| Fondation |
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| Type | |
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| Forme juridique | Établissement public national à caractère scientifique culturel et professionnel(d) |
| Nom officiel | |
| Régime linguistique | |
| Président | Caroline Rolland-Diamond(d)(depuis) |
| Devise | |
| Membre de | |
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| Étudiants | 34 000 |
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| Enseignants | 2 000 |
| Budget |
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| Campus | |
| Ville |
L'université Paris-Nanterre (également parfois Paris-X[1],[2]) est uneuniversité française multidisciplinaire, spécialisée dans lessciences économiques, lessciences humaines et sociales, ledroit, les lettres, lapsychologie et lessciences politiques.
L'université est héritière de lafaculté des lettres et sciences humaines fondée en 1964 et de la faculté de droit et des sciences économiques créée en 1966 afin de désengorger laSorbonne. Elle est le théâtre d'événements qui ont marqué le monde universitaire à la fin desannées 1960.
Son campus principal est situé àNanterre enÎle-de-France. L'université compte 2 000 enseignants-chercheurs,700 agents administratifs et plus de 33 000 étudiants répartis dans8 UFR et5 instituts.
Le site de Nanterre est dédié dès 1958 à l'enseignement, car, cette année-là, une première vague d'étudiants parisiens s'installe dans les locaux vacants de l'Établissement central du matériel aéronautique (ECMA, ex-base aérienne 119-Nanterre), qui avait abrité une école de mécaniciens d'avions[3].
Les études de bâtiments pour la faculté de lettres débutent en. Les premières pierres sont posées le pour s'achever complètement en 1969. La faculté de droit ouvre en 1966, rattachée à celle du Panthéon[3].
Le la faculté de lettres et de sciences humaines est ouverte, comme annexe de la Sorbonne, qu'elle désengorge. Elle devient l'un des plus gros centres d'enseignement parisiens.
Un immense couloir relie cinq bâtiments de la « barres des sciences sociales » (A à E) et dessert les amphithéâtres[4]. Le C, au centre, avec sa cafétéria, est stratégique. Le bâtiment DD est ajouté, adossé à l’historique bâtiment D en 1992 et réalisé par Paul Chemetov[4]. Dans le prolongement du bâtiment A, laMaison Archéologie et Ethnologie René-Ginouvès (MAE) ouvre ses portes en 1996-1997[4].
À son origine, la gare de « La Folie » était une baraque en bois, du type « Far West », rapidement inadaptée aux flux croissant des étudiants[4] et causant l’enclavement du campus universitaire par rapport au reste de la ville[4]. En dessous du panneau sur lequel le nom de la station de RER « La Folie » était inscrit, il était ajouté « complexe universitaire ». Une rampe sortant de la gare est construite en 1964, l’année de l’inauguration du campus. En 1972, l’arrivée du RER[4], une année après l'achèvement de la préfecture, transforme la physionomie de la gare[4].
Le restaurant universitaire ouvre en 1967, situé à proximité de la bibliothèque universitaire[4]. Durant ses premières années il est symbole de l’ouverture sur l’extérieur, car les jeunes des cités et bidonvilles viennent s’y restaurer[4].
À sa création en 1965, Nanterre « a soulevé de grands espoirs » et « devait être le lieu d'expérimentation d'un enseignement renouvelé, l'esquisse de l'université de demain », en profitant de l'apport de « célèbres professeurs » qui « ont volontairement quitté la Sorbonne pour participer à la Grande Aventure »[5].Henri Lefebvre, professeur desociologie de 1965 à 1968, influence les étudiants qui initient le mouvement deMai 68, puis livre une analyse à chaud des événements[6].
Ces « grands espoirs » sont rapidement déçus. Pour être moderne, « il ne suffit pas d'utiliser du béton et du verre », dénoncera quatre ans après un étudiant, cité parL'Express. En 1964, Nanterre accueille 2 300 étudiants et en 1968 elle doit en absorber 12 000[5].
Le est ouverte la résidence universitaire de Nanterre[4]. C'est la deuxième de la région en nombre de lits[4]. L’Association des résidents (ARCUN), fondée et présidée parDominique Tabah, compte800 inscrits pour 1 400 résidents dès 1967[4]. L'écrivainRobert Merle, professeur d'anglais au campus, en fait l'épicentre de son romanDerrière la vitre[7].
Avec4 tours de9 étages et4 barres de cinq étages, cuisine collective au bout du couloir[4] de 20 ou30 chambres,3 douches, WC et un seul téléphone au milieu, la « Cité U » donne sur le bidonville du Pont de Rouen et sur l’école du Petit Nanterre, qui accueille les enfants des bidonvilles[4]. Le foyer F, la salle Mimosa dans la chaufferie, et celle du centre culturel au milieu des pelouses, accueillent les fêtes étudiantes réputées desannées 1980[4], quand est fondée en 1984 une nouvelle Association des résidentes de Nanterre.
Le centre sportif est inauguré le[4].
Une grande bibliothèque universitaire est créée pour la nouvelle université. Haute de 57 mètres[4], elle est achevée en 1969[4]. Il s'agit du dernier édifice de l’architecte Edouard Albert, mort avant la fin du chantier[4].
Réputée pour être ancrée à gauche politiquement[8],[9], l'université est l'épicentre de contestations étudiantes parisiennes puis nationales, menant au mouvement social deMai 68[10].
L'université Paris-X est créée en 1970[1], réunissant la faculté des lettres, des sciences économiques et du droit, avec comme premier président l'historienRené Rémond, qui avait succédé l'année précédente au philosophePaul Ricœur. Elle rassemble lesUER issues des deux facultés et le rattachement de l'IUT deVille-d'Avray à l'université.
En 1985 et 1989, les antennes décentralisées sont fondées. En 1984, la promulgation de la loi Savary, qui crée lesUFR actuelles (renouveau et élargissement de la carte des diplômes) favorise en 1985 l'ouverture d'une antenne àSaint-Quentin-en-Yvelines, puis, en 1989, l'ouverture d'une autre antenne àCergy-Pontoise. En 1991, l'université de Versailles-Saint-Quentin et l'université de Cergy-Pontoise deviennent des universités de plein exercice.
Dans les années 1980, des affrontements opposent régulièrement militants anarcho-communistes et d'extrême droite[réf. nécessaire].
En, l'université est occupée dans le cadre de la grève nationale contre le projet Devaquet.


Dans les années 2000, l'université est le théâtre de protestations étudiantes.
En février et mars 2006, des manifestations ont lieu à l'université et dans Paris, contre le projet duContrat première embauche (CPE). Une mobilisation de l'université de Nanterre se met en place par le biais d'assemblées générales, qui conduit aux blocages de quelques bâtiments et à l'occupation de certains locaux[11]. Au fil du temps le blocage des bâtiments réalisé par des étudiants grévistes, paralyse l'ensemble de la faculté, et des tensions naissent, obligeant les forces de l'ordre à intervenir, afin d'éviter de nouveaux affrontements entre les grévistes et non grévistes. De ce fait, celle-ci aura été fermée sur décision du président Olivier Audéoud pour une durée indéterminée. L'université est officiellement fermée du au. Le, la reprise des cours est rendu possible.
En 2008, le nom de l'université est modifié en « Université Paris Ouest Nanterre La Défense »[12]. En 2016, il devient « Université Paris-Nanterre »[13],[14].
Leconseil général des Hauts-de-Seine, présidé parPatrick Devedjian (UMP), avait supprimé en une subvention annuelle de 900 000 euros versée depuis quatre ans[15]. La subvention a été rétablie en dans le cadre d'une convention d’objectif en vue de la création d’un institut du numérique[16].Depuis, cette subvention de 750 000 euros a été supprimée par le président du conseil général des Hauts-de-Seine, alors que dans le même temps lepôle universitaire Léonard-de-Vinci, dont la création a été très controversée a reçu une dotation du conseil général une subvention de 7 millions d'euros[17]. Ainsi l'arrêt de cette subvention a engendré la disparition de l'institut du numérique de l'université de Nanterre.
L'université Paris Ouest, dans le cadre du projet deGrand Paris, a initié un partenariat avec lepôle Léonard-de-Vinci[18].
Le, la ComUEUniversité Paris-Lumières et l'université Paris-Nanterre annoncent la création de l'École universitaire de recherche ArTeC (Arts, technologie et création), faisant suite à l'obtention d'un financement de10 ans par le programme d’investissements d'avenir (PIA) duministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation pour la fondation d’une « École universitaire de recherche »[19],[20].
En 2016, la nouvelle Maison des Sciences humaines et sociales (Max Weber) est inaugurée. Elle comporte1 amphithéâtre, plusieurs salles de réunions et124 bureaux à destinations principale des enseignants-chercheurs[21].
En 2021, la bibliothèque universitaire inaugure un espace de travail axé sur le numérique : le Pixel[source secondaire souhaitée]. Ce chantier aura couté3,6 millions d'euros.
L’université détient le record avec leCentre Pierre-Mendès-France des blocages en Île-de-France, parfois assortis de violences[9].
Auprintemps 2018, une action contre laloi Vidal qui instaure une sélection à l'entrée de l'université, conduit à l'occupation d'un des bâtiments par une trentaine d'étudiants après que ceux-ci ont brisé des vitres pour s'y introduire. Sept interpellations ont lieu après l’intervention des CRS[22]. Deux anciens étudiants de l’établissement seront condamnés pour violences[23]
En 2019, lors des élections universitaires, l’université est le lieu d'affrontements entre les militants d’associations de gauche comme l’Unef et leNPA, et les souverainistes d'extrême droite de laCocarde étudiante[24].
Pendant l'année universitaire 2021-2022, un bâtiment est occupé pendant neuf mois par les « Sans-Facs de Nanterre », un groupe d'étudiants qui réclament une inscription en licence et master[25],[26]
En septembre 2023, cinq militants des « Jeunes avec Macron » sont agressés par une dizaine de militants du groupuscule d’ultragauchela Jeune Garde venus coller des affiches pour la manifestation « contre les violences policières »[27].
En novembre de la même année, en réaction à laguerre à Gaza, se multiplient les tags pro-palestiniens ouantisémites sur le campus universitaire[28].
| Mandat | Nom | Discipline |
|---|---|---|
| 1965 - 1968 | Pierre Grappin | Langue et littérature allemandes |
| 1968 - 1969 | Jean Beaujeu | Langue et littérature latines |
| 1969 - 1970 | Paul Ricœur | Philosophie |
| 1970 - 1971 | René Rémond | Histoire |
| Mandat | Nom | Discipline |
|---|---|---|
| 1968 - 1969 | Philippe Malaurie | Droit |
| 1970 - 1970 | Jean-Maurice Verdier | Droit |
| Identité | Période | Durée | |
|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||
| René Rémond[29],[30] ( -) | 5 ans | ||
| Jean-Maurice Verdier[31] ( -) | 5 ans | ||
| Carol Heitz[32] ( -) | (démission) | 2 ans | |
| Michel Imberty[33] (né en) | 5 ans | ||
| Paul Larivaille[34] ( -) | 5 ans | ||
| Michel Imberty[35] (né en) | (démission) | 3 ans | |
| André Legrand[36] ( -) | 5 ans | ||
| Olivier Audéoud[37] (né en) | 5 ans | ||
| Bernadette Madeuf[38] (née en) | 4 ans | ||
| Jean-François Balaudé[39] (né en) | 8 ans | ||
| Philippe Gervais-Lambony(d)[40] (né en) | 4 ans | ||
| Caroline Rolland-Diamond(d)[41] (née en) | En cours | 2 ans | |

Les trois campus de l'université Paris-Nanterre sont situés dans le département des Hauts-de-Seine, à proximité du site dela Défense.

Situé à proximité du quartier d'affaires de la Défense et du centre-ville deNanterre, le campus de Nanterre, principal campus de l'université, s'étend sur près de trente hectares et regroupe autour de son « carré vert » central :
Il accueille dans les locaux de l'ancienne école technique aéronautique le secteur technologies industrielles de l'université. Le site regroupe ainsi un bâtiment d'enseignement et de recherche et les ateliers dans lesquels les étudiants des formations professionnalisées reçoivent des enseignements pratiques. On y trouve également un restaurant universitaire et une cafétéria.
Le « Pôle Métiers du livre » de l'université Paris-Nanterre est dédié aux formations préparant aux métiers du livre et de la communication audiovisuelle. Ouvert à larentrée 1999, ce bâtiment regroupe les locaux d'enseignement et de recherche[43] et inclut une cafétéria.
Au cours du contrat quinquennal 2014-2018, l'université Paris-Nanterre compte41 centres de recherche, dont13 unités mixtes de recherche (UMR). Ces unités de recherche regroupent plus de 1 000 personnes, dont plus de700 enseignants-chercheurs de l'université Paris-Nanterre, mais aussi plus de150 enseignants-chercheurs d'autres universités, plus d'une centaine de chercheurs du CNRS et plusieurs dizaines de chercheurs provenant d'autres établissements[source secondaire souhaitée].
L'université Paris-Nanterre n’est pas ou mal classée dans les principaux classements mondiaux des universités. Cette situation est liée pour l’essentiel à la méthodologie de ces classements internationaux. Les spécificités de l'université Paris Ouest la pénalisent en effet fortement ; il s'agit d'une université française, essentiellement centrée sur les sciences humaines et sociales, alors que ces classements favorisent très fortement les établissements généralistes ou spécialisés en sciences exactes dont les recherches sont publiées en anglais[Note 1].
Elle est ainsi entre la701e et la800e place duclassement mondial des universités QS 2013[44]. Dans ce dernier, elle est le4e établissement français dans le domaine des arts et humanités, derrière l'université Panthéon-Sorbonne,Paris Sorbonne et l'École normale supérieure de Paris. LeTimes Higher Education World University Rankings considère Paris Nanterre comme« une des universités les plus prestigieuses du pays » et souligne la qualité de ses programmes de masters, ses partenariats avec lesGrandes écoles et sa liste d'anciens élèves[45].
Le classement de Shanghai par discipline place Nanterre entre la51e et la100e place mondiale en anthropologie[46] et50e en archéologie.
Le master de psychologie de Paris-Nanterre est le premier de France en termes d'insertion professionnelle selon leclassement 2018 duParisien[47].
L'université Paris-Nanterre fait partie des universités les plus demandées en France surParcoursup[48][source insuffisante].
Le classementEduniversal (en) 2021 des meilleurs masters classe neuf masters dispensés par l'université Paris-Nanterre parmi les meilleures formations de France dans leur domaine respectif, notamment en droit, banque et finance[49].
Évolution démographique de la population universitaire
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 33 661[50] | 31 569[51] | 27 676[52] | 29 820[53] | 30 426[54] | 30 257[55] | 29 643[56] | 29 345[57] |
| 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 28 873[58] | 29 459[59] | 29 866[60] | 31 807[61] | 31 928[62] | 32 381[63] | 31 459[64] | 31 606[64] |
| 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 31 001[64] | 30 370[64] | 31 714[64] | 32 293[64] | 32 346[64] | 32 616[64] | 31 975[64] | - |
Lebudget 2012 s'élève à155 millions d'euros (2013). Par rapport à 2012, la hausse des crédits est de 0,83 %[65].
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