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Urt

43° 29′ 41″ nord, 1° 17′ 21″ ouest
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Vous lisez un « bon article » labellisé en 2010.

Urt
Urt
Mairie d'Urt.
Blason de Urt
Blason
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionNouvelle-Aquitaine
DépartementPyrénées-Atlantiques
ArrondissementBayonne
IntercommunalitéCommunauté d'agglomération du Pays basque
Maire
Mandat
Nathalie Martial Etchegorry
2020-2026
Code postal64240
Code commune64546
Démographie
GentiléUrtois, Ahurtiar[1]
Population
municipale
2 346 hab.(2023en évolution de +1,96 % par rapport à 2017)
Densité124 hab./km2
Géographie
Coordonnées43° 29′ 41″ nord, 1° 17′ 21″ ouest
AltitudeMin. 0 m
Max. 111 
m
Superficie18,99 km2
TypeBourg rural
Unité urbaineHors unité urbaine
Aire d'attractionBayonne (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton de Nive-Adour
LégislativesCinquième circonscription
Localisation
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Urt
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Urt
Liens
Site weburt.fr
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Urt (prononcé[yʁt][Note 1]; enbasque :Ahurti) est unecommune française, située dans ledépartement desPyrénées-Atlantiques enrégionNouvelle-Aquitaine. Le village est proche de la frontière floue duPays basque et de laGascogne.

Legentilé estUrtois[2] (ouAhurtiar[1] en basque).

Fondé auXIe ou XIIe siècle par despêcheurs, le village devient rapidement une cité prospère grâce à sa situation favorable sur l'Adour permettant d'établir un port fluvial actif, des chantiers navals, des marchés. Urt est fief desGramont jusqu'à laRévolution française, où laparoisse devient commune. Elle vit une nouvelle période de prospérité auXIXe siècle, et profite des progrès techniques. Puis elle décline auXXe siècle et subsiste grâce à son activitéagricole ; l'explosion démographique et immobilière de lacôte basque lui permet un fort accroissement de sa population à la fin duXXe et au début du XXIe siècle.

Géographie

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Localisation

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Urt est situé au bord de l'Adour à 15 km à l'est deBayonne[3].

Lacommune fait partie de la provincebasque duLabourd et est limitrophe du département desLandes[4].

Communes limitrophes

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La commune d'Urt, en forme de triangle avec un angle très aigu au sud, est limitrophe de sept communes, dont deux landaises[4] :

Carte
Limites communales entre Urt et ses communes adjacentes.
Communes limitrophes d’Urt[4]
Saint-Barthélemy
(Landes)
Saint-Laurent-de-Gosse
(Landes)
Guiche
UrcuitUrtBardos
BriscousHasparren

Géologie et relief

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Letuc de Biscarrague, en partie situé sur la commune.

Urt se situe à la limite septentrionale du piémont pyrénéen, au sud dubassin aquitain. Les reliefs urtois sont composés decoteaux, collines de basse altitude au-dessus du fleuve Adour et séparant les vallées de ses affluents ; ils se sont formés auMésozoïque etCénozoïque[Urt 2].

Le centre de la commune est situé sur une colline surplombant l'Adour, l'altitude de la mairie étant de 40 mètres. Les altitudes sont majoritairement moindres au nord de la commune qu'au sud, car le territoire est limité au nord par l'Adour. Les rivièresAran etArdanavy, affluentes de l'Adour, forment également des vallées qui séparent Urt deGuiche à l'est et d'Urcuit à l'ouest[4].

L'altitude maximale est de 111 mètres, sur la colline dite de La Côte, au sud de la commune[4].

Hydrographie

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La commune est traversée, au nord, par l'Adour[5], sur laquelle se formèrent de nombreuses îles, la plus importante étant celle deBérens (ou Bérenx).

Les terres de la commune sont également arrosées à l'ouest par son affluent, l'Aran (ou Joyeuse)[5], limite sur une dizaine de kilomètres des communes d'Urt etBardos. L'Aran entraînait les moulins de « La Ferrerie-de-Haut» (côté Bardos), de « La Ferrerie-de-Bas» (côté Urt) et le « Moulin Neuf » (côté Bardos)[Urt 3]. Des rivières ou ruisseaux tributaires de l'Aran traversent également Urt :Marmareko erreka[5], le ruisseau de Lartasso (ou de Chantus)[5], Eyhéracharko erreka[5] et le ruisseau de Lamode, qui actionnait le « Mouliot »[Urt 3].

À l'ouest, l'Ardanavy, affluent de l'Adour, marque en partie la limite administrative entre Urt et Urcuit[4]. Entre l'Aran et l'Ardanavy, une ligne de crêtes sépare les deux vallées en se dirigeant vers Briscous, au sud-ouest[4].

  • Un des ponts sur l'Aran.
    Un des ponts sur l'Aran.
  • L'Ardanavy sépare Urcuit (à gauche) et Briscous (à droite) quelques mètres avant de délimiter Urcuit et Urt.
    L'Ardanavy sépareUrcuit (à gauche) etBriscous (à droite) quelques mètres avant de délimiter Urcuit et Urt.
  • L'île de Bérens (ou Bérenx)
    L'île de Bérens (ou Bérenx)
  • Le ruisseau de Lamode, affluent de l'Aran, au niveau des restes du « Mouliot », qu'il actionnait.
    Le ruisseau de Lamode, affluent de l'Aran, au niveau des restes du « Mouliot », qu'il actionnait.
  • Le barrage qui retenait l'eau pour l'actionner.
    Le barrage qui retenait l'eau pour l'actionner.

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Nouvelle-Aquitaine etClimat des Pyrénées-Atlantiques.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique franc, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat de montagne ou de marges de montagne[8] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[9]. Elle est en outre dans lazone H2c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de13,8 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 392 mm, avec12,7 jours de précipitations en janvier et8,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deSaint-Martin-de-Hinx à10 km àvol d'oiseau[12], est de14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 410,1 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de−10 °C, atteinte le[Note 2].

Urbanisme

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Typologie

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Au, Urt est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 56 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (53,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (28,5 %), zones agricoles hétérogènes (25 %), prairies (18,8 %),terres arables (8,4 %), zones urbanisées (6,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,8 %), eaux continentales[Note 4] (5,7 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine

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Le centre se situe au nord du territoire de la commune. Principal pôle de services, il accueille notamment la mairie, le bureau de poste, l'école, l'église et un supermarché. Au sud-ouest et au sud, la zone construite s'est développée avec la construction de lotissements, comme ceux du Coteau et du Ruisseau de Saint Paul. À l'ouest, les constructions suivent l'allée du Campas pour former le quartier du même nom. Au nord, au bord de l'Adour le quartier du Port accueille lagare d'Urt et dans son prolongement est, le port du Vern se situe au bord de l'Aran, au pied de la colline qui accueille le centre. Quelques kilomètres plus au sud, le quartier de la Commune est proche de la forêt d'Urt ainsi que de l'échangeurno 4 de l'autoroute A64. Enfin, proches deLa Bastide-Clairence, les quartiers de Belloc et de Bayonnès accueillent respectivement l'abbaye Notre-Dame de Belloc et lemonastère Sainte-Scholastique.

Logement

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En 2011, la majorité des habitations de la commune sont des résidences principales (87 % contre 7 % d'habitations inhabitées et 5 % de résidences secondaires). La part de résidences principales augmente, en lien avec l'augmentation importante de population qu'a vue Urt ces dernières années[20].

Voies de communication et transports

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Légende :
Rouge : limites administratives
Bleu : rivières et fleuve
Orange : routes à l'intérieur du territoire de la commune
Jaune : routes à l'extérieur de celui-ci
Violet : autoroute A64 (E 80).

La commune se situe dans l'aire d'attraction de Bayonne[21]. La majeure partie des déplacements s'effectue vers et depuis Bayonne. Les transports en commun (bus et trains) permettent notamment d'accéder à Bayonne le matin et d'en revenir le soir, plus facilement que l'inverse.

Axes routiers

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Entrée de la commune.

Urt est traversée parl'autoroute A64, qui relieToulouse àBriscous et est prolongée par la voie rapideRD 1, de Briscous àBayonne. L'échangeurno 4, indiqué comme celui d'Urt, se situe sur le territoire de la commune limitrophe de Briscous, mais permet un accès rapide à Urt[4].

La RD 936 (ancienneroute nationale 636) traverse le territoire de la commune dans la direction est-ouest. Elle se dirige, à l'ouest, versBriscous etBayonne, et à l'est, versBardos etJuillan. La RD 123 tient également un rôle important dans le réseau. Suivant un axe nord-sud, elle permet l'accès à l'autoroute avec la RD 936 et au pont reliant Urt auxLandes. Ce pont correspond à la fin de la RD 123 en raison du changement de département. Au sud, la route se dirige versLa Bastide-Clairence etLuxe-Sumberraute.

La RD 261 longe l'Adour et permet un accès rapide àUrcuit etBayonne, à l'ouest. À l'est, elle se dirige versGuiche etHastingues[4].

La commune d'Urt est également traversée par d'autres routes départementales d'importance moindre[4] :

  • la RD 257 (versUrcuit etMouguerre à l'ouest) ;
  • la RD 223 (versBriscous à l'ouest) ;
  • la RD 423 (simple jonction entre les RD 223 et 123 située uniquement sur le territoire de la commune) ;
  • la RD 510 (versHasparren au sud).

Ponts

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Le pont de Pitres sur l'Adour, vu du port.

Le pont de Pitres (à deux voies routières et une passerelle piétonne), d'une longueur de 154 mètres[22], surplombe la voie ferrée, le chemin de halage et l'Adour. Reliant Urt àSaint-Laurent-de-Gosse (Landes), il est emprunté par la RD 12, sur sa partie landaise, ainsi que par la RD 123, sur sa partie sud (dans lesPyrénées-Atlantiques)[4]. Il a été construit entre 1883 et 1885 en remplacement d'un bac et a été l'objet d'une importante rénovation en 1997[23],[22]. Il s'agit du seul pont entre celui de l'A63, à Bayonne, en aval, et celui de laRD 817, entrePort-de-Lanne etSainte-Marie-de-Gosse, en amont. L'Aran est traversé par plusieurs ponts, notamment celui de la voie ferrée, au lieu-dit « Pont de l'Aran » et le viaduc de l'A64.

Autocar

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L'arrêt de car et lelotissement des Coteaux.

En 2017, Urt est relié en car par quatre allers-retours quotidiens en semaine à Bayonne (ligne 812 deTransports 64 Bayonne/Urt/La Bastide-Clairence). Avant 2012, la commune était desservie par trois allers-retours de la ligne 855 du réseau départemental reliantSaint-Martin-d'Arberoue àBayonne[24]. Urt fut ensuite depuis la restructuration du réseau en le terminus de la ligne offrant dorénavant quatre allers-retours pour Bayonne[25].Le sud du territoire de la commune, desservi par les cars de la ligne 870 du même réseau avant cette même restructuration[26], ne dispose en 2017 que d'un point d'arrêt à proximité, àBriscous La Commune.

Transport ferroviaire

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Lagare d'Urt.
Un TER Aquitaine à destination de Pau quitte lagare d'Urt.

Lagare d'Urt est située sur la ligne Bayonne-Toulouse. Elle est desservie par les trainsTER Nouvelle-Aquitaine dans la direction deBayonne ouTarbes (Pau seulement pour certains trains).

Lavoie ferrée arriva à Urt durant l'année 1862 mais l'exploitation ne commença qu'en 1864[Urt 4]. La fréquentation s'accrut rapidement (9 733 voyageurs en 1866, 14 195 en 1868), tous les trains s'arrêtaient, et il y avait neuf employés[Urt 5]. La gare assurait également un trafic de marchandises important : expéditions d'animaux, de produits alimentaires[Urt 5]

Un train Urt-Hasparren-Louhossoa (rejoignant laligne Bayonne - Saint-Jean-Pied-de-Port) fut envisagé sans suite ; en 1907, la municipalité s'opposa à un projet detramway deSaint-Jean-de-Luz àPeyrehorade qui n'aurait pas traversé la commune[Urt 6].

La concurrence de la route fit fortement baisser le trafic : en 1956 il n'y avait plus que quatre employés, en 1997 deux[Urt 7]. Le service marchandises ferma en 1987, la vente de billets en 1989[Urt 7]. En 1997, la desserte était réduite à un train par jour[Urt 7] ; elle augmenta à nouveau pour atteindre sept trains quotidiens en semaine en 2010, huit en 2013[27].

Randonnée pédestre

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Le GR 8 sur lechemin de halage de l'Adour.

Lesentier de grande randonnée 8 traverse la commune. Il se dirige au nord vers Saint-Laurent-de-Gosse et à l'ouest vers Urcuit[4].

Risques majeurs

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Le territoire de la commune d'Urt est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations etséisme (sismicité modérée). Il est également exposé à unrisque technologique, letransport de matières dangereuses[28]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[29].

Risques naturels

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Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par une crue à débordement lent de cours d'eau, notamment l'Adour, l'Aran, l'Ardanavy et le Suhihandia. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992, 2009, 2014, 2018, 2019 et 2021[30],[28].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Urt.

Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[31]. 67,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le, en application de laloi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 5],[32].

Toponymie

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Le toponymeUrt apparaît[33] successivement sous les formes :Aurt (1193, cartulaire deBayonne[34]),Hurt (1243, titres de la Camara de Comptos[35] ; 1249),Aourt (XIIIe siècle, collection Duchesne volume CXIV[36]),Urt (1650, carte duGouvernement Général de Guienne et Guascogne et Pays circonvoisins),Beata Maria d'Urt (1686, collations du diocèse de Bayonne[37]) et enfinLiberté (1793)[38].

Le nomoccitangascon du village estUrt[39]. Son nombasque estAhurti[40]. Il existe plusieurs hypothèses quant à l'origine du nom :ahurti signifierait en basque « bec d'eau »[41] ; le nom pourrait être expliqué par le basqueuharte, « au bord de la rivière »[42] ; il pourrait dériver du latinhortus, signifiant « jardin »[43] ; ou il dériverait des mots basquesaur,aurki qui signifient « avant, devant » ou de la baseahur (« paume »), en rapport avec l'emplacement du village à un coude de l'Adour[44].

Histoire

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Le développement d'Urt duXIe au XIIIe siècle

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Le cartulaire de Saint-Jean de Sorde témoigne de la présence de pêcheurs à l'emplacement du port d'Urt en l'an 1020[Urt 8]. Il y existait en 1193, date de la première mention d'une paroisse à Urt[Urt 8], cinq maisons de pêcheurs[45]. La pêche sur l'Adour, pratiquée à l'aide de nasses tendues en travers du fleuve, fut l'activité économique à l'origine du village, qui se développa sur les bords de l'eau, au pied d'une colline séparant deux zones debarthes[Urt 8]. En 1256, il y avait à Urt un prêtre nommé Raymond, dont le sanctuaire probablement entouré de quelques habitations se situait sur un plateau d'une altitude de 40 mètres environ, au sommet de cette colline[Urt 8]. On retrouve les deux foyers de population urtoise : près du fleuve, ressource économique, et en hauteur, à l'emplacement futur du Bourg[Urt 8]. Il s'agit d'une structure fréquente dans cette région, due au relief local : les villages proches deLahonce,Urcuit etGuiche se développèrent de la même façon[Urt 8]. Durant cette période, Urt dépendait de l'abbaye de Sorde[Urt 9].

Une expansion grâce à la navigation commerciale auxXIVe et XVe siècles

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Une barque au port d'Urt.

En1312 fut fondée sur l'Aran, en amont d'Urt,La Bastide-Clairence, qui appartenait à laBasse-Navarre[Urt 10] et devait lui permettre un accès à la mer, via l'Aran et l'Adour. Le développement important de labastide entraîna une forte hausse du trafic et le Port du Vern d'Urt, au confluent de l'Aran et de l'Adour à quelques mètres en amont du Port, vit son activité et sa taille augmenter fortement[Urt 9]. Le trafic fluvial sur l'Adour était aussi intense, vers Bayonne en aval et versPeyrehorade etDax en amont ; Urt était une étape importante avec l'embouchure de l'Aran, des chantiers de batellerie fluviale[Urt 11]. Urt, avantagé par sa position géographique, subissait en revanche le régime féodal, avec l'autorité, sur le plan religieux, de lacathédrale de Bayonne, qui percevait ladîme, et de la seigneurie des Gramont[Urt 12].

Urt et les Gramont duXVIe siècle à la Révolution

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Urt fit partie du comté de Guiche, appartenant aux Gramont, dès son érection en1563 parCharles IX[46]. Le, lesseigneurs de Gramont, réunissant une assemblée d'une cinquantaine de propriétaires urtois (le « capitou »), établirent les statuts communaux d’Urt (Statuts accordés à la paroisse d'Urt par le Baron de Gramont le), comprenant 24 articles qui régissaient notamment les droits d'usage de la forêt, les corvées et sanctions encourues[Urt 13]. Ces statuts furent reconduits et enrichis en1606 et1616[Urt 14]. La communauté urtoise, composée alors d'une centaine de personnes, se réunit à nouveau le et demanda le respect des statuts par tous les habitants ainsi que le paiement d'une amende par ceux qui ne se rendaient pas à ces assemblées[Urt 15]. À partir de1648, Urt fit partie du nouveauduché-pairie de Gramont[46].

Urt et le Labourd

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Article détaillé :Géographie politique des communes des Pyrénées-Atlantiques sous l'Ancien Régime.

La relation d'Urt auLabourd présente quelques particularités (partagées avec les villages voisins deBardos etGuiche).

Pendant l'Ancien Régime, ces trois paroisses ne dépendaient pas judiciairement des institutions judiciaires labourdines, mais de lasénéchaussée de Came[47]. Alors qu'elles avaient cessé de participer aux travaux duBiltzar du Labourd, elles furent admises de nouveau dans cette assemblée en1763, à charge de contribuer désormais aux travaux de celle-ci[48]. Ces péripéties semblent à Anne Zink de peu de signification : même avant ce rattachement, les trois paroisses étaient fiscalement labourdines, et c'était la coutume de la province du Labourd qui y régissait le droit civil[49].

La Révolution

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À la convocation desétats généraux, en1788, les habitants de la paroisse d'Urt rédigèrent leur proprecahier de doléances, qui fut groupé avec ceux d'une quarantaine de paroisses aux alentours, à Ustaritz, le[Urt 16]. Le cahier d'Urt comportait trois parties[Urt 16] :

  • demande d'un impôt unique généralisé pour contrecarrer la mainmise desfermiers généraux (qui auraient accaparé 90 % des impôts royaux) ;
  • rappel de la franchise accordée àBayonne et d'autres villages, et non à Urt, ce qui désavantage son économie ;
  • mention de l'aridité des sols et des taxes excessives sur les vins, qui forment à l'époque une partie importante des revenus du village.

Il n'y a aucun document dans les archives entre ce cahier et le début du registre des délibérations en date du[Urt 16]. La paroisse, devenue commune desBasses-Pyrénées, adopta alors lecalendrier républicain[Urt 16]. Le 8 frimaire an II (), la commission chargée des archives, notamment des titres deféodalité, décida qu'elles seraient instamment brûlées en place publique, ce qui explique le peu d'informations sur les périodes antérieures à Urt[Urt 16].

Le, fut ouvert un registre de volontaires pour l'armée où personne ne s'inscrivit[Urt 17]. Le1er avril, un vote à bulletins secrets désigna Pierre Naubonnets par une forte majorité (lequel s'enfuit le1er mai)[Urt 17]. LesEspagnols attaquèrent le, tous les hommes aptes à porter les armes et âgés de 18 à 40 ans furent convoqués[Urt 18].

Du au, Urt prit le nom deLiberté[Urt 18]. Le, les représentants du peuple Dartigoueyte et Cavanacq (qui ont autorité sur quatre départements) décidèrent notamment d'anéantir les enseignes religieuses des places et routes ; le même jour, le curé d'Urt et de Guiche abdiqua ses fonctions[Urt 19].

UnXIXe siècle prospère et l'arrivée du progrès

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Carte du département desPyrénées-Atlantiques dressée en 1852 parVictor Levasseur.

La pêche (saumons etaloses), les marchés et foires, l'usine de sel, le passage sur l'Adour (en bac) et la navigation fluviale continuaient de faire d'Urt un village prospère[Urt 20]. Lors des guerres de la fin duPremier Empire, la commune fut occupée par les troupes françaises puis anglaises[Urt 21].

Il n'y eut pas de bouleversements notables dans l'histoire d'Urt entre1815 et l'arrivée des progrès modernes dans la deuxième moitié duXIXe siècle[Urt 21] : lechemin de fer en 1862 (mais exploité seulement en 1864), lepont sur l'Adour vers 1885, letélégraphe en 1889, l'électricité en 1904 et letéléphone en 1910.

À cette époque, l'économie urtoise reposait notamment sur unesaline ouverte en1881, des tuileries etcarrières de pierre, une fabrique de bougies, de nombreux commerces, unharas et toujours lapêche, le trafic fluvial, les chantiers navals, les marchés[Urt 21]. Administrativement, le principal évènement duXIXe siècle à Urt fut la question de la possession du quartier de la Côte, à l'extrême sud de la commune à 6 km du centre, enserré notamment par les communes deBriscous,Hasparren etBardos, tout en étant proche du centre deLa Bastide-Clairence[Urt 22]. Le, cette commune demanda à annexer ce quartier, demande combattue par la municipalité d'Urt invoquant la non-continuité territoriale due à une langue de terre de la commune d'Hasparren et l'absence de troubles[Urt 22]. Le, des électeurs du Bourg demandèrent la séparation du Bourg et de la Côte, refusée par les habitants de cette dernière, dépendants du Bourg[Urt 22]. L'histoire se répéta en 1898, mais la Côte resta urtoise[Urt 22].

XXe et XXIe siècles

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Le monument aux morts d'Urt.
Le monument aux morts d'Urt.

Durant laPremière Guerre mondiale, 58 soldats urtois périrent, lemonument aux morts leur rendant hommage fut inauguré le[Urt 23].

Lors de laDeuxième Guerre mondiale, la commune d'Urt se situait en zone occupée. La préfecturePau se situant, elle, enzone libre, l'arrondissement de Bayonne fut rattaché àMont-de-Marsan. Les troupes allemandes d'occupation, arrivées le, repartirent le[Urt 24].

L'eau potable n'arriva au Bourg qu'à la fin des années 1950, puis dans certains quartiers en1964 et1965[Urt 25]. L'entreprise Lecomble et Schmitt, toujours présente aujourd'hui, s'installa en1967 grâce à un dégrèvement d'impôts décidé par la municipalité[Urt 25]. Lors de ce siècle, la commune perdit nombre d'habitants notamment en raison de l'exode rural, du développement de la route aux dépens du fleuve et de la voie ferrée, l'économie périclita et ne reposa quasiment plus que sur l'agriculture. Cependant, grâce au tourisme mais surtout à la proximité de Bayonne et l'explosion immobilière dans la région, la population et l'économie repartirent fortement à la hausse durant les dernières décennies. La géographie de la commune en fut marquée par une grande augmentation du nombre de lotissements. La vie municipale fut marquée par une grande stabilité politique avec notammentJean Castaings qui fut maire pendant vingt-cinq ans entre 1983 et 2008, soutenant son successeur Robert Lataillade.

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2014 dans les Pyrénées-Atlantiques.

Urt reste un village marqué à droite, mais aussi au centre.

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2002, les électeurs urtois votèrent[Note 6] à 24,53 % pourJacques Chirac (19,88 % au niveau national), à 14,77 % pourLionel Jospin (16,18 % au niveau national), et 12,41 % pourJean Saint-Josse, candidatChasse, pêche, nature et traditions desPyrénées-Atlantiques, qui n'eut que 4,23 % au niveau national.Jean-Marie Le Pen n'obtint que 8,05 %, à comparer avec ses 16,86 nationaux. Au second tour, Jacques Chirac recueillit 89,20 % des suffrages exprimés, plus que les 82,21 % au niveau national[50],[51].

Lors du premier tour desélections législatives de 2002, les électeurs urtois votèrent à 41,68 % pourJean Grenet (UMP) (42,19 % dans la circonscription), et à 24,12 % pourJean Espilondo (29,44 % dans la circonscription). Au second tour, les mêmes obtinrent 62,46 et 37,54 % (55,08 et 44, 92 % dans la circonscription)[52],[53].

Les électeurs urtois répondirent négativement auréférendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe, mais avec une majorité y étant opposée moins forte que sur le plan national (51,05 % à Urt, 54,67 % pour toute la France)[54],[55].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2007,Nicolas Sarkozy obtint 28,33 % des voix urtoises, soit moins qu'au niveau national (31,18 %), notamment en raison du score élevé dans la commune deFrançois Bayrou (27,26 % à Urt, 18,57 % sur toute la France).Ségolène Royal obtint à Urt 23,42 % des voix (25,87 % sur le plan national). Au second tour, l'écart entre les candidats fut légèrement moins marqué que sur le plan national puisque Nicolas Sarkozy obtint 52,55 % à Urt et 53,06 % sur tout le territoire[56],[57].

Lors du premier tour desélections législatives de 2007, les électeurs urtois votèrent à 45,63 % pourJean Grenet (UMP) (43,21 % dans lacinquième circonscription), à 24,46 % pourJean Espilondo (27,65 % dans la circonscription) et à 11,91 % pour la candidate duMouvement démocrate Marie-Hélène Chabaud-Nadin (9,85 % dans la circonscription). Au second tour, Jean Grenet obtint 57,93 % des voix face à Jean Espilondo (52,93 % dans la circonscription)[58],[59].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2012,Nicolas Sarkozy obtint 27,65 % des voix urtoises, légèrement plus qu'au niveau national (27,18 %) et queFrançois Hollande 26,65 % à Urt, 28,63 % sur le plan national. Les trois candidats suivants,Marine Le Pen,Jean-Luc Mélenchon etFrançois Bayrou obtinrent chacun environ 12 à 13 % des suffrages exprimés. Au second tour, les résultats furent proches du plan national puisque François Hollande obtint 51,42 % à Urt et 51,64 % sur tout le territoire[60],[61].

Lors du premier tour desélections législatives de 2012, les électeurs urtois votèrent à 35,48 % pourJean Grenet (UMP) (30,36 % dans la circonscription) et à 34,11 % pourColette Capdevielle (37,70 % dans la circonscription), les autres candidats obtenant tous moins de 9 %. Au second tour, Colette Capdevielle obtint 49,95 % des voix, soit une de moins, face à Jean Grenet (56,47 % dans la circonscription)[62],[63].

Au premier tour de l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron, François Fillon, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, arrivés dans cet ordre, obtiennent tous entre 17 et 23 % des suffrages. Seule Marine Le Pen a plus de 2 % d'écart avec son score national (elle a à Urt 4 % de moins). Avec 30 % au second tour, elle conserve cet écart avec le score national[64].

Auxlégislatives 2017, la candidateMouvement démocrate/La République en marcheFlorence Lasserre est en tête aux premier et second tours comme dans le reste de la circonscription[65].

L'abstention est généralement plus faible à Urt qu'au niveau national ; comme pour celui-ci, la participation est bien plus importante pour les élections présidentielles que pour les scrutins locaux. Aux élections présidentielles de 2012, l'abstention fut à Urt de 13,65 % au second tour (national 19,65 %) ; aux législatives de 35,71 % (44,60 % nationalement).

Administration municipale

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Urt ayant entre 1 500 et 2 499 habitants, leconseil municipal est constitué de 19 conseillers dont le maire[66].

Liste des maires

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Article détaillé :Liste des maires d'Urt.

Depuis 1971, cinq maires se sont succédé à Urt :

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
Michel Thielley Médecin et chirurgien-urologue
19771983René BélaubePS 
Jean CastaingsRPR puisUMP[67]Directeur de mutuelle retraité
Conseiller général ducanton de La Bastide-Clairence(1979 → 1992 puis 1998 → 2015)
Conseiller régional d'Aquitaine
2020Robert LatailladeDVDRetraité de la fonction publique
2020en coursNathalie Martial-Etchegorry  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives

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Urt relève des juridictions des tribunaux d'instance et de grande instance deBayonne, dans le ressort de lacour d'appel de Pau[68].

Urt fait partie ducanton de La Bastide-Clairence, lui-même situé dans ledépartement desPyrénées-Atlantiques enrégionNouvelle-Aquitaine. La commune appartient à la cinquième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Intercommunalité et associations

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La commune fait partie de laCommunauté d'agglomération du Pays Basque depuis sa création en 2017.

Un panneau de bienvenue de lacommunauté de communes Nive-Adour à Urt.

En 2010, la commune participait à cinq structures intercommunales[69] :

Urt ne faisait partie d'aucunecommunauté de communes jusqu'au, date à laquelle elle rejoignit lacommunauté de communes Nive-Adour[70]. Elle accueille le siège du syndicat intercommunal de protection des berges de l'Adour maritime et de ses affluents (SIPBAMA).

La commune fait également partie de plusieurs associations[71] :

  • l'association des maires des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le centre de gestion de la fonction publique territoriale ;
  • la mission localeAvenir Jeunes Pays basque ;
  • le conseil des élus du Pays basque ;
  • lebiltzar des communes du Pays basque.

Endettement

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En 2009, l'endettement était de 1 089 000 €, soit 531 € par habitant, alors qu'en 2008 il était de 187 000 €, soit 106 € par habitant[72],[73].

Jumelages

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Au, Urt n'estjumelée avec aucune commune[74].

Population et société

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Démographie

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La déclaration des biens-fonds[75] de 1749 dénombre 289 feux à Urt. Le rôle de la capitation de 1751, en recense, quant à lui, 289[76].

La commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayonne[77].

Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[78]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[79].

En 2023, la commune comptait 2 346 habitants[Note 7], en évolution de +1,96 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Atlantiques : +4,32 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
1 3171 2801 3191 4361 6571 8051 7351 7421 748
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
1 6591 6261 7491 6811 6531 7191 7301 7351 639
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
1 7471 5881 8961 5841 5531 3221 2511 2801 256
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620072012
1 1801 0471 0551 1201 5831 7021 9882 0282 220
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
201720222023------
2 3012 3422 346------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[80] puisInsee à partir de 2006[81].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

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En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 30,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,9 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 29,4 % la même année, alors qu'il est de 30,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 155 hommes pour 1 161 femmes, soit un taux de 50,13 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (52,08 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[82]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,1 
90 ou +
2,2 
7,4 
75-89 ans
8,9 
19,2 
60-74 ans
20,1 
20,7 
45-59 ans
19,7 
19,4 
30-44 ans
20,5 
11,2 
15-29 ans
10,2 
21,1 
0-14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département desPyrénées-Atlantiques en 2022 en pourcentage[83]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,6 
8,9 
75-89 ans
12 
19,1 
60-74 ans
19,9 
20,8 
45-59 ans
20,1 
17,9 
30-44 ans
17,4 
16,2 
15-29 ans
14 
16,1 
0-14 ans
14 

Enseignement

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AuXVIIIe et au début du XIXe siècle, l'enseignement des garçons était assuré par un maître rétribué par ses élèves[Urt 26]. Une école primaire élémentaire fut créée en 1833, mais l'école privée de François Placé la concurrença à partir de 1837[Urt 27]. Celui-ci devint instituteur communal en 1841[Urt 27]. En 1855, plus de 25 ans avant la loi deJules Ferry, le conseil municipal d'Urt vota la gratuité de l'enseignement public[Urt 28]. Une nouvelle école fut construite en 1858[Urt 28]. L'enseignement des filles était quant à lui assuré depuis 1838 au moins par une institutrice privée, qui devint institutrice communale en 1849[Urt 29]. Reprise par une religieuse, l'école de filles fut laïcisée en 1898[Urt 30]. Vers 1908, une école fut créée à Séquillon, sa fermeture pour manque d'élèves refusée en 1913 et officielle en 1921[Urt 31]. Face à l'accroissement de la population scolaire, le nouveau groupe scolaire mixte Francis-Jammes fut inauguré en 1986[Urt 32]. La commune administre le groupe scolaire Francis-Jammes qui regroupe uneécole maternelle et uneécole élémentaire. À la rentrée scolaire de, l'effectif était de 204 élèves[84].

Urt est située dans l'académie de Bordeaux[85]. Lescollèges publics les plus proches sont le collège Aturri àSaint-Pierre-d'Irube (distant de 15,7 km), le collège deBidache (distant de 17,0 km) et le collège Elhuyar àHasparren (distant de 18,2 km). C'est ce dernier qui est le collège de secteur. Leslycées publics les plus proches sont le lycée professionnel Paul-Bert, le lycée général, technologique et professionnel Louis-de-Foix et le lycée général René-Cassin, tous situés àBayonne.

La commune accueille la maison d'enfants du Val d'Adour, dont l'inauguration des nouveaux locaux a eu lieu le, et qui est présente depuis 1965[86].

Manifestations culturelles et festivités

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Les fêtes d'Urt se déroulent tous les étés.

Santé

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Le centre de secours rénové.

La commune dispose de plusieurs médecins généralistes et spécialisés, d'une pharmacie, de deux maisons de retraite[87]. L'hôpital le plus proche est lecentre hospitalier de la Côte Basque. Créé en 1974, le centre de secours d'Urt couvre les territoires des communes d'Urt,Urcuit,Briscous,Lahonce etSaint-Laurent-de-Gosse en premier appel[88]. Le nouveau centre de secours, rénové et agrandi, a été inauguré le[89].

Sports

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L'espace culturel et sportif Jean-Castaings.

La commune dispose d'un terrain de sport extérieur, notamment utilisé par le club de football urtois. À côté de ce terrain se trouve le Tennis Club Urtois, club affilié à laFédération française de tennis et disposant de trois courts dont un couvert[90]. En face se trouve l'espace culturel et sportifJean Castaings, du nom de l'ancien maire etprésident duConseil général des Pyrénées-Atlantiques[Note 8]. Il a été inauguré le[91]. Urt accueille également une association cycliste, Urt Vélo 64, qui organise régulièrement des courses sur le territoire de la commune[92]. Quentin Aubague,cycliste handisport passé par le club d'Urt, détient de nombreux titres mondiaux[93],[94].Enfin, le fronton d'Urt a été construit en 1929. Il se situe dans le parc paroissial.

Médias

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Il n'existe pas de média local traitant uniquement d'Urt, excepté le bulletin municipal édité par la mairie. Celui-ci a adopté une nouvelle formule en repartant du numéro 1 à l'élection de Robert Lataillade, en 2008[95].

Les journaux régionaux et locaux, comme le quotidienSud Ouest[96] oule journal du pays basque, traitent régulièrement d'Urt dans leurs rubriques locales. L'actualité de la commune est également couverte par la radioFrance Bleu Pays Basque ou les décrochages régionaux de certains médias nationaux (France 3 par exemple).

L'association Val d'Adour Maritime, dont le siège est situé à Urt, édite également un journal,Le Sel de l'Adour, traitant de l'Adour dans son secteur maritime[97].

Cultes

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Église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie.

Urt relève de la paroisse Saint-Pierre de Nive-Adour - Saint-Pierre-d’Irube au sein dudiocèse de Bayonne[98] dont dépend l'église de l'Assomption. Les Urtois disposent également d'autres lieux de culte catholique, au sein dumonastère Sainte-Scholastique et de l'abbaye Notre-Dame de Belloc où les moines bénédictins ont créé une liturgie en basque[99].

Il y a à Urt trois cimetières : celui, situé au Bourg à proximité de l'église, où est enterréRoland Barthes, et deux cimetières dépendant de l'abbaye de Belloc et dumonastère Sainte-Scholastique, au sud de la commune[4].

Économie

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Revenus de la population

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En 2007, lerevenu fiscal médian par ménage était de 17 761 €, ce qui plaçait Urt au 10 570e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[100].

Emploi

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Les agriculteurs exploitants étaient 20 à Urt en 2007, ce qui correspondait à 2,1 % des actifs de 15 à 64 ans. Le deuxième secteur d'activité (industrie) représentait 208 Urtois, soit 21,8 % et le troisième secteur 724 (76,0 %)[77].

En 2007, les chômeurs représentaient 7,6 % de la population active, soit 5,5 % de la population de 15 à 64 ans[77].

Entreprises et commerces

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Uncabestan reconstruit à Urt (auquel manquent les bras).
Les cabestans servaient à la pêche fluviale en ramenant sur la berge les filets emplis depoissons.

Le fleuve fut le premier moteur de l'économie et permit la création du village, tout d'abord grâce à la pêche puis grâce à la navigation. L'économie d'Urt fut florissante jusqu'auXIXe siècle grâce aux marchés, à la pêche, aux chantiers navals…

L'agriculture fut aussi un moteur de l'économie de la cité. Développée dès sa création, elle permit la subsistance du village auXXe siècle malgré l'exode rural.

Le chemin de fer, en remplaçant la navigation fluviale progressivement, favorisa la continuation des marchés et rapprocha le village de Bayonne.

Les créations de l'autoroute et d'une route longeant l'Adour ont à nouveau rapproché la cité de Bayonne, favorisant le développement de logements pour les personnes travaillant à Bayonne, ceci soutenant les commerces locaux. En été, le tourisme est également un soutien de l'économie urtoise.

Des chevaux sur le tuc du Bouc ou tuc d'Anguély.

L'activité de la commune est principalement agricole. Selon la mairie d'Urt, il y a dans la commune 26hectares de maïs, 75chevaux etponeys, 700bovins, 4 500porcs, 30 000canards et 35 000poulets[101]. Le kiwi est cultivé sur les berges de l'Adour à l'est de la commune, Urt se situant au début de la zone de production qui s'étend jusqu'au Gers[102].

La commune fait partie de plusieurs zones d'Indication Géographique Protégée (IGP) : l'IGPKiwi de l'Adour[103] ; l'AOC /AOP[Note 9]ossau-iraty (fromage)[104] ; l'IGP Tomme des Pyrénées (fromage)[105] ; l'IGP Volailles de Gascogne[106] ; l'IGP Volailles du Béarn[107] ; l'IGPJambon de Bayonne (zones de production des porcs et de transformations des jambons)[108] ainsi que l'IGP Canard à foie gras du Sud-Ouest[109].

Les religieux de l'abbaye Notre-Dame de Belloc fabriquent le fromage de brebisAbbaye de Belloc sous le nom de sociétéArdigasna, qui fait partie des cinquante premières[110] entreprises agroalimentaires du département.

La commune dispose d'un supermarché[111]. Il existe unezone d'activités de 15 000 m2 à proximité de lagare[Urt 33]. La commune accueille également le siège et l'usine de l'entrepriseLecomble & Schmitt, qui fabrique des appareils à gouverner[112].

Tourisme

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Le camping La Ferme de Mimizan.

La commune accueille sur son territoire un hôtel-restaurant possédant deux étoiles et douze chambres (l'Estanquet), deux campings de 104 et 43 emplacements et plusieurs restaurants[113],[114]. Le tourisme participe à l'économie urtoise en été grâce à la proximité de laCôte basque et du piémont pyrénéen ; la commune accueille unoffice de tourisme.

Culture locale et patrimoine

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Monuments et lieux touristiques

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Patrimoine religieux

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Église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie.
L'abbaye Notre-Dame de Belloc, sur un relief au sud de la commune.

La chapelle de l'Immaculée-Conception, construite en 1863 sur l'île de Bérens[115] abrite un maître-autel[116] et un ensemble de sept verrières[117].

L'église de l'Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, située au Bourg et construite en 1675[118] contient un ex-voto (maquette de bateau)[119] et un tableau[120] de René-Marie Castaing représentant saint Benoît.

La commune abrite deuxcommunautés religieuses bénédictines, toutes deux situées au sud de la commune, au quartier de la Côte qui était relativement isolé au moment de leur fondation. Il s'agit, d'une part, dumonastère Sainte-Scholastique (bénédictines), construit en 1939[121] incluant une église qui recèle un chœur décoré[122], un tabernacle[123] en mosaïque, un maître-autel[124] et un ensemble de deux autels[125] et, d'autre part, de l'abbaye Notre-Dame de Belloc, qui accueille des bénédictins et fut construite en 1875[126].

Patrimoine civil

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Plusieurs édifices civils urtois font l'objet d'une notice dans l'inventaire du patrimoine culturel français (base Mérimée) : une maison de maître au lieu-ditEtche Zahar[127], une ferme duXVIIe siècle àGuilhem[128], une autre duXIXe àJouanichon[129], ainsi qu'une maison de maître sur l'île de Bérens[130].

Patrimoine environnemental

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Une race de bovins, la blonde d'Urt[131] (bêtes à poil roux, de taille moyenne et fortement charpentées), très bien adaptée aux travaux de charrois et de labours en terrain accidenté, existait encore au début duXXe siècle, constituant avec labéarnaise et lalourdaise la blonde des Pyrénées, localisée en montagne au sud du bassin aquitain, et spécialisée dans la production delait pour l'élaboration de fromages.

Quatre zonesNatura 2000 se situent partiellement sur le territoire de la commune : « la Joyeuse (cours d'eau) » (ouAran), couvrant la rivière, ses bords au niveau de la forêt d'Urt et ses affluents, au sud et à l'est de la commune[132] ; « l'Ardanavy (cours d'eau) », au nord-ouest[133] ; « l'Adour », au nord[134] et les « Barthes de l'Adour », au nord[135].

De plus, quatrezones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont situées partiellement ou entièrement sur le territoire de la commune[136] : la « Barthe d'Urt » ; « les Barthes de l'Adour : Barthe d'Urcuit » ; la « Vallée de la Joyeuse » (ou Aran) et la « Vallée de l'Ardanavy ».

Patrimoine culturel et linguistique

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Roland Barthes

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Roland Barthes évoqua le village dans ses manuscrits deRoland Barthes par Roland Barthes :

« Le délice de ces matinées à U. : le soleil, la maison, les roses, le silence, la musique, le café, le travail, la quiétude insexuelle, la vacance des agressions… »

— Roland Barthes[137].

Il acheta en 1961 la maisonCarboué et repose dans le cimetière d'Urt[45].L'un des séjours estivaux de Roland Barthes à Urt fait l'objet du romanRoland Barthes, un été (Urt 1978) deJean Esponde[138].

L'écrivain est enterré dans le cimetière communal, près de sa mère[139].

Urt, basque ou gascon ?

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Carte des sept provinces basques (1), 1863
Carte des sept provinces basques (2), 1863

Les deux versions de laCarte des sept provinces basques montrant la délimitation actuelle de l'euscara en dialectes, sous-dialectes et variétés dressée en 1863 par le princeLouis-Lucien Bonaparte placent Urt en dehors de l'airebascophone.

LaCarte du pays basque du linguisteJulien Vinson publiée en 1882 dans le livreLes Basques et le pays basque dressant les "limites extrêmes de la langue basque" place Urt etLa Bastide-Clairence en dehors de l'airebascophone.

LeRecueil de linguistique et de toponymie des Pyrénées réalisé en 1887 parJulien Sacaze nous livre pour Urt une version engascon, composée d'une traduction de deux textes mythologiques, ainsi que d'une liste des micro-toponymes de la commune.

LeRecueil des idiomes de la région gasconne réalisé en 1894 par le linguisteÉdouard Bourciez nous livre pour Urt une version de laparabole de l'enfant prodigue traduite engascon.

Selon V. Dubarat (en 1929), « Urt fait partie d'un îlot gascon avecGuiche,Came etSames, lequel a pénétré enPays basque et s'y est implanté de bonne heure »[140].

La carte duPays Basque français dressée en 1943 par Maurice Haulon laisse apparaître la "démarcation actuelle entre la langue basque et les dialectes romans", incluant la commune d'Urt dans l'airegasconophone.

Dans son livreLes Basques édité en 1955, lebascologuePhilippe Veyrin analyse plusieurs aspects de l'histoire et des traditions du Pays basque. Il présente également la limite entre langue basque et dialectegascon, faisant état de chacune des ultimes communes bascophones. Il ajoute : " Toutes ces localités sont entièrement basques de langue, saufUrt et Bardos à une extrémité, Montory à l’autre, devenues plus qu’à demi gasconnes ou béarnaises. "D'après laMorfología del verbo auxiliar vasco [Morphologie du verbe auxiliaire basque], Urt n'est pas située dans l'airebascophone.

Selon Jacques Allières qui dresse en 1977 la frontière linguistique de la languebasque, la frontière linguistique entre basque et gascon passerait entreBriscous et l'Adour, au sud-ouest d'Urt, gasconne[141].

Philippe Lartigue considère qu'Urt fait partie d'une zone linguistique gasconne[142].

Des noms gascons témoignent de cette appartenance :Etchepette, leCampas, leTuc du Bouc… À Urt, sur les 111 toponymes relevés par l'Insee, plus d'une centaine seraient gascons[143].

Cependant, la culture basque est bien présente à Urt et la commune participait au Biltzar duLabourd auXVIIIe siècle[48]. Urt fait donc partie d'une zone frontière, avec une culturesharnèga[Note 10], comme en témoigne le nom duTuc de Biscarrague, qui vient à la fois du gascon et du basque[144].

Héraldique

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Urt ne possédait pas d'armoiries jusqu'en 1984, date à laquelle le blason suivant fut adopté par le conseil municipal[Urt 34] :

BlasonBlasonnement :
D'azur, à un pont droit alésé de trois arches de gueules * maçonné de sable, accompagné en pointe de deux saumons nageant l'un sur l'autre, celui de la pointe contourné, et en chef d'une étoile, tous d'argent.
Commentaires : * Il y a là non-respect de larègle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (gueules sur azur).

Les éléments du blason peuvent être analysés ainsi[Urt 34] :

  • le fond bleu représente l'eau, très présente à Urt, village au confluent de l'Aran et de l'Adour ;
  • les poissons (deux saumons) font référence au village de pêcheurs qui se trouvait à l'emplacement actuel d'Urt aux alentours duXIe siècle : lapêche fut une grande activité durant toute l'histoire d'Urt ;
  • le pont est un symbole de communication : il permet de relier les différentes rives du fleuve. Bien que la construction du pont ne date que de la fin duXIXe siècle, Urt fut de toujours un lieu de passage grâce aux commerces et différents pèlerinages comme celui deSaint-Jacques-de-Compostelle. Un bac se situait d'ailleurs à l'emplacement du pont avant sa construction, l'emplacement favorable d'Urt dans un coude étroit de l'Adour favorisant le passage du fleuve ;
  • l'étoile a ici une connotation religieuse, elle exprime la protection d'Urt par la Vierge. En effet, l'église d'Urt est dédiée à Notre-Dame de l'Assomption.

Notes et références

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Ouvrages

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  2. Éric Dupré-Moretti, sectionEsquisse géologique du bassin de l'Adour à Urt,p. 20 et 21.
  3. a etbGilbert Desport, sectionLes moulins d'Urt,p. 160 et 161.
  4. Jacques Bruyères, sectionLe chemin de fer à Urt,p. 225.
  5. a etbop. cit.,p. 228.
  6. Georges Pialloux, sectionLa vie municipale,p. 89.
  7. ab etcJacques Bruyères, sectionLe chemin de fer à Urt,p. 231.
  8. abcde etfMarianne Joly, sectionUrt, village perché de rivière,p. 33.
  9. a etbop. cit.,p. 34.
  10. Georges Pialloux, sectionDu côté de l'église,p. 194.
  11. Marianne Joly, sectionUrt, village perché de rivière,p. 35.
  12. op. cit.,p. 36.
  13. op. cit.,p. 37 à 39.
  14. op. cit.,p. 40.
  15. op. cit.,p. 43.
  16. abcd eteGeorges Pialloux, sectionLa vie municipale,p. 62-63.
  17. a etbop. cit.,p. 67.
  18. a etbop. cit.,p. 68.
  19. op. cit.,p. 68 et 69.
  20. Marianne Joly, sectionUrt, village perché de rivière,p. 45.
  21. ab etcGeorges Pialloux, sectionLa vie municipale,p. 71.
  22. abc etdop.cit.,p. 91 et 92.
  23. op. cit.,p. 99.
  24. op. cit.,p. 102-103.
  25. a etbop. cit.,p. 108-109.
  26. Pierrette Bruyères, sectionL'enseignement de la fin duXVIIIe siècle à nos jours,p. 120 et 121.
  27. a etbop. cit.,p. 122.
  28. a etbop. cit.,p. 123.
  29. op. cit.,p. 124.
  30. op. cit.,p. 129.
  31. op. cit.,p. 130-131.
  32. op. cit.,p. 135.
  33. Marianne Joly, sectionUrt, village perché de rivière,p. 57.
  34. a etbGilbert Desport, sectionLes armoiries d'Urt,p. 15 à 19.

Notes et cartes

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  • Notes
  1. Cela signifie que l'on prononce let final, sans appuyer.
  2. Les records sont établis sur la période du au.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  6. Les données exprimées en pourcentages se rapportent aux votes exprimés.
  7. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  8. Maire de 1983 à 2008, président du conseil général de 2008 à 2011.
  9. L'appellation d'origine contrôlée (AOC) est un label faisant partie desappellations d'origine protégée européennes ; toutes deux étant desIndications Géographiques Protégées (IGP, niveau européen).
  10. Le motsharnègo (fémininsharnèga) signifie en occitan gascon « métis », désignant localement l'hybridation entre basque et gascon, se traduisant par le mélange des cultures, lieux et peuplades…
  • Cartes
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Voir aussi

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Bibliographie

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