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Verdon (rivière)

43° 43′ 06″ N, 5° 44′ 54″ E
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirVerdon.

le Verdon
Illustration
Les gorges du Verdon.
Carte.
Cours du Verdon (carte interactive du bassin de la Durance)
Loupe sur carte vertele Verdon surOpenStreetMap.
Caractéristiques
Longueur166,5 km[1]
Bassin2 294 km2[1] ou 2 218 km2[2]
Bassin collecteurleRhône
Débit moyen26,8 m3/s (Vinon-sur-Verdon)[3]
Organisme gestionnaireParc naturel régional du Verdon
Régimenivo-pluvial
Cours
SourceRégionProvence-Alpes-Côte d'Azur
· LocalisationTête de la Sestrière
· Altitude2 460 m
· Coordonnées44° 19′ 18″ N, 6° 32′ 51″ E
ConfluencelaDurance
· LocalisationVinon-sur-Verdon
· Altitude255 m
· Coordonnées43° 43′ 09″ N, 5° 44′ 59″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gaucheLance,Jabron,Artuby
· Rive droiteIssole,Colostre
Pays traversésDrapeau de la FranceFrance
DépartementsAlpes-de-Haute-Provence,Bouches-du-Rhône,Var
Régions traverséesProvence-Alpes-Côte d'Azur

Sources :SANDRE:« X2--0200 »,Géoportail,Banque Hydro
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LeVerdon (Verdoun enoccitanprovençal denorme mistralienne) est unerivièrefrançaise qui prend sa source au pied de latête de la Sestrière, entre lecol d'Allos etles Trois-Évêchés, et se jette dans laDurance, près deVinon-sur-Verdon, après avoir parcouru 166,5 kilomètres[1].

Hydronymie

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Le nom du Verdon (Virdones,Viridionis vers1030)[4], appeléVardu par lesGaulois, vient du terme préceltiquevara, qui sert à désigner l’eau[5].

Géographie

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Dans son cours supérieur, le Verdon a l'allure d'un torrent et présente une pente importante : à Saint-André-les-Alpes, à45 kilomètres de sa source, la rivière est déjà à 900 mètres d'altitude. En aval de ce point, progressivement grossi par ses affluents, le Verdon franchit plusieurs chaînons montagneux par des gorges imposantes, lesgorges du Verdon, dont plusieurs ont été équipées de barrages hydroélectriques.

Sources du Verdon

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Le Verdon prend sa source dans lesAlpes du Sud, dans la régionProvence-Alpes-Côte d'Azur (département desAlpes-de-Haute-Provence).

Le Verdon naît de la confluence de trois torrents[6] :

Communes traversées

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Dans les trois départements des Alpes-de-Haute-Provence; des Bouches-du-Rhône et du Var, le Verdon traverse trente-deux communes[1].

Principales localités arrosées

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Le Verdon s'écoule pour l'essentiel dans le département desAlpes-de-Haute-Provence ; cependant sur plusieurs tronçons de son parcours, il sert de frontière entre ce département et celui duVar ; les tout derniers kilomètres sont dans le Var. Le confluent avec la Durance est dans lesBouches-du-Rhône à proximité deCadarache.

Toponymes

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Le Verdon a donné sonhydronyme aux communes suivantes deLes Salles-sur-Verdon,Sainte-Croix-du-Verdon,Esparron-de-Verdon,Vinon-sur-Verdon,Artignosc-sur-Verdon,Saint-Laurent-du-Verdon,La Palud-sur-Verdon,Saint-Julien-du-Verdon etBaudinard-sur-Verdon.

Bassin versant

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Son bassin versant est 2 218 km2[2] ou de 2 294 km2[1].

Organisme gestionnaire

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L'organisme gestionnaire est leparc naturel régional du Verdon, syndicat mixte et structure porteuse duSAGE dubassin versant du Verdon[7].

Affluents

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Principaux affluents

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(d'amont en aval)

Gorges du Verdon.

Rang de Strahler

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Hydrologie

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Le Verdon est une rivière fort abondante, comme tous les cours d'eau issus des régions alpestres. Sonrégime hydrologique est ditnivo-pluvial.

Climat

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Article détaillé :Climat des Alpes-de-Haute-Provence.
Article détaillé :Climat du Var.

Le Verdon à Vinon-sur-Verdon

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Son débit a été observé sur une période de38 ans (1969-2006), àVinon-sur-Verdon, au niveau de son confluent avec la Durance[3]. Le bassin versant de la rivière y est de 2 218 km2, c'est-à-dire sa quasi-totalité de 2 294 km2[1].

Lemodule de la rivière à Vinon-sur-Verdon est de 26,8 m3/s. Pour les chiffres qui vont suivre, il est nécessaire de garder à l'esprit que le profil de la rivière a été modifié par la série de barrages-réservoirs construits sur son cours.

Le Verdon présente des fluctuations saisonnières typiques d'un régime hydrologique à dominante nivale ourégime nivo-pluvial. On y distingue en effet deux périodes de crue. La moins importante est celle des hautes eaux d'automne causées par les pluies de cette saison. Le débit mensuel moyen monte alors à 30,9 m3/s, en novembre. Cette période est suivie d'une légère baisse de débit jusqu'à 26,2 m3/s en décembre et 27,4 en février, une bonne partie des précipitations étant retenue dans la haute montagne sous forme de neige. Suit alors une deuxième montée du régime aboutissant à un second sommet — le plus important — en avril (38,9 m3) et surtout en mai (47,5 m3).

Il est dû à la fonte des neiges associée aux pluies de printemps. Dès lors, dès le mois de juin, s'amorce la décrue suivie des basses eaux d'été qui se déroulent de juillet à septembre inclus et mènent le débit moyen à son plancher du mois d'août avec une moyenne mensuelle de 10,2 m3/s. Au total, les oscillations saisonnières paraissent ainsi peu importantes, puisque les débits mensuels moyens se situent tous dans la fourchette comprise entre 10 et 48 m3, mais les fluctuations sont bien plus prononcées observées sur de plus courtes périodes, et aussi selon les années.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : X2812010 - le Verdon à
Vinon-sur-Verdon pour un bassin versant de 2 218 km2[3]
(données calculées sur 38 ans)
Source :Banque Hydro -MEDDE

Étiage ou basses eaux

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À l'étiage, leVCN3 peut chuter jusque 0,060 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit seulement 60 litres par seconde, ce qui est extrêmement bas.

Crues

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Les crues ne sont généralement guère importantes, et surtout sans commune mesure avec celles de laDurance ou duVar voisins. La rivière est désormais puissamment régularisée grâce à la série de barrages dont elle est dotée. Les crues millennales sont estimées à 1 200 m3/s au confluent de la Durance ; cependant, on a relevé une crue de 1 650 m3/s le1er novembre 1843[8].

Ainsi, lesQJX 2 et QJX 5 valent respectivement 110 et 160 m3/s. Le QJX 10, ou débit journalier calculé de crue décennale, est de 200 m3/s, le QJX 20 de 230 m3, tandis que le QJX 50 se monte à 280 m3/s. Ces débits de crue sont plus ou moins trois fois plus faibles que ceux de laSèvre nantaise par exemple, alors que les deux bassins sont de dimension fort proche. Mais cela signifie cependant que, par exemple, tous les deux ans, on doit s'attendre à une crue de l'ordre de 110 mètres cubes, et que tous les cinq ans, une crue de 160 mètres cubes doit statistiquement se produire.

Le débit journalier maximal enregistré a été de 668 m3/s le. En comparant cette valeur à l'échelle des QJX de la rivière, il apparaît que cette crue était plus de deux fois plus importante que la valeur calculée pour une crue cinquantennale, et donc fort improbable et certainement très exceptionnelle.

Lame d'eau et débit spécifique

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Au total, le Verdon est une rivière abondante, alimentée par les précipitations, elles aussi abondantes, qui prévalent dans la région, et surtout dans la partie supérieure de son bassin. Lalame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 466 millimètres annuellement, ce qui est élevé, largement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus (plus ou moins 320 millimètres), et aussi à la totalité du bassin de la Durance (479 millimètres à Jouques-Cadarache). Ledébit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint14,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Le Verdon a un profil sans ruptures de pente importantes[9].

  • En amont de la Foux d'Allos, la pente du Verdon est de 175 pour mille.
  • Entre la Foux d'Allos etThorame-Haute, elle n'est plus que de 28 pour mille.
  • De Thorame-Haute jusqu'àRougon, la pente est de 8,9 pour mille. Et 6,5 pour mille entreCastellane et Rougon.
  • Entre Rougon et la sortie des gorges du Verdon (c'est-à-dire une moyenne sur toutes les gorges), au niveau d'avant lebarrage de Sainte-Croix, la pente est de 7 pour mille (à comparer au 6,5 pour mille précédents), certes faible mais avec des portions plus pentues.
  • Jusqu'àQuinson, elle n'est plus qu'à 4,1 pour mille.
  • Le Verdon a une pente d'environ 3,4 pour mille de Quinson jusqu'au confluent.
Profil en long du Verdon.

Écologie de la rivière

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Malgré la segmentation du cours d'eau par les barrages, le Verdon abrite de nombreuses espèces piscicoles et invertébrées. Les densités de truites y sont très raisonnables, et font du Verdon l'une des destinations favorites des pêcheurs varois. Par ailleurs, une population d'Apron du Rhône (Zinger Asper, espèce protégée, liste rouge de l'UICN) dans les gorges du Grand Canyon fait l'objet, depuis 2012, d'un Arrêté de Protection de Biotope qui couvre 17 km de cours d'eau. Une population dechabots, également protégés, a été découverte sur la commune de Gréoux-les-Bains.

L'équilibre écologique de la rivière est toutefois fortement affecté par les ouvrages hydroélectriques du Verdon lui-même, mais aussi de la Durance. Ceux-ci empêchent la montaison d'espèces migratrices comme l'anguille, et fragmentent les populations des autres espèces. En outre, la maitrise du débit limite le transport solide et le remodelage du lit des crues de petite et moyenne amplitude. L'augmentation en 2012 des débits réservés à l'aval des retenues de Chaudanne et de Gréoux ont toutefois permis d'améliorer le dynamisme des écosystèmes aquatiques du Verdon.

L'écrevisse à pieds blancs, autrefois présente sur l'ensemble des cours d'eau du bassin versant, a vu son aire de répartition fortement réduite à la suite de l'introduction d'espèces exotiques, plus concurrentielles, et parfois porteuses saines de l'Aphanomycose (oupeste de l'écrevisse). Elle est néanmoins encore présente sur certains affluents.

D'un point de vue végétal, laripisylve du Verdon présente des faciès très variés, entre influences alpines et méditerranéennes.

La couleur verte prononcée du Verdon est due aufluor et aux micro-algues qu'il contient. Toutefois, dans les lacs de barrage (lacs de Sainte-Croix ou retenue de Quinson, notamment), ses eaux présentent une couleur turquoise due aux fondsargileux.[réf. souhaitée]

Histoire

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Le Verdon, dont le cours est surtout marqué par l'existence d'étroites et profondesgorges, a généralement joué un rôle de frontière plutôt que de voie de communication au cours de l’Histoire, à l'instar de laDurance dont il est unaffluent. À ce titre, aujourd'hui encore, larivière marque la limite entre les départements desAlpes-de-Haute-Provence et duVar. Enfin, il est notable qu'une partie du Grand canyon du Verdon n'ait été explorée qu'auXXe siècle seulement.

Préhistoire

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Néanmoins, comme nombre de rivières, le Verdon a attiré l’Homme dès lapréhistoire : si des traces d'occupation humaine existent dès lepaléolithique sur le bas Verdon, c'est surtout lenéolithique qui a livré en importantes quantités un matériel aujourd'hui principalement conservé auMusée de la préhistoire desgorges du Verdon, àQuinson.

Durant laprotohistoire, le haut Verdon fait partie de l'aire alpine, tandis que le moyen et le bas Verdon font partie de l'espace méditerranéen provençal.

Antiquité

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Quelques noms de peuples de cette période sont connus : lesGallitae ou Gallites (littéralement « petits Gaulois ») àAllos (aux sources du Verdon), sont vraisemblablement des Gaulois deGaule cisalpine – desOmbriens – ; lesSuètres peuplent la vallée du Verdon dans les Alpes-de-Haute-Provence ; lesReii, qui ont donné leur nom àRiez, leur capitale, sont quant à eux l'ethnie la plus importante au nord du bas Verdon.

C'est surtout sur le cours duColostre, affluent du Verdon, et à partir de ce dernieroppidum que semble alors s'être développée une importante occupation humaine : non loin deSaint-Martin-de-Brômes, l'oppidum de Buffe-Arnaud domine leconfluent stratégique du Colostre et du Verdon. Ce dernier site a été fouillé à l'occasion de la rectification de la route départementale 952 en 1992 et a notamment livré un fragment de bracelet laténien de style plastique.

Lesgorges du Verdon.

Riez demeure une ville importante à l'époque romaine etpaléochrétienne : les ruines d'un temple romain et d'unbaptistère octogonal témoignent de la splendeur passée de cette cité qui est alors reliée àAix-en-Provence par lavia sextiana.

Moyen Âge

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Au Moyen Âge, les familles nobles provençales de Simiane, Pontevès et Sabran se partagent la propriété des villages du Verdon avec lesévêques de Riez.

Économie touristique

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Grand Canyon du Verdon.

Le territoire du Verdon a vu son économie fortement modifiée dans la seconde partie duXXe siècle. La construction et la mise en eau, entre la seconde guerre mondiale et 1975 des 5 barrages hydroélectriques qui forment deux ensembles à l'amont et à l'aval des gorges, couplées avec l'avènement du tourisme de masse, ont provoqué un basculement brutal d'une économie rurale fondée sur l'agriculture (élevage/trufficulture) et l'artisanat vers une économie tournée vers le tourisme. La Maison-Musée du Haut-Verdon, àColmars, présente aux touristes la vie et les objets du haut Verdon, de la période duXVIIe siècle auXIXe siècle[10].

Principales activités touristiques :

  • Haut-Verdon/Val d'Allos : forte affluence hivernale (sports d'hiver), randonneurs en été
  • Moyen-Verdon : Activités de pleine Nature : Randonnée, Rafting, Kayak, Randonnée Aquatique, Hydrospeed sur le Verdon ; Canyonning dans les affluents (Bau), Randonnée, Camping-car, moto.
  • Lac de Sainte Croix : Baignade, voile, pédalo
  • Bas-Verdon : Pêche, station thermale

Le parc naturel régional

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Article détaillé :Parc naturel régional du Verdon.

Les gorges du Verdon

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Article détaillé :Gorges du Verdon.

Lesgorges du Verdon sont un haut-lieu touristiqueprovençal. Son parcours le plus intéressant, le « Grand canyon », se trouve entreCastellane et lelac de Sainte-Croix.

Le lac de Sainte-Croix

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Article détaillé :Lac de Sainte-Croix.

Aménagement hydroélectrique

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Le Verdon est aujourd'hui qualifié de « château d'eau » des départements desBouches-du-Rhône et duVar parÉlectricité de France : en effet, cinq barrages ont été construits sur son cours pour alimenter en eau la basse Provence pour l'irrigation et la production d'eau potable.

Haut Verdon

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Le Verdon en amont de Saint-André-les-Alpes.

Le haut Verdon correspond à l'actuel canton de Colmars-Allos (etcommunauté de communes du Haut-Verdon Val d'Allos) ; le Verdon prend sa source sur la commune d'Allos, et, jusqu'àThorame-Haute, limite du haut Verdon, en traversantVillars-Colmars,Colmars,Beauvezer, les aménagements hydrauliques sont restés modestes, au regard de ceux mis en place en aval. On trouvait principalement quelques scieries qui servaient aussi à produire de l'électricité à certaines époques ou encore à entraîner un moulin à grain. Ces installations ont totalement disparu avec l'apparition de l'entreprise de service public nationaliséeEDF.

Le Verdon en amont de Saint-André-les-Alpes.
Lac de Chaudanne.

Moyen Verdon

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Le moyen Verdon commence dans les communes d'Allons et deLa Mure-Argens (canton de Saint-André-les-Alpes) et correspond à lacommunauté de communes du Moyen Verdon.

L'aménagement du moyen Verdon est le premier à avoir lieu : il est fait progressivement.

Entre 1928 et 1932, la Société hydroélectrique du Verdon (SHV) est responsable des chantiers de Castillon et de Chaudanne et bénéficie pour cette tâche des réparations dues par l'Allemagne au lendemain de laGrande Guerre. À la suite de la faillite de la société en 1932, les travaux sont interrompus jusqu'en 1938, date à laquelle ils reprennent, d'abord temporairement sous la houlette de l'Énergie électrique du littoral méditerranéen (EELM), puis définitivement à partir de 1942.

Finalement, lebarrage de Castillon, le plus en amont, est mis en eau au printemps 1949 : il donne naissance à une retenue de 5 kilomètres carrés et de 150 millions de mètres cubes, dont 85 sont réservés à l'agriculture.

En aval, le barrage de Chaudanne, moins important, est mis en eau durant l’hiver 1952 parÉlectricité de France (EDF) : situé dans un verrou du massif de la Victoire, il sert surtout à réguler le flux d'eau.

Lelac de Sainte-Croix sur le Verdon.

Bas Verdon

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Sur le bas Verdon, la phase d'études démarre dès 1926. L'aménagement de la rivière y est indissociable de celui de laDurance dans laquelle le Verdon achève sa course.

En 1957, la Société du Canal de Provence (S.C.P.) est créée : à partir de 1963, une centrale est construite par E.D.F. à Vinon-sur-Verdon et un barrage est édifié en amont de la commune deGréoux-les-Bains. Lebarrage de Gréoux est utile à la production hydroélectrique, mais aussi à l'alimentation en eau ducanal de Provence.

Il donne naissance à la retenue de Gréoux communément appelée « lac d'Esparron », qui sera mise en eau dès 1967.

Enfin, construction à partir de 1970 dubarrage de Sainte-Croix, dans lagorge de Baudinard : la retenue du même nom (le « lac de Sainte-Croix ») est mise en eau en 1975 et couvre une surface de 22 kilomètres carrés pour stocker 760 millions de mètres cubes d'eau, dont 140 sont réservés à l'agriculture.

Sainte-Croix forme le deuxième plus grand lac artificiel de France (après celui deSerre-Ponçon). Sous ses eaux se trouvent la source de Fontaine-l'Évêque (première source de France), nombre de sites archéologiques (les résultats des fouilles d'urgence entreprises avant la mise en eau sont visibles au Musée de la préhistoire desgorges du Verdon, àQuinson) et le village desSalles-sur-Verdon, reconstruit plus haut. Vingt-cinq kilomètres supplémentaires de route et deux ponts ont dû être réalisés pour assurer la circulation de part et d'autre de la retenue.

En 1975 également, un dernier barrage est achevé à Quinson : il remplace un précédent ouvrage de 15 mètres de haut qui avait été achevé en 1869 pour irriguer la plaine d'Aix-en-Provence par l'anciencanal du Verdon et donne naissance à la retenue de Quinson, parfois nommée « lac de Montpezat ». Le rôle principal de cette dernière est celui debassin de compensation du barrage de Sainte-Croix.

Le Verdon : eau de Marseille, Aix et Toulon

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Lecanal de Provence réunit l'ensemble d'ouvrages hydrauliques qui participe à la desserte, principalement en eau brute captée dans le Verdon, de 110 communes desBouches-du-Rhône et duVar dontAix-en-Provence,Marseille,Toulon, soit une population totale de plus de 2 000 000 habitants. Il permet d'irriguer70 000 hectares de terres agricoles et alimente plus de 8 000 sites industriels de la région. D'une longueur de 270 km dont 140 en souterrain, le canal conçu et réalisé progressivement à partir desannées 1960 a évité les effets de la sécheresse dans les départements desservis contribuant ainsi à leur développement économique[11].

Voir aussi

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wikilien alternatif2

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Ouvrages

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Liens externes

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Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

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Notes

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  1. Abréviations : rd pourrive droite et rg pourrive gauche.

Références

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  1. abcde etfSandre, « Fiche cours d'eau - Le Verdon (X2--0200) »(consulté le)
  2. a etbClébert et Rouyer 1991,p. 41
  3. ab etcBanque Hydro -Ministère de l'Écologie, « Synthèse de la Banque Hydro - Le Verdon à Vinon-sur-Verdon (X2812010) »(consulté le)
  4. Daniel Thiery, « La Mure-Argens »,Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 11 décembre 2011, consulté le 6 janvier 2014.
  5. Bénédicte et Jean-JacquesFénié,Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest,coll. « Sud Ouest Université »,, 128 p.(ISBN 978-2-87901-442-5),p. 63.
  6. M. Jorda, « Les montagnes du Haut Verdon, Étude géomorphologique »,Méditerranée, Deuxième série, Tome 20, 1-1975.p. 37.
  7. « Extension du syndicat mixte », surparcduverdon.fr(consulté le)
  8. Jean-Paul Clébert et Jean-Pierre Rouyer,La Durance, Privat, Toulouse, 1991, dans la collectionRivières et vallées de France,(ISBN 2-7089-9503-0),p. 41
  9. Données ayant permis de réaliser ces constations (et le tableau ci-dessous) : site Géodésie de l'IGN (http://geodesie.ign.fr/fiches/index.php?module=e&action=e_profils&context=accueil)
  10. musée du haut verdon
  11. « L’histoire du canal de Provence qui a sauvé le territoire de la sécheresse », surmadeinmarseille.net(consulté le)
v ·m
Gorges et défilésLe Verdon dans ses gorges.
Aménagements hydrauliques
Parc naturel régional du Verdon
v ·m
Entre 300 et 500 km
Entre 100 et 300 km
Entre 50 et 100 km
Entre 30 et 50 km
Entre 10 et 30 km
Moins de 10 km
Longueur inconnue
v ·m
inf. à 500 km
inf. à 300 km
inf. à 100 km
inf. à 50 km
inf. à 30 km
inf. à 10 km
longueur inconnue
Lesfleuves sont "normal", lesrivières entre parenthèses
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