Urtezaar est le motbasque désignant la « vieille année ». Dans plusieurs contrées duPays basque, c'est par ce nom que l'on désigne le dernier jour de l'année. (Voir égalementGabonzuzi)
Les feux jouent un rôle important dans les pratiques populaires relatives à cette dernière nuit. Il en va de même pour celles deNoël et de laSaint-Jean. ÀGazeo et àOnraita (Alava) par exemple, après le repas on fait une flambée entre plusieurs familles. On y grille deschâtaignes que l'on mange ensuite. Entretemps, les jeunes garçons mettent le feu à de vieillesoutres et les accrochent à la pointe d'unbâton. Ils courent ainsi en criant:
Cette nuit, àOleta, on allume dans lacheminée, un tronc dehêtre. Avec lui, on finit de brûler complètement le tronc de la dernière nuit de l'année précédente. Après le repas on l'amène à l'étable et on l'y laisse, afin d'éloigner lesmaladies dubétail. Le tronc possède desvertus spéciales dès l'instant où il a brûlé la nuit de Noël ou la dernière nuit de l'année.
C'est avec ce feu qu'àOiartzun (Guipuscoa) on prépare le repas du soir de la nuit de Noël.
Urte zahar signifie « vieille année » en basque, deurte (« an, année ») etzahar (« vieux, vieille »). Le suffixea désigne l'article : urte zahara se traduit donc par « la vieille année ».