L'Eau Bourde prend ses principales sources àCestas. Elles sontferrugineuses. Elle traverse ensuite des lacs cestadais etcanejanais. Elle chemine à travers les différents parcs de Gradignan en formant des multitudes d'îles, de « becs » et de mares. Elle y est alors régulée par des écluses. À Villenave-d'Ornon a lieu sa première division formant ainsi l'Estey de la Maye. Le « Val de l'Eau Bourde » commence alors. À Bègles, l'Eau Bourde se divise en un delta donnant alors naissance à l'Estey de Franc (ou Estey Franck), à l'Estey Sainte-Croix, à l'Estey de Lugan, etc. Ces « berles » se jettent respectivement dans la Garonne aux lieux-dits Port-Garonne (Bègles), Paludate (Bordeaux-Sud), et Geneste-la Plantation (Villenave-d'Ornon).
Le Ruisseau du Brucat (également appelé Ruisseau du Rouillet) prend sa source au lieu-dit Camparian. Il se jette dans l'Eau Bourde dans laville de Gradignan
L'Estey de Franc (ou Estey Franck) est un bras de l'Eau Bourde se séparant du reste du cours d'eau au lieu-dit Bardanac. Il se jette dans laGaronne à proximité duchâteau de Francs (Bègles), d'où il tire son nom.
L'Estey Sainte-Croix est tout comme l'Estey de Franc, un bras de l'Eau Bourde se séparant du reste du cours d'eau au lieu-dit Bardanac. Il se jette dans la Garonne à Bordeaux à proximité de l'abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux, d'où il tire nom.
L'Eau Blanche est une rivière traversant la commune de Léognan avant de longer la frontièreCadaujaco-Villenavaise. Elle se jette dans la Garonne au lieu-dit Guiteronde en formant une embouchure entourant « L'île des Juifs ».
Les lacs,gravières et étangs sont nombreux sur le territoire villenavais : lac de Versein, lac Nory, lac Wangermez, étangs de la Roubine, gravières de Formalaise…
Les étangs de Coutant la Roubine sont des plans d’eau situés dans le quartier deGeneste. Il est possible de pêcher sur ces plans d’eau d’une totalité de 10 hectares avec unpermis de pêche. De nombreuses espèces de poissons sont bien représentées sur ces lacs situés en bords de Garonne. On trouve ainsi descarpes, desbrochets, desblack bass, desperches et desgardons[3].
Les anciennes gravières de Formalaise, près du Bourg forment à présent trois plans d'eau. Cettezone lacustre recèle ainsi certaines espèces animales rares voire spectaculaires, comme lalibellule à œil rouge ou lacistude (une petite tortue autochtone)[4].
Au, Villenave-d'Ornon est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13].Elle appartient à l'unité urbaine de Bordeaux[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant73 communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 3],[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune du pôle principal[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[16],[17].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (72,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (64,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (58,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,8 %), cultures permanentes (6,7 %), zones agricoles hétérogènes (5,1 %), forêts (4,8 %), eaux continentales[Note 5] (4,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,5 %), prairies (1,7 %), mines, décharges et chantiers (1,4 %),terres arables (0,4 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Plan des quartiers de la commune Villenave-d'Ornon (33140, France)
La ville de Villenave-d'Ornon s'est développée autour de troiscentres : lePont de la Maye,Le Vieux Bourg ainsi queChambéry. Lesquels sont eux-mêmes constitués delieux-dits, plus petits, s’emboîtant entre eux.
Le Bourg est lecœur historique de la commune dans lequel s'est développée durant l'Ancien Régime la paroisse deSaint-Martin de Villenave-d'Ornon. Certains des lieux-dits alentour (Formalaise,Guitteronde,Gassie...) sont encore très proches de lacampagne (particulièrement au Sud). En revanche, lacourbe démographique de ce quartier évolue en augmentant (plus que nulle part dans la commune), en effet la plupart des zones (Leyran,Le Bocage,Courréjean...) ont tendance à perdre de leur ruralité.
LePont de la Maye s'est développé grâce à l’extension des populations bordelaises autour de la commune centre. Son centre-ville est en fait une véritable "Porte de la ville" (notamment grâce à l'arrivée dutramway ici). La plupart des lieux-dits de cet endroit (Saint-Bris,Pont-de-la-Maye...) sont relativement peuplés, la courbe démographique tend à augmenter légèrement.
Chambéry est un quartier où se sont construits au cours duXXe siècle le plus delotissements de la commune. C'est donc -tout comme son homologue, le Pont-de-la-Maye - une zone composée d'espaces densément peuplés (hormis au Sud du quartier où les espaces (Méchives,La Basilique,Carbonieux...) possèdent des caractéristiques de milieu rural, tel au Sud duVieux-Bourg.).
Le territoire de la commune de Villenave-d'Ornon est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations, mouvements de terrains etséisme (sismicité faible)[22]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur le territoire de la commune sont des tassements différentiels[27].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Villenave-d'Ornon.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 98,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 9 679 bâtiments dénombrés sur le territoire de la commune en 2019, 9 679 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 84 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[28],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1990, 1997, 2002, 2005 et 2010 et par des mouvements de terrain en 1999[22].
Villenave-d'Ornon étant dans le domaine nord-gascon, la plupart des lieux-dits anciens y sont explicables par legascon, par exemple le Junca, la Hontan, Pastissey, le Bruca, le Mata, Paguemaou, le Pasten, Couhins (qui signifie "Confins")[31]...
En 960, une chapelle en bois, baptisée « Notre-Dame-des-Bois » est édifiée par une mission évangélique, dans un site composé d'une forêt dense de pins, de landes et de marais, avec des clairières et quelques habitants disséminés. C'est auXIe siècle que la ville voit le jour et uneéglise est bâtie en pierre, peut-être sur l'emplacement de la chapelle initiale en bois[33]. La paroisse Saint-Martin se développe alors autour de cette église. Elle est située sur les anciennes terres du comte d'Ornon, seigneur fidèle auroi d'Angleterre, alorsduc d'Aquitaine et qui avait sa forteresse à Gradignan. L'origine du nom de Villenave-d'Ornon provient de cette époque. Elle fut créée par le comte d'Ornon dont laforteresse fut bâtie au lieu-ditOrnon, sur la paroisse deGradignan, dont quelques ruines sont encore visibles de nos jours.
En 1274, un nommé Guillaume Bernard est fait chevalier parÉdouard Ier, roi d'Angleterre. Il s'engage à protéger de ses armes le sud du Bordelais. Lecomté d'Ornon englobait alors les paroisses deTalence,Gradignan,Léognan,Canéjan,Cestas, Villenave, une partie deBègles et deMartillac. Cette famille jouissait d'une grande influence puisqu'elle possédait des terres etseigneuries d'Audenge àBlaye. La dernière dame d'Ornon, Marie, dut céder ses terres et droits au roi d'Angleterre entre 1390 et 1399. À cette date,Henri IV d'Angleterre fit don du comté àJean de Beaufort, marquis de Corset, qui le vendit alors àHenry Bowet,évêque de Bath, puisarchevêque d'York. Laguerre de Cent Ans fait des ravages, quand en 1405, le comté et sa forteresse sont dévastés par les troupes du comte d'Armagnac, lieutenant du roi de France. Ce coup est fatal à la relative indépendance du comté qui est vendu en 1409 aux maires etjurats de Bordeaux.
À laRévolution, la paroisse Saint-Martin de Villenave-d'Ornon forme la commune de Villenave-d'Ornon. Une partie de la commune deCamblanes-et-Meynac est réunie à la commune de Villenave-d'Ornon[34].
Deux visites présidentielles honorent la commune : en 1888, le présidentSadi Carnot arrive par bateau et, en 1910, le présidentArmand Fallières visite la colonie Saint-Louis (orphelins, actuel Prado). En 1890, la commune est partagée en trois quartiers : Pont-de-la-Maye, le bourg et Courréjan. En 1902, letramway remplace l'omnibus et, en 1911, la commune est électrifiée. D'autres quartiers se forment dans les années 1920 : Chambéry, la Générale, Rouquette, Madère… La population a quadruplé entre 1794 et 1936, passant de 1 604 à 6 000 habitants.
La ville fut libérée le. Cet évènement est commémoré chaque année sur lesmonuments aux morts de la ville.
En 1949, vingt-cinq jeunesartilleurs du33e Régiment d’Artillerie deChâtellerault et57 civils sont happés par le feu ; on nomme désormais l'événement « l'incendie du siècle » dans la région. Parmi les jeunes appelés qui périssent dans les flammes, onze ne peuvent être individuellement identifiés et reposent dans un caveau commun au cimetière Saint-Bris. Parmi les victimes, cinq Villenavais meurent en essayant d’empêcher la progression des flammes :
Paul André Noubel, âgé de vingt ans, appelé au33e RA ;
Edgar-Jean Glady, manœuvre de vingt ans ;
Jean-Louis Dubergier, manœuvre de vingt-trois ans ;
René Voisin, boulanger âgé de cinquante ans.
En leur mémoire, cinq rues de Villenave-d’Ornon portent leur nom.
En 1954, la commune compte 10 000 habitants, 21 500 en 1968 et près de 30 000 aujourd'hui (42 545 exactement). Dans les années 1960, des usines et des entreprises s'installent dans les quartiers d'Hourcade, Courréjan, Chanteloiseau. Chambéry s'étoffe en zone résidentielle avec des petits commerces. En 1959[35] la mairie déménage du vieux-bourg au Pont-de-la-Maye (actuelleC.P.A.M.), puis installe l'hôtel de ville en 1964 dans leChâteau Canteloup datant de 1777[29].
En 2013, à la suite d'un diagnostic archéologique fut découverte dans l'estey de Lugan une épave mérovingienne. Après une première phase de fouilles réalisées en 2019, l'épave fut datée parradiocarbone entre 680 et 720 de notre ère, témoignage rare de l'architecture navale du haut Moyen Âge[36].
Un projet de construction d'unterrain de golf voit le jour sur les90 hectares du domaine de Geneste, après que lePOS modifié, eut transformé le terrain de «non constructible» en «constructible». Le terrain est rétrocédé à EricBez, fils de l'ex-président du club de football desGirondins de Bordeaux[37]. Le projet est inclus dans unezone humide classéeNatura 2000. En 2016, des militants écologistes s'opposent au projet et s'implantent dans ce qu'ils appellent laZAD deGironde[38]. Malgré cela le golf ouvre en[39].
Une station du réseau de satellitesStarlink a été implanté sur un terrain privé de la commune, il comporte huit antennes en formes de sphères[40]. En 2026, cette station est victime d'une écoute sauvage depuis la commune limitrophe deCamblanes-et-Meynac[41].
Un conseil municipal des jeunes (C.M.J.) et un conseil municipal des adolescents (C.M.A.) ont été créés pour chercher des projets pour améliorer leur ville en pleine croissance.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[53],[Note 6].
En 2023, la commune comptait 42 545 habitants[Note 7], en évolution de +24,8 % par rapport à 2017 (Gironde : +6,76 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La commune dispose de neuf écoles maternelles, huit écoles primaires, deux collèges (collège Niki de Saint Phalle, anciennement Pont de la Maye et Collège Chambéry) et un lycée agricole[60].
Villenave-d'Ornon dispose de plusieurs clubs de football dont laJeunesse villenavaise, évoluant en R1 au stade Alain-Roche et leRC Chambéry, évoluant au stade Pierre Brossolette.
L'AssociationSaint-Delphin est le club de basket-ball de la ville. L'équipe féminine du club évolue actuellement enNationale 1 du championnat de France de basket-ball. Depuis 2015, les équipes jouent dans le complexe Élisabeth-Riffiod, complexe comprenant deux salles indépendantes dont une dotée de plus de 1 000 places assises. Il accueille en lefinal four duchampionnat de France handibasket de Nationale A.
Lechâteau de Sarcignan est un ancien château viticole construit enstyle néo-gothique dans les années 1860 par Philippe Alary Lamartinie, notaire bordelais et ancien conseiller municipal de Villenave-d’Ornon. Ce château, promis à la démolition[68],[69],[70] le, devait laisser la place au futur centre culturel Jacques-Brel. À la suite de la mobilisation de riverains, de spécialistes du patrimoine architectural et de près de 12 000 internautes, la mairie a annoncé, le, renoncer à sa démolition. La maison des associations sera désormais construite derrière le château[71].
FrançoisMagnant (avec le Comité historique de la ville),Villenave d'Ornon, 5000 ans d'histoire, Villenave-d'Ornon, éd. ville de Villeneuve-d'Ornon,, 203 p.(ISBN2-9515209-0-5)
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Bordeaux, il y a une ville-centre et72 communes de banlieue.
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑a etbAssociation de recherche historique de L'Ornon (ARHO), « Villenave d'Ornon, 5 000 ans d’histoire », (pdf illustré de 6 p. disponible en téléchargement), surarhovo.jimdofree.com(consulté le).
↑H. P., « Ces Villenavais entrés dans l'histoire : Découverte de personnages qui ont marqué leur temps avec l'Association historique de Villenave. »,Sud Ouest,(lire en ligne).
↑« M. Chaban-Delmas élu président de la communauté urbaine de Bordeaux »,Le Monde,(lire en ligne).
↑« Le Parti social-démocrate annonce que des membres du P.S. rejoignent ses rangs »,Le Monde,(lire en ligne).
↑Daniel Bozec, « Villenave-d’Ornon : maire depuis 1995, Patrick Pujol démissionne à mi-mandat »,Sud Ouest,(lire en ligne).
↑Daniel Bozec, « Michel Poignonec élu nouveau maire de Villenave-d'Ornon »,Sud Ouest,(lire en ligne, consulté le).
↑Daniel Bozec, « Villenave-d’Ornon : qui est Michel Poignonec, nouveau maire et « héritier » de Patrick Pujol ? »,Sud Ouest,(lire en ligne)« D'un naturel flegmatique, le maire, qui se définit divers droite, se dit soucieux de poursuivre « le programme du mandat » »