Il a apporté de nombreuses contributions importantes dans ces deux matières. En économie, il a particulièrement contribué à l'étude de la distribution du revenu et de l'analyse des choix individuels. Il introduit le concept d'efficacité et aide le développement du champ de lamicroéconomie avec des idées telles que lacourbe d'indifférence. Il succède àLéon Walras à la chaire d'économie politique de l'Université de Lausanne. En sociologie, il étudie les actions logiques et non-logiques et invente le concept de circulation des élites. Il est un des membres de l'école italienne de sociologie des élites avecGaetano Mosca etRobert Michels.
Vilfredo Pareto est né en 1848 àParis, l'épicentre des révolutions populaires de cette année. Son père,Raphaël Pareto, est un ingénieur italien, noble génois, exilé d'Italie comme partisan deMazzini, républicain et anti-piémontais ; sa mère, Marie Métenier (1813-1889), est française[1], issue d'une modeste famille de vignerons de l'Allier. Le grand-père paternel,Giovanni Benedetto Pareto, avait été fait baron de l'Empire parNapoléon.
Pendant son enfance, il fait ses études primaires à Paris, et son père ayant été politiquement réhabilité en 1858, ses études secondaires àGênes[2]. En Italie, Pareto vit dans un milieu de la classe moyenne, recevant une éducation de niveau élevé. Il fait des études supérieures de sciences mathématiques et physiques à Turin et, en 1870, il est diplômé en ingénierie de l'École polytechnique de Turin où il a suivi les cours de mathématiques de Fernando Pio Rosellini[3]. Sa thèse est intituléePrincipes fondamentaux de l'équilibre des corps solides. Il manifeste son intérêt pour l'analyse de l'équilibre en économie et sociologie et devient, en 1874, membre fondateur de laSocietà Adamo Smith (société florentine d'économie politique).
Pendant quelques années, il travaille comme ingénieur, d'abord pour la compagnie italienne publique des chemins de fer, puis dans l'industrie privée où il devient directeur desFerriera del Valdarno(it) (Società anonima delle Ferriere italiane, Société anonyme de la Sidérurgie italienne)[1].
Il ne commence à sérieusement s'occuper d'économie qu'autour de l'âge de quarante ans. Il devient alors un fervent défenseur dulibéralisme économique classique. En 1886 il devient maître de conférences à l'université de Florence. Son séjour à Florence est marqué par son activité politique, largement alimentée par ses frustrations contre les régulateurs étatiques. Libéral, il attaque lesocialisme, lemilitarisme et leprotectionnisme du gouvernement.
En 1889, après la mort de ses parents, Pareto change de style de vie : il quitte son travail et se marie à Alexandra Bakounine, d'origine russe[4],[5]. Il commence à écrire de nombreux articles polémiques contre le gouvernement, ce qui lui vaut des difficultés avec les autorités comme l'interruption d'une de ses conférences par la police ou le refus d'une autorisation d'enseigner l'économie politique.
En 1893, il est nommé maître de conférences en économie à l'université de Lausanne enSuisse à la place deLéon Walras qui le lui a proposé. À ce poste, il participe à la renommée de l'école de Lausanne : sous son impulsion en effet, les facultés de droit et de lettres proposent au canton de Vaud, en 1902, la création d'un nouveau diplôme universitaire, un diplôme de sciences sociales. En 1907, le canton crée la première chairesuisse de sciences politiques et sociales et la lui confie. En 1909, Vilfredo Pareto abandonne l'enseignement pour se consacrer entièrement à la sociologie et à l'écriture.
Si Pareto a maintenu des relations personnelles cordiales avec les socialistes même s'il pense que leurs idées économiques sont fausses, plus tard dans sa vie, il considère les leaders socialistes comme unearistocratie de brigands. Il reproche au gouvernement deGiovanni Giolitti de ne pas prendre des mesures assez sévères contre les grèves. Tout cela le conduit à rejoindre le camp anti-socialiste et anti-démocratique[6]. Son attitude envers lefascisme à la fin de sa vie reste un sujet de controverse[7],[8]. Quand il abandonne l'économie politique, Pareto critique lepositivisme sociologique qu'il trouve à la fois trop métaphysique, totalisant et dépourvu d'une méthode rigoureuse de logique expérimentale. En ce sens, ses contributions à la sociologie sont toujours appréciées au21e siècle[9],[10],[11].
En 1902, sa femme Alexandra Bakounine le quitte, mais le divorce n'est prononcé que le, deux mois avant sa mort. À partir de 1902, il vit avec Jeanne Régis, et ce, jusqu'à sa mort.
En 1906, il fait la fameuse observation selon laquelle vingt pour cent de la population possède quatre-vingts pour cent de la propriété en Italie, observation à l'origine duprincipe qui porte son nom.
En 1917, l'université de Lausanne organise son jubilé.
En 1923, il conseille aux fascistes d'adopter une politique libérale. Il meurt à Céligny, dans lecanton de Genève, le.
Pareto passe ses dernières années à collecter la documentation pour sonTrattato di sociologia generale (1916) (Traité de sociologie générale (1917) ,The Mind and Society en anglais édité en 1935) et sa dernière œuvre :Compendio di sociologia generale (1920).
Pareto semble s'être tourné vers la sociologie pour comprendre pourquoi les mathématiques économiques ne marchent pas. Il pense en effet que cela vient du fait que des facteurs sociaux non visibles ou incontrôlables interviennent. Aussi sa sociologie tend à soutenir que nombre d'actions sociales sont non logiques et que bien des personnes donnent de fausses raisons logiques à des actions non rationnelles. Il enseigne que nous sommes conduits par des « résidus » ou des dérivations de ces résidus c'est-à-dire par tous les affects inhérents à l'homme sous-jacents aux actions non logiques[12].Wallace Stegner dans sa biographie de DeVoto précise la distinction souvent mal comprise entre « résidus » et « dérivations ». Il précise : les résidus sont chez Pareto constitués par« des habitudes sociales persistantes et pas soumises à questionnement telles les habitudes sociales, les croyances et les hypothèses ( non-rational 'residues,' which are persistent and unquestioned social habits, beliefs, and assumptions) ». Les dérivations quant à elles sont constituées par :« les explications, justifications et rationalisation que nous faisons d'elles (the explanations, justifications, and rationalizations we make of them) »[13].
Traité de sociologie générale, § 151
Genres et espèces d'actions
Les actions articulent-elles des moyens à des fins…
Exemples
… subjectivement ?
… objectivement ?
ACTIONS LOGIQUES Le but objectif est identique au but subjectif
ACTIONS NON-LOGIQUES Le but objectif diffère du but subjectif. Action non logique du1er genre
NON
NON
« N'urine pas à l'embouchure d'un fleuve qui se jette dans la mer […]. Il faut l'éviter. N'y soulage pas ton ventre ; cela vaut mieux » (Hésiode, Les Travaux et les jours, 757-758 ; cité par Pareto, Traité…, § 154)
Pareto distingue les classes sociales entre masse et élite, l'élite elle-même est séparée entre élite non gouvernementale et gouvernementale (Traité de sociologie générale, § 2034). De la masse montent perpétuellement de nouvelles élites que l'élite en place a le choix de combattre ou d'intégrer jusqu'à ce qu'elle soit finalement défaite et remplacée. C'est cette lutte qui fait l'histoire qui devient pour lui « un cimetière d'aristocraties[14],[12].
Pareto pense en effet que « l'histoire des sociétés humaines est, en grande partie, l'histoire de la succession des aristocraties ». Et c'est la sélection qui rend possible cette succession; sans son intervention, « toutes les races d'êtres vivants tomberaient en décadence : la race humaine n'échappe pas à cette loi. (...) Dans chaque race naissent des éléments de rebut qui doivent être éliminés par la sélection. Les douleurs causées par cette destruction sont le prix auquel s'achète le perfectionnement de la race; c'est un de ces cas nombreux dans lesquels le bien de l'individu est en opposition avec le bien de l'espèce »[16].
À l'encontre des préjugés scientistes de son époque, Pareto dénie à la science la faculté de définir un système politique, une morale, une religion idéale. Le scientisme dénature la science en la surestimant : la science ne peut déterminer les fins humaines.
Le cynisme et le pessimisme de Pareto attaquent de front l'optimisme et le rationalisme d'Émile Durkheim. Illusoires sont les tentatives d'organiser rationnellement la société, illusion que de croire l'homme animé par la raison, illusion de croire que la vertu progresse nécessairement avec l'accroissement de la raison.
Pareto critique également les moralistes qui développent vainement des théories pour accorder les intérêts particuliers et collectifs. Le maximum d'utilitépour la collectivité n'est pas le maximum d'utilitéde la collectivité.
Pareto s'est élevé contre toute politique de redistribution des richesses, les jugeant inutiles. Il souligne ainsi que « si l'on réduisait à 4 800 marks les revenus qui sont plus élevés, et que l'on distribuât la différence aux personnes qui ont moins de 4 800 marks de revenu, chacune d'elles ne recevrait qu'une centaine de marks (...) Dès lors, on voit que, même en mettant les choses pour le mieux, l'avantage que peuvent avoir les pauvres est absolument insignifiant ». En outre, il affirme que « la taxe [au bénéfice] des pauvres est un fort mauvais impôt, car elle grève le travailleur pour aider le plus souvent le fainéant »[16].
D'abord très hostile, il accueille favorablement l'avènement deBenito Mussolini en1922, mais met en garde les fascistes contre « les aventures guerrières, la restriction de la liberté de la presse, la surimposition des riches et des paysans, la soumission à l'Église et au cléricalisme, la limitation de la liberté d'enseignement »[17]. La même année, il écrit au comteVincenzo Fani Ciotti, sympathisant fasciste, être en particulier séduit par le rejet de la démocratie proclamé par le fascisme. En revanche, il demeure sceptique sur la rupture que le fascisme est susceptible d'introduire dans l'Histoire et la société italienne[18].
L'auteur Renato Cirillo soutient que :
« Vilfredo Pareto a été étiqueté de fasciste et « un précurseur du fascisme » parce qu'il a accueilli l'avènement du fascisme et a été honoré par le nouveau régime. Certains ont vu dans ses travaux sociologiques les fondements du fascisme. C'est inexact. Même les écrivains fascistes n'ont pas beaucoup trouvé de mérite dans ses travaux et ont définitivement condamné ses théories économiques. En tant que théoricien politique, il demeura un libertarien radical jusqu'à la fin et continua à exprimer de sérieuses réserves à propos du fascisme et son opposition à ses principes politiques de base. Cela est évident de par la correspondance avec ses amis proches. Il y a de fortes raisons de croire que, s'il avait vécu suffisamment longtemps, Pareto se serait révolté contre le fascisme[19]. »
Certains idéologues fascistes ont récupéré et réduit la théorie de Pareto sur les élites pour justifier la violence comme nécessaire afin de maintenir le régime totalitaire. Le pouvoir qu'exerce l'élite, minoritaire, n'ayantin fine pas de fondement moral, la force peut être utilisée sans complexe et le régime trouve dès lors sa justification dans son succès[réf. nécessaire] .
Si Pareto a représenté l'Italie à la Commission du désarmement de laSDN (Société des Nations) en décembre1922, lorsque le gouvernement lui propose de le nommer au Sénat du Royaume en mars1923, il ne retourne pas les documents à la présidence du Sénat[réf. nécessaire]. Il meurt peu après, avant la proclamation deslois fascistissimes (1925-1926).
La théorie de l'élite de Pareto a également influencé un certain nombre de théoriciens libéraux, comme l'antifascistePiero Gobetti, qui a écrit :
« Le concept d'uneélite qui s'impose en exploitant un canal d'intérêts et de conditions psychologiques générales contre les anciens dirigeants qui ont épuisé leur fonction est véritablement libéral[20]. »
Pour Pareto, libéralisme et démocratie ne sont pas des synonymes. Il défend l'idée d'un libéralisme aristocratique et pense que la démocratie est une illusion car une classe dirigeante émerge toujours et s'enrichit. Selon lui, la question est plutôt de se focaliser sur le rôle plus ou moins interventionniste des dirigeants. C'est pourquoi, il se prononce pour une réduction drastique de l'État. S'il a d'abord bien accueilli l'arrivée au pouvoir deBenito Mussolini, c'est qu'il pensait initialement qu'il s'agirait d'une transition vers un État minimal qui libérerait les forces économiques pures[22].
Pareto annonce l'interventionnisme croissant des États dans l'économie qui se produira auXXe siècle avec l'avènement de sociétés collectivistes. La bureaucratisation se substitue à la libre initiative. Pareto compare cette évolution à celle de Byzance et à celle du Bas-Empire.
Vilfredo Pareto prit nettement position contre le féminisme. Dans sonCours d'économie politique, il écrit : « Le féminisme est une maladie qui ne peut atteindre qu'un peuple riche, ou la partie riche d'un peuple pauvre. Avec l'augmentation de la richesse dans la Rome antique, augmenta la dépravation de la vie des femmes. Si certaines femmes modernes n'avaient pas l'argent nécessaire pour promener leur oisiveté et leur concupiscence, les gynécologues seraient moins occupés[16]. »
Il demeure célèbre pour son observation des 20 % de la population qui possèdent 80 % des richesses enItalie, généralisée plus tard (parJoseph Juran et d'autres) endistribution de Pareto. Cette observation a été étendue à d'autres domaines sous le terme de « principe de Pareto ». Par extension, on appellediagramme de Pareto un type d'histogramme où les classes sont représentées par ordre décroissant de fréquence, ce qui permet de mettre en évidence les classes les plus importantes ; ce diagramme est utilisé engestion de la qualité, où les classes représentent les défauts.
Il définit la notion d'optimum paretien comme une situation d'ensemble dans laquelle la situation d'aucun individu ne peut être améliorée sans détériorer celle d'un autre individu. En d'autres termes, il n'existe pas de situation unanimement préférée à la situation courante. Ce concept ne doit pas être confondu avec celui d'équilibre de Nash enthéorie des jeux. La notion d'équilibre en theorie des jeux fait intervenir des déviations unilatérales uniquement (une personne modifie son action) alors que la notion d'optimum de Pareto envisage des déviations coordonnées. Un équilibre peut être un optimum de Pareto ou pas, et réciproquement un optimum de Pareto peut être un équilibre ou pas.
Représentant du courantnéoclassique, et plus particulièrement avec le françaisLéon Walras de l’Ecole de Lausanne, Vilfredo Pareto a laissé à la littérature économique plusieurs ouvrages majeurs comme sonCours d’économie politique (1896) et sonManuel d’économie politique (1909).
Ses écrits reflètent les idées de Léon Walras selon lesquelles, l'économie est essentiellement une science mathématique. Pareto est un des maîtres de l'« école de Lausanne » et un représentant de la seconde génération de larévolution néoclassique. Son approche « goût-et-obstacles » de l'équilibre général est développée durant le grand retour de la pensée de Pareto des années trente et influe la théorie économique depuis lors[23].
Un de ses plus importants apports a été de modifier les principes de lavaleur-utilité chez les néoclassiques. Auparavant, un des postulats néoclassiques était l'existence d'une fonction d'utilité cardinale : l’individu rationnel est capable de déterminer le niveau absolu d’utilité d’un produit. Pareto lui substitue le principe plus réaliste d'utilité ordinale : l’individu rationnel est en fait capable de hiérarchiser ses préférences, de dire s’il préfère le produit A au produit B ou inversement. Ce raisonnement le pousse à l’utilisation descourbes d’indifférence imaginées parFrancis Edgeworth[24].
Le principe de la courbe d'indifférence représente l’ensemble des combinaisons de deux produits, permettant d’obtenir une utilité donnée. Avec ces apports, Pareto inaugure non seulement la micro'économie moderne mais rompt également l'alliance entre l'économique et la philosophie utilitariste. Alors que celle-ci recherche le plus grand bien du plus grand nombre, il dit que le bien collectif ne peut pas être mesuré. Il la remplace par la notion d'optimum de Pareto: une situation dans laquelle l’utilité (le bien-être) d’aucun individu ne peut être augmentée sans que ne soit réduite l’utilité d’un autre individu. Dans uneboîte d'Edgeworth, l'ensemble des points de tangence des courbes d'indifférence de deux individus représente un optimum de Pareto[25].
La référence à l'optimum de Pareto a permis aux économistes néoclassiques de démontrer mathématiquement la supériorité théorique de laconcurrence pure et parfaite sur d'autres modèles économiques alternatifs (lemonopole, l'oligopole, etc.), à partir de leurs postulats. S'il y a des effets externes (externalité), la concurrence n'est plus un optimum de Pareto.
SelonBenoit Mandelbrot et Richard L. Hudson: son apport à l'économie est notable.
« c'est en partie grâce à lui que ce champ qui du temps de Smith est considéré comme une branche de la philosophie devient un champ utilisant intensément les données et les équations mathématiques (Partly because of him the field evolved from a branch of moral philosophy as practised byAdam Smith into a data intensive field of scientific research and mathematical equations.)[26] »
Lathéorie des élites de Pareto a influencé un certain nombre de théoriciens libéraux, tel que l'antifascistePiero Gobetti, qui a écrit :« Le concept d'uneélite qui s'impose en exploitant un canal d'intérêts et de conditions psychologiques générales contre les anciens dirigeants qui ont épuisé leur fonction est véritablement libéral »[20].
En France, laNouvelle Droite (Alain de Benoist,Gilbert Sincyr...) se réfèrera souvent au concept de circulation des élites, et mettra Vilfredo Pareto à l'honneur dans ses colloques. Leur élan initial vers l’œuvre de Pareto est due àJulien Freund qui publie en 1974 un précis de Pareto[réf. souhaitée].
La pensée sociologique de Pareto est introduite aux États-Unis notamment parGeorge Homans etLawrence J. Henderson àHarvard où ses idées ont une considérable influence sur le sociologue de HarvardTalcott Parsons. Ce dernier a développé une approche systémique de la société et de l'économie qui soutient que le statu quo est en général fonctionnel[27]. L'historien américainBernard DeVoto a également joué un rôle important dans l'introduction des idées de Pareto auprès tant des intellectuels d'Harvard qu'auprès des autres américains des années 1930 en insistant notamment sur la distinction chez Pareto entre les « résidus » et les « dérivations »[13].
La liberté économique et les événements d'Italie, Genève, Librairie Droz, 1970 (préface par Giovanni Busino) note historique par Giovanni Busino, préface parA. Silbermann)
Écrits politiques - 1 : Lo sviluppo del capitalismo, Genève, Librairie Droz, 1974 (textes en italien réunis avec une introduction par Giovanni Busino)
Écrits politiques - 2 : Reazione, liberta, fascismo 1896 - 1923, Genève, Librairie Droz, 1974 (textes en italien réunis avec une introduction par Giovanni Busino)
Écrits épars, Genève, Librairie Droz, 1974 (textes réunis avec une introduction par Giovanni Busino)
Correspondance 1890 - 1923, Genève, Librairie Droz, 1975 (2 volumes, textes en italien et en français)
Faits et théories, Genève, Librairie Droz, 1975 (version française par M. Tripet, préface parJulien Freund)
Lettres, 1860-1890, Genève, Librairie Droz, 1981
Écrits de jeunesse, Genève, Librairie Droz, 1982 (édités et préfacés par Giovanni Busino)
Lettere ai Peruzzi (1872-1900), Genève, Librairie Droz, 1984 (2 volumes)
Pages retrouvées éditées et préfacées par Giovanni Busino, Genève, Librairie Droz, 1988
Lettres et correspondances : Compléments et additions. Textes rassemblés, introduits et annotés par Giovanni Busino avec la collaboration de Victor Monnier, Genève, Librairie Droz, 1989
Libre-échangisme, protectionnisme et socialisme. Nouvelle édition augmentée, Genève, Librairie Droz, 1992
Nouvelles Lettres (1870-1923). Textes rassemblés, préfacés et annotés par Fiorenzo Mornati, Genève, Librairie Droz, 2001
Inédits et addenda, Genève, Librairie Droz, 2005 (écrits retrouvés, transcrits et annotés par Fiorenzo Mornati, préface par Giovanni Busino)
Le mythe vertuïste et la littérature immorale, Genève, Librairie Droz, 1971 (nouvelle version française par Corinne Beutler
Cours d'économie politique, Lausanne, F. Rouge, 1896–97 (2 volumes)
Les systèmes socialistes. Cours professé à l'Université de Lausanne, Paris, V. Giard & E. Brière, « Bibliothèque Internationale d'Économie Politique », 1902-03 (2 volumes)
Manuel d'économie politique. Traduit sur l'édition italienne par Alfred Bonnet (revue par l'auteur), Paris, V. Giard & E. Brière, 1909
Le mythe vertuïste et la littérature immorale, Paris, Marcel Rivière & Cie, 1911
Jean-Pierre Blanchard (préf. Georges Feltin-Tracol),Vilfredo Pareto, génie et visionnaire, Paris, Dualpha, 2019, 156 p.(ISBN9782353744152).
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↑sans lien de parenté avec l'anarchiste russe Mikhail Bakounine
↑« The Encyclopedia Sponsored by Statistics and Probability Societies »[archive du], StatProb,(consulté le) :« among a menagerie of cats that he and his French lover kept [in their villa;] the local divorce laws prevented him from divorcing his wife and remarrying until just a few months prior to his death. »
« Vilfredo Pareto has been labeled a fascist and 'a precursor of fascism' largely because he welcomed the advent of fascism in Italy and was honored by the new regime. Some have seen in his sociological works the foundations of fascism. This is not correct: Even fascist writers did not find much merit in these works, and definitely condemned his economic theories. As a political thinker he remained a radical libertarian till the end, and continued to express serious reservations about fascism, and to voice opposition to its basic policies. This is evident from his correspondence with his close friends. There are strong reasons to believe that, had he lived long enough, Pareto would have revolted against fascism »
↑Giovanni Busino,Sugli studi paretiani all'alba del XXI secolo inOmaggio a Vilfredo Pareto,Numero monografico in memoria di Giorgio Sola a cura di Stefano Monti Bragadin, "Storia Politica Società", Quaderni di Scienze Umane, anno IX, n. 15, giugno-dicembre 2009, p. 1 e sg.
↑Guglielmo Rinzivillo,Vilfredo Pareto e i modelli interdisciplinari nella scienza, "Sociologia", A. XXIX, n. 1, New Series, 1995, pp. 2017–2222
↑Guglielmo Rinzivillo,Una epistemologia senza storia, Rome, New Culture, 2013, pp. 13–29,(ISBN978-88-6812-222-5)