Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Vladimir Ier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirVladimir.

Vladimir le Grand
Illustration.
Vladimir Ier le Grand (gravure de1889).
Titre
Grand-prince deNovgorod puis deKiev

(35 ans, 1 mois et 4 jours)
PrédécesseurIaropolk Ier
SuccesseurSviatopolk Ier
Biographie
DynastieRiourikides
Nom de naissanceVladimir Sviatoslavitch[note 1]
Date de naissance
Date de décès
Lieu de décèsBerestova (Rus' de Kiev)
PèreSviatoslav Ier
MèreMaloucha
ConjointAllogia
Rogneda de Polotsk
Adela
Malfrida
Anna Porphyrogénète
EnfantsVycheslav (?-1010)
Iziaslav (978-1001)
Iaroslav (978-1054)
Mstislav (983-1036)
Vsevolod (?-995)
Sviatoslav (?-1015)
Boris et Gleb (?-1015)
Maria Dobroniega (1012-1087)
Stanislav
Pozvizd
Soudislav
ReligionPaganisme slave puisChristianisme
modifier 

Vladimir Sviatoslavitch, dit « le Beau Soleil » (envieux russe :Володимѣръ Свѧтославичь ; enrusse :Владимир Святославич,Vladimir Sviatoslavitch ; enukrainien :Володимир Святославич,Volodymyr Sviatoslavytch ; enbiélorusse :Уладзімір Святаславіч,Ouladzimir Sviataslavitch ; envieux norrois :Valdamarr Sveinaldsson ; enpolonais :Włodzimierz Światosławowicz), ditVladimir Ier, mais plus connu sous le nom deVladimir le Grand, leSoleil Rouge[note 2] ou encoresaint Vladimir[note 3], est ungrand-prince de laRus' de Kiev de la dynastie desRiourikides (né en 958[note 4] et mort le à Berestova, aujourd'huiKiev), qui règne de 980 à 1015.

Fils cadet deSviatoslav Ier et de sa concubineMaloucha, il est égalementprince de Novgorod à la mort de son père en 972, puis est forcé de s'enfuir pour laScandinavie en 976 après l'assassinat de son frèreOleg par son autre frèreIaropolk Ier pour la conquête duRus' de Kiev. EnSuède, avec l'aide du jarl deNorvègeHåkon Sigurdsson, il rassemble une armée deVarègues et reprendNovgorod à son frère aînéIaropolk et le tue (il devient alors ensuite officiellementgrand-prince de Kiev).

Il est l'une des grandes figures de laRus' de Kiev, tant d'un point de vue politique que spirituel. Il est fêté comme saint par l'Église catholique et l'Église orthodoxe le15 juillet.

Biographie

[modifier |modifier le code]

Jeunesse et installation au pouvoir

[modifier |modifier le code]

Vladimir, né en 958 au village Budyatino, dans la région de Volyn, Ukraine, est le fils naturel deSviatoslav le Brave et deMaloucha[1], décrite dans certainessagas nordiques comme une prophétesse qui vécut jusqu'à l'âge de 100 ans, ayant été amenée de sa cave jusqu'au palais princier pour prédire l'avenir. Le frère de Maloucha,Dobrynya (en) (gouverneur deNovgorod), est le tuteur de Vladimir et l'un de ses meilleurs généraux (qui forma plus tard le fils de Vladimir,Iaroslav).

Transférant sa capitale àPereiaslavets en 969, son père Sviatoslav le Brave désigne Vladimir en tant queprince de Novgorod la Grande mais gardeKiev pour son autre fils,Iaropolk.

À la mort de Sviatoslav en 972, une lutte fratricide s'installe jusqu'en 976 entre Iaropolk et un autre de leurs frères, Oleg, chef desDrevliens. En 977, après l'assassinat d'Oleg, Vladimir fuit chez un parent,Håkon Sigurdsson, jarl deNorvège. Il lève enScandinavie une armée de mercenairesvikings qui l'aident l'année suivante à retourner sur les terres de la Rus' et à reprendreNovgorod, marchant contre Iaropolk son frère.

Sur le chemin deKiev, il envoie des émissaires àRogvold, prince dePolotsk, pour lui demander la main de sa filleRogneda (envieux norrois :Ragnhild). Devant le refus de la princesse de haut rang de se marier avec le fils d'une servante, Vladimir, fou de rage, attaquePolotsk, tue Rogvold et emmène Rogneda de force. Polotsk étant un point stratégique sur la route deKiev, sa prise par Vladimir, ainsi que la prise deSmolensk facilitent la marche surKiev en978.

En980, après sa victoire par ruse sur Iaropolk[2], il le fait assassiner, et viole sa femme Julie (qui met au monde peu de temps après un fils,Sviatopolk, officiellement le fils de Iaropolk, mais certaines sources affirmant qu'il serait en réalité le dernier des fils de Vladimir). Le, il devient donc le nouveau « Grand-prince de toute La Rus' Kiévienne ».

Il commence son règne par une série de campagnes victorieuses contre lesViatitches, lesRadimitches (ru), laPologne, lesIotvinges deLituanie et lesBulgares de la Volga (musulmans) (981-985).

Baptême et mariage

[modifier |modifier le code]

En 987, l'empereur byzantinBasile II lui demande de l'aide pour mettre fin à la révolte deBardas Phocas le Jeune[3]. Vladimir lui livre 6 000 guerriersvarègues et obtient en échange la main de la princesseAnna Porphyrogénète, sœur des empereurs[3]. La princesse sera envoyée à Kiev malgré ses réticences avec une ambassade après que Vladimir eut assiégé et occupé la ville deChersonèse devant les délais des Byzantins.

Après son mariage, il renonce aupaganisme (notamment à la luxure, étant connu sous le terme de« fornicator maximus ») et à ses nombreuses concubines. Il reçoit le baptême en 988 sous le nom de Basile (baptême donné par le métropolite deChersonèse ou lepatriarche de ConstantinopleNicolas II Chrysobergès selon les sources[4]), et impose à son peuple lechristianisme derite byzantin.

Son baptême est rapporté selon deux traditions :

Dans la première, Vladimir, régnant àKiev, fait appeler à lui les représentants des principales religions connues (ou envoie ses émissaires) : lechristianisme de Rome, lechristianisme byzantin ou orthodoxie, lejudaïsme et l'islam. Il opte pour l'orthodoxie et fait baptiser son peuple[5],[6],[7],[8].

Dans la deuxième, il demande le baptême àChersonèse enCrimée en échange de la prise de la ville, de la main de la princesse byzantine et de la guérison de ses yeux[9].

Selon leschroniques russes, un missionnaire musulman fut envoyé auprès de Vladimir pour le convertir. Il lui vanta les joies éternelles du Paradis où chaque homme recevrait soixante-dix épouses. Vladimir fut séduit par cette promesse, mais quand on lui dit qu'un musulman doit renoncer au vin, il déclara :« Boire, c'est la joie des Russes. On ne peut pas vivre sans ce plaisir »[10].

Le Grand-prince reçoit ensuite une délégation de catholiques romains. L'austérité du rite, notamment la pratique du jeûne, le rebute. Il dit :« Allez-vous en ! Nos pères n'ont jamais admis pareil principe ».

La troisième mission est celle de Khazars juifs. Vladimir chercha à connaître la raison pour laquelle les juifs avaient perdu Jérusalem.« Dieu s'irrita contre nos ancêtres », lui répondirent les juifs,« et les dispersa parmi les Gentils à cause de nos péchés ». Vladimir lança alors :« Comment espérez-vous enseigner autrui quand vous avez été chassés et dispersés par la main de Dieu ? Voudriez-vous que nous acceptions ce destin nous aussi ? ».

Le missionnaire envoyé par les Grecs de Byzance laissa Vladimir dubitatif. Les enquêteurs qu'il dépêcha[11] ensuite pour observer les différentes religions lui rapportèrent que le culte byzantin était« plus merveilleux que dans les autres pays »[6],[7],[8].

Au bout d'un an, il accepta finalement de recevoir le baptême en échange de la main de la princesse Anne, sœur des empereurs byzantins[6],[8].

L'adoption du christianisme entraîna la construction de nouveaux édifices sacrés avec un programme iconographique de peintures monumentales[12],[7].

Galerie

[modifier |modifier le code]

Après sa mort

[modifier |modifier le code]

À sa mort, une guerre de succession fratricide (1015-1019) éclate entre son neveuSviatopolk et plusieurs de ses nombreux fils, dontGleb etIaroslav.

Vladimir est enterré à l'église de la Dîme qu'il avait fait construire, comme sa femme et sa grand-mère. Considéré comme le principal fondateur de la « Sainte Russie », il est également un personnage récurrent desbylines russes qui se déroulent souvent sous son règne. Dans ces poèmes épiques, il est généralement représenté comme un souverain juste et respecté de ses sujets, à l'image duroi Arthur des légendes celtes.

Selon laChronique de Nestor, Vladimir« se laissa aller à l'amour des femmes… car il était débauché commeSalomon ». L'évêque allemandThietmar le décrit comme« fornicator immensus et crudelis », tandis que les chroniqueurs font référence à plusieurs centaines de concubines qu'il gardait dans son palais de Vychgorod. De ses différentes épouses, il eut au total onze fils.

Vladimir sera ensuite considéré comme« Saint » par l’Église Orthodoxe, du fait de son« changement de vie » après sa conversion (moins violent, vie plus austère). Le papeJean-Paul II, à la fin duXXe siècle, fera à son tour entrer ce roi slave dans lemartyrologe de l’Église catholique[8].

Famille

[modifier |modifier le code]

Unions et postérité

[modifier |modifier le code]
Vladimir et Rogneda (parAnton Lossenko, 1770).

On ne connaît pas le nombre exact de ses enfants, ni même si certains d'entre eux sont réellement ses enfants (plusieurs de ses enfants ont également une mère supposée) :

  • Il a d'une Tchèque (Malfrida) :
    • Vycheslav (mort en 1010), l'aîné de tous, prince de Novgorod ;
  • d'une Bulgare (Adela) :
    • Boris, (v.985 - 1015), prince de Rostov,
    • Gleb (v.985/90 - 1015), prince de Mourom.

Les Russes ont canonisé ce princeisapostole et l'honorent le 15 juillet, jour de sa mort. L'impératriceCatherine II a institué en son honneur l'Ordre de Saint-Vladimir.

Ancêtres

[modifier |modifier le code]
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
8.Riourik
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
4.Igor de Kiev
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
2.Sviatoslav Ier
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
5.Olga de Kiev
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1. Vladimir Ier de Kiev
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
6.Malk Lioubetchanine
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
3.Maloucha
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Hommages

[modifier |modifier le code]
Statue de Vladimir le Soleil rouge à Sébastopol.

Filmographie

[modifier |modifier le code]

Galeries

[modifier |modifier le code]

Galerie de portraits

[modifier |modifier le code]
  • Portrait du prince Vladimir le Grand.
    Portrait du prince Vladimir le Grand.
  • Portrait de Vladimir le Grand.
    Portrait de Vladimir le Grand.
  • Vladimir le Grand partant en guerre contre les Viatitches (Chronique de Radziwiłł).
    Vladimir le Grand partant en guerre contre lesViatitches (Chronique de Radziwiłł).

Galerie de monuments

[modifier |modifier le code]

Galerie numismatique

[modifier |modifier le code]
  • Portrait de Vladimir le Grand sur un srebrennik (argent, 2,85 g), sous-multiple de la grivna, frappée entre 980 et 1015 (Musée numismatique d'Odessa).
    Portrait de Vladimir le Grand sur unsrebrennik (argent, 2,85 g), sous-multiple de lagrivna, frappée entre 980 et 1015 (Musée numismatique d'Odessa).
  • Portrait de Vladimir le Grand sur une pièce ukrainienne de 2006.
    Portrait de Vladimir le Grand sur une pièce ukrainienne de2006.
  • Portrait de Vladimir le Grand sur une pièce ukrainienne.
    Portrait de Vladimir le Grand sur une pièce ukrainienne.

Galerie philatélique

[modifier |modifier le code]
  • Statue de Vladimir le Grand sur un timbre ukrainien de 1919.
    Statue de Vladimir le Grand sur un timbreukrainien de1919.
  • Vladimir le Grand sur un timbre ukrainien de 2000.
    Vladimir le Grand sur un timbreukrainien de2000.
  • Monument de Vladimir le Grand à Belgorod sur une carte postale russe de 2009.
    Monument de Vladimir le Grand àBelgorod sur une carte postalerusse de2009.
  • Vladimir le Grand sur une enveloppe ukrainienne de 2008.
    Vladimir le Grand sur une enveloppe ukrainienne de2008.

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Notes

[modifier |modifier le code]
  1. De son nom de baptêmeBasile.
  2. Dans les épopées.
  3. Par l'Église après sa mort.
  4. Les sources divergent, mais indiquent toutes une date de naissance allant de 956 à 960.

Références

[modifier |modifier le code]
  1. Диба Ю. Батьківщина святого Володимира: Волинська земля у подіях X століття (Міждисциплінарні нариси ранньої історії Руси-України). - Львів: Видавництво “Колір ПРО”, 2014. - 484 с.: іл. - (Серія “Невідома давня Україна”. - 1).
  2. (en)Den hellige Vladimir av Kiev (~956–1015),Den Katolske Kirke.
  3. a etbHistoire de Yahya-Ibn-Said d'Antioche Continuateur de Sa'id-Ibn-Bitrik (texte arabe et français) éditée et traduite par I. Kratchkovsky et A. Vasilev,Patrologia orientalis ed par Graffin R et Nau F,XXIII, Paris, 1932.
  4. Marc-Antoine-François de Gaujal,Études historiques sur le Rouergue : Volume 3, Paris,Paul Dupont, 1859, p. 216.[lire en ligne (page consultée le 5 novembre 2020)].
  5. Chronique des temps passés deNestor.
  6. ab etc« Le martyrologe romain fait mémoire de Saint Vladimir »,Magnificat,no 248,‎,p. 222.
  7. ab etc« Saint Vladimir de Kiev Grand Prince de Kiev (+ 1015) », surnominis.cef.fr(consulté le).
  8. abc etd(it) Domenico Agasso, « San Vladimiro (Basilio) di Kiev Principe », sursantiebeati.it,(consulté le).
  9. Selon l'historien slavophileChermontov, qui a compilé les différentes sources, cette dernière interprétation, plus politique, serait un pamphlet grec duXIe siècle pour éviter la canonisation de Vladimir. Voir là-dessus: Michale Klimenko,(de)Ausbreitung des Christentums in Russland seit Vladimir dem Heiligen bis zum 17. Jahrhundert: Versuch einer Übersicht nach russischen Quellen, Berlin & Hambourg, Lutherisches Verlagshaus, 1969,p. 38-39.
  10. Arthur Koestler,La Treizième Tribu : L’Empirekhazar et son héritage, Tallandier,, 320 p.
  11. Louis Léger,Chronique dite de Nestor : traduite sur le texte slavon-russe avec introduction et commentaire critique, Paris,coll. « Publications de l'École des Langues orientales vivantes, 2e série ; 13 »,, 282 p.(gallica.bnf.fr,lire en ligne),p. 88-90.
  12. FrançoisBoespflug,La Crucifixion dans l’art : Un sujet planétaire, Montrouge, Bayard Éditions,, 559 p.(ISBN 978-2-227-49502-9),p. 86.
  13. Pierre Avril,« Poutine mobilise la patrie russe »,Le Figaro, samedi 5 / dimanche 6 novembre 2016, page 8.
  14. « Viking, la naissance d’une nation », surAlloCiné(consulté le).

Annexes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
  • Michel Heller :Histoire de la Russie et de son Empire, 2015, Éd. Tempus Perrin,(ISBN 978-2262051631),
  • Francis Dvornik, « La Russie de Kiev » dans le livre :Les Slaves : histoire et civilisation, de l'Antiquité aux débuts de l'Époque contemporaine, Paris, Seuil, 1970, p. 171-228.
  • Vladimir Volkoff,Vladimir, le Soleil rouge (traduit de l'anglais par Gérard Joulié), Julliard et L'Âge d'Homme, Paris et Lausanne, 1981, 410 p.(ISBN 2-260-00268-4).
  • Boris Vassiliev, Владимир Красное Солнышко (Vladimir le Beau Soleil), Litres, 2020(ISBN 9785457831971).

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Vladimir_Ier&oldid=230985932 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp