En 1960, Vladimir Veličković sort diplômé de lafaculté d’architecture de Belgrade. Il se destine en fait à la peinture et, en 1962-1963, travaille dans l'atelier deKrsto Hegedušić àZagreb. Il réalise sa première exposition personnelle en 1963.
Il est avecDado etLjuba Popović, artistes de la même génération, l'un des trois principaux peintres yougoslaves à être venus enFrance. Il est révélé au grand public en 1967 avec une exposition à la galerie du Dragon à Paris et devient associé au mouvement de lafiguration narrative.
Vladimir Veličković exprime, par la peinture, la douleur et la violence de l'humanité.
Au début desannées 1960, il détermine les thèmes qui figureront de manière permanente dans son œuvre. Il peint des hommes ou des animaux (le plus souvent des rats ou des chiens) dont les corps sont confrontés à des situations dramatiques et terrorisantes.
À partir de 1972, il réalise des séries de peintures et de dessins inspirées des photographies d’Eadweard Muybridge (séries desDescentes [1989–1991] et desCrochets [1983–1991]).
Il« tente avant tout de laisser une cicatrice »[réf. souhaitée] dans la mémoire du spectateur du tableau.
SelonMichel Onfray,« La peinture de Vladimir Veličković montre le général et le particulier, l’universel et le détail de la libiido mortifère, elle raconte l’odyssée de la pulsion noire en utilisant un dictionnaire iconographique générateur d’un style. […] Plus de mains percées par le fer, mais des membres entravés par des filins, des liens ; […] Grünewald laisse place à Veličković ; dans la peinture comme dans la philosophie, la mort de l’homme remplace la mort de Dieu… »[4].
↑Jean-Marie Dunoyer, « Coexistence pacifique des grands et des jeunes »,Le Monde,,p. 7(lire en ligne) :
« je citerai tout de même [...], à défaut des cauchemars de Velickovic, son portrait "avec la participation du modèle dans le tableau" par Hermann Braun. »
Alain Jouffroy,Vladimir Veličković, dessins et œuvres sur papier 1980-1997, Paris-Lausanne, éditions Acatos, 1998.
André Velter,Vladimir Veličković, Carnet, Paris, éditions La main parle, 2000.
Michel Onfray,Splendeur de la catastrophe. La peinture de Vladimir Veličković, Galilée, 2002.
Slobodan Lazarevic,Symbole et Suggestion, l’univers des symboles et les symboles de l’univers dans la peinture de Vladimir Veličković, Belgrade, éditions Astimbo, 2003.
Michel Onfray,Karton, Paris, Thalia Édition, 2008.
Acuti, ManifesteLes Défiguratifs ou le Monstre dans l'Art, Arles, L'Art'dit, Collection Essaie l'Art, 2010.
Évelyne Artaud (interview), Zako Vijatovic (photos),L'Atelier de Vladimir Veličković, Thalia Édition, 2010.
Le charnier des possibles, poème deFrançois Xavier, avec quatre dessins de Vladimir Veličković, Jean-Pierre Huguet éditeur, 2013 ([présentation en ligne]).