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Ordre de Sainte-Ursule

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Ne pas confondre avec laCompagnie de Sainte-Ursule d'Anne de Xainctonge, une autre congrégation religieuse féminine enseignante.

Ordre de Sainte-Ursule
Image illustrative de l’article Ordre de Sainte-Ursule
Ursulines.

Congrégation de religieuses fondée en 1606 par le cardinalSourdis, archevêque deBordeaux et par la Mère Françoise deCazères ; spécialement dévouée à l'instruction de la jeunesse du Seace. Supprimées par loi du5 frimaire an 6 de la République française, ou5 novembre 1797.

Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale1539
parPaul III
Institutordre monastique
RègleRègle de saint Augustin
Butéducation des filles, soins aux malades et aux nécessiteux
Structure et histoire
Fondationnovembre 1535
Brescia (Italie)
FondateurAngèle Mérici
Patronsainte Ursule
Liste des ordres religieux

L'ordre de Sainte-Ursule est unordre religieux catholique fondé en àBrescia enLombardie (Italie) par sainteAngèle Mérici (1474-1540). Il se consacre principalement à l'éducation des filles ainsi qu'aux soins des malades et des nécessiteux dans de nombreuses maisons qui en vinrent à être appeléescouvents des Ursulines.

Histoire

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Sainte Ursule, parBenozzo Gozzoli, v. 1455-1460.

Fondation

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Contrairement aux congrégations catholiques de cette époque, lacompagnie deSainte-Ursule fondée parAngèle Merici (1474-1540) est une nouvelle famille de religieuses non cloîtrées et n'ayant pas prononcé de vœu public. Ces sœurs sont donc, en fait, des laïques qui se rencontrent souvent pour des congrès et des actes de dévotion, mais ne vivent pas en communauté. Dans ses écrits, Angèle Merici ne donne aucune consigne concernant leurapostolat. Quatre ans après sa mort, la compagnie est reconnue par lepapePaul III. À la suite duconcile de Trente (1545) entre autres, les Ursulines commencent à vivre en communautés retirées à Milan (1572) et à Avignon (1596). En1572, lecardinalarchevêque de Milan, saintCharles Borromée en modifie les institutions en soumettant les sœurs à larègle de saint Augustin. Les sœurs prononcent désormais des vœux et se voient imposer la vie commune. Elles se soumettent à l'autorité épiscopale. Le nouvelordre ainsi créé est officiellement reconnu parGrégoire XIII. Seules les sœurs de Brescia conservent les institutions originales d'Angèle Merici. Le rayonnement des ursulines se répand enAmérique du Nord auXVIIe siècle, puis rapidement au monde entier.

Les différentes congrégations ursulines

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AuXXIe siècle, 43 familles religieuses reconnaissent Angèle Mérici pour fondatrice : ordre religieux, congrégations, fédérations, maisons autonomes, institut séculier… parmi lesquelles :

Apostolat

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Les Ursulines perpétuent l'œuvre d'éducation de leur fondatrice de manières diverses : accueil, établissements scolaires, accompagnement spirituel, dispensaires et aide aux plus pauvres.

Belgique

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C'est un évêquesuffragant qui établit les Ursulines àLiège en1614, en provenance de Bordeaux, souhaitant renforcer l'enseignement catholique aux frontières de laRéforme. Elles se fixent auPont-de-Torrent derrièreSaint-Denis. En1619, elles demeurent en Souverain-Pont à Lombard et enfin, en1642, dans la rue Hors-Château où elles vont rester jusqu'à l'époque duroyaume uni des Pays-Bas en 1817. La dernière Ursuline de Liège, Marie-Madeleine Lovinfosse, est décédée à l'âge de 84 ans à cette date[1]. La chapelle est construite en1660.

Couvents de Belgique

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  • Couvent des Ursulines de Liège ;
  • Couvent des Ursulines deMons, fondé en 1648[2] (première tentative de fondation en 1633)[3] ;
  • Couvent des Ursulines deHuy, fondé par leCouvent des Ursulines de Liège ;
  • Couvent des Ursulines d'Herselt ;
  • Couvent des Ursulines deDinant[4] ;
  • Couvent des Ursulines deGivet, fondé par le suffragant fondateur du couvent de Liège:En 1623, Étienne Strecheus, qui était chanoine de l'église cathédrale de Liège et prévôt de Saint-Jean, érigea à Givet un couvent d'Ursulines soumis à la règle de la congrégation de Bordeaux[5] ;
  • Couvent des Ursulines deBlaugies ;
  • Couvent des Ursulines deStavelot, fondé par des Ursulines d'Aix-la Chapelle[6] ;
  • Couvent des Ursulines deTournai, fondé en 1667[2].

Pays-Bas

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Plusieurs couvents ont été fondés dans ce pays mais la Réforme puis les armées françaises apportant les idées révolutionnaires ont contribué à la disparition de ces institutions.Lemonastère des Ursulines (nl) àRuremonde en est un exemple.

Allemagne

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Les couvents belges vont ensuite s'installer enAllemagne.

Canada

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Marie de l'Incarnation, ursuline de Tours, et deux consœurs arrivent en Nouvelle-France en 1639 pour fonder une maison à Québec, dont le but est d'instruire et de convertir au christianisme les petites Amérindiennes. Des monastères seront par la suite créés, principalement au Canada francophone, dans les villes et villages suivants(date de fondation entre parenthèses) :

France

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Angela Merici, 1947, terre cuite, Charles Tangelder,Musée Venrays (nl).

Madeleine Luillier (de)[8], veuve de Claude le Roux, sieur de Sainte-Beuve établit l'ordre des Ursulines dans lefaubourg Saint-Jacques de Paris en 1608[9]. Les Ursulines deviennent alors un ordre cloîtré et ajoutent les trois vœux ordinaires à celui de se livrer à l'éducation des jeunes filles. L'ordre se propage rapidement en France : en 1668, on compte déjà 310 maisons en France lui appartenant. Au cours des décennies suivantes l'ordre se développe à travers le royaume. Par exemple, les Ursulines s'installent àLaval en 1616,Quimper en 1621, en 1633 àCrémieu, en 1638 à Lignières et àValenciennes en 1654.

À Valenciennes, laRévolution française n'a initialement qu'une faible incidence sur leur vie quotidienne. L'arrêté de 1792 signifiant la fermeture de tous les couvents dans leNord-Pas-de-Calais commence à les inquiéter.

En, l'armée de la République est sous la menace des coalisés. Valenciennes est occupé par les troupes autrichiennes et anglaises. Après quelques moments de calme, les Français remportent labataille de Fleurus en et reviennent à Valenciennes.

Un révolutionnaire nommé Lacoste entre à Valenciennes et procède à de nombreuses arrestations. En, les personnes arrêtées pour « crime d'émigration » et exercice d'une fonction interdite sous la protection de l'ennemi sont conduites à l'échafaud. Le nombre d'exécutions doit se situer autour de 60 à 70 personnes dont trente-sept prêtres, onze Ursulines,Brigittines etUrbanistes.

Dès 1792, réfugiées au couvent de Mons, six Ursulines rejoindront ensuite lecouvent des Ursulines de Liège. Les onze Ursulines martyrisées furent béatifiées en 1920 par le papeBenoît XV.

En 1900, un nombre important de monastères français (installés en France ou à l'étranger) sont regroupés en un ordre international voué à l'apostolat : lesUrsulines de l'Union romaine.

Couvents en France

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Auvergne-Rhône-Alpes

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Bourgogne-Franche-Comté

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Bretagne

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Centre-Val de Loire

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  • Loiret :
    • Couvent des Ursulines deBeaugency, communauté en activité et affiliée aux Ursulines de l'Union Romaine ;
    • Couvent des Ursulines d'Orléans, fondé en 1622.

Grand-Est

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  • Ardennes : Couvent des Ursulines deGivet, fondé par le suffragant fondateur du couvent de Liège.
  • Marne : Couvent des Ursulines deReims, fondé en 1660 et supprimé à la Révolution.
  • Haute-Marne : Couvent des Ursulines deLangres, entre Troyes et Dijon.

Hauts-de-France

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Île-de-France

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Normandie

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  • Calvados :
    • Couvent des Ursulines deBayeux ;
    • Couvent des Ursulines deCaen, en activité et affilié aux Ursulines de l'Union Romaine.

Nouvelle-Aquitaine

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  • Gironde :
    • Couvent des Ursulines deBazas, fondé en 1632 ;
    • Couvent des Ursulines deBordeaux ;
    • Couvent des Ursulines deLangon, fondé en 1607 et supprimé à la Révolution[Note 5].

Occitanie

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  • Aveyron : Couvent des Ursulines de Malet (Saint-Côme-d'Olt). La congrégation a été dissoute en janvier 2021[15].
  • Gard : Couvent des Ursulines deSommières, fondé en 1660, dans la Rue Taillade à l'origine (aujourd'hui « Espace Lawrence Durell ») puis dans leCouvent des Cordeliers (Maison de retraite « La Coustourelle » actuellement), celui-ci, à la suite d'un échange au début des années 1800, s'installera auCouvent des Recollets, situé dans la rue Abbé Fabre (emplacement actuel).
  • Haute-Garonne :Couvent des Ursulines deGrenade, fondé en 1624.
  • Tarn-et-Garonne :
    • Couvent des Ursulines d'Auvillar, fondé en 1648 (AD82-CC21) ;
    • Couvent des Ursulines deMontpezat-de-Quercy, fondé en 1631 par Suzane d'Aster de Gramont, marquise de Montpezat, veuve d'Henri des Prés. Le couvent devient Maison Royale d’Éducation, par lettres patentes du roi Louis XIV en 1776. Rétabli en 1827 et fermé en 1925.

Pays de la Loire

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Provence-Alpes-Côte d'Azur

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Suisse

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La présence des Ursulines enSuisse se rattache à deux traditions bien distinctes[18].

Des groupes s'installent dès leXVIIe siècle dans des localités deSuisse italienne afin de s'y consacrer à l'éducation de jeunes filles. Se rattachant directement à la tradition d'Angèle Merici, elles ne forment que rarement des communautés, enseignant par petits groupes dans leurs églises paroissiales respectives. L’enseignement des ursulines est consacré à la doctrine chrétienne et est donné les jours de fête[19]. Cette activité d’enseignement gratuite aux jeunes filles est d’une qualité inégalée dans les cantons protestants[18]. Le but de ces enseignements est de préparer les femmes dans tous les rôles de la société civile[18]. Le calcul, la lecture, le dessin, l’écriture, la broderie et le tissage y sont enseignés, de même que « comment diriger une famille dans la vertu »[19]. Dans les régions où exercent les ursulines, le taux d’alphabétisation des femmes est élevé[19]. Durant la semaine, les ursulines offre un enseignement gratuit aux familles des classes moyennes et populaires[20]. Dès 1867, les ursulines répondent aux demandes de l’État en diversifiant leurs écoles supérieures (gymnases, écoles sociales, de langues, de commerce, d’arts ménagers)[18].

En Suisse occidentale, les Ursulines se rattachent à la tradition d'Anne de Xaintonge. Elles s'y installent usuellement à proximité de collèges jésuites.

Couvents de Suisse

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  • Bellinzone, fondé en 1730 et supprimé en 1848 ;
  • Brigue, fondé en 1661 ;
  • Delémont, fondé en 1698 et supprimé en 1793 ;
  • Fribourg, fondé en 1634 ;
  • Lucerne, fondé en 1659 et supprimé en 1847 ;
  • Mendrisio, fondé en 1637 et supprimé en 1848 ;
  • Porrentruy, fondé en 1619 et réunifié avec Fribourg en 1947 ;
  • Poschiavo, fondé en 1629 et supprimé en 1684 ;
  • Sion, fondé en 1884.

Tchéquie

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Notes et références

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Notes

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  1. Le monastère de Clermont-Ferrand est associé aux Ursulines de l'Union romaine depuis le 13 mai 1968.
  2. Après la Révolution, les Ursulines revinrent en 1808.
  3. Le site abrite désormais la mairie de Monfort-sur-Meu.
  4. La communauté comprend en 1880, un pensionnat et une école gratuite pour les pauvres.
  5. Le Musée Maurice Poignant occupe actuellement l'ancien couvent.
  6. Les lieux abritent actuellement le Lycée Bossuet.

Références

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  1. Th.Gobert,Liège à Travers le âges, Les rues de Liège,t. 11, Bruxelles, Culture et Civilisation, 1975, Édition augmentée de 1924-1929,p. 37
  2. a etbRené Robaye,Les acteurs de la justice : magistrats, ministère public, avocats, huissiers et greffiers duXIIe au XIXe siècle, Presse universitaire de Namur,, 245 p..
  3. « Extension au17e et 18e siècle Ursulines de l'Union romaine », sursite des Ursulines de l'union romaine en France, Belgique, Espagne(consulté le).
  4. Jean-BaptisteChristyn,Les délices des Pays-Bas : L'évêché et la principauté de Liège,t. 4, Liège, Ed. Bassonpierre,,p. 73 et ss., 157.
  5. J.Lartigue et A.Le Catte,Givet. Recherches historiques, , 1868,p. 108, 12 pp.
  6. Jean-BaptisteChristyn,Les délices des Pays-Bas,t. 4, Anvers,,p. 170 :un couvent de Capucins et un d'Ursulines qui y sont venues depuis peu d'Aix la Chapelle.
  7. Christyn 1786,t. 4,p. 186
  8. Madeleine Lhuillier, veuve de Claude Le Roux.
  9. Madeleine Luillier, née en 1562, mariée en 1581, veuve trois ans plus tard, fut ligueuse de mauvaise réputation dans sa jeunesse. Biographie de 1890 en ligne.
  10. Patrice Beaussier,La communauté des Ursulines de Lignières (1638-1790), Cahiers archéologiques et Histoire du Berry,(ISSN 0007-9693),p. 3
  11. Couvent des Ursulines de Saint-Saulve
  12. Jules Loridan,Les bienheureuses Ursulines de Valenciennes, Paris, V. Lecoffre : J. Gabalda,, 208 p.(lire en ligne)
  13. Couvent des Ursulines d'Arras
  14. Couvent des Ursulines de Saint-Omer
  15. « Décret du 12 janvier 2021 portant abrogation du titre d'existence légale d'une congrégation », surJournal officiel(consulté le).
  16. « Notice descriptive : Ursulines de Montpellier, maison de Sainte-Ursule (1495-1791) », surArchives départementales de l'Hérault(consulté le).
  17. « Mairie d'Aups », suraups-tourisme.com(consulté le).
  18. abc etd« Ursulines » dans leDictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du.
  19. ab etcMiriam Nicoli,« Le rôle éducatif des Ursulines », dans Adélaïde Zeyer, Jasmina Cornut,Le sexe faible. Femmes et pouvoir en Suisse et en Europe, Morges, Département de l'Environnement et de la Sécurité, Service de la Sécurité civile et militaire,
  20. Miriam Nicoli, « Les religieuses et leur rôle éducatif au Tessin à l’aune des écrits conventuels (Ancien Régime- début duXIXe siècle) »,Études de lettres,‎,p. 135-156(DOI 10.4000/edl.873)

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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