| Voinsles | |||||
L'église Saint-Étienne. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Seine-et-Marne | ||||
| Arrondissement | Provins | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Val Briard | ||||
| Maire Mandat | Évelyne Rietsch 2020-2026 | ||||
| Code postal | 77540 | ||||
| Code commune | 77527 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Vincelais | ||||
| Population municipale | 580 hab.(2023 | ||||
| Densité | 20 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 41′ 29″ nord, 3° 00′ 19″ est | ||||
| Altitude | Min. 86 m Max. 133 m | ||||
| Superficie | 28,44 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Fontenay-Trésigny | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Seine-et-Marne Géolocalisation sur la carte :Île-de-France | |||||
| Liens | |||||
| Site web | mairie-de-voinsles.com | ||||
| modifier | |||||
Voinsles[vwɛ̃l]Écouterⓘ est unecommune française située dans ledépartement deSeine-et-Marne enrégionÎle-de-France.
Le village est situé à 5 km à l'est deRozay-en-Brie, à 30 km au nord-ouest deProvins et à 21 km au nord deNangis[Carte 1].


| Lumigny-Nesles-Ormeaux | Touquin | Le Plessis-Feu-Aussoux |
| Rozay-en-Brie Bernay-Vilbert | Vaudoy-en-Brie | |
| La Chapelle-Iger Gastins | Pécy |
La commune est classée en zone desismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1].

Le réseau hydrographique de la commune se compose de treizecours d'eau référencés :
La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 23,54 km[15].
Afin d’atteindre lebon état des eaux imposé par laDirective-cadre sur l'eau du, plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : leSDAGE, à l’échelle dubassin hydrographique, et leSAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources eneau superficielle etsouterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein dubassin Seine-Normandie[16].
La commune fait partie du SAGE « Yerres », approuvé le. Le territoire de ce SAGE correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de 1 017 km2, parcouru par un réseau hydrographique de 450 kilomètres de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : leru de l'Étang de Beuvron, laVisandre, l’Yvron, leBréon, l’Avon, laMarsange, laBarbançonne, leRéveillon[17]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »[18].
Pour des articles plus généraux, voirClimat de l'Île-de-France etClimat de Seine-et-Marne.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[19]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[20]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré[21] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[22]. Elle est en outre dans lazone H1a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[23],[24].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,9 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 725 mm, avec11,3 jours de précipitations en janvier et7,8 jours en juillet[19]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deGrandpuits-Bailly-Carrois à12 km àvol d'oiseau[25], est de11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 704,0 mm[26],[27]. La température maximale relevée sur cette station est de40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de−18,8 °C, atteinte le[Note 1].

Leréseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué deZones spéciales de conservation (ZSC) et deZones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[28].
Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[29],[Carte 2] : « L'Yerres de sa source a Chaumes-en-Brie », d'une superficie de18 ha, un tronçon de 40 km de l'Yerres qui héberge une faune piscicole et une végétation aquatique devenues rares enIle-de-France[30],[31].
Au, Voinsles est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[32].Elle est située hors unité urbaine[33]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[33]. Cette aire regroupe 1 929 communes[34],[35].
La commune compte79lieux-dits administratifs[Note 3] répertoriés consultables ici[36] dont deux hameaux,Villeneuve-la-Hurée etPlanoy.
On dénombre de nombreuses fermes isolées :Grisien,les Hauts Grès,la Ferme Neuve,la Tessonnerie,Vrignel,Blandureau,le Breuil.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (82,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (82,8 %), forêts (15,2 %), zones urbanisées (2 %)[37].
Parallèlement,L'Institut Paris Région,agence d'urbanisme de la régionÎle-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[38],[39],[Carte 3]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 4].
La commune disposait en 2019 d'unplan local d'urbanisme en révision[40]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 5].
En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 236 dont 98,3 % de maisons et 1,7 % d'appartements.
Parmi ces logements, 91,1 % étaient des résidences principales, 5,5 % des résidences secondaires et 3,4 % des logements vacants.
La part desménagesfiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 91 % contre 6,1 % de locataires et 2,8 % logés gratuitement[41],[Note 4].
On y accède par laN 4 qui coupe la commune en deux.

Le nom de la localité est mentionné sous les formesvilla Venule en 1218 ;Venulum en 1257 ;Voile en 1260 ;Veolla en 1271 ;Venula en 1271,Voyne en 1332 ;Voinle en 1467[42] ;Voinsles et le Breuil en 1801[43].
Du latinvenula « petit filet d'eau »[42] ou « petit village aux rues étroites ».
On trouve son nom cité en 1218. Le chemin de Rozoy à Sésane ou grande route de Sésane passait par Voinsles venant de Rozoy (ancien nom deRozay-en-Brie) et allant versVaudoy-en-Brie (la route qui prendra le nom de nationale 4 venant de Paris s'arrêtait à Rozoy).
Jusqu'en 1285 le village était situé dans une « marche séparante » dans laquelle les habitants dépendaient du puissantcomte de Champagne et du roi, chacun ayant des droits de justice. Il faudra attendre le mariage dePhilippe IV avecJeanne de Navarre pour que Voinsles soit rattachée à la couronne.
La commune de Voinsles s'est agrandie en 1842 des anciennes communes deVileneuve-la-Hurée et dePlanoy[43]. Villeneuve-la-Hurée, située sur un éperon, était certainement un point fortifié.Il ne reste à Planoy que quelques maisons et une grande ferme. Son église disparue était dédiée à saint Leu et saint Gilles.

La commune de Voinsles fait partie de laCommunauté de communes du Val Briard depuis le.
Elle faisait précédemment partie de lacommunauté de communes les Sources de l'Yerres.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| Les données manquantes sont à compléter. | ||||
| avant 1995 | ? | Christian Piot | ||
| 1998 | mars 2008 | Laurence L'Herminier | ||
| mars 2008 | 2020 | Olivier Husson | PS | Juriste |
| 2020 | en cours | Évelyne Rietsch[44] | ||
L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. Laloi NOTRe de 2015 a accru le rôle desEPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au, mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au[45],[46].
En 2020, la commune de Voinsles ne dispose pas d'assainissement collectif[47],[48].
L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[49]. Lacommunauté de communes Val Briard (CCVB) assure pour le compte de la commune leservice public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[47],[50].
En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la commune qui en a délégué la gestion à l'entrepriseSuez, dont le contrat expire le[47],[51],[52].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[53]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[54].
En 2023, la commune comptait 580 habitants[Note 5], en évolution de −2,68 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 303 | 309 | 313 | 279 | 245 | 297 | 370 | 440 | 475 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 492 | 481 | 483 | 451 | 466 | 461 | 470 | 491 | 464 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 444 | 487 | 512 | 415 | 423 | 429 | 400 | 371 | 424 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004 | 2006 | 2009 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 359 | 331 | 298 | 375 | 415 | 500 | 537 | 539 | 577 |
| 2014 | 2019 | 2023 | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 610 | 576 | 580 | - | - | - | - | - | - |

En 2018, le nombre deménagesfiscaux de la commune était de212, représentant591 personnes et lamédiane du revenu disponible par unité de consommation de 27 120 euros[56].
En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 66, occupant 307 actifs résidants.Le taux d'activité de lapopulation (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 76,6 % contre un taux de chômage de 4,7 %.Les 18,6 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 10,2 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 4,7 % de retraités ou préretraités et 3,7 % pour les autres inactifs[57].
En 2018, le nombre d'établissements actifs était de33 dont2 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres,6 dans la construction,5 dans lecommerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration,1 dans l’information et communication,1 dans les activités financières et d'assurance,2 dans lesactivités immobilières,10 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien,1 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et5 étaient relatifs aux autres activités de services[58].
En 2019, 6 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont4individuelles.
Au1er janvier 2020, la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[59].
Voinsles est dans lapetite région agricole dénommée la « Brie centrale », une partie de laBrie autour deMormant[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 6] de l'agriculture sur la commune est la culture decéréales et d'oléoprotéagineux (COP)[60].
Si la productivité agricole de laSeine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de2 000 ha par an dans lesannées 1980, moins dans lesannées 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans lesannées 2010[61]. Cette tendance n'est pas confirmée au niveau de la commune qui voit le nombre d'exploitations augmenter et passer de 13 en 1988 à 14 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de145 ha en 1988 à153 ha en 2010[60].Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Voinsles, observées sur une période de 22 ans :
| 1988 | 2000 | 2010 | |
|---|---|---|---|
| Dimension économique[60],[Note 7] | |||
| Nombre d’exploitations (u) | 13 | 14 | 14 |
| Travail (UTA) | 35 | 24 | 20 |
| Surface agricole utilisée (ha) | 1 882 | 1 902 | 2 142 |
| Cultures[62] | |||
| Terres labourables (ha) | 1 856 | 1 895 | 2 093 |
| Céréales (ha) | 1 218 | 1 263 | 1 281 |
| dontblé tendre (ha) | 819 | 889 | s |
| dontmaïs-grain et maïs-semence (ha) | 308 | 216 | 149 |
| Tournesol (ha) | 193 | s | s |
| Colza etnavette (ha) | 27 | 139 | 274 |
| Élevage[60] | |||
| Cheptel (UGBTA[Note 8]) | 181 | 62 | 93 |


Dans cette commune naquit en Lucien Carcat, qui fut déporté à Büchenwald en 1942 pour ses actes de résistance dans la commune de Coulommiers. Il n'en revint malheureusement pas.Lui qui était ingénieur des travaux publics de l'État, et qui aimait la science, serait fier de savoir qu'en ayant souffert et laissé sa vie dans le tunnel de Dora, il a ainsi participé à la conquête de la Lune. En effet, lesV2, construits dans ce tunnel sont les ancêtres de la fusée qui amena la missionApollo 11 sur la Lune.