L’université de Kyoto(京都大学,Kyōto daigaku?), dont le nom est couramment abrégé en Kyōdai(京大?), est uneuniversitéjaponaise située àKyoto. Elle a été fondée en 1897 en tant qu’université impériale du Japon et appartient depuis 2004 à l’association des universités nationales du Japon.
En 2010, elle comptait environ 22 000 étudiants, tous cycles confondus, dont 1 430 étudiants étrangers, 2 875 enseignants et 2 533 personnels administratifs. Ses trois campus sont situés àKyoto et dans sa périphérie, plus particulièrement les quartiers de Yoshida et deKatsura, ainsi que dans la ville d’Uji. Elle est organisée en dix facultés pour le premier cycle et en dix-sept pour les suivants et compte par ailleurs plusieurs infrastructures comme un hôpital universitaire, un service de bibliothèques comprenant plus de six millions de livres, ainsi qu’un musée.
L’université est créée par le gouvernementMeiji par l’ordonnance impérialeno 209[4] du et devient alors la deuxième université impériale établie par l’empereur, aprèscelle de Tokyo en1877. L’établissement prend le nom d’université impériale de Kyōto(京都帝國大學,Kyōto teikoku daigaku?)[5] et s’installe sur le campus de Yoshida dans le nord de la ville. Un premier département de sciences et d’ingénierie est ouvert en1897, suivi en1899 des départements de droit et de médecine, et en1906 d’un département de lettres. L’établissement est doté de ses premières infrastructures à la même époque, avec l’ouverture en1899 d’une bibliothèque universitaire et d’un l'hôpital. En1914, le département de sciences et d’ingénierie est scindé pour former le département de sciences et le département d’ingénierie[6]. L’université ouvre aussi une école de médecine àFukuoka en1903 dont la gestion est ensuite transférée à l’université impériale de Kyūshū en1911[4].
L’établissement doit une première fois revoir son organisation interne avec l’application de laloi impériale sur les universités de février1919 et les départements sont restructurés en facultés[6]. Un système électoral est aussi mis en place afin que le président de l’université, jusque-là nommé par le ministère de l’Éducation, soit élu par les professeurs de l’université[5]. En mai de la même année, une faculté d’économie est créée, suivie en1923 par une faculté d’agriculture[6]. L’université fixe la couleur la représentant en1920, à l’occasion d’une course d’aviron organisée la même année contre l’université de Tokyo. Les couleurs portées par les deux équipes sont fixées par un tirage au sort. L’université de Kyoto hérite du bleu foncé(濃清,nōsei?) et celle de Tōkyō du bleu clair. Les deux universités continuent depuis à utiliser ces couleurs pour se représenter[7].
Le nombre d’étudiants augmente rapidement dans lesannées 1920, et plusieurs structures qui dépendaient des facultés prennent alors une certaine indépendance[5]. Le campus voit se construire en1925 la tour de l’horloge[8], et le musée de la faculté de lettres connaît trois agrandissements à cette période et jusqu’en1929[9]. La faculté d’agriculture se voit ajouter la gestion d’une ferme expérimentale et d’une forêt en1924[4]. Un institut de recherche en chimie est ouvert en1926, et un autre de recherche en sciences humaines en1939[6].
L’université est marquée par la montée du nationalisme auJapon à partir du début desannées 1930. L’évènement le plus notable se produit en1933 lors de l’incident de Takigawa, du nom d’un professeur de droit accusé par le régime d’enseigner desthèses marxistes. Le ministre de l’Éducation cherche à obtenir le renvoi de cet enseignant par l’établissement, ce qui aboutit à la démission collective de ses collègues de la faculté de droit en signe de protestation, et par le limogeage du président de l’université par le gouvernement[10].
De nouvelles composantes de recherche sont ouvertes à l’université alors que le pays est engagé dans laSeconde Guerre mondiale[6]. En1941 sont ainsi ouverts un institut de recherche sur les maladies du thorax ainsi qu’un centre de recherche sur l’énergie atomique. Ce dernier est engagé dans le projet F-Go duprogramme d'armement nucléaire japonais[11].
Plusieurs instituts de recherche ouvrent aussi à cette période, avec la création d’un centre de prévention des risques en1951, d’un centre de recherche en physique fondamentale en1953 et d’un institut de recherche en virologie en1956[4]. L’université continue son développement dans lesannées 1960 avec l’ouverture de composantes sur le campus d’Uji, au sud deKyoto, à partir de1965[12]. De nouveaux centres de recherche ouvrent à la même période, avec notamment la création d’un centre de recherche enéconomie en1962, sur lesmathématiques en1963, sur l’Asie du Sud-Est en1965, et sur lesprimates en1967[4]. Le nombre d’enseignants titulaires croît sur cette période pour passer de 634 en1950 à 1 461 en1960, puis à 2 282 en1970[13],[n 1].
La structure de l’université connaît de nouveau quelques évolutions à partir desannées 1990. Le collège d’arts et sciences qui assurait les enseignements depropédeutique est réformé en1992 pour former la faculté de sciences humaines intégrées[4]. Le musée est lui aussi restructuré en1997 pour atteindre sa forme actuelle[4]. Cinq nouvellesgraduate schools sont ouvertes pendant cette décennie[4].
En2004, l’établissement devient, par le biais d’une loi s’appliquant à toutes lesuniversités nationales, une entreprise d’université nationale. Malgré ce changement qui augmente son autonomie, notamment financière, l’université de Kyoto est toujours partiellement contrôlée par leministère de l'Éducation (Monbu-kagaku-shō ouMonkashō)[14]. Elle est par ailleurs sélectionnée par ce même ministère en2010 pour recevoir un financement dans le cadre du programme « Global 30 » pour augmenter le nombre d’étudiants étrangers[15].
L’université est structurée pour ses activités d’enseignement et de recherche en facultés de premier cycle(学部,gakubu?), qui ont la charge des étudiants de premier cycle universitaire, en facultés de cycles supérieurs(研究科,kenkyūka?), désignées aussi sous l’appellation degraduate school, qui ont la charge des étudiants de deuxième et troisième cycles universitaires, ainsi qu’en instituts de recherche(研究所,kenkyūsho?) et en centres de recherche(センター,sentā?) qui sont chargés d’une partie de la recherche. L’université compte aussi des services communs, qui centralisent certaines des activités transversales de l’établissement[18].
L’établissement compte par ailleurs 17 facultés de cycles supérieurs(研究科,kenkyūka?)[18] qui scolarisent 9 319 étudiants[1] en2010. Elles ont été ouvertes à partir de1953[5], et la durée de leurs enseignements est de deux ans pour le deuxième cycle universitaire, et de trois ans pour le troisième cycle universitaire. Les champs de spécialité de chacune d’elles sont les suivants : les lettres, l’enseignement, le droit, les sciences économiques, les sciences, la médecine, les sciences pharmaceutiques, l’ingénierie, l’agriculture, les études de l’homme et de l’environnement, les sciences de l’énergie, les études sur l’Asie et l’Afrique, l’informatique, labiologie, les sciences de l’environnement et lemanagement. Sont aussi intégrées à ce système trois écoles qui prennent en charge des enseignements de droit, de gestion publique et de santé publique[19].
L’université compte 14 instituts de recherche(研究所,kenkyūsho?) dont l’activité représente une partie de la recherche menée par l’établissement. Le premier d’entre eux, l’institut de recherche en chimie, a été créé en1926, mais les ouvertures de la plupart d’entre eux remontent auxannées 1960 et1970[5]. Dans le domaine de la recherche médicale et des sciences du vivant, l’université compte, avec l’« institut de recherche en virologie », l’« institut de recherche sur lescellules souches pluripotentes induites », l’« institut de recherche sur la médecine de pointe », et, avec l’« institut de recherche sur les primates », quatre structures de recherche. La recherche en sciences humaines dispose d’un « institut de recherche sur le sud-est asiatique », d’un « institut de recherche en sciences économiques » et d’un « institut de recherche en sciences humaines ». La recherche en sciences fondamentales est menée via l’« institut de recherche en physique théorique », l’« institut de recherche en mathématiques », l’« institut de recherche sur l’énergie » et l’« institut de recherche en chimie ». La recherche en sciences appliquées est, elle, portée par l’« institut de recherche sur la prévention des risques », par l’« institut de recherche sur les réacteurs » et par l’« institut de recherche pour le développement durable »[20].
Des centres de recherches sont aussi chargés d’une partie des activités dans ce domaine, ainsi que d’autres activités connexes. Les sciences du vivant comptent le « centre de recherche sur l’écologie », le « centre de recherche sur la préservation de l’environnement », le « centre de recherche sur les sciences de ladurabilité », le « centre de recherche sur la survie et l’adaptation de société à des conditions météorologiques extrêmes », ainsi que le « centre de recherche enradiobiologie ». Dans le domaine des sciences humaines, l’université compte le « centre pour les études sur les médias et l’informatique », le « centre pour les études d’aires », le « centre pour la promotion de l’excellence dans l’enseignement supérieur », le « centre de recherche et d’éducation dans les sciences », le « centre pour l’étude de l’héritage culturel », le « centre d’étude sur l’Afrique », le « centre de recherche sur la condition féminine » et le « centre pour la promotion de l’enseignement et de la recherche interdisciplinaire ». La chimie dispose d’un centre pour les « sciences des matériaux et des basses températures », d’un « institut Fukui pour la chimie fondamentale » et d’un « centre de recherche sur lesradioisotopes ». Les sciences du vivant disposent d’une « unité d’enseignement pour la formation des leaders en sciences pharmaceutiques et en ingénierie de pointe », d’un « institut de sciences appliquées pour les cellules souches », du « centre de recherche Kokoro », d’une « unité de recherche pour l’ingénierie biomédicale de pointe » et d’un « centre de recherche sur la vie sauvage ». L’université dispose aussi d’une « unité de recherche sur le futur des sciences », d’une « unité pour les études synergiques sur l’espace », et d’« une unité de recherche internationale pour l’application des sciences sur les systèmes complexes ». Enfin, d’autres centres fournissent un appui à ces structures en se chargeant de certaines activités annexes, comme le « centre pour la promotion des jeunes chercheurs », le « centre international », les archives et le musée de l’université, un service de santé, ou encore un centre d’orientation[20].
L’université compte un musée depuis1997. Celui-ci a été créé à partir de composantes plus anciennes, le premier fond étant constitué en1914 par le département d’histoire de la faculté de lettres, et exposé alors dans un hall d'exposition(陳列館,chinretsukan?)[4]. Cette première structure évolue et connaît trois agrandissements successifs jusqu’en1929. La structure est reconnue par le ministère de l’Éducation et acquiert le statut de musée en1955[9]. Elle prend alors en1959 le nom de musée(博物館,hakubutsukan?) puis déménage dans un nouveau bâtiment en1986. La même année, le collège d’arts et sciences et les facultés de sciences et d’agriculture mettent en place un comité chargé de collecter des pièces historiques en vue de constituer un musée d’histoire naturelle. En1989, les grandes lignes d’un tel musée universitaire sont tracées, et dans le même temps des rapprochements avec le musée de la faculté de lettres sont étudiés. Les deux musées sont réunis en1997 sous le nom de musée de l’université de Kyōto[4].
Le musée de l'université.
Les fonds réunissent près de 2 500 000 objets[21] provenant de trois grands domaines, à savoir l’histoire naturelle, l’histoire humaine et l’histoire des sciences. Ceux d’histoire humaine proviennent des fonds de l’ancien musée de la faculté de lettres et contiennent des pièces liées à l’histoire japonaise, mais aussi des pièces obtenues enChine et enCorée lors de fouilles archéologiques menées avant laSeconde Guerre mondiale[9]. Les facultés d’ingénieries, de sciences, d’agriculture et de sciences humaines intégrées fournissent les pièces relatives à l’histoire des sciences[22]. Les fonds d’histoire naturelle sont, eux, composés de pièces liées à lazoologie et à lagéologie, mais ils comportent aussi des spécimens de plantes et deFungi[23].
Le musée utilise ses collections dans un but de recherche, d’éducation et de formation, ainsi que dans le cadre d’expositions. Il intervient pour la conservation de ces collections, la plupart étant conservées au sein des facultés et des laboratoires de l’université et n’étant pas accessibles au public[21].
L’hôpital universitaire est ouvert en1899. Plusieurs centres de recherches se sont par la suite ajoutés à celui-ci, comme l’institut de recherche sur les maladies du thorax ouvert en avril1998, le centre de recherche sur les transplantations ouvert en avril2001, ainsi que plusieurs programmes de formations universitaires dedeuxième ettroisième cycles universitaires destinés à laformation continue des personnels de santé, des cliniciens et des dentistes ouverts en2003 et2005[24].
L’hôpital compte 1 182 lits et a traité en2008 environ 630 000 patients en consultations externes et 360 000 autres qui ont suivi un traitement à l’hôpital. Il est spécialisé dans lagreffe entre donneurs vivants, domaine dans lequel il dispose d’un centre destiné aux transplantations defoies depuis1990. En2004, il totalisait un millier de transplantations de ce type effectuées, ce qui représente la moitié de ce genre d’opérations réalisées auJapon[24].
Les fonds de l’université sont gérés par un système commun et organisé autour d’une bibliothèque principale à laquelle s’ajoutent plus de 50 bibliothèques rattachées à des départements ou à des instituts de recherche. Elles comptent en2010 un total de6 357 000 livres et de 95 000 périodiques[24].
La bibliothèque principale est située sur le campus de Yoshida. Elle a été ouverte en1899 et totalise des fonds de867 000 livres et de 25 000 périodiques. En plus de ces fonds imprimés, elle possède aussi un fonds de journaux, de livres, de banques de données et de ressources numériques qu’elle gère et rend accessibles aux autres bibliothèques de l’université depuis un réseau de terminaux. Une salle d’étude y est par ailleurs ouverte 24 heures sur 24 en semaine depuis janvier2009[24].
Les personnes voulant intégrer l’université de Kyoto en tant qu’étudiants doivent préalablement passer un examen national, letest du Centre national des admissions à l'université(大学入学者選抜大学入試センター試験,Daigaku nyūgakusha senbatsu daigaku nyūshi sentā shiken?). Les candidats ayant obtenu un score suffisant à cet examen peuvent se présenter au concours d’entrée de l’université. L’accès à celle-ci se fait à l’issue de cette seconde sélection où les épreuves sont spécifiques à la faculté demandée. En2010, quelque 8 320 personnes se sont présentées à ces examens, pour un total de 2 931 places attribuées finalement, dont 2 245 à des étudiants et 686 à des étudiantes[26].
L’université a délivré lors de l’année2008 5 792 diplômes tous cycles confondus[1]. Elle compte en2007 et depuis sa création un total de 35 902 diplômés de troisième cycle, ainsi que 56 967 diplômes de deuxième cycle, 179 703 diplômes de premier cycle et 714 diplômes délivrés par l’une de ses écoles spécialisées[27].
Plusieurs associations d’anciens étudiants réunissent les diplômés issus de l’université de Kyoto. Elles sont initialement centrées autour des facultés de l’établissement, mais l’université s’est dotée le d’une association réunissant tous les diplômés de l’établissement. L’université organise depuis à cette date des évènements pour accueillir les anciens étudiants sur ses campus[28]. D’autres associations d’anciens étudiants existent en dehors du Japon et réunissent les diplômés d’un pays particulier[29],[30].
L’établissement dispose depuis1990 d’un service pour gérer les échanges d’étudiants[4] et possède trois maisons internationales chargées de l’hébergement des étudiants et chercheurs étrangers[31]. Elle compte aussi depuis2001 un bureau de liaison àShanghai afin de recruter des étudiants locaux[32], ou àLondres depuis2008[33], et est membre depuis2010 des treize premières universités sélectionnées par le programme « Global 30 » duministère de l'Éducation japonais qui vise à augmenter le nombre d’étudiants étrangers auJapon[15]. En2009, 1 430 étudiants étrangers étaient inscrits à l’université, venant de cent pays différents[34]. Ils proviennent majoritairement d’Asie (79,5 % des étudiants), et plus particulièrement deChine (571 étudiants) et deCorée du Sud (208 étudiants)[35].
Les chercheurs sont aussi concernés par cette mobilité. En2009, l’université a enregistré 3 170 visites de chercheurs venant de l’étranger[36], principalement desÉtats-Unis, deChine, deCorée du Sud, deFrance et d’Angleterre, avec respectivement 520, 475, 278, 228 et 167 visites[35]. La même année, 5 831 visites de chercheurs de l’université allant à l’étranger ont été enregistrées[36], principalement aux États-Unis, en Chine, en Corée du Sud, en France et enAllemagne avec respectivement 1 122, 699, 454, 329 et 311 visites[35].
L’université compte en2009 des accords d’échanges et de coopérations universitaires avec 80 établissements étrangers et avec 18 consortiums[37], principalement tournés vers l’Asie et l’Europe, avec respectivement 32 et 31 accords[38]. L'établissement est aussi membre de plusieurs réseaux d'universités, comme l’Association of Pacific Rim Universities ou l'Association of East Asian Research Universities[39]. Des forums annuels sont aussi organisés par l’université depuis2001, à l’étranger ou auJapon, afin de promouvoir ses activités de recherche[40].
Les recherches menées à l’université sont financées par des acteurs publics comme privés, et l’établissement intervient aussi dans des activités menées en dehors de ses murs. En2008, 820 programmes de recherche ont été effectués par l’université avec la collaboration d’institutions extérieures, lui rapportant ainsi 3,9 milliards de yens, et 684 programmes de recherches menés par des institutions extérieures ont impliqué l’université, lui rapportant 12,7 milliards de yens[41].
L’université est aussi propriétaire debrevets déposés par ses équipes de recherche. En2008, 405 propositions de dépôt de brevet ont ainsi été soumises à l’établissement par ses équipes, et 227 demandes de brevet ont été déposées auJapon pour 22 obtenues, et 207 demandes de brevet ont été déposées à l’international pour 26 obtenues. Cette même année, l’université est ainsi propriétaire d'un total de 120 brevets déposés auJapon, et de 73 brevets déposés à l'international. Les revenus de ces brevets et decopyright et l’exploitation de matériaux de recherche détenus par l'université ont fourni 102 millions de yens à l’établissement en2008[41]. L'année suivante, avec 125 brevets déposés dans le pays, l'établissement se classe à la7e place des universités japonaises[42].
L’université dispose de trois campus principaux implantés àKyoto et dans sa région et gère aussi des lieux d’implantation dans le reste duJapon, mais aussi 40 centres d’expérimentations en dehors du pays[47].
Le campus de Yoshida, situé à dans le nord de la ville deKyoto, dans l'arrondissement deSakyō est le site d'implantation initial de l'université[48]. Il ouvre en1889 lorsque le lycéeno 3(第三高等学校,Daisan koto gakko?) est transféré d’Ōsaka àKyoto, la zone étant à l’époque située en dehors de l’agglomération de la ville[49]. Il est divisé en cinq zones : central, nord, sud, ouest, médical et pharmaceutique[50]. Plusieurs des principales infrastructures de l’université y sont situées, comme la tour de l'horloge, construite en1925 selon les plans de Goichi Takeda, le premier professeur de l’école d’architecture de l’université[8], mais aussi la bibliothèque principale et l’hôpital universitaire[24].
Bâtiments de la faculté d'ingénierie sur le campus de Katsura.
Le campus d’Uji est situé au sud deKyoto, dans la ville d’Uji. Le terrain était initialement occupé par l’armée impériale japonaise et a été cédé à l’université en1949. Le développement de cet espace n’a cependant commencé qu’autour des années1965 lorsque plusieurs facultés et laboratoires liés aux énergies et aux sciences naturelles s’y sont installés[12],[51].
Le campus de Katsura, situé dans l’ouest de la ville deKyoto à sept kilomètres du campus de Yoshida, est le plus récent des trois[52]. Sa création a été décidée à l’automne1999 pour accueillir les facultés d’ingénierie et d’informatique[53], et il a été inauguré le[54]. Il est structuré autour de trois clusters[50].
L’université se dote à l’occasion d’une course d’aviron en1920 d’une couleur pour se représenter, le bleu foncé, en opposition à l’université de Tokyo qui utilise alors le bleu clair[55]. À la suite d’unrescrit impérial à l’intention des étudiants de1939, l’université sélectionne en1940 des travaux étudiants pour se doter d’un chant et d’un drapeau officiel. Ces derniers sont depuis utilisés lors de cérémonies officielles comme les remises de diplômes ou les rentrées universitaires[56],[57]. Lecamphrier présent à l’entrée du campus de Yoshida est aussi utilisé pour représenter l’université depuis lesannées 1930, mais ce n’est que dans lesannées 1950 qu’à la suite d’une proposition d’Ogawa, un professeur de l’université, cet arbre intègre lesceau de l’université. Ce dernier est officiellement utilisé par l’université depuis un vote de son conseil d’administration datant du[55].
L’université dispose depuis le mois de septembre2005 d’unemaison d'édition universitaire, les Presses universitaires de l'université de Kyōto(京都大学学術出版会,Kyōto daigaku gakujutsu shuppan-kai?). Elles ont été créées à partir d’un service d’édition de l’université, lui-même créé en1989, et emploient onze personnes. Elles comptent en2010 quelque 660 publications, pour un chiffre d’affaires de 242 900 000 yens[58].
L’université publie depuis le printemps2002 une revue bisannuelle de langue anglaise,Raku-yu, en reprenant le nom de l’assemblée qui s’était formée pour célébrer le25e anniversaire de la fondation de l’université, laRaku-yu kaikan[59]. Cette revue présente les actualités de l’établissement, dans le domaine institutionnel, mais aussi dans celui des recherches menées.
Elle publie aussi depuis septembre2008 dansMANGA Kyoto University, et sous forme demanga, des résumés de la recherche effectuée à l’université. La première version publiée enjaponais a été suivie en décembre2009 de versions enanglais, enchinois et encoréen[60].
Un festival annuel est organisé sur les campus de l’université en novembre depuis1959 : le festival de novembre(11月祭,jūichi gatsu sai?), aussi appelé selon sa versionanglaiseNovember Festival et abrégé enNF. Il est organisé par les associations étudiantes avec l’aide des administrations. Il dure quatre jours et débute par un brasier allumé sur l’un des terrains de sport. Les festivités sont animées par les étudiants et certains enseignants. Certaines, comme un procès parodique organisé par la société d’étude judiciaire, sont organisées tous les ans et sont devenues des institutions pendant ce festival[61].
Une statue représentant Hikoichi Orita, l’un des enseignants du lycéeno 3, est au centre d’une tradition qui remonte auxannées 1980. Son buste était alors régulièrement recouvert degraffitis jusqu’à ce qu'elle soit retirée en1997. Depuis cette date, et lors des principaux évènements de l’université comme l’examen d’entrée, des versions parodiques de cette statue sont mises en place là où se tenait le buste original, le plus souvent en prenant comme référence des personnalités imaginaires médiatiques[62],[63].
La cérémonie de remise des diplômes qui se tient tous les ans en mars est aussi le théâtre d’une traditionparodique.Certains des étudiants présents ne portent ainsi pas un habit conventionnel mais des costumes à caractère humoristique, empruntant les traits de personnages demangas ou d’anime, ou d’autres références folkloriquesjaponaises[64],[65].
L’université compte plusieurs types d’associations étudiantes(サークル,sākuru?), centrées sur le sport ou la culture. En2010, elle compte ainsi 102 associations culturelles, 48 associations sportives qui représentent officiellement l’université lors de compétitions, et 40 autres associations sportives concentrées sur la pratique de sport pour les loisirs. Trois autres représentent les intérêts des étudiants, à savoir le conseil des étudiants de premier cycle, le conseil des étudiants de second et troisième cycle, et le comité de gestion de lacoop[66].
En décembre1987, un système de doctorathonoris causa a été mis en place par les facultés de l’université. Il vise alors à récompenser les personnalités extérieures qui ont permis des avancées dans les domaines d’enseignement et de recherche de l’établissement. Le système est réformé en2004 afin de pouvoir honorer des personnes exerçant hors du domaine académique, et est alors délivré non plus au nom d’une faculté mais au nom de l’université[76].
↑L’université emploie par ailleurs des enseignants non titulaires ainsi que des intervenants extérieurs et d’autres types d'enseignants, sans pour autant distinguer différentes catégories dans ses statistiques. Aux mêmes dates, ils sont ainsi 2 621, puis 1 958, et 3 397.
La version du 9 janvier 2011 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.