Suivant les espèces, la séparation entre la partie postérieure gauche ou droite de l'utérus est plus ou moins grande. Chez lesrongeurs et lesmarsupiaux l'utérus forme deux cornes, deux corps, on parle d'utérus duplex. LesLagomorpha, larate, lecobaye, contrairement auxhamsters par exemple, disposent même de deux cols utérins. Lorsque les cornes et le corps sont de longueur équivalente, on parle d'utérus bicorne, c'est le cas chez lesjuments et lessuidés. Chez les Carnivora et les ruminants on parle d'utérus bipartitus. Certainesmalformations de l'utérus de la femme conduisent à des utérus de ce type. Lorsque les cornes sont beaucoup plus longues que le corps comme chez lesCetartiodactyla, l'utérus est qualifié de biparti. Les utérus ne possédant qu'une corne, qu'un corps et un col mais toujours avec deux trompes sont appelés utérus simplex, c'est le cas desprimates.
Chez la femme, l'utérus est unorgane creux, impair, médian, siégeant dans la partie moyenne dupetit bassin (oupelvis). Sa forme est globalement celle d'unepoire. Il est composé de trois parties : le corps utérin, l'isthme et le col utérin.
En dehors d'unefécondation, l'endomètre est éliminé au cours desmenstruations, qui marquent le début d'un nouveau cycle (durée médiane de28 jours, mais très variable d'une femme à l'autre).
L'utérus dispose d'un système d'attache permettant de le suspendre et de le soutenir afin d'éviter leprolapsus, et de lui donner sa position et son orientation.
Dans sa position normale, l'utérus est antéfléchi : le corps utérin dessine un angle d'environ 120° avec le col. Il est également en antéversion : le corps utérin forme un angle d'environ 30° avec l'axe ombilico-coccygien.
Cette position est maintenue grâce à un système dynamique. Le système de suspension est formé par plusieurs paires de ligaments, les lames sacro-recto-génito-pubiennes qui relient lepubis ausacrum, lesligaments de Mackenrodt autour de l'artère utérine, qui attachent l'utérus aux parois dupelvis, de telle sorte que le col utérin se trouve au centre d'une croix ligamentaire.Les ligaments ronds maintiennent le fond de l'utérus vers l'avant et grâce aux utéro-sacrés (segment des lames sacro-recto-génito-pubiennes) qui tirent le col utérin vers l'arrière. Enfin les muscles duplancher du périnée notamment lesmuscles élévateurs de l'anus assurent la bonne position utérine au sein de la cavité pelvienne.
Il existe des anomalies morphologiques diverses qui sont due à des défauts d’accolement descanaux de Müller lors de l'embryogenèse. La classification proposée par l'European Society of Human Reproduction and Embryology et de l'European Society for Gynaecological Endoscopy (ESHRE/ESGE) fait actuellement consensus[5].
À son extrémité inférieure, le col utérin est traversé par le canal cervical permettant la communication entre le vagin et l'intérieur du corps utérin. À chaque extrémité le canal cervical est ouvert par unostium interne et un externe.
L'utérus possède, au niveau des cornes utérines, deux orifices qui relient la cavité utérine aux trompes : lesostium utérin de la trompe. C'est par ces orifices que remontent lesspermatozoïdes dans le but de rencontrer l'ovocyte au niveau de l'ampoule tubaire.
1. Antéversion avec légère antéflexion 2. Antéversion avec antéflexion marquée 3. Antéversion avec antéflexion 4. Position intermédiaire 5. Rétroversion avec rétroflexion
En avant de l'utérus, on trouve lavessie et lepubis ; en arrière, lerectum ; latéralement, lesovaires ; en haut, les intestins.
L'utérus est normalement antéfléchi et antéversé, il se redresse progressivement lorsque la vessie se remplit.
Il arrive que l'utérus ait une position plus rare que la normale : il peut former un angle obtus avec l'axe de la cavité vaginale (rétroversion) ou entre le col et le corps utérin (utérus rétrofléchi).
L'artère utérine assure l'essentiel des apports en nutriments et en oxygène de l'utérus, elle provient de la division antérieure de l'artère iliaque interne. Il est accessoirement vascularisé par l'artère ovarique[3].
L'utérus est innervé par le plexus utérin, issu du plexus hypogastrique. Celui-ci chemine dans les ligament utéro sacré et aborde le l'utérus au niveau de l'isthme utérin[6].
L'endomètre utérin (c'est-à-dire lamuqueuse qui tapisse l'intérieur de la cavité utérine) est sensible auxhormones ovariennes. Ainsi, la première partie ducycle menstruel est consacrée à l'épaississement de la muqueuse utérine en vue d'unegrossesse. S'il y afécondation, la cellule-œuf va migrer depuis lestrompes de Fallope et effectuer sanidation dans les couches superficielles de l'endomètre afin d'entamer sondéveloppement embryonnaire. Pour s'implanter, dans les jours qui suivent sa fixation, leblastomère va produire desenzymes qui vont modifier les cellules de l'endomètre et lui permettre de pénétrer en profondeur dans la muqueuse.
Échographie : L'examen de base de l'exploration de l'utérus. Permet le diagnostic des myomes, de l'endométriose, de l'adénomyose ainsi que d'éventuelle néoplasie. Les pathologies de l'endomètre sont aussi dépistée par l'échographie, surtout lorsqu'elle est pratiquée par voie endovaginale (en mettant une sonde spéciale directement dans le vagin). Indolore et non irradiante, elle est particulièrement utile pendant la grossesse, pour surveiller la croissance, la morphologie, la présentation du fœtus.
IRM : Moins disponible que l'échographie, l'IRM donne des images de grande qualité, utiles pour une forme particulière d’endométriose, l'adénomyose ou endométriose interne, et pour faire le bilan d'extension des cancers gynécologiques.
Hystérosalpingographie : examen peu irradiant, parfois douloureux selon les femmes, permettant d'étudier la cavité utérine. L'hystérographie est surtout utile pour explorer la perméabilité des trompes utérines.
Scanner : peu irradiant, indolore. Il est peu indiqué pour les pathologies pelviennes car il manque de sensibilité.
Hystéroscopie diagnostique : consiste à introduire une fibre optique par le col de l'utérus et permet de voir directement la cavité utérine et l'endomètre pour le diagnostic depolype, certain myome, cancer de l'endomètre, de synéchies, d'hyperplasie, voire d'adénomyose. Examen peu douloureux, fiable, qui s'effectue au cabinet de consultation du gynécologue, sans préparation particulière ou sous anesthésie générale. Examen considéré en comme l'examen le plus performant pour le diagnostic de la pathologie endocavitaire. Il existe deux types d'appareils : les souples (fibroscopes) et les rigides. Pour distendre la cavité utérine, il convient d'utiliser du sérum physiologique, soit historiquement duCO2.
Infections :cervicite (infection du col),endométrite (en post partum, à la suite d'une infection sexuellement transmissible ou à la suite d'un geste chirurgical)
Adénomyose : développement anormal de l'endomètre à l’intérieur des couches profonde de l'utérus. Souvent associé à la maladieendométriosique.Elle se caractérise par la présence, à l'intérieur de la cavité utérine, de tissu semblable à celui de la muqueuse de l'utérus (appelée endomètre). Elle évolue de la puberté à la ménopause.
Endométriose : Elle se caractérise par la présence, hors de la cavité utérine, de tissu semblable à celui de la muqueuse de l'utérus (appelée endomètre). Elle évolue de la puberté à la ménopause.
La première tentative de greffe réussie a eu lieu en 1931 en Allemagne mais la patiente,Lili Elbe, est morte de complications trois mois plus tard. Plusieurs tentatives ont eu lieu depuis, enArabie saoudite[8], enTurquie[9] et enSuède[10] mais sans que cela mène à des grossesses réussies.Le est annoncée la première naissance d'un enfant dont la mère a subi une greffe d'utérus ayant abouti (en Suède). La donneuse étant vivante etménopausée, l'expérience a mis en avant de nombreuses découvertes[11].La première transplantation d'utérus, avec donneuse décédée, ayant conduit à une grossesse menée à terme, a été publiée par une équipe brésilienne en 2018[12].En France, la première greffe a eu lieu en 2019[13].