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WALL-E

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Cet article possède unparonyme, voirWalle.

WALL-E
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film.
Données clés
Titre originalWALL-E
RéalisationAndrew Stanton
ScénarioAndrew Stanton
Jim Reardon
Pete Docter
Acteurs principauxBen Burtt
Elissa Knight
Sociétés de productionPixar Animation Studios
Walt Disney Pictures
Pays de productionDrapeau des États-UnisÉtats-Unis
GenreAnimation
Anticipation
Science-fiction post-apocalyptique
Comédie
Durée98 minutes
Sortie2008

SérieClassiques d'animation Pixar

Ratatouille
(2007)
Là-haut
(2009)

Pour plus de détails, voirFiche technique etDistribution.

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WALL•E est unfilm d'animationaméricain enimages de synthèse réalisé parAndrew Stanton et sorti sur les écrans en2008. Le scénario, co-signé parAndrew Stanton etJim Reardon, est basé sur une histoire originale de Stanton et dePete Docter. C'est le neuvième des studiosPixar. Le film, qui se place dans le futur, suit l'histoire d'unrobot cubique nommé WALL•E, conçu avec une myriade d'autres robots du même genre pour nettoyer laTerre de ses déchets. Il devient au fil des ans le dernier à fonctionner. Il va tomber sous le charme d'un autre robot tout à son opposé dans son allure et ses manières, nommée EVE, et la suivre dans l'espace pour une aventure qui va changer le destin de l'Humanité.

Après avoir réaliséLe Monde de Nemo, Andrew Stanton a senti que Pixar était capable de créer des simulations réalistes de la physique sous-marine et a donc voulu réaliser un film se déroulant en grande partie dans l'espace. La plupart des personnages ne disposent pas de voix humaines réelles, mais s'expriment uniquement avec des gestes ou des sons robotiques, conçus parBen Burtt, qui ressemblent à des voix métalliques. En outre,WALL•E est le premier long métrage d'animation de Pixar à contenir des scènes enprises de vues réelles.

Walt Disney Pictures a organisé la sortie du film aux États-Unis et au Canada le. Le film a recueilli 23,1 millions de dollars américains le jour de sa sortie, et 63 millions durant son premier week-end, où il était alors projeté dans 3 992 salles, se positionnant à la première place du box-office. Le film a, d'ailleurs, effectué le quatrième meilleur week-end d'ouverture au box-office pour un film Pixar, en date du. Suivant la tradition des studios Pixar, WALL•E a été apparié, lors de sa sortie en salles, avec un court métrage,Presto. Le film a reçu en grande partie des critiques positives, atteignant le score de 96 % surRotten Tomatoes. Il a recueilli 534 millions de dollars à l'international et a décroché leGolden Globe du meilleur film d'animation, leprix Hugo pour le meilleur long-métrage dramatique et l'Oscar du meilleur film d'animation.

En 2021, le film est sélectionné par laNational Film Registry de laBibliothèque du Congrès pour y être conservé, considéré comme étant« culturellement, historiquement ou esthétiquement important »[1].

Synopsis

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Au début duXXIIe siècle, la compagnie Buy-N-Large (BnL) monopolise l'économie de laTerre par un trust concentrant les biens et les services. Cette entreprise est devenue un gouvernement mondial globalisé. Lasurconsommation effrénée a tôt fait de transformer le monde en un dépotoir gigantesque. La société commandite un exode massif à bord de vaisseaux spatiaux dans une tentative de préserver l'humanité. Des milliers de machines robotiques dénommées WALL•E (Waste Allocation Load Lifter: Earth-Class - littéralement en français « compacteur terrien de déchets ») ont été fabriquées par la compagnie. Ces engins ont pour unique tâche de « nettoyer » la Terre en compactant la myriade de détritus qui parsèment le sol, durant les cinq années que doit durer l'exode. Mais beaucoup d'entre eux se désactivent inexplicablement et sont vite hors-service, forçant les humains qui n'ont pas d'autre plan de repli à rester dans l'espace.

Sept cents ans après le début de l'exode humain, il ne reste plus qu'un unique WALL•E en état de fonctionnement. Il déploie au matin des panneaux photovoltaïques pour recharger ses batteries. Ce robot passe ses journées entières à compacter des déchets.

Il a acquis au fil du temps une personnalité et une conscience propres. Il conserve à part divers objets trouvés pour leurs utilités mécaniques, esthétiques ou fonctionnelles. Il les trie ensuite au soir dans son lieu de repos. C'est un ancien véhicule de transport de WALL•E qu'il a engorgé de toutes ses trouvailles. Pour perdurer depuis si longtemps dans sa mission, le robot remplace toutes ses pièces défectueuses par celles issues des autres WALL•E devenus inertes (chenilles, lentilles, bras...)

Il nourrit et protège un cafard, nommé Hal[Note 1], qu'il a rencontré. Il trouve même un jour une plante verte. Il l'arrose et la conserve dans son abri.

Unefusée va détruire la solitude et les habitudes de WALL-E en déposant un matin une sonde robotisée juste devant lui. Elle est immatriculée EVE (Extraterrestrial Vegetation Evaluator, littéralementÉvaluatrice de la végétation extraterrestre). Sa mission est de ramener aux humains une preuve de vie sur Terre.

WALL•E est un cube basique, rouillé, abîmé par le travail, avec de simples chenilles pour se déplacer au sol et un rôle simpliste de compactage. EVE est nettement plus évoluée : son apparence est fuselée, oblongue, élégante. Elle ne se déplace que dans les airs, très vivement. Elle possède en outre un bras-fusil qui tire des rayons lasers particulièrement destructeurs.

WALL•E apprécie infiniment la distraction qu'EVE lui fait vivre, hors de sa routine si coutumière. Dès lors, il oublie tout de sa propre mission de compacteur. Il la suit continuellement, scrute ses mouvements, ses déplacements et ses actions. Il cherche à communiquer avec elle. Toute à sa tâche, elle le dédaigne pourtant longtemps.

Après être parvenu à nouer contact, il lui montre son lieu de repos et quelques-uns de ses nombreux trésors : une télévision fait à la main avec les deux chansons,Put On Your Sunday Clothes etIt Only Takes a Moment, du filmHello, Dolly! en vidéo-cassette, des ampoules que EVE allume juste en les tenant, un batteur à main, du papier bulle, unRubik's Cube qu'elle résout en quelques secondes. Alors qu'il montre la plante trouvée lors de ses opérations de nettoyage, EVE détecte une preuve que la vie est à nouveau possible sur Terre et c'était ce qu'elle était venue chercher. Elle se met donc en stase après avoir enfermé la plante dans son ventre. Une lumière verte qui clignote à intervalles réguliers indique qu'elle a réussi sa mission.

Infatigablement, durant une longue période, WALL•E cherche à la réanimer par divers moyens, sans succès. Puis comprenant finalement qu'elle ne peut pas être « réparée », WALL•E reprend son activité principale. Il a cependant si peu d'entrain qu'il a perdu toute vitalité.

Entre-temps, la fusée qui a déposé EVE revient la chercher. WALL-E accourt pour ne pas la laisser partir sans lui. L'appareil embarque EVE dans la soute puis décolle. Il emmène aussi WALL•E qui s'est accroché à la coque extérieure de l'engin. La fusée part dans l'espace et finit par rejoindre un énorme vaisseau spatial nomméAxiom, abrité dans une lointaine nébuleuse.

Ce qu'il reste de l'humanité mène ici une vie assistée en permanence par la technologie. Du fait de leur complète passivité et dépendance envers les machines, les humains ont perdu l'usage de leurs jambes atrophiées, sont devenusobèses et ne se déplacent désormais que sur des fauteuils volants. Leur oisiveté les a rendu incapables de s'extraire de la technologie. Leur libre-arbitre est même devenu inexistant. Le capitaine du vaisseau, B. McCrea, a lui aussi laissé le contrôle de ce dernier à AUTO, le pilote automatique (comme d'ailleurs ses prédécesseurs avant lui).

Lorsque les cinq sondes EVE envoyées sur Terre sont scrutées par le robot GO-4[Note 2], qui est le Second du Commandant, seule l'EVE ayant été en contact avec WALL•E contient une plante. Dès lors, un protocole standard est mis en pratique et l'EVE en stase est directement emmenée vers la salle de commandement. WALL-E s'empresse de la rejoindre et parvient à se cacher près d'elle. EVE est réactivée par AUTO et salue le capitaine humain. Ce dernier apprend qu'une trace de vie organique terrestre, si elle est placée dans le holo-détecteur, obligera automatiquement le vaisseau à revenir sur la planète Terre. Les humains pourront alors immédiatement la recoloniser. EVE ouvre son conteneur, qui s'avère être vide. Considérée comme défectueuse, la sonde est envoyée à la maintenance des robots. En partant, WALL•E salue lui aussi l'humain, et ce faisant laisse un peu de terre sur sa main. En la donnant à analyser à l'ordinateur, le capitaine est surpris de découvrir qu'il s'agisse d'une matière provenant de la Terre. Il se passionne vite pour les descriptions scientifiques qui découlent de sa découverte, ce qui sous-entend d'ailleurs que les connaissances biologiques de base ne sont même plus enseignées aux habitants de l'Axiom.

WALL•E croit par erreur qu'EVE se fait torturer lorsqu'ils se trouvent dans la salle de nettoyage. Il provoque la pagaille et l'évasion des autres robots en réparation. Il suit EVE qui le guide dans le vaisseau. Ils arrivent ensemble dans l'embarcadère des capsules de sauvetage, EVE programmant pour WALL•E le retour de l'une d'elle sur Terre. Tandis que le robot cubique ne souhaite pas du tout retrouver la solitude et cherche à s'éloigner des capsules, GO-4 arrive silencieusement et place la plante, qu'il avait subtilisée à EVE, dans la capsule dont il programme l'autodestruction dans l'espace. WALL•E y entre rapidement à son insu et parvient à s'échapper à temps de la capsule en se propulsant dans l'espace grâce à un extincteur, gardant la plante dans son compartiment de compression. Il retrouve EVE à l'extérieur du vaisseau et se réconcilie avec elle.

Ils retournent ensuite voir le capitaine et veulent lui donner la plante. L'opération est alors enclenchée. Désormais, puisqu'une plante a été déclarée découverte, il est devenu possible pour les humains de retourner sur Terre. AUTO, pourtant, interdit cette possibilité car il obéit a une vieille directive donnée en 2110 par le patron de BnL, Shelby Forthright, soit sept cents ans plus tôt, croyant à l’époque que le fait de l'augmentation de toxicité a rendu la vie sur Terre impossible (expliquant pourquoi les autres WALL•E se sont désactivés).

S'ensuit alors une mutinerie : le capitaine est enfermé dans ses quartiers, EVE est désactivée, WALL•E court-circuité par AUTO, et les deux robots sont éjectés dans un conduit d'évacuation des déchets. WALL-E et EVE sont sauvés de justesse par un petit robot nettoyeur nommé M-O[Note 3] qui suivait les traces de saleté laissées par WALL-E depuis son arrivée dans l'Axiom, ce qui leur permet de regagner l'intérieur du vaisseau. Pourchassés comme renégats, EVE, WALL•E et M-O, aidés de plusieurs robots hors-système, cherchent toujours à apporter la plante au commandant : celui-ci parvient à leur faire savoir qu'il va activer le holo-détecteur près de la piscine centrale du navire. Tous les robots se dirigent alors vers le holo-détecteur, tandis que le capitaine fait croire à AUTO qu'il a la plante dans ses propres mains. Lorsque l'appareil trouve le capitaine dans la salle, ils se battent, et GO-4 est détruit dans la manœuvre.

Le capitaine parvient presque à activer le processus qui lui permet de retourner sur Terre, mais AUTO devient finalement fou et fait tomber le capitaine qui s'accroche à lui, bascule le vaisseau (mettant la vie des passagers en danger) et annule l'activation. WALL•E empêche AUTO de fermer la machine, s'endommageant de plus en plus en résistant. Inspiré par le sacrifice de WALL•E, le capitaine décide de se lever par lui-même pour affronter héroïquement AUTO, puis le désactive à temps, remet le vaisseau à l’endroit et sauve les passagers. La plante est mise à temps dans le holo-détecteur avant qu’il se ferme pour toujours, puis l'Axiom prend la direction de la Terre, mais sans trop de joie pour les humains, robots, et surtout EVE. En effet, WALL•E se meurt.

De retour sur la planète, WALL-E est réparé par EVE mais malheureusement, sa mémoire a été effacée après sa réactivation. EVE lui donne un baiser d'au revoir qui va lui rendre sa mémoire. Pendant que les deux robots savourent leur nouvelle vie de couple avec leurs autres amis robots, les humains, qui ont retrouvé la marche bipède, reprennent le cours de leur histoire après les sept cents ans de stagnation passés sur l’Axiom, et recolonisent la Terre.

Fiche technique

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Distribution

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Voix originales

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Voix françaises

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Voix québécoises

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Sortie cinéma

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Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[2].

Sorties vidéo

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  • Drapeau des États-UnisÉtats-Unis : 18 novembre 2008 (En DVD Et Blu-ray)
  • Drapeau de la FranceFrance : 30 janvier 2009 (En DVD Et Blu-ray)

Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Personnages

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WALL•E

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(Waste Allocation Load LifterEarth-Class — Appareil de levage chargé de la répartition des déchets de classe terrestre) Compacteur de déchets mobile, WALL•E est le dernier robot opérationnel d'une vaste quantité produite par l'entreprise Buy n Large pour ramasser et compacter les déchets accumulés par les humains. Il fonctionne à l'énergie solaire et remplace constamment ses pièces usagées par d'autres récupérées sur des robots WALL•E hors d'usage. Il peut rétracter ses membres et sa tête dans son corps pour former un cube quand il se sent en danger ou lorsqu'il veut dormir. La longue existence solitaire de WALL•E lui a permis de développer une conscience et des émotions. L'ingénieur du sonBen Burtt a créé sa voix, ainsi que celle du robot M-O (Microbe-Obliterator). WALL•E n'est qu'une déclinaison de nombreux engins de compactage car lors des scènes se déroulant dans les soutes du vaisseau spatial, on peut voir deux énormes robots avec l'inscription "WALL-A" (Waste Allocation Load Lifter-Axiom-Class).

EVE

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(Extraterrestrial Vegetation Evaluator — Évaluatrice de végétation extraterrestre)Sonde chargée de découvrir une source de vie potentielle sur Terre. Elle est tout le contraire de WALL-E blanche et fuselée, ses formes sont épurées et lisses lui permettent une grande fluidité aérodynamique. Elle peut également tirer des lasers bleus avec son bras. Tête brûlée et ayant mauvais caractère, elle se montre peu démonstrative envers le petit robot. Au fil de l'aventure, elle semble éprouver de l'affection pour lui, voire de l'amour.

Commandant capitaine B. McCrea

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Chef de bord de l'Axiom, il se laisse cependant influencer par Auto. Comme les autres humains à bord de son vaisseau, il est devenu siobèse qu'il se déplace en fauteuil volant et passe sa vie à ne rien faire. Il commence cependant à être le seul à vraiment désirer retourner sur Terre, et le premier à découvrir la machination de Forthright. Avec l'aide de WALL•E et EVE, il combattra Auto de façon plutôt héroïque, et deviendra le chef des humains qu'il ramènera sur Terre. Son nom n'est jamais mentionné, mais on peut le lire sur son portrait à côté de ceux de ses prédécesseurs.

Auto

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(Autopilot — Pilote automatique) Auto-pilote froid et calculé de l'Axiom, il influence le capitaine et commande à sa place. Il est programmé par Forthright pour garder les humains à bord de l'Axiom, ce qui en fait l'antagoniste du film car Forthright croyait aveuglément que la Terre était trop toxique pour redevenir vivable. Il s'inspire de l'ordinateurHal 9000 de2001, l'Odyssée de l'espace.

Shelby Forthright

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Président-directeur général de Buy n Large. Dans le film, un projet de nettoyage à l'échelle planétaire est organisé par Shelby Forthright tandis que les humains sont évacués dans l'espace. Il lance la directive A113 quelques années plus tard, ordonnant aux pilotes automatiques de rester dans l'espace et de ne jamais rentrer sur Terre persuadé que les niveaux de pollution sont beaucoup trop élevés et la vie y est devenue impossible. Son programme de nettoyage est donc un échec. Le personnage est incarné parFred Willard, seul personnage réel de ce film d'animation, pour la première fois dans l'histoire du studio Pixar.

M-O

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(Microbe-Obliterator — Microbe-oblitératrice)Robot chargé de nettoyer l'Axiom, il suit la trace de Wall•E tout en nettoyant celui-ci.

Hal

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Le petit cafard que suit WALL•E au début du film et qui reste sur Terre quand ce dernier part pour l'espace jusqu'à son retour.

Origine et production

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Le concept deWALL•E a été trouvé lors d'une séance de travail organisée pourToy Story 2 (1999) au cours de laquelle un des participants a demandé incidemment[6] : « Et si les humains quittaient la Terre et oubliaient de déconnecter le dernier robot ? » Andrew Stanton et Pete Docter ont continué à travailler sur cette idée pendant des semaines[6] : « On se disait que nous le tournerions dans la langue de R2-D2, le robot deStar Wars, mais nous avons arrêté, persuadés qu'on ne nous laisserait jamais faire un film pareil. Pete est passé àMonstres et Cie. AprèsLe Monde de Nemo, j'ai repensé à cette histoire de robot. » Je me suis dit[6] : « Ce robot est seul. Et la seule réponse à cette solitude est l'amour. J'ai mis quinze ans pour trouver le déclic qui permettait au film de se réaliser. »

Le générique de fin de WALL•E utilise un principe graphico-narratif dans lequel des œuvres d'art sont présentées de manière chronologique, à la fois par leur représentation et leur style graphique, pour présenter une succession d'événements. Il présente la reconstruction de l'humanité sur Terre, aidée des robots, sous la forme d'une succession de scènes typiques de certaines étapes de l'Histoire humaine et présentées en reprenant le style graphique associé à l'époque considérée comme les peintures rupestres de la Préhistoire, la peinture d'Égypte antique, les mosaïques romaines ou encore la Renaissance.

Le personnage de WALL•E

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La source d'inspiration principale pour le personnage de WALL•E a été l'objectif binoculaire, à partir duquel le reste du personnage s'est construit. Le but de Stanton était de créer un personnage robotique que le public identifie vraiment comme un robot, et non comme un être humain dans une coque métallique. Le personnageJohnny 5 du filmShort Circuit pourrait être une référence inconsciente, mais Stanton précise qu'il n'a vu ce film qu'une seule fois et qu'il tentait plutôt de créer un personnage proche de Luxo the Lamp, du filmLuxo Jr., le premiercourt-métrage dePixar sorti en1986[7].

WALL-E regarde régulièrement une vidéocassette du filmHello, Dolly !, notamment les numéros musicauxPut On Your Sunday Clothes etIt Only Takes A Moment.

Ed Gonzalez, deSlant Magazine, estime que le personnage de WALL•E invite à la comparaison avec leE.T. deSteven Spielberg,Numéro 5,R2-D2 deStar Wars, et leCharlot deCharlie Chaplin[8]. Le réalisateur Andrew Stanton précise avoir puisé son inspiration pour ce film chezCharlie Chaplin[9].Ben Burtt, l'ingénieur du son pour WALL•E, indique dans une interview àLibération que WALL•E débute par des bruitages comme le robot R2-D2 de la saga Star Wars, puis apprend au fur et à mesure du film, un langage lui permettant de communiquer par exemple avec EVE[3].

Les traditions Pixar

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Dans la tradition de Pixar, uncourt-métrage est présenté avant chaque film. Cette fois-ci, c'estPresto, mettant en scène unprestidigitateur (ressemblant beaucoup au personnage de l'avocat Talon Labarthe dansRatatouille), son chapeau magique et son lapin[10].

À l'instar de ce qui a été fait dans les génériques de fin de1 001 Pattes,Toy Story 2 etLe Monde de Nemo, ou dans le filmMonstres etCie, des personnages des autres productions Pixar ont servi dans une bande-annonce pour le film diffusée pendant leSuper Bowl dans laquelle Buzz et Woody, héros deToy Story, regardent le match à la télévision tout en discutant deWALL-E.

DansWALL•E le code signalant la découverte de végétation sur Terre à bord du vaisseauAxiom estA-113. L'origine ce chiffre est le numéro d'une classe deCalArts. Brad Bird l'a utilisé sous la forme A1-13 dans la plupart des productions auxquelles il a participé, que ce soitLes Simpson ou les films de Pixar[11].

Scénario

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Andrew Stanton a imaginéWALL•E au cours d'un déjeuner avec ses collègues scénaristesJohn Lasseter,Pete Docter etJoe Ranft en 1994.Toy Story était bientôt terminé et les scénaristes mettaient en commun leurs idées pour leurs projets futurs ―1 001 Pattes,Monstres etCie etLe Monde de Nemo ― lors de ce déjeuner. Stanton a alors demandé : « Que se passerait-il si l'humanité devait quitter la Terre et que quelqu'un oubliait de désactiver le dernier robot ? »[12]. Après avoir essayé pendant de nombreuses années de rendre les personnages deToy Story attrayants, Stanton a trouvé son idée (un robot seul sur une planète déserte) très puissante[13],[14]. Stanton a fait de WALL•E un collecteur de déchets à la fois car ce statut est immédiatement perceptible et car c'est un travail servile qui rend le personnage sympathique[15]. Stanton appréciait également les images de cubes compactés de déchets[16]. Il n'a pas trouvé cette idée trop sombre parce qu'une planète recouverte de déchets était pour lui une image enfantine de désastre[17].

Stanton et Pete Docter ont développé le film sous le titreTrash Planet pendant deux mois en 1995 mais ils ne voyaient pas comment poursuivre l'histoire et Docter a choisi de réaliserMonstres et Cie à la place[18],[19]. Trouvant une analogie entre le fait que WALL•E soit le seul habitant d'un monde désert et l'image d'une plante poussant sur un trottoir, Stanton a eu l'idée que WALL•E puisse trouver une plante[20]. Avant de détourner leur attention vers d'autres projets, Stanton et Lasseter ont pensé que WALL•E pourrait tomber amoureux, ceci faisant naturellement suite à sa solitude[17]. Stanton a recommencé à écrireWALL-E en 2002, tout en finissant son travail surLe Monde de Nemo[21]. Il a fait son script d'une façon rappelantAlien écrit parDan O'Bannon. Ce dernier a écrit le script d'Alien d'une façon particulière, qui a rappelé à Stanton lehaïku. Fin 2003, Stanton et quelques autres ont créé unanimatique des vingt premières minutes du film. Lasseter et Steve Jobs ont été impressionnés et ont officiellement fait commencer le développement[22], même si Jobs a avoué qu'il n'aimait pas le titre, à l'origine orthographié « W.A.L.•E. »[23].

Animation

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WALL•E n'a pas été développé durant les années 1990 en partie parce que Stanton et Pixar n'étaient pas encore assez confiants pour faire un film avec un personnage principal se comportant commeLuxo Jr. ouR2-D2[14]. Stanton a expliqué qu'il y a deux types de robots au cinéma : « les humains à peau de métal », commethe Tin Woodman et « les machines avec des fonctions » comme Luxo et R2. Il a trouvé la deuxième idée « puissante » parce qu'elle permettait aux spectateurs de projeter leur personnalité sur les personnages, comme ils le font avec les bébés et les animaux[24]. Il a ajouté : « On voulait que le public pense qu'il était en train d'assister à la venue à la vie d'une machine »[25].

Son

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Le producteur Jim Morris a proposéBen Burtt commedesigner sonore pourWALL•E parce que Stanton voulait faire des robots semblables àR2-D2[26]. Burtt avait terminé son travail surStar Wars, épisode III : La Revanche des Sith et avait dit à sa femme qu'il ne travaillerait plus sur des films avec des robots, mais a trouvéWALL•E et le principe de remplacer les voix par des sons « frais et excitants »[25]. Il a enregistré 2 500 sons pour le film, soit le double de ce qui se faisait en moyenne dans un film deStar Wars[21], et qui est d'ailleurs un record dans sa carrière[25]. Burtt a commencé son travail en 2005[27] et a créé des sons en modifiant sa propre voix, et ce pendant deux ans[28]. Il a décrit les voix des robots comme reprenant « le langage universel de l'intonation des bébés. "Oh", "Hm ?", "Huh !", vous voyez ? »[29].

Musique

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La musique du film a été composée parThomas Newman[30], à qui l'on doit aussiLe Monde de Nemo, qui avait valu à Newman unAnnie Award pour la meilleure musique d'un film d'animation. Celui-ci a commencé à écrire la musique en 2005, en espérant que commencer cette tâche assez tôt lui serait profitable ; il a finalement fait remarquer qu'il aurait dû le faire lorsque Stanton et Reardon écrivaient le script. Le thème d'EVE a d'abord été arrangé en. Le morceau utilisant ce thème, joué lorsqu'elle vole pour la première fois autour de la Terre, utilisait initialement plus d'éléments orchestraux ; Newman a par ailleurs été incité à le rendre plus féminin[31]. Newman a déclaré que Stanton avait eu beaucoup d'idées sur la composition des musiques, et qu'il les avait généralement appliquées, trouvant difficile de composer la musique d'un film partiellement muet. Stanton voulait que la musique soit entièrement orchestrale, mais Newman s'est senti limité par cette idée, particulièrement dans les scènes à bord de l'Axiom, et a donc aussi utilisé de la musique électronique[32].

Stanton voulait à l'origine ajouter duswing français desannées 1930 au début des scènes se déroulant dans l'espace, mais y a renoncé après avoir vuLes Triplettes de Belleville (2003) parce qu'il ne voulait pas qu'on pense qu'il ait copié ce film.Peter Gabriel chante la chanson du générique de fin. D'après le site Cinema Blend, il aurait été approché par le studio dès 2005.

Sortie au cinéma et accueil du public

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La première du film a été donnée auGreek Theatre deLos Angeles le[33]. Les recettes deWALL•E se sont élevées à 223 808 164 $ auxÉtats-Unis et auCanada et 521 311 860 $ dans le monde, faisant de lui le neuvième plus gros succès commercial de l'année 2008[34].

Poursuivant la tradition des studios Pixar,WALL•E a été accompagné pour sa sortie en salles d'uncourt métrage,Presto. Le film a été dédié àJustin Wright (1981–2008), un animateur de Pixar ayant travaillé surRatatouille mort d'un arrêt cardiaque avant la sortie de WALL-E[12].Walt Disney Imagineering a construit des animatroniques WALL•E afin d'assurer la promotion du film ; ceux-ci étaient présents dans les parcs Disneyland[35], auFranklin Institute, auMiami Science Museum, auSeattle Center et auFestival international du film de Tōkyō[36].

Aux États-Unis et au Canada, le film était disponible dans 3 992 cinémas le. Lors de son premier week-end, il s'est classé premier au box-office avec 63 087 526 $ de recettes[37]. Le film a rapporté 94,7 millions de $ durant sa première semaine et a franchi la barre des 200 millions au cours de son sixième week-end[38].

Les pays oùWALL-E a totalisé plus de 10 millions de dollars de recettes sont les suivants :Japon (44 005 222 $),Royaume-Uni /Irlande / Malte (41 215 600 $),France /Maghreb (27 984 103 $),Allemagne (24 130 400 $),Mexique (17 679 805 $),Espagne (14 973 097 $),Australie (14 165 390 $),Italie (12 210 993 $) etRussie /CEI (11 694 482 $)[39].

Réception critique

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WALL•E a été salué de façon quasiment unanime par les critiques du monde entier[40].Rotten Tomatoes estime que 96 % des critiques ont donné un avis positif sur le film, celui-ci recueillant une moyenne de 8,4/10 (chiffre basé sur un échantillon de 200 critiques)[41]. SurMetacritic, qui donne aux films une note sur 100 fondée sur de nombreuses critiques,WALL•E a une moyenne de 94, basée sur 39 critiques[40]. IndieWire, en s'appuyant sur de nombreuses critiques de film, a désignéWALL-E comme étant le troisième meilleur film de l'année[42].

Richard Corliss duTime a désignéWALL•E comme son film préféré de l'année 2008 (et plus tard de la décennie), notant que le film a réussi à « réunir un large public » malgré l'absence de la part du personnage principal de paroles et d'« éléments émotionnels comme une bouche, des sourcils, des épaules et des coudes ». Pour Corliss, le film « évoque la splendeur des débuts du cinéma », celui-ci allant même jusqu'à comparer la relation entre WALL•E et EVE avec celle entreSpencer Tracy etKatharine Hepburn[43]. De nombreuses autres critiques ont choisiWALL-E comme leur film favori de l'année 2008, dont Tom Charity deCNN[44], Michael Phillips duChicago Tribune, Lisa Schwarzbaum d'Entertainment Weekly, A.O. Scott duThe New York Times, Christopher Orr deThe New Republic,Ty Burr et Wesley Morris deThe Boston Globe, Joe Morgenstern deThe Wall Street Journal et Anthony Lane deThe New Yorker[45].

Todd McCarthy du magazineVariety a désigné le film comme « la neuvième merveille consécutive de Pixar », affirmant qu'il était inventif, tout en restant simple. McCarthy a ajouté qu'il repoussait les limites de l'animation en équilibrant les idées ésotériques avec celles qui sont les plus rapidement accessibles, et que la principale différence entreWALL•E et d'autres films de science-fiction se basant sur une apocalypse était son optimisme[46]. Kirk Honeycutt deThe Hollywood Reporter a fait valoir queWALL•E a surpassé la réalisation des huit précédents films de Pixar et était probablement leur film le plus original à ce jour. Pour lui, le film a « le cœur, l'âme et l'esprit » des meilleursfilms muets[47].

Roger Ebert a écrit dans leChicago Sun-Times queWALL•E était « un film captivant, une merveille visuelle, doté d'un scénario de science-fiction qui tient la route ». Il a ajouté que la rareté des dialogues permettait au film de « franchir la barrière des langues » d'une manière appropriée au thème musical, et a noté qu'il attirerait autant les enfants que les adultes. Ebert a salué l'animation, affirmant que la palette de couleurs choisie était « éclatante et gaie [...] et un peu réaliste », et que Pixar avait réussi à créer un sentiment de curiosité envers le personnage de WALL•E. Il a loué son apparence « rouillée et laborieuse » et l'a favorablement comparé à d'autres personnages principaux de films rendus « mignons » par des procédés plus évidents. Il a fait valoir que le film se concentrait plus sur les idées que le spectacle et que cela allait stimuler l'esprit des plus jeunes[48]. Ebert a enfin désignéWALL•E comme l'un des vingt films qu'il a préférés en 2008 et a affirmé qu'il était « le meilleur film de science-fiction depuis des années »[49].

Résultats de la sortie DVD-Blu-ray

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Le film est sorti enDVD etdisque Blu-ray le. Parmi les bonus proposés on trouvePresto, un autre court métrage :BURN-E, le documentaireThe Pixar Story deLeslie Iwerks, des courts métrages sur l'histoire de Buy n Large et une copie numérique du film pouvant être lue suriTunes ouWindows Media[50]. Il s'est vendu au total 9 045 554 DVD aux États-Unis, pour des recettes s'élevant à 142 713 583 $. WALL•E est la deuxième meilleure vente DVD parmi les films d'animation sortis en 2008 en termes d'unités vendues, aux États-Unis, (derrièreKung Fu Panda) et le premier en termes de recettes — tous ces chiffres se basant uniquement sur l'année 2008[51],[52].

Analyse du film

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Thèmes abordés

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Le film offre plusieurs niveaux de lecture[53]. Un des thèmes principaux du film est l'effet de lasurconsommation. Le premier élément est l'état de la planète Terre. Les humains ont dû quitter la Terre pour habiter dans l'espace tandis que des robots nettoient la planète[10]. La population humaine habite dans des vaisseaux spatiaux, dont un seul est montré dans le film, l'Axiom. À son bord, les humains sont représentés inactifs et obèses. Ils sont servis par des robots et n'effectuent presque aucun mouvement. La sociétéBuy'n Large est unmonopole-oligopole. Elle est représentée comme fournissant tout ce qu'il est possible depuis la construction, les transports, la nourriture, les chaînes de distribution jusqu'aux vaisseaux spatiaux ayant servi à l'exil des humains. Dans leur vie quotidienne, des panneaux publicitaires sont installés partout au sein du vaisseau, et les humains sont régulièrement représentés avec une boisson ou de la nourriture à la main. Ce n'est qu'à la toute fin du film que tous se redressent sur leurs jambes, pour repeupler et refertiliser la Terre, encouragés par le capitaine McCrea.

Un autre thème découlant du précédent est l'écologie. Le fait que les humains aient créé les WALL•E pour nettoyer à leur place la Terre est une vision particulière de la préservation de l'écosystème planétaire. En abandonnant la surface terrestre à des nettoyeurs, les hommes permettent à la Terre de se régénérer en attendant la réapparition de la vie, ici symbolisée par une plante. Avec le message de préservation de la Terre en filigrane, le film est régulièrement associé à une fable écologique[54].

Dans un article publié par leNew York Times, Frank Rich expose ces points et les met en perspective par rapport à la situation de la société américaine en 2008, en pleine campagne électorale[55]. Le film se distingue de la plupart des œuvres de science-fiction dont l'histoire se déroule dans un monde post-apocalyptique, par sa vision très optimiste : le pire arrivera, mais l'humanité sera capable de retrouver ses racines[56]. Le film est assez mal reçu par lesconservateurs qui voient enWALL-E un film de gauche faisant l'apologie dumalthusianisme[57],[58]. Greg Pollowitz dans un billet publié par la revueconservatriceNRO, estime qu'il est assez paradoxal que Disney fasse l'apologie de la protection de la planète dans WALL•E quand, en parallèle, Disney continue à faire fabriquer en Chine nombre d'objets en plastique dans des usines polluantes[59].

Références culturelles

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Le filmWALL•E est émaillé d'allusions ou références à de nombreux éléments culturels des sociétés contemporaines.

Le film emprunte deux thèmes musicaux à2001, l'Odyssée de l'espace deStanley Kubrick[9],[60] :Le Beau Danube bleu lorsque le capitaine McCrea utilise une machine pour prendre un café, etAinsi parlait Zarathoustra lorsqu'il se relève et marche pour la première fois. De plus, le pilote automatique possède un « œil unique rouge » semblable à celui deHAL, l'ordinateur central du vaisseau dans le film de Kubrick.

Dans le film, une phrase de présentation de l'Axiom,Space, the last fun-tier, est assez proche des premiers mots du générique de la sérieStar Trek :Space, the final frontier.

Lorsque WALL•E s'accroche à la fusée emportant EVE, il est percuté par un satellite ayant la forme d'unSpoutnik.

Le vaisseauAxiom est caché derrière un nuage stellaire évoquant les « Piliers de la création » de laNébuleuse de l'Aigle.

La vidéocassette que regarde WALL•E à plusieurs reprises est le filmHello, Dolly!, dont plusieurs références (y compris les chansons) font apparitions dans le film.

Les allocutions télévisées du Président Shelby Forthright rappellent celles passées par lePrésident des États-Unis en direct de laMaison-Blanche.

Références à Apple

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Plusieurs éléments du film empruntent à l'esthétique des produits de la sociétéApple. Le cofondateur de cette société,Steve Jobs[61], est aussi le cofondateur dePixar, société créée en 1986[62], à partir de laLucasfilm Computer Division. Steve Jobs a depuis revendu Pixar àDisney, dont il était le premier actionnaire individuel[63]. D'autres éléments plus tangibles existent :

  • Andrew Stanton, le réalisateur du film, désirait un design compact et sans discontinuité pour le personnage d'EVE ; l'analogie avec le design duMacBook d'Apple le frappa et le designer de la firme,Jonathan Ive, fut consulté pour la création de ce personnage[64] ;
  • le son qu'émet WALL•E, une fois sa recharge énergétique terminée, est similaire à celui des ordinateursMacintosh lors de leur mise en route[65], et WALL-E utilise uniPod pour regarder des vidéos. Pendant ses temps libres, il joue àPong, un des premiers jeux vidéo édité parAtari, sur uneAtari 2600, entreprise qui fut le premier employeur de Steve Jobs[66] ;
  • AUTO, le robot antagoniste du film, est doublé, en version originale, parMacInTalk, le synthétiseur vocal duMacintosh.

Mise en abyme

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Le générique de fin se conclut par les traditionnels jingle de Disney et Pixar, suivie du jingle deBuy n Large, la compagnie fictive qui dans le film s'efforce d'offrir aux humains divertissement et confort. On peut y voir unemise en abyme avec la mission de Disney et Pixar, et le rôle de ceux-ci comme outil de capture de l'attention et de divertissement du spectateur-consommateur au service du marketing. Ce clin d'œil vient souligner la conscience de la production des contradictions entre le message de ce film et les réalités de l'industrie culturelle dont Disney et Pixar sont des étendards, contradiction qui ne manquèrent pas pour autant d'être relevées (voirsupra).

Notes et références

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Notes

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  1. Lecafard est appelé « Hal » en référence àHAL 9000 l'intelligence artificielle de2001, l'Odyssée de l'espace (1968)
  2. GO-4 est prononcéGO-Four, d'où le nom français "Gopher"
  3. Microbe-Obliterator, littéralementMicrobe-oblitératrice

Références

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  1. « Complete National Film Registry Listing », surloc.gov(consulté le).
  2. a etb« WALL-E - Dates de sortie » (dates de sortie), surl'Internet Movie Database.
  3. a etb« On donne à ces robots nos propres personnalités », interview deBen Burtt par Sébastien Delahaye, Libération du 30 juillet 2008
  4. (fr)Pascale Clark chez Pixar surAlloCiné,.
  5. (en)2009 Hugo Awards.
  6. ab etc(fr)Pixar, les magiciens du scénario , Le Monde du 25 juillet 2009
  7. (en)Article d'Alex Billington sur FirstShowing.net.
  8. (en)Article de Slant Magazine.
  9. a etb(fr)Phénomène par Fabrice Rousselot, Libération du 30 juillet 2008
  10. a etb(fr)« Wall-E », robot pour être vrai par Olivier Séguret, Libération du 30 juillet 2008
  11. (en)Iron without irony, Michael Sragow, 1999-08-05.A113 was our classroom number. On "Family Dog" I put it on the license plate of the thieves' car. And I put it into every single one of my films ...
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  54. L'écologie à la mode par Michel Coulombe, Radio Canada
  55. (en)A WALL-E for president.
  56. (en)Article de Variety, Todd McCarthy
  57. (en)Right-Wing Apoplectic Over Pixar’s WALL-E, Think Progress,1er juillet 2008
  58. (fr)« Wall-E », gauchiste ou patriote ? par Philippe Grangereau, Libération du 30 juillet 2008
  59. (en)The Hypocrisy of WALL-E par Greg Pollowitz sur NRO Online, 29 juin 2008
  60. (fr)Critique du film sur France 2.fr.
  61. (en)Bio de Steve Jobs sur le site Apple.
  62. (en)Histoire de Pixar.
  63. (en)article de CNN Money.
  64. articleApple and Eve, Richard Siklos, CNNmoney.
  65. (en) Dawn C. Chmielewski, « ‘Wall-E’ draws design inspiration from Apple », surlatimes.com,.
  66. Le générique du film contient pour cette raison le copyrightAtari.

Voir aussi

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Articles connexes

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  • WALL-E, l'adaptation du film en jeu vidéo

Bibliographie

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Liens externes

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