Pour l’article homonyme, voirVSD.
| VSD | |
| vendredi-samedi-dimanche | |
| Pays | |
|---|---|
| Zone de diffusion | France |
| Langue | français |
| Périodicité | mensuelle |
| Genre | actualités générales |
| Prix au numéro | 5,90 euros |
| Diffusion | France payée : 80 275ex. (2018/2019[1]) |
| Date de fondation | 1977 |
| Éditeur | Heroes Media |
| Ville d’édition | Paris |
| Propriétaire | VSD-SNC |
| Directeur de publication | Philippe Abreu |
| Rédacteur en chef | Christophe Gautier |
| Site web | https://www.vsd.fr/ |
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VSD (sigle de « vendredi-samedi-dimanche », puis de « voir - savoir - découvrir ») est unmagazine généraliste d'actualité et de loisirs. Hebdomadaire à l'origine, il devient mensuel en 2018 et paraît le dernier jeudi de chaque mois. Il est répertorié par l'OJD dans la catégorie « actualité générale »[2], et par le sitejournaux.fr dans la catégorie « people ».
Le titre a été lancé le parMaurice Siegel, ex-directeur d'Europe 1. Il a connu son heure de gloire dans les années 1980 en faisant la part belle auphotojournalisme, auxpaparazzi, aux enquêtes musclées et aux modèles féminins légèrement vêtus, mais aussi aux sports mécaniques.VSD a notamment couvert lerallye Paris-Dakar. À cette époque, l'hebdomadaire atteint les 400 000 exemplaires et ses principaux concurrents sontParis Match etNewlook.
Après la mort de Maurice Siegel en 1985, le magazine est repris par ses fils, François et Jean-Dominique.
En,VSD dépose le bilan. Le, le tribunal donne la préférence au rachat du titre au groupePrisma Presse — qui met200 millions de francs sur la table[3] —, suivant en cela les vœux des salariés deVSD qui s'étaient prononcés une semaine auparavant. En, Prisma Presse tente une relance de l'hebdomadaire avec une nouvelle formule et un prix de vente en baisse de quinze à dixfrancs[4].
En, Marc Dolisi remplace Hedi Dahmani à la rédaction en chef du magazine[5].
En, Prisma Presse cède — pour un euro symbolique — le titre àGeorges Ghosn, ancien propriétaire de plusieurs journaux dontFrance-Soir[6],[7]. Le projet, qui prévoit un passage à une publication mensuelle, est dénoncé par une partie de la rédaction[8]. En difficulté financière, la société est placée enredressement judiciaire le. Georges Ghosn est en conflit avec Prisma Presse sur les conditions de la cession du titre, dénonçant « beaucoup d'irrégularités » et « un trou de trésorerie » dont il estime ne pas être responsable. Le dirigeant menace le groupe d'une action judiciaire[9]. En, Entreprendre[10] (groupe Robert Lafont) prend 49 % du capital de la société, tandis que Georges Ghosn garde le contrôle du magazine[11].VSD sort finalement de redressement en, après que le tribunal de commerce de Paris a entériné son plan de redressement[12],[13].
Début février 2023,VSD est placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris[14]. Cette injonction est assortie d'une poursuite de l'activité pendant au moins deux mois. Malgré un passif cumulé de plus de 3,9 millions d'euros, Georges Ghosn dispose d'un délai de la part du tribunal pour soumettre une offre de reprise en compagnie de certains membres de la rédaction[15]. En 2023, le magazine emploie huit salariés et une dizaine de pigistes.VSD compte 10 000 abonnés et fait imprimer 35 000 exemplaires par numéro[16].
Le titre est racheté le 18 avril 2023 par le groupeHeroes Media, dirigé parPhilippe Abreu[17].
| 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires en milliers d'euros | 18 940 | nc | 16 536 | 15 857 | 14 852 | 12 904 | 6 430 |
| Résultat net en milliers d'euros (pertes) | - 482 | nc | - 486 | - 509 | - 1 720 | - 2 567 | - 1 720 |
| Effectif moyen annuel déclaré | 36 | nc | 32 | 35 | 37 | 36 | nc |
Le journal a connu cinq logos différents, et a changé cinq fois d'identité visuelle (le deuxième logo ayant été réutilisé après l'expérimentation du troisième entre 2009 et 2010).
Ci-dessous, la diffusion payée en France deVSD, selon l'Alliance pour les chiffres de la presse et des médias.
| Titre | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| VSD | 139 998 | 139 058 | 129 810 | 112 475 | 112 342 | 107 183 | 101 551 | 81 689 |
À l'été 1995,VSD alimente lapolémique autour d'un film de l'ufologue Ray Santilli prétendant démontrer l'existence de l'extraterrestre de Roswell. Le magazine relaie des images du film[19] — dont le réalisateur finira par reconnaître qu'elles étaienttruquées[20],[21].
En, letribunal de grande instance de Lyon condamneVSD pour avoir diffusé la photo d'une victime duBataclan agonisant sur une civière[22]. Le magazine doit verser 24 000 euros de dommages et intérêts aux proches de la victime concernée[22],[23].
En, letribunal judiciaire de Paris condamne le magazine pourinjure publique. Son directeur de publication, Georges Ghosn, avait comparé lessyndicats de laSNCF àDaesh, assimilant lesgrèves auxprises d'otages de femmes et d'enfants dugroupe terroriste[24]. Georges Ghosn doit verser un euro symbolique à la compagnie ferroviaire « en réparation de son préjudice moral », ainsi que la somme de 2 000 euros au titre des frais de justice[25]. Ce jugement a été infirmé dans sa totalité par arrêt de laCour d'Appel de Paris le 23 février 2022.[réf. souhaitée]