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Víctor Paz Estenssoro

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Pour les articles homonymes, voirPaz.

Víctor Paz Estenssoro
Illustration.
Víctor Paz Estenssoro en 1958.
Fonctions
Président de la république de Bolivie

(4 ans)
Élection4 août 1985
Vice-présidentJulio Garrett Ayllón
PrédécesseurHernán Siles Zuazo
SuccesseurJaime Paz Zamora

(4 ans, 2 mois et 29 jours)
Vice-présidentRené Barrientos Ortuño
PrédécesseurHernán Siles Zuazo
SuccesseurRené Barrientos(de facto)

(4 ans, 3 mois et 22 jours)
Vice-présidentHernán Siles Zuazo
PrédécesseurHernán Siles Zuazo(provisoire)
SuccesseurHernán Siles Zuazo
Biographie
Nom de naissanceÁngel Víctor Paz Estenssoro
Date de naissance
Lieu de naissanceTarija (Bolivie)
Date de décès (à 93 ans)
Lieu de décèsTarija (Bolivie)
NationalitéBolivienne
Parti politiqueMNR
EntourageJaime Paz Zamora(cousin)
Rodrigo Paz Pereira(cousin)

Image illustrative de l’article Víctor Paz Estenssoro
Présidents de la république de Bolivie
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Ángel Víctor Paz Estenssoro, né le àTarija et mort le dans la même ville, est unhomme d'Étatbolivien.

Biographie

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C'est en 1941 qu'il fonde avec d'autres partis politiques ainsi que quelques intellectuels, leMouvement nationaliste révolutionnaire (MNR). Il demeure président du MNR durant près de 50 ans. Il est également ministre de l'Économie en 1941. Initialement très nationaliste, le MNR adopte un discours socialiste après son alliance avec le Parti ouvrier révolutionnaire, de tendance trotskyste et principalement composé de mineurs[1].

Première présidence

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Il est élu président de la république de Bolivie à quatre reprises. En 1951, il remporte les élections cependant l'armée l'empêche de prendre ses fonctions[2]. En, le MNR lance alors une révolution qui renverse le gouvernement du généralHugo Ballivián. Le, Paz Estenssoro peut ainsi prendre ses fonctions présidentielles. Durant son mandat, il instaure le suffrage universel, redistribue les terres du pays, améliore l'éducation de la population rurale, et nationalise les plus grandes compagnies minières du pays. Son mandat se termine le etHernán Siles Zuazo lui succède.

Deuxième présidence

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Il est ensuite élu pour la deuxième fois le et succède à Siles Zuazo le suivant. Il refuse une aide économique de l'Union soviétique par crainte de justifier les accusations de communisme lancées contre lui, et conclut une opération triangulaire avec desÉtats-Unis, laRépublique fédérale d'Allemagne et laBanque mondiale qui s'effectue au prix de licenciements massifs[3]. Il conserve néanmoins l'appui des paysans qui l'associent à la réforme agraire de 1952 et est réélu le. Cependant, trois mois plus tard son vice-président, le généralRené Barrientos Ortuño, prend le pouvoir lors d'un coup d'État militaire, le force à démissionner et prend sa place de président le[3].

Soutien au régime de Hugo Banzer

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Il soutient le coup d’État mené parHugo Banzer en 1971 et son parti, le Mouvement nationaliste révolutionnaire, entre au sein du nouveau gouvernement. Ses rapports sont toutefois difficiles avec la Phalange bolivienne, l'autre composante principale du gouvernement. Paz Estenssoro bénéficie des faveurs de l'ambassade des États-Unis[4].

Troisième présidence

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Il revient une dernière fois au pouvoir le, succédant de nouveau à Siles Zuazo. Il est alors confronté à lacrise économique et à l'hyperinflation, et invite en 1985 l'économisteJeffrey Sachs à l'aider à restructurer l'économie.Martín Redrado (qui sera nommé président de laBanque centrale de la République argentine en 2004), Felipe Larraín (ministre des Finances au sein du gouvernement du président chilienSebastián Piñera) ou encore le FrançaisDaniel Cohen font partie de cette équipe d'économistes[5].

Le « décret suprême 21060 » entraine des privatisations, la réduction des dépenses publiques, le licenciement de vingt mille mineurs de l’étain (qui pour la plupart se tournent alors vers la culture de la feuille de coca), et la suppression des protections sociales dont bénéficiaient les ouvriers. LaCentrale ouvrière bolivienne (COB), principale confédération syndicale du pays, lance un appel à la grève générale, à laquelle le gouvernement répond en instaurant l’état de siège et en faisant emprisonner cent soixante-quinze dirigeants syndicaux. Ces mesures provoquent une chute du niveau de vie de la population : le pouvoir d’achat moyen recule de 70 % au cours de l'année 1986 et le chômage atteint entre 20 et 25 % de la population active[5].

Il quitte la présidence le. Avec un total de 12 ans et 7 mois, il est, aprèsEvo Morales, le deuxième président ayant dirigé le plus longtemps le pays.

Notes et références

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  1. Pierre Kalfon,Ernesto Guevara, une légende du siècle,Points,,p. 116-117.
  2. « Accession de Victor Paz Estenssoro à la présidence de la Bolivie | Perspective monde », surperspective.usherbrooke.ca(consulté le)
  3. a etbMaurice Lemoine,Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’État modernes et autres tentatives de déstabilisation, Don Quichotte,,p. 66.
  4. « FAVORABLE A UN SYSTÈME FÉDÉRAL Les phalangistes de la Province - Orientale peuvent compter sur le soutien des Brésiliens »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne)
  5. a etbRenaudLambert, « Une prédilection pour la saignée », surLe Monde diplomatique,

Liens externes

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v ·m
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