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Véria (Grèce)

40° 31′ 13″ N, 22° 12′ 07″ E
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Pour les articles homonymes, voirVéria etBérée.

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Véria
Nom local
Géographie
Pays
Périphérie
Unité municipale
district municipal de Véria(d)
District régional
Communauté démotique/locale
communauté de Véria(d)
Municipalité
Localisation géographique
Superficie
791 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Altitude
128 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Démographie
Population
43 212 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
54,6 hab./km2 ()
Fonctionnement
Jumelages
Histoire
Remplace
Berroea(en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Identité
Saint patron
Identifiants
Code postal
591 31, 591 32Voir et modifier les données sur Wikidata
Indicatif téléphonique
2331Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Carte

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Véria (grec moderne :Βέροια / Véria, orthographes alternatives :Bérée,Béroia ouVéroia) est une ville deGrèce, enMacédoine-Centrale (35 000 hab.), capitale dudistrict régional d'Imathie, existant depuis l'Antiquité. Berceau de la dynastieantigonide, siège dukoinon des Macédoniens, c'est une ville florissante aux époques romaine et médiévale.

Géographie

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Véria est une ville deMacédoine-Centrale, au nord de la Grèce.Elle est située à 511 kilomètres au nord-nord-ouest de la capitale Athènes et à 73 kilomètres à l'ouest-sud-ouest deThessalonique.Le dème a une superficie de 796,494 km2, l'unité municipale de 359,146 km2[1].

Histoire

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Antiquité

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Véria tire son nom de Βέροια (Béroia ouBérée), fille d'Océan et deTéthys. C'est l'un descultes antiques rendus dans la ville. Citémacédonienne, Véria devientromaine en148 av. J.-C. tout en restant culturellementhellénique ; sous la domination romaine, elle se développe et de nouveaux marchés, théâtres, stades et thermes apparaissent.

Lasynagogueromaniote de Véria.

Entre l'an 50 et 52 de l'ère chrétienne, durant son second voyageapostolique,Paul de Tarse passe par Véria (généralement rendu parBérée dans lestraductions françaises de la Bible), après avoir dû quitterThessalonique dans la précipitation, car certainsjuifs, agacés par sonprosélytisme, l'y accusaient de présenter leprophèteJésus de Nazareth en « roi », autre que l'empereur romain, ce qui était considéré par les Romains commeséditieux. Passant de Thessalonique à Véria en compagnie deSilas etTimothée d'Éphèse (Ac. 17 : 10-15), il prêche dans lasynagogue où son enseignement est bien reçu :« Beaucoup d’entre eux devinrent croyants ainsi que des femmes grecques de haut rang et des hommes en nombre appréciable » (Ac. 17 : 12).

Mais des juifs de Thessalonique l'y poursuivent, relancent lapolémique, et Paul doit quitter Véria et aller prendre la mer. Il y laisse cependant Silas et Timothée pour qu'ils y continuent le travail d'évangélisation (Ac. 17 : 14). De là Paul continue versAthènes. Un de ses collaborateurs, Sopatros, est originaire de Véria (Ac. 20 : 4).

En395, lesWisigoths ravagent Véria, avant de se diriger vers lePéloponnèse, l'Épire, puis laDalmatie et l'Italie. La cité subit un pillage, la population se réfugie sur les piémonts. Les Romains la reconstruisent et établissent une "préfecture prétorienne" (ὑπαρχία τῶν πραιτωρίων) d'Illyrie (Ἐπαρχότης Ἰλλυρικοῦ), qui subsiste après ladivision de l'Empire romain en cette même année 395.

Moyen Âge

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En610, après deux siècles de paix, ce sont les tribusSlaves qui s'installent autour de Véria. Les autorités impériales, qui à ce moment sont aux prises avec lesPerses sassanides à l'est et lesAvars au nord, préfèrent engager ces Slaves comme des vassaux et des troupes auxiliaires en Grèce, plutôt que de les voir s'allier aux Avars comme c'était le cas sur leDanube. Petit-à-petit, ces nombreux Slaves établis autour de Véria et dans la ville même, s'hellénisent. L'empire romain d'orient (que nous appelons "byzantin") institue alors des "thèmes", préfectures à la fois civiles et militaires : la ville fait partie decelui de Thessalonique.

Au nord-ouest, l'Empire fait désormais face à un nouvel état qui regroupe lesSlaves, lesValaques et lesGrecs de l'intérieur des terres de la péninsule desBalkans : laBulgarie. Les fréquentes escarmouches et les guerres entre cet état et l'Empire, entretiennent une insécurité qui nuit à l'activité de la ville, qui change plusieurs fois de mains et se dépeuple. En1018, au terme d'une guerre longue et sanglante, l'empereurBasile II parvient à reconquérir la péninsule des Balkans en anéantissant la Bulgarie. Cela provoque de grands déplacements de populations, et notamment desValaques de Bulgarie qui se dispersent : une partie d'entre eux migre vers laTransylvanie où ils grossissent les rangs de ceux qui s'y trouvaient déjà[2], mais un grand nombre s'installe enThessalie qui est alors appelée la "Grande Valachie" (Μεγάλη Βλαχία) par les auteurs byzantins[3] et enMacédoine occidentale, où on en trouve encore, entre autres dans les villages autour de Véria. À leur tour, comme les Slaves auparavant, ces Valaquesromanophones vont s'helléniser au fil des siècles, Véria représentant un centre d'hellénisation par ses marchés, ses églises et ses écoles.

Encore deux siècles de paix relative, et ce sont cette fois les "Francs" (Φράγγοι- mot grec désignant lesOccidentaux catholiques) qui, lors de laquatrième croisade, s'emparent de Thessalonique : Véria se trouve alors annexée par leroyaume latin de Salonique créé au profit du magnat italienBoniface de Montferrat, déçu d'avoir du laisser àBaudouin de Flandre le trône de l'Empire latin de Constantinople. Les "Francs", ou "Latins", asservissent et maltraitent la population grecque et valaque,orthodoxe, qui se révolte : après 20 ans d'existence, le royaume des Montferrat s'effondre et la ville est libérée (du point de vue grec) par l'état grec d'Épire. En1261, l'Empire byzantin se reforme, mais il est désormais très affaibli et endetté. En1332, Véria est envahie et annexée parÉtienne Douchan, l'empereur des Serbes, qui ne la garde que huit ans, après quoi elle revient à l'Empire byzantin. La puissance de celui-ci n'est pourtant plus qu'un souvenir, et Véria, disputée entre l'Empire et lesboyardsserbes etbulgares deMacédoine, tombe aux mains desTurcs ottomans en1390. Dès lors, l'Empire grec est réduit à sa capitaleConstantinople, àMistra et à quelquesîles Égéennes. Quant à Véria, elle est intégrée à laprovince ottomane deRoumélie (Rum-Eli- mot turc signifiant "pays des Romains" : en effet les anciens citoyens byzantins, bien que de langue grecque, s'identifiaient toujours comme "Romains", en grecῬωμαίοι).

Maison traditionnelle de Véria (celle du rabbinromaniote Barboutas).

Comme les "Francs" avant eux, les Turcs mettent en place un système agricole (Timars) contraignant pour la population, qu'ils soumettent de surcroît à ladîme, à lacapitation (haraç) et audevchirmé (παιδομάζωμα : razzia des enfants, pour en faire desjanissaires). Véria n'est plus qu'un gros bourg, peuplé non seulement deGrecs et deTurcs, mais aussi deBulgares, deJuifs romaniotes et deValaques. Pour échapper aux taxes et au devchirmé, une partie de chaque communauté non-turque passe à l'islam : ce sont respectivement lesPomaques etTorbèches, lesAvdétis ou Dönmés et lesMégléniotes. On trouvait aussi jadis, autour de Véria, desSaracatsanes, bergers nomades désormais sédentarisés.

Époque moderne

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Les révoltes des chrétiens, fréquentes, sont réprimées dans le sang, et de nombreuses bandes d'insurgés se forment, mi-voleurs (κλέφτες:klephtes), mi-héros. Elles joueront un rôle non négligeable dans laguerre d'indépendance grecque au début duXIXe siècle, mais alors que leroyaume de Grèce est reconnu en1832, Véria devra attendre encore 80 ans pour lui être enfin rattachée, en1912, au terme de lapremière guerre balkanique.

Les musulmans vériotes commencent alors à émigrer vers la Turquie, tandis que des populations grecques venues de ce pays (lesMicrasiates), s'y installent. La ville se ré-hellénise et s'étend. Elle devient un prospère marché agricole début duXXe siècle et se trouvereliée par le rail àThessalonique (ligne à voie étroite desservantFlórina etKozani).

Durant laSeconde Guerre mondiale, Véria futoccupée par laWehrmacht. Lesnazis fusillèrent de nombreuxrésistants et otages, et déportèrent lesjuifs grecs[4].

La ville se relève et s'industrialise dans les années 1950 et 1960, mais lacrise financière des années 2010, due à ladérégulationmondiale et auxendettements de laGrèce remet ces acquis en question.

Population

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Évolution démographique
199120012011-
39 46843 39443 158-
Sources[5],[6],[7]

Transports

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Transport routier

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Véria est relié par l'autoroute A2 (KípiXánthiKaválaThessaloniqueIoánninaIgoumenítsa) et par laroute nationale E04 (Kozáni–Véria–Chalkidóna).

Transport ferroviaire

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Lagare de Véria (en) se trouve sur laligne de Thessalonique à Bitola (en).

Jumelages

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Carte
Jumelages et partenariats de Véria.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Véria.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
KazanlakBulgarie
Koursk[8]Russiedepuis
RognacFrance
StróvolosChypre
UžiceSerbie
ZemunSerbie

Galerie

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  • Maisons traditionnelles du quartier Barbouta
    Maisons traditionnelles du quartier Barbouta
  • Maisons traditionnelles rénovées à côté du musée byzantin
    Maisons traditionnelles rénovées à côté du musée byzantin
  • Ancienne cathédrale de Véria (XIe siècle)
    Ancienne cathédrale de Véria (XIe siècle)
  • Mosquée Medrese de Véria, la plus grande de la ville sous l'occupation ottomane
    Mosquée Medrese de Véria, la plus grande de la ville sous l'occupation ottomane
  • Altar de Saint Paul, lieu supposé des prêches de Paul de Tarse
    Altar de Saint Paul, lieu supposé des prêches de Paul de Tarse

Références

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  1. (el)« Population & housing census 2001 (incl. area and average elevation) »[archive du], National Statistical Service of Greece
  2. Chroniques de IoannèsSkylitzès, 976, in : Petre Ș. Năsturel :Études d'Histoire médiévale, Inst. d'Histoire "Nicolae Iorga", vol. XVI, 1998
  3. Théophane le Confesseur etCédrène, in : Nicolae Iorga, Teodor Capidan, Constantin Giurescu :Histoire des Roumains, ed. de l'Académie Roumaine
  4. « VEROIA », surkis.gr viaWikiwix(consulté le).
  5. (el)« Statistiques »(archivé surInternet Archive) :« statistics.gr »
  6. (el) « ΕΕΤΑΑ-Διοικητικές Μεταβολές των ΟΤΑ », sureetaa.gr
  7. (el) « Αποτελέσματα Απογραφής Πληθυσμού - Κατοικιών 2021, Μόνιμος Πληθυσμός κατά οικισμό" Résultats du Recensement de la Population - Logement 2021, Population Permanente par Agglomération »,ELSTAT.,‎
  8. « http://www.kurskadmin.ru/node/911 »

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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v ·m
Apóstolos Pávlos
Dovrás
Makedonída
Vergína
Véria
v ·m
District régional deChalcidique
District régional d'Imathie
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