plus désigner que les Belges de langue romane. Les recherches endialectologie durant leXIXe siècle vont peu à peu faire la distinction entre les différentsdialectesbelgo-romans, et restreignent alors dans le domaine linguistique le mot wallon à la langue wallonnestricto sensu.

Histoire

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Article détaillé :Histoire de la langue wallonne.
Cette carte représente l'ancienDiocèse de Liège (en jaune) qui a évolué à partir de laCivitas Tungrorum et qui avait probablement les mêmes frontières. La ligne rouge représente la frontière linguistique entre le néerlandais et le français. L'orange représente les frontières nationales modernes. La partie romane du diocèse de Liège coïncide avec les limites de la région de langue wallonne.

Le contexte historique de la formation du wallon est lié à l'extension territoriale du diocèse de Liège. L'anciendiocèse de Liège, en sa partiewallonne (dans le sens de roman), a des limites qui coïncident de manière frappante avec celle du wallon (lesarchidiocèses deTrèves et deReims ont laissé leur marque en Belgique avec respectivement legaumais etchampenois, et les diocèses deCambrai etTournai avec lepicard). L’Atlas linguistique de la Wallonie a bien mis en valeur cette très ancienne trace possible de l’influence des subdivisions de l’Église.

Au seizième siècle, le poète françaisPierre de Ronsard décrit dans la seconde préface de son œuvreLa Franciade le wallon comme une forme de français archaïque :« Je t’adverti de ne faire conscience de remettre en usage les antiques vocables, et principalement ceux du langage wallon et picard, lequel nous reste par tant de siècles l’exemple naïf de la langue française [...]. »[10]

Se renseigner sur l'évolution du wallon avant 1600 pose un véritable problème : c'estLe problème de l'ancien wallon, comme l'a appelé Louis Remacle. Non seulement, les rares textes latins « fournissent de-ci de-là un terme roman attestant un changement phonétique, mais les nombreux documents écrits en « langue vulgaire » sont, selon Haust, « écrits en français, et n'est wallon que dans certaines prescriptions et par intermittence». En se basant sur les attestations disponibles,Louis Remacle a montré que,« en 800 déjà, une dizaine de divergences traçaient dans le nord de la Gaule les grandes lignes d'une segmentation dialectale ». Le wallon« était nettement et définitivement individualisé dès 1200 ou dès le début duXIIIe siècle ». Au sujet de la datation, il ajoute :« Les faits classés sous la rubrique « Avant 1300 » par exemple, sont attestés entre 1250 et 1300, mais il se peut très bien qu'il se soient produits plus tôt. »[11]. Autrement dit, les dates proposées par Remacle pour les diverses évolutions phonétiques, sont des « dates butoirs » qui, en l'absence d'autres attestations, laissent toute possibilité à une date antérieure, a priori imprécise.

Les environs de l'an 1600 apportent comme une confirmation écrite des évolutions des représentations au cours des siècles antérieurs : c'est à cette époque que s'impose définitivement le système graphique français en pays wallon[12]. C'est au début duXVIIe siècle qu'on prend conscience de l'écart entre la langue parlée (le wallon) et la langue écrite (lefrançais), ce qui permet l'émergence d'unelittérature wallonne : ces textes relèvent de lapara-littérature satirique et bouffonne. Le français était et est resté la seule langue pour les textes formels, officiels, etc.

La langue wallonne reste jusqu'au début duXXe siècle la langue parlée par la majorité de la population de la moitié Est de la Belgique romane car le français y est seulement la langue des lettrés et des classes supérieures. Lebilinguisme wallon-français est alors une réalité, que ce soit dans le monde professionnel ou dans le monde politique. Dans lasidérurgie et à lamine, le wallon est souvent la langue utilisée pour la formation desouvriers et dans de nombreuses communes, les conseils communaux se font souvent dans les deux langues[13].

Identification de la langue

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La distinction entre les différentes langues régionales de Belgique romane n'a été établie qu'à la fin duXIXe siècle par le philologue allemand Altenburg qui précise d'ailleurs que l'aire du wallon ne peut ni se restreindre auliégeois ni s'étendre aupicard :

« Le dialecte liégeois est senti comme nettement plus différent du picard que les dialectes des provinces de Namur et de Hainaut. Même si le dialecte actuel de la région française limitrophe [...] constitue en quelque sorte un chaînon intermédiaire ou une transition entre le wallon et picard et même si les variétés occidentales du wallon se rapprochent durouchi, cependant le phonétisme, principalement le consonantisme, accuse de profondes différences entre le picard et le wallon[Note 1]. »

De par cette identification tardive, les autres langues endogènes de la Belgique romane sont quelquefois désignées comme « wallonnes », y compris par leurs propres locuteurs, ce qui peut entraîner une certaine confusion.

Certains linguistes plus contemporains classent cependant l'ensemble du wallon au sein d'un groupe appelélangues d'oïls septentrionales avec le picard, le normand septentrional (voirLigne Joret) et l'anglo-normand (langue éteinte), alors que le champenois, le lorrain et le bourguignon sont définis comme groupe deslangues d'oïls orientales[14].

Normalisation de la langue

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Depuis le début des années 1990, un groupe d'animateurs et d'écrivains de langue wallonne tente de réévaluer lesystème de transcription Feller. Ce système a été créé par des dialectologues et pour des dialectologues, et ce avant l'apparition de lalinguistique moderne, dans le but de protection d'un patrimoine littéraire patoisant ou l'étude dialectologique plutôt que de promotion d'une langue moderne. Ce groupe vise l'établissement d'une norme écrite commune, dans un but symbolique et politique, pour une langue dont les modalités parlées varient de région en région, mais sont inter-compréhensibles. Ce système d'écriture commun et normalisé s'appelle lewallon unifié ourfondou walon en wallon. La particularité du système est que certaines notations sont communes aux diverses variantes locales, mais se prononcent de manière différente selon l'endroit. Par exemple, la notation ‹ ea › (comme dansvea, « veau ») se prononce[ ja] à l'ouest et[ɛː] à l'est de la région de langue wallonne, donc respectivement ‹ via › ou ‹ vê › en système Feller.Cette nouvelle façon d'écrire n'est néanmoins pas acceptée par tous les wallonophones. Malgré les avantages incontestables du système, il se heurte surtout au fait qu'il est encore ignoré de la plupart des locuteurs et qu'il prend peu en compte les différences régionales au niveau lexical.

Géographie

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Wallonie dialectale

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Wallonie dialectale.
Article détaillé :Wallonie dialectale.

Le wallon est parlé dans son aire traditionnelle, que l'on nomme « Wallonie dialectale »[15] ou plus rarement « Wallonie linguistique »[16]. Elle regroupe une importante partie de laBelgique romane, plus laWallonie de France, composée des localités d'Aubrives,Charnois,Chooz,Fépin,Foisches,Fromelennes,Fumay,Givet,Ham-sur-Meuse,Hargnies,Haybes,Hierges,Landrichamps,Montigny-sur-Meuse,Rancennes,Revin,Vireux-Molhain etVireux-Wallerand, dans lesArdennes françaises[17].

Les accents du wallon de l'ensemble des localités de la Wallonie linguistique ont été étudiés notamment par l'Atlas linguistique de la Wallonie et ont été documentées par Philippe Boula de Mareüil dans son atlas sonore des langues régionales, avec les autres points où l'on parle d'autres langues endogènes romanes en Belgique. Tous ces accents du wallon ont été mis à contribution pour l'établissement du wallon unifié ourfondou walon.

On peut séparer quatre zones dialectales distinctes :

Wisconsin

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Article connexe :Wallons du Wisconsin.

Il existe aussi auxÉtats-Unis une petite zone duWisconsin, autour deGreen Bay, où l'on parle lenamurois[18] en raison d'uneémigration assez importante auXIXe siècle : à partir de1850, 15 000 personnes[19], provenant pour la plupart des alentours deGembloux et deWavre émigrèrent vers le nord de cetÉtat américain, mais la mortalité fut importante à bord des bateaux. La première vague d'immigrants partit deGrez-Doiceau pour s'établir dans l'actuelle localité de Robinsonville-Champion[20] (aujourd'huiGreen Bay (town), Wisconsin (en)).

En1860, ils étaient plus de 4 500 dont 80 % dans lescomtés deKewaunee,Door etBrown. Au début desannées 2000, leurs descendants étaient au nombre de 20 000, mais rares sont les jeunes qui parlent encore le wallon qui est donc en voie d'extinction même si la conscience des origines est encore vivace[21],[22],[23]. Plusieurs localités du Wisconsin conservent dans leur nom la trace de cette immigration :Brussels,Namur,Rosiere, Wisconsin (en) (deRosières),Champion,Walhain, Wisconsin (en), Grand-Leez. La cuisine du Wisconsin a adopté certains plats wallons, comme leBooyah (stew) (en), terme wallon pourbouillon.

En2012, l'ethnologue James Leary constata que lesWallons de la péninsule du Wisconsin restaient plus que les autres — descendants d’Allemands, de Tchèques, de Norvégiens ou de Polonais — attachés à leurs origines européennes[24],[25]. L'émission téléviséeQuestions à la Une de laRadio-télévision belge de la Communauté française leur consacra un reportage en[26].

Allemagne et Suède

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Articles détaillés :Wallons dans l'industrie allemande etWallons de Suède.

Le wallon s'est répandu dans certaines zones proto-industrielles de ces pays, à l'occasion des expatriations d'experts en sidérurgie auxXVIIe et XIXe siècles.

En Suède, c'est surtout la région d'Eskilstuna qui est concernée[27].

En ce qui concerne l'Allemagne, une anecdote populaire, qu'on retrouvera dans chaque faubourg liégeois, veut que lors de laSeconde Guerre mondiale les gens se parlaient en wallon pour ne pas être compris des soldats allemands. Lors d'une telle conversation, le cwand nd erîront i? (« quand s'en iront-ils ») des locaux aurait été intercepté par un soldat allemand wallophone, qui aurait donné ensuite des conseils de prudence en wallon.

Linguistique

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Famille

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Le wallon fait partie des langues d'oïl et plus spécifiquement du groupe d'oïl septentrional qui comprend lenormand septentrional et le picard.

La phonétique traditionnelle wallonne est singulièrement conservée : la langue est restée assez proche de la forme qu'elle avait durant lehaut Moyen Âge. Toutefois, depuis laSeconde Guerre mondiale, la francisation de la phonologie, du lexique, de la morphologie et de la syntaxe s'est fortement accélérée.

Alphabet

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Le wallon s'écrit enalphabet latin, avec un certain nombre de diacritiques et conventions semblables à ceux utilisés enfrançais.

Il existe deux systèmes d'écriture, aux buts distincts.

L'un, généralement désigné comme systèmeFeller, du nom de son inventeur, se développant à la charnière entre leXIXe et leXXe siècle. Son but est à la fois de coller aux conventions d'écriture du français (par exemple les graphies traditionnellesch etg ont été remplacées partch etdj;xh est abandonné car inconnu en français), et de noter au plus près les différences dialectales de prononciation.Il supprime aussi toutes les doubles consonnes (à moins qu'elles soient réellement prononcées doubles), et fixe l'écriture de la fin des mots (notation des marques grammaticales même si non audibles, et non notation du phénomène audible d'assourdissement des consonnes en syllabe fermée).Un signe particulier, la arond en chef (‹ å ›) est introduit. Au départ pour noter un son vélaire particulier présent dans certains dialectes levantins; mais rapidement adopté pour noter ce qui était écritâ mais prononcé[ɔː] (comme dans le motÅrdène, auparavant écrit ‹ Ârdenne ›).Cette lettre, inexistante en français, devient un symbole visuel fort du wallon là où elle est utilisée (principalement à l'Est).

L'autre, appelér(i)fondou walon en wallon, fut développé à la charnière desXXe et XXIe siècles et se veut une adaptation du précédent afin de créer une orthographe commune pour la langue (variations dialectales non notées spécifiquement). Cela est fait en introduisant un certain nombre de graphies, ditesbetchfessîs scrijhas en wallon (litt. « graphies tête-bêche »), recouvrant des prononciations dialectales différentes. Plusieurs de ces graphies sont des réhabilitations de traditions anciennes d'écriture du wallon (commeai,ea,xh,oi,oe,sch); ou encore des élargissements de sens de graphies ou principes du système Feller (commeå,én,é, le principe d'écriture morphologique plutôt que phonétique étendu à-tchv- (provenant de-tch(i)v-; et écrit phonétiquementdj’v outch’f en Feller),-djn- (provenant de-dj(i)n- et écritgn.gn en Feller),dn,vn (écritsnn etmn en Feller)). Quelques autres sont créés par analogie (ae,jh).

La notation du son/k/ suit (comme en espagnol ou italien) une règle purement déterministe (en fonction de la lettre qui suit, et non de l'étymologie). Et le nombre de diacritiques est drastiquement restreint, n'étant plus écrits lorsque la phonologie de la langue rends évidente la longueur d'une voyelle (rejoignant ainsi les anciennes traditions écrites). Le signe ‹ e › (sans diacritique) n'est muet qu'en fin de mot (marque du féminin ou simplement pour marquer comme audible une consonne qui en position finale ne le serait pas), et prononcé partout ailleurs, ce qui fait que la notation "è", omniprésente en système Feller, deviens très ténue. Les apostrophes internes ne sont plus utilisées (on tchvå, cwate tchivås (« un cheval, quatre chevaux ») au lieu deon dj’vå (dj’vâ/tch’fau/tch’fô), cwate (qwate/kwate/kate) tchivås (tchivâs/tchuvås/tchivaus/tchivôs/tchëvôs/...) en Feller)

Pareillement qu'en français, la présence d'un diacritique ne modifie pas l'ordre alphabétique; et les digrammes (eg: ch, oi, ou,...) et trigrammes (tch, oen, sch) sont triés comme la suite de lettres qui les composent.Le nom des lettres est le même qu'en français, saufå qui s'appellea-bole (a boule),w qui s'appelle (oudoublu (double u)) ety qui s'appelleî gréc ouyod.

GraphèmePrononciationExempleGraphèmePrononciationExemple
A a[a]gade[gat] (chèvre)L l[l]lére[le:ʀ] (lire) (la graphie communelére recouvre aussi[li:ʀ], qui s'écritlîre en F.)
 â[a:]diâle[dja:l] (diable) (non utilisé enrfondou, ou ce son est recouvert, suivant les mots, parå oua sans signe diacritique)M m[m]mwin[mwɛ̃] (main) (la graphie communemwin recouvre aussi[mɛ̃], écritmin en F.)
Å å[ɔ:] (F.) /[ɔ:/o:/ɑ:] (rif.)djåzer[d͡ʒɔ:.'ze] (parler) (en F. la réalisation[d͡ʒa:.'ze] s'écritdjâzer)N n[n]nawe[naw] (fainéant)
AE ae[a/ɛ]glaece[glas/glɛs] (glace) (propre aurfondou; en F. c'estglace ouglèce)O o[ɔ]soris[sɔʀi] (souris)
AI ai[e:/ɛ:]mwaisse[mwɛ:s/mɛ:s/me:s] (maître) (en F. on utilise plutôtê pour[ɛ:] eté pour[e:] :mêsse, mwêsse, mésse, maisse, maîsse)Ô ô[o:] (F.) /[o:/ɔ̃/ʊ:] (rif.)rôze (rose) (en F. on note parfois la réalisation nazalisée commerôⁿze ouronze)
AN an[ɑ̃/ɔ̃]blanc[blã] (blanc)OE oe[wɛ/ø/ɛ/œ]moes (mois) (propre aurfondou; en F.mwès, meûs)
B b[b]bén (bien)OI oi[wa/wɛ/oː/ʊː]moirt (mort) (propre aurfondou, en F.mwért, mwèrt, mwârt, mwart, môrt, moûrt)
C c[k/s]crole[kʀɔl] (boucle de cheveu)ON on[ɔ̃]djondou[d͡ʒõ.'du] (touché)
Ç ç[s]çoula[su.'la] (cela)OU ou[u]atouwer[a.tu.'we] (tutoyer)
CH ch[ʃ]chal (ici) (très rare enrfondou, où ce son peut correspondre à des graphiesci/cy (le mot d'exemple s'écritcial[ʃal] ou[sjal]),xh,sch oush)OÛ oû[u:/y:]noû[nu:] (neuf, nouveau)
D d[d]wårder[wɔ:ʀ.'de/wa:ʀ.'de] (garder) (en F. la réalisation[wa:ʀ.'de] s'écrirawârder)P p[p]aprinde[a.'pʀɛ̃t] (apprendre)
DJ dj[dʒ]djin[d͡ʒɛ̃] (personne)Q q[k]qwè[kwɛ] (quoi) (non retenu en wallon standard, le mot s'écrivantcwè)
E emuet en F. /[ɛ] (rif.)efant[ɛ.'fã](enfant) (en F.èfant)R r[ʀ]arester[a.ʀɛs.'te] (arrêter) (en F.arèster)
É é[e]pés[pe] (pis de vache) (enrfondou uné en syllabe finale recouvre aussi des réalisations[i:] :ceréjhe (cérise) =cèréhe, cèrîhe, cèlîhe, cèrîje,...)S s[s]sûner[sy:.ne] (suinter)
EA ea[ja/e:/ɛ:]bea[bja/bɛ:/be:] (beau) (propre aurfondou, le mot estbia, bê, bé en F.)SS ss[s]dissu[di.'sy] (dessus)
ÉN én[ẽ] (F.) /[ẽ/ɛ̃] (rif.)tchén (chien) (en F.tchén, tchîⁿ, tchin)SCH sch[h/ʃ/ç/sk]scheter (casser) (propre aurfondou; en F.(è)skèter, chèter, hèter, hyèter)
EU eu[ø/œ/ə] (F.) /[ø:/œ:/ø/œ/ə] (rif.)djeu (jeu) (en F. la longueur est notée:djeû)SH sh[ʃ/s]shijh (six) (propre aurfondou; en F.sîh, chîj)
EY ey[ɛj/ɛ:j/i:j/i:]åjhey (facile) (propre aurfondou; le F. utiiliseèy ouîy :åhèy, âhèy, åhêye, åhî, âhî, auji, aujîye, aujîle,...)T t[t]tins[tɛ̃] (temps) (bien que la prononciation soit la même partout, en F. on a des variantes:tins, timp, timps)
F f[f]filozofe[fi.lɔ.'zɔf] (philosophe)TCH tch[tʃ]tchant[tʃã](chant)
G g[g]gueuye[gø:j] (gueule) (en F. la longueur est notée:gueûye)U u[y]pus[py] (plus)
GN gn NY ny[ɲ]agnon[a.'ɲõ] (oignon)Û û[y:]ût[y:t] (huit)
H h[h] (F.) /[h] ou rien (rif.)hoye (charbon) (en F.hoye, oye, ouye)Un un[œ̃]djun[d͡ʒœ̃] (juin) (son très rare en wallon;djun etbrun sont quasiment les seuls mots)
I i[i/ɪ]pitit (petit) (c'est aussi la notation enrfondou de la voyelle faible élidable, qui peut avoir une grande variété de timbre suivant les régions; pourpitit, li ptit (petit, le petit) en rif. =pitit, putit, pëtit, pètit, peutit,...; li/lu/lë/èl/... p’tit en F.)V v[v]vint[vɛ̃] (vent)
Î î[i:][pi:] (pied) (enrifondou le circonflexe n'est pas utilisé lorsque le "i" est devant une consonne sourde, puisqu'il est alors naturellement long:Lidje[li:t͡ʃ] (Liège), en F.Lîdje)W w[w]walon[wa.lõ] (wallon)
IN in[ɛ̃]rinde[ʀɛ̃t] (rendre)X x[ks/gz]taxi (taxi) (non retenu enrfondou (le mot d'exemple s'écrittacsi), plutôt rare en F.)
J j[ʒ]jate (tasse) (très rare enrfondou, car ce son est soit un allophone de la graphiejh soit un import étranger, adapté alors avecdj (le mot d'exemple estdjate[dʒat] )XH xh[h/ʃ/ç/x]pexhon (poisson) (propre aurfondou;pèchon/pèhon/pèhyon en F.)
JH jh[h/ʒ/ç]prijhon (prison) (propre aurfondou;prijhon en rif. =prîjon, prîhon, prîhyon en F.)Y y[j]yebe[jɛp] (herbe) (en F. on note parfois la palatisation;yebe en rif. =yèbe, jèbe, êrb en F.
K k[k]stoumak[stu.'mak] (estomac),Z z[z]zûner[zy:ne] (bourdonner)

Phonétique et phonologie

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  • Le latin et le germanique [k] et [g] + e, i, ont donné en wallon desconsonnes affriquées épeléestch [t͡ʃ] etdj [d͡ʒ] comme en ancien français[28] : latinvacca > vatche « vache » ; lat.gamba > djambe « jambe » ; francique *stikkian > stitchî « faire saillie » (cfr. anc. fr.estechier, estichier) ; frq. *kawa > tchawe « choucas » ; frq. *garba > djâbe « gerbe ».
  • Le wallon, à l'instar duvosgien, ne connaît pas lavoyelle prosthétique qui fait du latinscola, l'ancien françaisescole (cfr. françaisécole), ni non plus l'étape suivante de la chute du latin [s] :spène « épine »,fistu « fétu »,biesse « bête ». Autres exemples : lat.spissus > spès « épais »,stella > steûle « étoile »,sternutare > stièrnî « éternuer »,stomachus > stoumak « estomac »,strictus > stroet « étroit »,scribere > scrîre « écrire », etc. Toutefois, le wallo-picard, plus proche du picard, ditescole
  • Le wallon comporte cependant une voyelle d'appui, qui évite de devoir prononcer un trop grand nombre de consonnes successives : si l'on ditDj'é stî à scole, ouDj'a stou a scole « Je suis allé à l'école », on diraène belle escole (à l'ouest) ouine belle sicole (à l'est) ou encoresucole « une belle école », selon les régions.

Grammaire

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Le wallon n'étant pas une langue unifiée, les points de grammaire développés ci-dessous sont des généralités qui sont susceptibles de varier selon les différentes variétés ou d'être concurrencées par des gallicismes récents.

De même, par souci de concision ne sont traités que les points qui distinguent le wallon du français.

Morphologie

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  • Les adjectifs féminins pluriels devant le nom prennent une finale-ès non accentuée (sauf dans le dialecte wallo-lorrain) : comparezli djaene foye (la feuille jaune) etles djaenès foyes (les feuilles jaunes). Remarquons que la contraction de la prépositiona et de l'articleles,ås, équivalant au françaisaux, n'échappe pas à cette règle :gråce azès ouves (grâce aux œuvres)
  • Il n'y a pas de distinction de genre dans les articles définis et les déterminants possessifs au singulier (sauf dans le dialecte wallo-lorrain) : le wallon ali vweture etli cir alors que le français a, respectivement,la voiture etle ciel. De même, le wallon asi coir etsi finiesse pour le françaisson corps etsa fenêtre.
  • Outredo,å etås équivalant au françaisdu, au etaux, l'enclise de l'articleli, très courante en ancien français, s'est maintenue en wallon. Ainsi, l'article s'agglutine avecdji (je),ni (ne),po (pour),pa (par), etso (sur) pour donnerdjel, nel, pol, pal, et sol. da (de possessif) då
  • Les prépositionspo (pour),so (sur) etpa (par) peuvent retrouver leur-r final qui s'était perdu au cours du temps. Bien qu'il existe des différences selon les régions, on observe souvent devant les pronoms toniques monosyllabiques ainsi que certains mots monosyllabiques :por lu (pour lui),sor mi (sur moi)par nute (de nuit), maispa nozôtes (par nous).
  • Contrairement aux autres langues d'oïl, le wallon a conservé une marque de la désinence de l'imparfait -ēba non sans avoir subi unbêtacisme avant de s'assourdir pour donner la désinence -éve [eːf] ou [œːf]. Par exemple,j'allais se ditdj'aléve [aleːf] ou [aløːf] tandis quetu dansais donneti danséve [dɑ̃ːseːf] ou [dɑ̃ːsøːf].
  • Le wallon fait plus souvent la distinction entre le pronom tonique et enclitique. Par exemple :Ele magne (elle mange) maisleye et s' fré (elle et son frère).Tos les oujheas (tous les oiseaux), maisi volèt tertos (ils volent tous).Elle ont vnou cial (elles sont venues), maistant k' a zeles, dji n' sai ewou çk’ elle ont eralé (quant à elles, je ne sais pas où elles sont parties).Les deus valets (les deux garçons), maisil ont vlou ambedeus s' maryî (ils ont voulu tous les deux se marier).Nolu/personne ni m' a veyou. (Personne ne m'a vu) maisGn aveu nouk a les vni riclamer.[30] (Il n'y avait personne pour les réclamer)
  • Hormis certains pronoms, le wallon ne comprend aucun substantif dont le singulier se prononce différemment du pluriel, ce qui le distingue du français qui, en dehors -al [al] -aux [ɔ] comprend encore une poignée d'exceptions telles queœuf [œf]œufs [ø],os [os]os [ɔ],œil [œj]yeux [jø],aïeul [ajœl]aïeux [ajɔ].
  • Certains adjectifs possèdent un radical différent pour le masculin et le féminin. C'est le cas notamment de l'adjectifmauvais, mal avecmåva (masculin) etmåle (féminin).
  • La conjugaison des verbes du troisième groupe comprend moins de contractions qu'en français. Exemple:craindre etcraignons, maiscrinde etcrindans,peindre etpeignons, maisponde etpondans.
  • Le wallon possède un grand nombre de phonèmes éphelcystiques tels-st-, -z-, -n-, -y- ou-d. Exemples:dj' a-st oyou (j'ai entendu),lon did la (loin de là),mi-y-ome (mon homme),leu-n ovraedje (leur ouvrage) oupo-z intrer (pour entrer).
  • Il n'existe pas de distinction dans de nombreuses variétés entre le singulier et le pluriel des pronoms personnels masculins et féminin de la troisième personne, y compris devant une voyelle, mais le pluriel possède la désinence -èt [ɛ] ou -nut [ny] propre absente en français qui les distingue. Exemple:il aime [ilɛːm] etils aiment [ilzɛːm], maisil inme [ɪlɛ̃ːm] etil inmèt [ɪlɛ̃ːmɛ].
  • Sur le même modèle que quelques verbes français commeappeler [a.pə.ˈle] etappelle [a.ˈpɛl], de nombreux verbes wallons sont marqués par des mutations vocaliques en l'absence de désinence (indicatif présent, subjonctif et impératif singulier) ou au conditionnel présent et indicatif futur. Quelques exemples repris dans le tableau ci-dessous (remarquez ledévoisement final)[31].
ModèleInfinitif1ère pers. de l'ind. prés.
LiégeoisRifondouLiégeoisRifondou
sayî (essayer)sayî [sa.ˈjiː]sayî [sa.ˈjiː]såye [sɔ̞ːj]saye [saj]
serer (fermer)sèrer [sɛ.ˈʀe]serer [sɛ.ˈʀe]sére [seːʀ]sere [seːʀ]
crever (crever)crèver [kʀɛ.ˈve]crever [kʀɛ.ˈve]crîve [kʀiːf]crive [kʀiːf]
pezer (peser)pèzer [pɛ.ˈze]pezer [pɛ.ˈze]pze [pøːs]peze [pɛs]
diner (donnerdiner [dɪ.ˈne]diner [di.ˈne]done [dɔn]dene [dɛn]
hiner (lancer)hiner [hɪ.ˈne]hiner [hi.ˈne]hène hɛn]hene [hɛn]
spiyî (casser)spiyî [spɪ.ˈjiː]spiyî [spi.ˈjiː]spèye [spɛj]speye [spɛj]
ariver (arriver)ariver [a.ʀɪ.ˈve]ariver [a.ʀi.ˈve]arîve [a.ˈʀiːf]arive [a.ˈʀiːf]
noyî (nier)noyî [nɔ.ˈjiː]noyî [nɔ.ˈjiː]nôye [nõːj]noye [nõːj]
schover (balayer)hover [hɔ.ˈve]schover [ʃɔ.ˈve]hve [høːf]scheuve [ʃøːf]
trover (trouver)trover [tʀɔ.ˈve]trover [tʀɔ.ˈve]trve [tʀuːf]trouve [tʀuːf]
durer (durer)durer [dy.ˈʀe]durer [dy.ˈʀe]dre [døːʀ]deure [døːʀ]
djuner (jeûner)djuner [ʤy.ˈne]djuner [ʤy.ˈne]djeune [ʤœn]djune [ʤyn]
touwer (tuer)touwer [tu.ˈwe]touwer [tu.ˈwe]towe [tɔw]towe [tɔw]
  • Pour pouvoir respecter la règle de la contraction des deux consonnes finales, la morphologie verbale wallonne a recours à trois procédés[31] :
RègleModèleLiégeoisWallon unifié (rifondou)
Réduction d'une des consonneswårder (garder)dji wåde [wɔːt] (je garde)dji wåde [wɔːt] (je garde)
poirter (porter)dji pwète [pwɛt] (je porte)dji poite [pwɛt] / [pwat] (je porte)
Ajout d'une voyelle euphonnique entre les consonnesroufler (foncer)dji roufèle [ʀu.ˈfɛl] (je fonce)dji roufele [ʀu.ˈfɛl] (je fonce)
intrer (entrer)dj'inteûre [ɛ̃ː.ˈtøːʀ] (j'entre)dj' intere [ɛ̃ː.ˈteːʀ] (j'entre)
Ajout du suffixe euphonique-êyetchikter (hésiter)dji tchictêye [ʧɪk.ˈtɛːj] (j'hésite)dji tchictêye [ʧik.ˈtɛːj] (j'hésite)
  • Certains participes passés irréguliers wallons sont souvent restés plus proches de leur étymon latin et, par extension, de leur équivalent enancien français, du moins dans ses dialectes centraux etorientaux[32].
VerbeWallonLatinAncien français (formes choisies)Français
LiégeoisNamuroisUnifié
voirvèyouvèyuveyou / veuvisumveu, vehu, veüt, veüdvu
croirecrèyouvèyucreyou / creucreditumcreü / creütcru
choir-tchèyutcheyou / tcheucaedumcheut, cheü, cheuchu
ouïroyouoyuoyouauditumou, oüt, oüouï

Syntaxe

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  • L'adjectif qualificatif est souvent placé devant le nom : comparez le wallonon foirt ome et le français « un homme fort » ;ene blanke måjhon et « une maison blanche ».
  • Emprunt syntaxique au germanique : la constructionCwè-ç ki c'est di ça po ene fleur ? (« qu'est-ce que c'est que ça pour une fleur ? ») se traduit mot à mot en néerlandaisWat is dat voor een bloem ? ou allemandWas ist das für eine Blume ?'.
  • Sous influence du néerlandais, le wallon peut employer un adjectif avec le verbeaveûr (avoir) pour décrire un état. Certains sont clairement des calques du néerlandais commeaveur målåjhey (être dans le pétrin), littéralementavoir difficile, qui se construit commehetmoelijk hebben. Toutefois, contrairement au néerlandais qui n'emploie cette tournure uniquement dans quelques tournures, le wallon a appliqué cette construction à de nombreux autres adjectifs. Exemple :Â bén, dj' åro p' åjhey, marxhå![30] (Eh bien, je serai tranquille, andouille!)
  • Le wallon fait la différence entre le complément du nom avec une nuance générale avec la prépositiondi ou plus spécifiquement avec la notion d'appartenance avec la prépositionda, surtout après des noms de personnes :li soûr d'à Marèye (La sœurd'à Marie).
  • L'ordre des pronoms :dijhoz mel, alors qu'en français on dirait : « Dites-le-moi. »
  • Le pronom décline se place devant les verbes de pouvoir ou de volonté :djel sai scrire, vos m' poloz houkî, alors qu'en français on dit plutôt : « Je peux l'écrire, tu peux m'appeler. » Remarquons que le français jusqu'auXVIIe siècle au moins suivait cette règle. Ainsi,Jean Racine dansBritannicus écrit: "Vous m'osiez compter pour votre créature"[33]
  • Les verbes de douleur commeawè må (avoir mal) se construisent sans préposition avec un déterminant possessif comme dansDji m' moke des cis k' ont må leu vinte[34]. (Je me moque de ceux qui ont mal à leur ventre).
  • Le wallon peut répéter une forme verbale en y rajoutant le préfixe verbalra- pour exprimer l'itératif ou au contraire pour insister sur l'achèvement de l'action dans le passé. Par exemple :Il a stî tuzé et ratuzé pa on lomé Sosigenes. (Il a été analysé en long et en large par un nommé Sosigenes.)Lessôdårs del guere 14-18 sont tertos moirts et ramoirts. (Les soldats de la guerre 14-18 sont tous morts depuis longtemps.)I fårè bin, s’i s’ vout ravu, rifé fé ’ne fornêye di bons Dius. (Il faudra bien, s'il veut se refaire des sous, faire sans relâche des fournées de petits pains.)
  • Caractéristique très singulière pour une langue latine, le wallon peut employer de manière figée des particulesevoyî, foû etdjus avec des verbes avec un sens pas nécessairement intuitif. Exemples :rider djus (tomber en glissant),cori evoye (s'enfuir, cf. anglaisrun away),moussî (entrer)foû (sortir) ou encoreaidî djus (aider à descendre une lourde charge).
WallonNéerlandaisAnglais
cori evoye (lit. courir en route) : fuirweglopen (séparable) : sortirto run away : fuir
bouxhî djus (lit. battre bas) : abattreneerslaan (séparable) : abattre, vaincreto bring down : abattre, destituer
vini foû (lit. venir hors) : sortiruitgaan : sortirto go to : sortir
  • L'auxiliaireawè ouaveur(avoir) est, dans tous les dialectes, employé pour la voie active de tous les verbes au passé composé. Ainsi, on ditdj' a tcheyou (je suis tombé),elle a vnou (elle est venue),il ont intré (ils sont entrés).
  • La négation wallonne est restée remarquablement proche de l'ancien français. Ainsi, les particules explétivesnient, guère, point, mais etgoutte appartenant à un registre soutenu ou archaïque en wallon sont toujours employées activement sous les formesnén, waire, pont,måy (... jamais) etgote.
  • Contrairement au français, l'emploi obligatoire d'un sujet pour un verbe conjugué comprend de nombreuses exceptions. Exemples:S’ c’ èsteût må fé, l’ åreût vèyou.[35] (Si c'était mal faire, [il] l'aurait vu.)
  • Dans les propositions conditionnelles, le wallon préfère l'usage du conditionnel et dans l'apodose. Exemple:Si l’ Ampèreûr åreût viké, so l’ palå n’ årît nin floté.[35] (Si l'Empereuraurait vécu, [il] n'aurait pas flotté sur le palais.)
  • Dans des textes plus anciens, l'ordre des mots en wallon est resté plus souple. Exemple :Djusqu’ å cwarème, on p'tit ovrî in-oû cût deûr ni wèzreût magnî.[35] (Litt. Jusqu'au carème, un petit ouvrier un œuf dur n'oserait manger.)
  • L'infinitif historique, moribond en français sauf pour exprimer l'idée d'une réponse suivie d'un discours directe ou indirect, peut encore s'employer en wallon.Et pår pinser vey a tot moumint on sotea amoussî foû di s' naxhe![36] (On penserait voir à tout moment un lutin sortir de son abri!)
  • À la manière de nombreuses autres langues régionales voisines, le wallon peut aussi bien utiliser le pronomdji ounos pour la première personne du pluriel.
  • Comme alternative au pluriel, le wallon peut employer des structures impersonnelles. Exemples:I crèha dès måles crompîres, sins compter les ôtes pitits mås[35]. (Il poussa des mauvaises pommes de terre, sans compter les autres petits maux.)Cwand vnéve dès djins ol mâhon, [...] turtos djâzint l' walon[37]. (Quandvenait des gens à la maison, [...] tous parlaient wallon.)
  • Le pronom personnel peut être omis à la seconde personne, mais le verbe en revanche prendre uns à la fin. Exemples :Ass co sacwants liårds ? (As-tu encore quelques sous?),Vouss wadjî ki dji sé bén kî ç' k' c'est? (Veux-tu parier que je sais bien de qui il s'agit?)[36]Ess co la?[30] (Es-tu encore là?) Certaines de ces formes verbales commewai (regarde),saiss outaiss sont même devenues une catégorie de mots à part entière sans équivalent en français utilisées pour ponctuer le discours et attirer l'attention de l'interlocuteur. Exemples :Si t' n' evas nén, in, dji t' find l' tiesse! Et roed, saiss![30] (Si tu ne t'en vas pas, hein, je te fends la tête! Et immédiatement, sois en averti!),C’ est k’ i ploût, saiss, valet! (Le truc, mon gamin, c'est que, vois-tu, il pleut!).
  • Le wallon emploie régulièrement des prépositions comme des adverbes. Exemples :Vénss avou ? (Viens-tu aussi?)Li grin k' on amoenéve amon. (Le grain qu'on amenait chez nous.)
  • Comme en ancien français, le relatif peut être disjoint de son antécédent, bien que cela soit devenu assez rare en wallon contemporain. Exemple:I n' fåt nén minti kî s' kifesse.[38] (Celui qui se confesse ne doit pas mentir.)
  • De rares exemples de traces du génitif peuvent encore être observés, surtout vers l'Ouest avec l'influence du picard. Exemples:Les bagues mi sour. (Les vêtements de ma sœur.)[38] On retrouve également des traces de ce type de construction dans certains substantifs comebetchfier (bec de fer, litt.bec-fer), pic ouairdiè (air de Dieu, litt.air Dieu), arc-en-ciel.
  • Certaines propositions employées seules en ancien français telsdessus, dessous ouaval ont conservé leur emploi initial en wallon. Exemples :dizeu l' tåve (sur la table),dizo li tcheyire (sous la chaise)avå les voyes (le long des routes).
  • Les fleuves et les grandes rivières se construisent sans articles. Exemple :Berlôzer e Mouze. (Tomber dans la Meuse.)
  • Sous l'influence du néerlandais, les verbes d'attente ou de désir sont généralement intransitifs. Exemples : wachten op iemand (attendre quelqu'un) se dit en wallonrawårder après ene sakî. Quant àverlangen naar iets (désirer quelque chose) peut se diredjéryî après ene sacwè. À l'inverse, certains verbes intransitifs en français se passent de préposition en wallon. C'est notamment le cas des verbes de ressemblance tels querishonner ouravizer. Exemples :Ele ravizèt leu mame. (Elles ressemblent à leur mère.) ou encoreLi rinne rishonne li crapåd. (La grenouille ressemble au crapaud.)
  • Les verbes de collectes peuvent être intransitifs avec la prépositiona. Exemples :La k' Critchon bracnéve ås trûtes[39]. Là ou Critchon braconnaitaux truites.

Propositions circonstancielles

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  • Comme en grec néotestamentaire, la proposition circonstancielle de but peut être construite avec la prépositionpor suivie d'un pronom et d'un verbe à l'infinitif. Exemples :I srè sgoslé divant avou tote si famile por lu n' nén s' sinti tot seu.[40] (Il sera égorgé en public avec toute sa famillepour lui ne pas se sentir seul.)
Propositions relatives
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  • Contrairement au français, le pronom relatif wallonki est invariable. Pour compenser cette perte, le wallon a adopté plusieurs constructions propres. Dans le premier cas, le ki prend endosse la fonction de complément du nom à la manière du néerlandais.
  • Pour exprimer la fonction de complément du nom, deux tournures coexistent. La première consiste à juxtaposer les deux propositions parki.Dji v’ va tchanter ’ne pitite paskèye, qui v’ n’avez måy oyou l’ parèye[35] (Je vais vous raconter une petite histoirequi vous n'avez jamais entendu la pareille.) La seconde comme l'arabe, consiste à employer un déterminant possessif dans la subordonnée pour qualifier le nom complété. Exemple :So dès lèvêyes qui leû blanc r'glatihèdje Aveût broûlé ses gn'gnos[41]. (Sur des chaussées dont le reflet blanc avait brûlé ses genoux.)
  • Quand la relative a une fonction de complément indirect, un pronom au datif se rapportant au nom complété peut s'insérer dans la subordonnée. Exemple :Li boigne ki lyî manke èn ouy. (Le borgne quilui manque un œil).Dji trovéve des plaijhis ki dji n' î åreu mây sondjî.[40] (Je trouvais des plaisirsque je n'y aurais jamais songé.)
  • Lorsque le pronom relatif est employé avec une préposition, celle-ci est rejetée dans la proposition subordonnée. Exemple:Li cmére ki dj' a vnou avou. (La femme que je suis venu avec.)
  • Certaines subordonnées complétives en français peuvent être construites comme des subordonnées relatives en wallon. Exemples :Li plaece ki dj' î so. ouLi plaece ki dji so dvins. (Litt. Le lieu que j'y suis. ou Le lieu que je suis dedans) : Le lieu où je suis.

Phrases non verbales

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Contrairement au français où les rares phrases non verbales sont des locutions figées, le wallon en possède de plusieurs types.

  • Certaines onomatopées peuvent remplacer un verbe dans la phrase, en particulier les verbes de mouvement et de son. Exemples :Crak les fiziks! (Le tir des fusils retentit.).Tote li nût draf-draf les soris sol plantchî. (Toute la nuit, on a entendu les souris sur le plancher),Bardî bardaf! Vola tot l' monde tot paf.[42] (Patatras, voilà que tout le monde est assomé.A poenne el cåve, raf sol gurnî ![43] (A peine en la cave, raf sur le grenier !)
  • Dans les phrases impératives avec une notion de mouvement, on peut se contenter d'une préposition ainsi que d'un adverbe déictique. Exemples :Cial avou! (litt. Ici avec)[42] : Amène-le.Twè, djus did la! (Litt. Toi bas de là!) : Descends de là, toi.
  • On peut également omettre de rajouter une seconde forme verbale par souci de concision. Exemple :Lès djônes, ine fèye foû d' l' oû sont st-aveûles èt rin so leû cwér[44] (litt. Une fois hors de l'œuf, les jeunes sont aveugleset rien sur leur corps).
Tutoiement et vouvoiement
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  • Concernant le tutoiement et le vouvoiement, les wallophones ont tendance à employer le pronomvos (« vous ») dans un plus grand nombre de situations, tant en contexte formel qu'informel, y compris pour s'adresser auxanimaux domestiques. Au contraireti (« tu ») est rare voire inexistant par endroits, considéré vulgaire, et généralement mal et agressivement perçu par la personne à qui il est adressé. Cependant, le tutoiement est régulièrement utilisé dans un contexte de colère, y compris envers dans des situations où le vouvoiement est requis[45] :Taijhe tu ! (« Tais-toi ! », « Arrête un peu! »). Cela étant dit, la règle est à nuancer en raison des différences entre régions[46] et des inférences du français.

Lexique

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Archaïsmes et emprunts

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Après une première vague d'emprunts auvieux-francique auHaut Moyen Âge, l'incorporation de la Wallonie dialectale au sein de laFrancie médiane puis duSaint-Empire après leTraité de Verdun en 843 jusqu'en 1792. Cet isolement des wallophones par rapport aux autres locuteurs de langues d'oïl eut pour double conséquence une meilleure conservation des substrats francique et roman, tout en favorisant de nombreux emprunts aux dialectes germaniques limitrophes.

  • Il existe quelques mots latins qui ont disparu des langues romanes voisines, comme le wallondispierter, l'espagnoldespertar (réveiller) et le roumaindeșteptare ; l'adverbe quantitatif walloncwant(es) provient du latinquantus; le wallonmode (mulgere, traire) et l'occitanmólzer, l'italienmungere, le roumainmulge ; le wallonouxh et le lorraineuche /uche /usse[47], le roumainuşă ; le walloncrås (crassu, gras) et le roumaingras ; le wallonvesprêye (vespera, soir) et l'occitanvespre ; ou d'autres issus directement du bas latin :arincrin (araneae crinis, toile d'araignée),tier outienne (termen, limite marquée par une colline),ay (ay, interjection d'approbation partielle), etc. (inDictionnaire liégeois par Jean Haust).
  • Parmi les emprunts germaniques, on peut citerflåwe (faible) et le néerlandaisflauw ou encore le wallongordene (rideau) et le néerlandaisgordijn. Parmi beaucoup d'autres emprunts appartenant à la langue courante, on peut citer :dringuele (pourboire ; néerlandais drinkgeld),crole (boucle de cheveu),spiter (éclabousser ; même racine que l'anglais to spit ou l'allemand dialectal spützen),stamper (se dresser, se mettre debout),li sprewe (l'étourneau; néerlandais : spreeuw),blinker (briller, néerlandais et allemand blinken, to blink en anglais),crompire (pomme de terre, Grundbirne en allemand dialectal, littéralementpoire de sol ; des variantes se retrouvent dans les langues de territoires anciennement soumis à l'empire austro-hongrois), etc. Nombre de ces emprunts se retrouvent également dans lefrançais de Belgique commebelgicismes.

Numismatique

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  • Les nombreux termes wallons pour désigner la monnaie témoignent des influences des différentes puissances qui influencèrent la région depuis le Moyen Âge. Ainsi, lesliårds (liards) etcwårs (quarts) étaient des monnaies de la France médiévale, lespatårs trouvent leur origine dans les Pays-Bas bourguignons et lesskelins (esquelins) sont d'origine allemande. Quant auxbetsales, nom germanisé despistoles, étaient la principale monnaie de l'époque espagnole, les florins datant, quant à eux de la courte période hollandaise (1815-1831).

Dérivation

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  • Le préfixe verbalfor- (defors en ancien françaishors en français etfoû en wallon) de l'ancien dont il existe quelques reliquats comme fourvoyer ou forcené est courant en wallon pour exprimer la notion d'intensité ou d'excès. Par exemple :forboere (trop boire),fortcherdjî (surcharger),forboure (trop bouillir, déborder) ouforcrexhe (croire à toute allure).
  • Beaucoup d'onomatopées ont fini par donner donner des verbes. Ainsi,hou, zoup, bôm ettchûtch ont donné les verbeshoukî (appeler),zoupler (sauter),ribômer (rebondir) ettchûtcher (chuchoter).
  • Dans quelques cas, deux verbes différents avec un sens similaire peuvent fusionner pour donner un nouveau verbe à part. Ainsi,hertchî (traîner) etsaetchî (tirer), respectivementherchier etsachier enmoyen français, ont donnéhaetchî, tandis querôler (rouler, flâner) ettricbaler (trimbaler, flâner) ont donné naissance au motrôbaler (vagabonder, se promener).
  • À l'inverse du français qui s'appuie souvent sur l'ancêtre latin d'un mot français dérivé du latin populaire pour créer de nouveaux mots, le wallon puise directement dans son propre substrat. Par exemple, pour substantiveréteindre, agenouiller, détruire, lire oujoindre, le français se calque sur leur racine latineextinguere, genuflectere, destruere, legere etiungere pour former les motsextinction, génuflexion, destruction, lecture etjonction tandis que le wallon formedistindaedje à partir dedistinde,adjenixhaedje à partir d'adjeni,distrujhaedje à partir dedistrure,lijhaedje à partir delére etdjondaedje à partir dedjonde.
  • Le suffixe-ail, rare en français, est couramment employé sous sa forme wallonne-a. Fait notable pour une langue latine, ces substantifs avec une désinence en-a sont donc toujours masculins. Exemples :djama (fête religieuse),hena (verre d' alcool),tronna (tremblement) ou encorehaerna (piège d'oiseleur).

Exemples

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WallonFrançais
WalonWallon
FlamindFlamand
Diè wådeAdieu(littéralement "Dieu [vous] garde")
BondjoûBonjour
ASalut(souvent suivi d'une autre expression)
ÅrveyAu revoir
Comint ça vos va ?Comment vas-tu ?
Dji n' sai nénJe ne sais pas.
Dji n'a rén vèyouJe n'ai rien vu
poyonpoussin
betchbisou
Taijhe-tu !Tais-toi !(Tu exagères ; tu galèges)
Oufti !(interjection ; marque l'étonnement) Ça alors ! (Liège)
Vinez chalViens ici(approche)
asteûreà présent(litt. à c(e)tte heure)
, dist-i,, dit-il,(dans une narration)

Orthographe

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Article détaillé :Système Feller.
Article détaillé :Wallon unifié.
  • Depuis1100, on écrit le wallon au moins dans les noms géographiques et dans les actes de basse justice, et les actes notariés. L'écriture ne permet pas toujours de décider comment était la prononciation ("u" peut être une notation du son « u » ou « ou »). Certaines notations sont typiquement wallonnes xh (qui note un h aspiré), ea, eie.
  • AuXVIIIe siècle, on continue à utiliser certaines des conventions du Moyen Âge xh (Villers), oi (Theâtre liégeois).
  • AuXIXe siècle, l'écriture du wallon était largement individuelle. Mais différents essais de régulation sont proposés :
    • pour l'accent de Liège (Henri Forir) ;
    • pour l'accent de la Wallonie prussienne (Toussaint, Nicolas Pietkin) ;
    • pour l'accent de Namur (Auguste Vierset, Léopold Godenne).
  • AuXXe siècle, on assiste à la généralisation du système de notation Feller. Les trouvailles les plus intéressantes du Feller : les notations DJ et TCH, les demi-consonnes W et Y, la notation î du i long, oû du ou long ; les notations å et ô.
  • Il faut attendre les dernières années duXXe siècle pour voir apparaître uneorthographe unifiée, dont le principe est d'écrire un même mot de la même façon, indépendamment des différences phonétiques locales. Cetteorthographe, appelée « rfondou walon », se base sur des diasystèmes pouvant être prononcés différemment selon le lecteur, à l'instar de l'orthographe dubreton dont l'exemple a inspiré le projet. Les graphies tentent de concilier les usages phonétiques actuels avec les traditions anciennes (notamment réintroduction dexh,oi) et la logique phonologique propre de la langue.

Wallonismes

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Article détaillé :Wallonisme.

Le français de Belgique possède quelques wallonismes, c'est-à-dire qu'elle a emprunté quelques termes au wallon. Ces emprunts lexicaux ont eu lieu notamment dans le vocabulaire de la mine et de la sidérurgie, du fait du caractère précurseur des régions wallonophones dans ces domaines. On peut citer les motshouille,terril,faille,fagne,grisou,faro[48],estaminet, … Le terme « houille » est la francisation du wallonhoye ouhougne. Dans laprovince de Liège, le mot remonterait auXIe siècle, où on le retrouve dans des actes duChapitre de Saint-Lambert en1278 et1299, ainsi que dans ceux de l'abbaye du Val Benoît en1281. D'aprèsJean Haust, le mothoye existait avant la découverte de la houille et signifie « fragment, éclat, motte » en wallon liégeois. Avec la découverte du charbon,hoye fut utilisé pour désigner la houille en morceaux et le mot se répandit à partir de1200 à l'ouest et ausud de laWallonie dialectale[49]. En raison de l'évolution importante de l'industrie minière et métallurgique en Wallonie, la plupart des mots liés au charbonnage sont d'origine wallophone.

Un wallonisme désigne également un trait caractéristique du wallon, que ce soit au niveau du lexique, de la prononciation desidiotismes ou de la grammaire, que l'on retrouve dans le français parlé au sein de la Wallonie dialectale.

Aspects sociologiques

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Place du Marché deFosses-la-Ville.

Vitalité

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Le wallon a été la langue prédominante du peuple wallon jusqu'au début duXXe siècle, quoique la connaissance passive du français était courante. Depuis, le français régional s'est répandu partout,au point que 30 à 40 % seulement de la population wallonne pratiquent encore leur langue propre, les proportions variant de 70 à 80 % chez les plus de 60 ans à environ 10 % chez les moins de 30 ans. La connaissance passive est beaucoup plus courante : elle irait de 36 à 58 % dans le groupe d'âge où la connaissance active est la plus faible, c'est-à-dire chez les jeunes.[réf. nécessaire].

Dans la pratique, à cause de l'utilisation de la langue française dans les églises, les écoles et à la télévision, la pratique du wallon a largement disparu en Wallonie. Le wallon avait un statut inférieur au français. On éduquait les garçons en wallon et les filles en français. Les administrations, francophiles, ont largement favorisé ce passage au français, comme cela a été le cas pour d'autres langues régionales telles lebreton ou l'alsacien. En 2017, lorsqueFrédéric Gillot, député ouvrier auParlement Wallon, fait une intervention en wallon, l'administration refuse d'écrire les notules dans cette langue[50].

Statut

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LaCommunauté française de Belgique — l'autorité compétente en matière culturelle pour les francophones dans l'État fédéral belge — adopte un premier décret relatif au wallon et aux autres langues régionales de la communauté le. Ce décret relatif au recours à un dialecte de Wallonie dans l’enseignement primaire et secondaire s'inspire de laloi Deixonne française et autorise une présence de la langue régionale en classe à raison d’une heure par semaine, avec l’autorisation du pouvoir organisateur[51].

Légalement, le wallon est reconnu depuis1990 par laCommunauté française de Belgique, comme « langue régionale endogène » qu'il faut étudier et dont il faut encourager l'utilisation[52].

Aspects culturels

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Le mouvement culturel wallon repose entre autres sur l'Union culturelle wallonne (UCW), qui regroupe plus de deux cents cercles de théâtre amateur, des groupes d'écrivains, des comités de promotion du wallon à l'école. L'Union culturelle wallonne a comme objectif la défense du wallon, mais aussi dupicard, dulorrain, duchampenois et dufrancique (ouluxembourgeois). Elle fait partie de l'AIDLCM (l'Association internationale des langues et cultures menacées).

Dans le domaine de l'écrit, une bonne douzaine de revues paraissent régulièrement. Il faut aussi citer laSociété de langue et de littérature wallonnes (fondée en1856 commeSociété liégeoise de Littérature wallonne), qui promeut lalittérature wallonne et l'étude des langues régionales romanes de Wallonie (surtoutdialectologie,étymologie, etc.).

LaRadio-télévision belge de la Communauté française (RTBF) consacre encore quelques émissions radiophoniques dialectales en décrochage, mais il est loin le temps où l'on enregistrait pour la télévision des spectacles en salle et en extérieur en wallon, parfois sous-titrés en français.

Plusieurs offices religieux sont célébrés en wallon, notamment la traditionnelleMesse en wallon le lundi desFêtes de Wallonie, le premier dimanche de mai dans le hameau desBoscailles àÉghezée, àCiney ou le15 août enOutremeuse à Liège…

Littérature

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Article détaillé :Littérature wallonne.

La littérature wallonne existe depuis leXVIe siècle ou le début duXVIIe siècle et a connu son « âge d'or », à la fin duXIXe siècle[53]. Cette période a vu l'efflorescence d’œuvres littéraires, de pièces de théâtre et d’œuvres poétiques, ainsi que de périodiques.

Le premier texte daté et conservé en original de la littérature en langue wallonne est leSonèt lîdjwès â minisse du frère Hubert Ora, ou d’Heure, Mineur de Liège. Publié en 1622, il constitue la conclusion d’un débat théologique écrit, ayant opposé le théologien catholique, Louis du Château, au pasteur protestant, Daniel Hochedé de la Vigne, entre et[54].

Auteurs de langue wallonne

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Willy BalGabrielle BernardLéon Bernus
Joseph Bily (wa)Nicolas DefrecheuxJoseph Dejardin
Chantal Denis (wa)Franz DewandelaerJean-Luc Fauconnier
Eugène GillainÉmile GilliardJoseph Houziaux (wa)
Lucien MahinAlbert MaquetArthur Masson
Édouard RemouchampsHenri SimonCharles-Nicolas Simonon
Lucien Somme (wa)Joël Thiry (wa)Roger Viroux (wa)
Joseph Vrindts
  • Charles-Nicolas Simonon.
    Charles-Nicolas Simonon.
  • Édouard Remouchamps.
    Édouard Remouchamps.
  • Nicolas Defrecheux.
    Nicolas Defrecheux.
  • Chantal Denis (2002).
    Chantal Denis (2002).
  • Roger Viroux (2002), à gauche sur la photo.
    Roger Viroux (2002), à gauche sur la photo.
  • Émile Gilliard (2008).
    Émile Gilliard (2008).

Bande dessinée en wallon

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Les éditionsCasterman publient l'albumLes Bijoux de la Castafiore desAventures de Tintin en différentes variantes du wallon. La lecture de ces albums permet de se rendre compte des spécificités régionales du wallon. On compte aujourd'hui trois versions différentes :L'èmerôde d'al Castafiore enliégeois ;Lès pindants dèl Castafiore enottintois ;Les berlokes del Castafiore enaclot. Une quatrième version wallonne de l'album, cette fois encarolorégien, est parue en 2008 sous le titreLès-ôr’rîyes dèl Castafiore.

En 2020, la bande-dessinéeLes Schtroumpfs et la Machine à rêver fut traduite en wallon liégeois et namurois sous les titresLès Schtroumpfs èt lès bèrikes èmacralêyes etLès Chtroumf èt l' murwè èssôrçulé[55].

L'albumno 10 deGaston Lagaffe est édité enrfondou walon[56].

Il existe également des bandes dessinées directement éditées en wallon, c'est le cas duLi vî bleû (Le vieux bleu) deFrançois Walthéry dont a été tiré une pièce de théâtre.

Un éditeur liégeois,Noir Dessin Production, publie également des BD en wallon, mettant en scèneTchantchès ouNatacha.

Presse écrite

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Article détaillé :Presse écrite en wallon.

La presse écrite en wallon se résume à quelques revues, dont certaines ont une plus ou moins grande partie écrite en français. Les moyens de ces revues en wallon sont extrêmement limités et leur présentation est parfois réduite à la simple feuille, photocopiée et agrafée comme les revuesLi Rantoele,Coutcouloudjoû ou l'Académîye des Foyants mais c'était également le cas des anciennes revues commeLi pompe ås Ramons. Toutefois, certaines sociétés littéraires en langue wallonne arrivent à éditer des revues de très bonne tenue grâce au soutien financier duConseil des langues régionales endogènes de laCommunauté française de Belgique. C'est le cas duEl Bourdon depuis 1983 ou encore deSinguliers et desCahiers wallons (la revue du cercle littéraire dialectalLès Rèlîs Namurwès).

Il existait jusqu'au premier tiers duXXe siècle des journaux à tirage hebdomadaire en wallon, leEl tonnia d'Châlerwet était tiré jusqu'à 35 000 exemplaires etLi Mârmite se vendait jusqu'àLondres.

Théâtre

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Article détaillé :Théâtre wallon.

AuXVIIIe siècle, le liégeois,Jean-Noël Hamal (1709-1778), compose quatre opéras en wallon :Li Voyèdje di Tchôfontinne (Le Voyage de Chaudfontaine),Li Lîdjwès ègadjî (Le Liégeois engagé),Li Fiesse di Hoûte-s’i-Ploût (La Fête de Houte-Si-Plout) etLes Ipocondes. Le compositeur,Eugène Ysaÿe, réalise, en 1931, l'opéra,Pire li Houyeu (Pierre le mineur), œuvre qui rend hommage aux conditions de vie des mineurs de la fin duXIXe siècle.

Notes et références

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Notes

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  1. (de) « Der Lütticher Dialekt steht freilich dem Picardischen weit fremder gegenüber als die Dialekte der Provinzen Namür und Hennegau. Wenn auch der jetzige Dialekt der französ. Grentzgebiete (...) eine Art Mittelglied oder Uebergang zwischen wallonisch und picardisch dartsellt und sogar die südlichen Nuancen des Wallonischen sich dem Rouchi nähern, so zeigt doch der Lautbestand, zumal der Consonantismus, des Picardischen und des Wallonischen durchgreiffende Unterschiede. » W. Altenburg,Versuch einer Darstellung der wallonischen Mundart nach ihren wichtigsten Lauterverhälnissen, I, Eupen, Theil, 1880
  2. « On préfère l'appellation dezone wallo-picarde à celle d'ouest-wallon […] autrefois considérée comme principalement wallonne, selon la carte traditionnelle d'A. Maréchal, mais que les travaux de Louis Remacle ont fait plus ou moins basculer du côté picard. »« Daniel Droixhe,Lexique des littératures dialectales du Hainaut, Université Libre de Bruxelles, le 20 septembre 2000 », surwww.ulb.ac.be(consulté le)

Références

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  1. Anne-Sophie Leurquin, « Le wallon n’est pas une langue qu’on spotche »,Le Soir,‎(lire en ligneAccès payant, consulté le).
  2. Université du Wisconsin : collection de documents sur l'immigration wallonne au Wisconsin, enregistrements de témoignages oraux en anglais et wallon, 1976(en) « University of Wisconsin Digital Collection : Belgian-American Research Collection », surdigicoll.library.wisc.edu(consulté le).
  3. Jean-MichelEloy (Éditeur scientifique) etCentre d'études picardes (Amiens) (Éditeur scientifique),Évaluer la vitalité : variétés d'oil et autres langues (Actes du colloque international Évaluer la vitalité des variétés régionales du domaine d'oïl, 29-30 nov. 1996, Amiens), Amiens, Centre d'études picardes,coll. « Centre d'études picardes » (no 47),, 270 p. : ill., couv. ill. ; 23 cm(ISBN 2-85925-011-5,ISSN 0338-098X,BNF 36702969).
  4. Anne-Sophie Leurquin et Caroline Quevrin, « Le wallon n'est pas une langue qu'on spotche »Accès libre,Le Soir,(consulté le).
  5. « L'acception linguistique […] respectivement belge et dialectologique »Albert Henry 1990,p. 59.
  6. « UCL /FLTR - Programme d'études : ROM2471 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surwww.ucl.ac.be
  7. « Jean de Haynin - Fiche bibliographique », surwww.arlima.net(consulté le)
  8. Les mémoires de messire Jean, seigneur de Haynin et de Louvegnies... 1465-1477.... Tome 1 surGallica
  9. Les mémoires de messire Jean, seigneur de Haynin et de Louvegnies... 1465-1477.... Tome 2 surGallica
  10. Pierre de Ronsard,La Franciade,(lire en ligne)
  11. Louis Remacle,Le Problème de l'ancien wallon (Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège. Fasc. 109), Liège, Faculté de Philosophie et Lettres,, Gr. in-8° (250 x 165), 230 p.(BNF 32563516),p. 93
  12. (en) R. AnthonyLodge,French : from dialect to standard, London ; New York,Routledge,, 285 p., IX-285 p. : ill. ; 23 cm(ISBN 0-415-08070-3,BNF 37402791).
  13. YvesQuairiaux,L'image du Flamand en Wallonie, 1830-1914 : essai d'analyse sociale et politique, Loverval,Labor,coll. « Histoire »,, 664 p., 1 vol. (664 p.) ; 24 cm(ISBN 2-8040-2174-2,BNF 41002937).
  14. JacquesAllières,La formation de la langue française, éditions PUF,coll. « Que sais-je ? »,,p. 119 - 120
  15. Albert Henry 1990,p. 57
  16. Commission « Langue » de l'Union culturelle wallonne (wa),« Quelle planification linguistique pour le wallon ? Actes du colloque international de Charleroi, Le 23 mars 1996 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surusers.skynet.be
  17. Charles Bruneau, cité dans « La limite méridionale de la Wallonie », dansEnquêtes du Musée de la Vie wallonne,t. 2, 4e année,no 15-16, juillet-décembre 1927,p. 126-127 : « Si donc vous tracez une ligne partant de la frontière belge, à l'est du Gué-d'Hossus (laissant ce village en-dehors), coupant la Meuse entre Revin et Anchamps, traversant le plateau entre les Vieux-Moulins d' Hargnies et les Hauts-Buttés pour rejoindre la frontière belge à la hauteur de Louette-Saint-Denis, vous délimiterez très exactement tous les villages wallons du département des Ardennes. »
  18. E. Colet,Le parler wallon du Wisconsin : aspect phonétiques, lexicaux, morphologiques et syntaxiques, Doctorat, Université catholique de Louvain, 1970. Faculté de philosophie et lettres.
  19. [PDF]« Patricia Mougel, Univ. Minnesota », surmnaatf.org(consulté le)
  20. J. Ducas,From Grez-Doiceau to Wisconsim,p. 7-8.
  21. Sophie Devillers dansLa Libre Belgique 2006, 29 août 2006.
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  23. John Powell, Encyclopedia of North American immigration, New York : Facts On File, 2005, p. 29 surGoogle Livres
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  25. « Toute la semaine, nous vous emmenons à la rencontre des Wallons du Wisconsin, de Namur à Walhain, du Vî Tchinisse à la Belgian Pie. È voye ! », surwww.lavenir.net(consulté le)
  26. « "Les Wallons du Wisconsin : une vidéo étonnante !" », surwww.rtbf.be(consulté le) sur le site de laRTBF, 16 janvier 2014.
  27. (sv) « Rademachersmedjorna - Eskilstuna kommun », surwww.eskilstuna.se(consulté le)
  28. abcde etfGeneviève Hasenohr,Introduction à l'ancien français, Armand Colin,, 268 p.(ISBN 9782200624507)
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  32. https://juliettebourdier.net/wp-content/uploads/2013/02/tableaux-de-conjugaison-de-lancien-franc3a7ais.pdf
  33. Jean Racine,Britannicus,(lire en ligne), Acte I Scène II
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  35. abcd ete(wa) Joseph Mousset (1799-1870),Paskèye del sinte botike,(lire en ligne)
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  37. Philippe Legrand,Camille Gaspard, auteur Wallon. Vie et oeuvre d'un chansonnier ardennais au XXe siècle., Mémoires Ardennaises,(ISBN 978-2-9601989-0-4)
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  43. (wa) Martin Lejeune,Oeuvres lyriques du poète Martin Lejeune, Liège,,p. 186
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  47. Patrick Rezzonico, inAu bon vieux temps - Patoisant meusien. 2004
  48. (de) Walther vonWartburg et Hans-ErichKeller (Éditeur scientifique),Französisches etymologisches Wörterbuch : eine Darstellung des galloromanischen Sprachschatzes, Bâle, R. G. Zbinden, 1922-1967, In-4° (26 cm)(BNF 33220640),p. 113, t. 15, 2.
  49. André De Bruyn,Anciennes Houillères de la Région liégeoise, éditions Dricot, 1988, p. 24,(ISBN 2-87095-058-6).
  50. Pascale Serret, Martial Dumont et Jean-Christophe Herminaire, « Commission d'enquête Publifin: les 7 questions de base », surlavenir.net,(consulté le).
  51. Berger 2025,p. 29.
  52. Berger 2025,p. 30.
  53. Anthologie de la littérature wallonne, Mardaga, Liège, 1978,(ISBN 2-8021-0024-6)
  54. Marie-Guy Boutier,La Littérature wallonne, Chap. VII. Université de Liège, 2009,p. 247
  55. DefgnéeJessica, « Même les Schtroumpfs parlent le wallon liégeois ! », surDHnet(consulté le)
  56. J. Def., « Gaston Lagaffe parle le rfondou walon »,La DH Les Sports+,(consulté le).

Voir aussi

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Wikipédia en wallon

Bibliographie

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Ouvrages généralistes

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Dictionnaires

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Littérature

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Pédagogie

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  • Romain Berger, « Pratiques et outils pour la transmission du wallon : Le cas de la Haute École de la ville de Liège »,Bien Dire et Bien Aprandre,no 40,‎,p. 29-42. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes

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Liens externes

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