Au, Villiers-le-Duc est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11].Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 60 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (97,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (92,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,2 %),terres arables (1,9 %), prairies (0,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Plusieurs dizaines de tumulus fouillés[16], les vestiges d'unfanumlingon au Tremblois et une cinquantaine de villas identifiées attestent d'un peuplement constant duHallstatt à la période gallo-romaine[17].
Le château actuel est construit à l'emplacement de l'ancien à partir de 1622 par Pierre des Barres héritier de la seigneurie de Villiers-le-Duc. Les deux ailes s'y ajoutent en 1657 ainsi que la haute toiture en tuiles vernissées. Il passe à la famille Morel, une ancienne famille de Châtillon-sur-Seine, en 1755. L'abbaye en déclin est rattachée en 1761 à l'abbaye cistercienne de Saint-Lieu de Sept-Fons.
La coupe de 2.000 arpents de bois de haute futaie autorisée par Louis XII lors du Conseil du 30 juillet 1637, permet de construire un canal de flottage de bois dans la vallée de la Vanne (Aube et Yonne). Ce canl est achevé dès 1643[20].
Sous laConvention (1792-1795) la commune porte le nom deVilliers-la-Forêt[21]. L'abbaye est alors fermée et ses édifices religieux servent de carrière. Au milieu duXIXe siècle Villiers compte encore près de 500 habitants.
Carte postale de la gare de Vanvey-Villiers vers 1910 (photo Ch Baner-Marquet).
Horaire de la ligne de Châtillon-sur-Seine à Is-sur-Tille en 1914.
Décret d'ouverture de la ligne le 9 décembre 1882.
De 1882 au 2 mars 1969, la commune a été desservie par laligne de chemin de fer de Troyes à Gray, qui, venant de la gare de Prusly-Villottes, commune aux villages dePrusly-sur-Ource et deVillotte-sur-Ource, suivait le cours de l'Ource, contournait le village deVanvey par le nord, s'arrêtait à la gare de Venvey-villiers, et ensuite se dirigeait vers la gare de Leuglay-Voulaines, communes aux villages deLeuglay et deVoulaines-les-Templiers. Comme au moment de la création de la ligne, chaque village voulaitsa gare, le Conseil général pour satisfaire tout le monde, baptisait la gare du nom de deux communes,Gare de Vanvey-Villiers. La gare était située à environ 2 km au nord du village de Vanvey. Le bâtiment, en mauvais état, existe encore de nos jours. L'horaire ci-dessus montre qu'en 1914, 4 trains s'arrêtaient chaque jour à la gare de Vanvey-Villiers dans le sens Troyes-Gray et 4 autres dans l'autre sens. A une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises. À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le 2 mars 1969 au trafic voyageurs. Encore en place, elle est utilisée épisodiquement pour un service de maintenance.
Pendant la guerre de 1940 la forêt de Villiers sert de refuge à la Résistance dont 37 membres sont exécutés en représailles. Un monument a été élevé au principal carrefour forestier[22].
Parti duYorkshire et au retour d'une mission sur l'Italie, un bombardier lourd quadrimoteurHandley-Page Halifax de laRoyal Air Force s'écrase sur la commune le 11 décembre 1942, probablement atteint par desdéfenses anti-aériennes[23]. Les sept membres de l'équipage anglo-canadien sont tués et inhumés dans le carré militaire du cimetière de lachapelle Saint-Phal[24]. Une stèle[25] a été érigée à 100 m au sud du lieu du crash[26].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].
En 2023, la commune comptait 109 habitants[Note 3], en évolution de +25,29 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %,France horsMayotte : +2,36 %).
lefanumlingon du Tremblois, ensemble cultuel complet de la fin de l'âge du fer et de la périodegallo-romaine avec son enclos et un ensemble de bâtiments à usage de boutiques[35].
D'azur au chêne arraché englanté d'or, au chef parti au I d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée d'argent et de gueules, au II bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure de gueules.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)