L’USB a été conçu au milieu des années 1990 afin de remplacer les nombreux ports externes d’ordinateurs (port parallèle,port série, portSCSI, etc.), spécialisés (ports clavier PCDIN, puisPS/2 mini-DIN, port souris) etvolontairement, pour éviter toute erreur de branchement, incompatibles les uns avec les autres. Des versions successives de la norme ont été développées au fur et à mesure des avancées technologiques, chacune étant vouée à remplacer les précédentes par ses nouvelles performances. Cette généralisation tient en partie au fait que de simples puces, peu coûteuses, génèrent en temps réeltoute la logique de sérialisation et de partage — de complexité croissante au fil des versions — de l'USB[2].
En, la première version de la norme, l’USB 1.0, est spécifiée par sept partenaires industriels (Compaq,DEC,IBM,Intel,Microsoft,NEC etNorthern Telecom) mais elle reste théorique et n'a pas vraiment été appliquée par manque de composants.
Il faut attendre la seconde version de la norme en, intituléeUSB 1.1, pour que l'USB commence à être effectivement utilisé[3][réf. à confirmer]. Ce que l'on appelle couramment « USB 1 » est donc en réalité de l'USB 1.1.
L'USB 1.1 apporte des corrections à lanorme 1.0 et définit également deux vitesses de communication :
En, avec la sortie de l'iMac G3, Apple est le premier[4] constructeur à proposer un appareil disposant uniquement de ports USB en remplacement des ports d'ancienne génération, ce qui a fait décoller[4] le marché des périphériques USB.
En, l'extensionOn-The-Go (OTG), ajoutée à la normeUSB 2.0, permet d'effectuer des échanges de donnéespoint à point entre deux périphériques sans avoir à passer par un hôte (généralement un ordinateur personnel). La norme OTG devient donc un nouveau standard.
Les périphériques compatibles disposent de connexions à neuf contacts au lieu de quatre, mais lacompatibilité ascendante des prises et câbles des versions précédentes est assurée. En revanche, lacompatibilité descendante est impossible, les câblesUSB 3.0 de Type-B n'étant pas compatibles avec les prisesUSB 1.1/2.0 Type-B[7].
En, l’USB 3.1 (renommé depuis enUSB 3.2Gen 2) est annoncé[8]. Les spécifications techniques de cette norme sont finalement publiées par le consortiumUSB Implementers Forum en.
L'USB 3.1Gen 2 permet des débits doubles de ceux de l'USB 3.1Gen 1, soit 10 Gbit/s. Le standard est rétro-compatible avec l'USB 3.1Gen 1 et l'USB 2.0[8]. L'USB 3.1Gen 2 marque la sortie d'une nouvelleconnectique, celle-ci est plus fine et n'impose pas de sens de branchement (on dit que la connectique est réversible) : leType-C[9]. Pour tout de même permettre la connexion vers des connecteursUSB 2.0et 3.0, le standard permet d'avoir des adaptateurs passifs (à l'inverse des adaptateursLightning, le connecteur réversible qu'Apple a lancé avec l'iPhone 5 en 2012), pour garder une taille réduite et un coût de fabrication mesuré[10].
La normeUSB4, annoncée en 2017 et officialisée en par l'USB-IF, promet 40 Gbit/s ainsi que l'intégration des fonctionnalités deThunderbolt 3, laissant espérer un rapprochement, voire une fusion entre les deux normes. La nomenclature de l'USB-IF ne s'inscrit pas dans la continuité logique, cette norme se nommant « USB4 » et nonUSB 4.0[15]. Les câbles USB4 sont au formatUSB-C.
Lorsque l’on parle d’un équipement USB, il est nécessaire de préciser la version de la norme (1.1, 2.0 ou3.1 Gen 1 ouGen 2), mais également la vitesse (low/full/high/super speed). Une clé USB spécifiée enUSB 2.0 n’est pas forcément « haute vitesse » si cela n’est pas précisé par un logo « High Speed ».
Ces débits ne sont atteints en copie de fichiers qu'avec un utilitaire ou un système d'exploitation recourant audoublebuffering. Dans le cas contraire, les stockages émetteur et récepteur ne seront sollicités qu'à tour de rôle au lieu de débiter en même temps, divisant donc par deux le débit théorique possible. C'était une limitation par exemple sousWindows 7 avec la fonction de copie de base du système. La restriction de débit s'observe aussi avec des prises USB reliées à un contrôleur unique par unhub USB, que celui-ci soit externe ou interne[17].
La division de débit ne pose pas de problème lorsqu'il s'agit de périphériques ne fonctionnant pas simultanément (le hub est en ce cas utilisé simplement pour éviter des branchements et débranchements manuels fréquents, et donc aussi une usure prématurée des prises USB), l'allocation de bande, dans la norme USB, étant dynamique ; en d'autres termes, quand un périphérique fonctionne seul il dispose de presque toute la bande passante.
Leshubs USB possédant une alimentation externe divisent uniquement le débit, alors que ceux alimentés par le câble USB répartissent l'intensité disponible sur tous les périphériques en ayant besoin (ceux qui sont alimentés par unbloc d'alimentation externe, comme les disques durs externes, consomment très peu d'énergie sur le bus).
Ces débits ne sont toutefois que maximum théoriques car le codage utilisé réduit la bande passante réelle, ils peuvent également être dégradés par de multiples facteurs (performances de l'appareil sur lequel est branché le périphérique USB, efficacité dulogiciel qui réalise les opérations de lecture ou d'écriture, etc.).
À sa création, le bus USB ne permettait pas de relier entre eux deux périphériques ou deux hôtes : le seul schéma de connexion autorisé était un périphérique sur un hôte. Pour éviter des branchements incorrects, la norme spécifie deux types de connecteurs :
leType-A : destiné à être situé sur l'hôte ;
leType-B : destiné à être situé sur le périphérique.
Unhub USB peut comporter à la fois un connecteur Type-B, qui permet de le relier à l'hôte, et des connecteurs Type-A, qui permettent d'y relier des périphériques. Les appareils (hôte et périphériques) sont équipés de connecteurs femelles. Les câbles de connexion ont toujours une extrémité de Type-A mâle, et une extrémité de Type-B mâle, ce qui garantit le respect de la topologie du bus. Il peut aussi exister des câbles de prolongation équipés de connecteurs de même type mais de genres différents (pour créer des rallonges).
En, l'USB 2.0 est assorti d'un connecteur Mini-A, utilisé dans le cadre de l'extensionUSB On-The-Go[20]. Le connecteurMini-AB (disponible uniquement en port femelle) est aussi ajouté, qui permet aux appareils compatibles de jouer indifféremment le rôle d'hôte ou celui de périphérique, car ils peuvent se connecter avec les câbles Mini-A et Mini-B[réf. nécessaire].
Les micro-connecteurs sont de typesMicro-A etMicro-B. La taille des appareils mobiles s'étant encore réduite, les connecteurs Mini-A et Mini-B sont devenus à leur tour trop gros.
En, le nouveau connecteur Micro-B est annoncé[21]. Il est non seulement plus fin que le mini-B, mais également prévu pour supporter un grand nombre de cycles de connexion/déconnexion (jusqu'à 10 000[19]), ce qui le rend particulièrement bien adapté aux appareils mobiles souvent branchés/débranchés (tablettes tactiles,smartphones, etc.).
Pour les mêmes raisons, en, un nouveau connecteur Micro-A vient remplacer le connecteur Mini-A, qui est officiellement déconseillé le mois suivant[22],[23],[19]. Comme dans le cas des mini-connecteurs, l'arrivée du Micro-A mène aussi à la création du port femelleMicro-AB permettant d'y brancher les connecteurs Micro-A et Micro-B.
Avec l'arrivée de l'USB 3.0, sont apparus les nouveaux connecteursUSB 3.0 Micro-A etUSB 3.0 Micro-B. Comme les normes précédentes, le connecteur femelleUSB 3.0 Micro-AB permet d'accueillir les connecteursUSB 3.0 Micro-A et Micro-B.
Les connecteurs internes USB 2.0, USB 3.2 Gen 1 et USB 3.2 Gen 2x2 représentent 3 types différents et sont utilisés pour des branchements à l'intérieur des ordinateurs (premier usage comme "rallonge" pour les branchements de façades). Ils ne sont pas conçus pour un usage fréquent par l'utilisateur. De ce fait, ils sont peu connus, encombrants et peu résistants à la fatigue.
Généralement orientés perpendiculairement au plan de la carte mère, ils sont repérables au inscriptions USB2.0 (9 pin) et USB3.0 (19 ou 20 pin). Ceux-ci sont conçus pour accueillir jusqu’à deux connecteurs, le brochage se faisant par ligne, ainsi il n'était pas rare de voir deux périphériques branchés dans le même port USB2. Ces deux types de connecteurs sont très courants, standard sur toutes les cartes mères ATX.
Il y eut une proposition de norme[24] pour l'USB3.1 avec un connecteur rectangulaire de20 broches ou40 broches. Elle fut adoptée par les fabricants sous l'appellation impropre de « type E » avec un protocole identique à l'USB Type C. Pour des questions fonctionnelles, seul le20 pin se vit commercialisé, permettant le branchement d'un seul périphérique et supportant de façon courante une connexion aux caractéristiques 10Gbit/s de transfert et 5V*3A = 15 W de charge. Sans aucune modification physique et de même que pour le Type-C, il existe une variante 20Gbit/s.
LeType-C est introduit avec l'USB 3.1 en. Il est destiné à remplacer tous les connecteurs précédents. Il a la particularité d'être réversible, c'est-à-dire qu'il n'a plus de sens haut/bas[25]. Cette réversibilité complique considérablement le câblage pour le fabricant, puisque tout doit être connecté en double. En revanche, l'aspect pratique pour l'utilisateur se double d'une compatibilité avec l'USB Power Delivery. La technologieDisplayPort lui permet également de transmettre des signaux audio et vidéo[26].
En, une spécification du connecteur de verrouillage USB de type C a été publiée. Elle définit les exigences mécaniques pour les connecteurs USB-C et les directives pour la configuration de montage des prises USB-C afin de fournir un mécanisme de verrouillage à vis standardisé pour les connecteurs et les câbles USB-C[27]. Elle définit deux variantes, l'une avec une vis unique et l'autre avec deux vis. Les vis de verrouillage des fiches de verrouillage USB de type C sont entièrement rétractables, de sorte que la fiche peut être branchée sur une application utilisant une prise USB de type C qui ne supporte pas la fonction de vis de verrouillage.
En résumé,quatorze types de connecteurs existent : A, B, mini-A, mini-B, mini-AB, micro-A, micro-B, micro-AB, A SS, B SS, micro-A SS, micro-B SS, micro-AB SS et C.
La gamme des périphériques utilisant le bus USB est extrêmement vaste :
périphériques d'interaction avec l'utilisateur :claviers,souris,joystick, guitare, manette, HOTAS ;
périphériques de stockage :disques durs externes,appareils photo, lecteursmultimédia, et surtoutclés USB, un concept apparu spécifiquement pour le bus USB. Il s'agit de l'association d'unemémoire flash et d'une interface USB, le tout contenu dans un petit boîtier évoquant une clé par sa taille et sa forme. Pour améliorer les transferts sur le port USB, un protocoleUSB Attached SCSI (UASP) a été ajouté. Ce mode de transfert se différencie du mode « bulk-only transport » par l'utilisation des commandesSCSI, leur séparation des signaux des données et la file d'attente (command queuing). Avec l'UASP, les commandes ne sont plus exécutées séquentiellement, mais parallélisées et réordonnées de manière optimale, ce qui permet d'augmenter de 30 à 40 % les performances ;
Le bus USB est également utilisé en interne dans certains ordinateurs pour connecter des périphériques tels que webcams, récepteurs infrarouges (c'est le cas par exemple sur lesMacBook Pro) ou lecteurs decartes mémoire[32].
Ventilateurs alimentés par USB.Petit accessoire affichant et enregistrant la tension (V), le courant (A) et la charge (mAh) au cours de l'alimentation d'un appareil par USB.
L'USB est aussi devenu un moyen d'alimenter un ordinateur et pas seulement ses périphériques. En 2015,Google sort unChromebook Pixel incluant une prise USB detype C qui permet de le recharger. En 2017, c'est le tour duGPD Pocket, PC de poche à base Intel fonctionnant sousWindows 10 etLinux.
Depuis 2009, l'Union européenne tente d'imposer des chargeurs universels aux normes USB[35] afin d'éviter51 kilotonnes de déchets électroniques par an dans ses27 pays, les tensions et les connectiques correspondantes devenant ainsi le standard du fait de latrès basse tension.
Le, le Parlement européen vote une résolution non contraignante face au lobbying de constructeurs tels qu'Apple qui en contestent l'efficacité. Cette résolution invite la Commission à« prendre des mesures pour introduire le chargeur universel » avant[36],[37],[38].
Bénéficiant du volume de l'écosystème créé par ce nouveau standard interconstructeurs de basse tension et de connectique, de nouveaux produits apparaissent comme lesbatteries externes[39] généralement de 3 à 25 Ah[40],[41], qui présentent l'avantage d'être utilisables avec les téléphones comme les tablettes, y compris de constructeurs différents, et de rester utilisables si on vient à changer l'une, l'autre, ou les deux.
Les constructeurs d'objets connectés utilisent cette normalisation pour fournir les objets en question sans chargeurs, dès lors beaucoup moins utiles. Ils combinent ainsi baisse des coûts de plusieurs euros (ou dollars) et meilleure écologie, deux facteurs favorables à leur acceptation par le marché. Montres connectées et enceintes Bluetooth peuvent alors rester aussi éloignées de l'ordinateur principal qu'on le voudra, celui-ci pouvant même parfois disparaître du foyer sans inconvénient.
Les prises USB servent aussi à recharger chez soi des objets non connectés. Depuis 2020, l'USB-C devient plus courant.
Depuis la fin de l'année 2016 sont en vente des lampes de bureau à LED munies en standard d'une prise de chargement pour appareil USB externe : leuralimentation interne fournissant déjà la tension appropriée, ajouter cette prise coûte peu à la fabrication, et celle-ci ne débite que lorsqu'elle charge ou alimente un appareil. De même, des alimentations comme celles de laMicrosoft SurfacePro 4 sont munies d'un tel port additionnel pour la même raison. Il est ainsi possible de recharger un téléphone mobile ou d'alimenter une enceinte Bluetooth.
Depuis début 2019, les salles d'attente des services d'urgences de certains hôpitaux, comme l'Hôpital Saint-Antoine à Paris, comportent à titre expérimental six câbles USB (àprise B) de chargement pour les portables, afin que même en cas d'attente longue les patients restent joignables par leurs familles. La prise USB se banalise de ce fait à l'instar des prises 220 V[réf. nécessaire].
En octobre 2022,Apple annonce que la version européenne de soniPhone s'alignera sur le standard USB-C, sans admettre pour autant le bien-fondé de cette normalisation qui lui est imposée[42].
L'usage mixte de l'USB en données et en alimentation alors que tous les appareils n'ont pas besoin des deux usages entraîne la création sur le marché de câbles simplifiés pour diminuer les coûts et donc les prix. Pour l'alimentation seule, ils sont parfois fournis avec les alimentations d'entrée de gamme, ils ne peuvent transmettre aucune donnée, l'intérêt étant alors qu'aucunlogiciel malveillant ne peut ainsi être transmis[43]. La puissance maximum transmise dépend du type et de la qualité du câble. Pour les données seules, les câbles sont souvent fournis avec des périphériques ayant leur alimentation propre, ils ne transmettent que les données et pas l'alimentation. Le débit est parfois limité à de l'USB 2.0[44] et certains câbles USB-C ne sont pas compatibles avec leThunderbolt 3 inclus dans la normeUSB4.
En 2021, des prises USB de type A permettent de brancher des cordons d'alimentation de dépannage dans certains transports en commun :Transilien,abribus, métro[45], en accompagnement de la dématérialisation des titres de transport.
La vocation de ces câbles à fonctionnalité réduite (donnéesou chargement) est indiquée sur leur emballage, mais pas sur le câble lui-même, aucun code de couleur n'ayant été établi pour les distinguer des câbles « complets ». Les câbles complets « alimentation et données » (en anglaispower and data) sont en 2017 spécifiés comme tels.
L'Universal serial bus est une connexion à haute vitesse qui permet de connecter despériphériques externes à unordinateur (hôte dans laterminologie USB). Le bus autorise les branchements et débranchements à chaud (« Hot-Plug », sans avoir besoin de redémarrer l’ordinateur) et fournit l’alimentation électrique des périphériques sous 5 V[46].
D'un point de vue logiciel, le bus possède une topologiearborescente (dite également en étoile) : les feuilles de cet arbre sont les périphériques ; les nœuds internes sont deshubs qui permettent de greffer des sous-arborescences dans l'arborescence principale. On trouve dans le commerce ceshubs sous forme de petits boîtiers alimentés soit sur le bus, soit sur le secteur, et qui s'utilisent comme desmultiprises. Certains périphériques intègrent également unhub (moniteurs, claviers…). Cependant, tout bus USB possède au moins unhub situé sur le contrôleur : lehub racine, qui peut gérer les prises USB de l'ordinateur. Le nombre dehubs connectés en cascade est limité :hub racine compris, il ne doit pas exister plus de sept couches dans l'arborescence[47]. À plus bas niveau, il s'agit d'unanneau à jeton (enanglais :token ring) : chaque nœud dispose successivement de l’accès aubus afin d'éviter la collision de paquets comme sur un réseau Ethernet, mais le nombre maximal de nœuds est prédéfini et l’interrogation de chacun des nœuds génère une perte de temps inutile. Même si un bus permet théoriquement le branchement simultané de127 périphériques par contrôleur (hôte)[48], au dessus de 50-60 modules USB (voire moins suivant les machines, les branchements et la qualité deshubs USB utilisés), beaucoup d'informations se perdent. Ceci est influencé par leshubs utilisés : s'ils permettent de gérer en parallèles plusieurs communication Full Speed donc si ce sont des hubs Multi-TT ou Single-TT ; ainsi que leur topologie de connexion[49].
Les clés USB 1.1 et 2.0 utilisent le protocoleBulk Only Transfer (BOT) qui ne permet pas d'envoyer au contrôleur du périphérique plusieurs commandes en même temps et ne permettant donc pas à celui-ci d'organiser au mieux leur traitement, à partir d'informations connues de lui mais pas du système d'exploitation (un peu comme le fait leNCQ (Native Command Queuing dans un contrôleur de disque dur). Ce mode est par ailleurs inefficace si l'on combine des lectures et des écritures.
Le protocoleUSB Attached SCSI Protocol (UASP) transmet au contrôleur du périphérique des commandes multiples, à la manière duSCSI, et laisse celui-ci les réarranger à sa convenance pour optimiser leur traitement. Il permet aux disques mécaniques de jouer sur lestemps de latence du disque et de déplacement du bras d'accès. Pour lesSSD, il ne peut concerner que l'optimisation lors des écritures. Une page du constructeurAsus fait état d'une diminution du temps de transfert moyen de 45 % (75 s contre 137 s)[52],[53]. Des gains de 20 % permettant d'atteindre 360 Mo/s sont signalés sur les Mac[54]. Il faut, pour en bénéficier, que le contrôleur USB3/SCSI soit compatible UASP.
Labande passante est partagée temporellement entre tous les périphériques connectés. Le temps est subdivisé entrames (frames) ou microtrames (microframes) ce qui permet de faire dumultiplexage. Permettant ainsi le transfert de données différentes (souris, clavier, son, etc.) de manière simultanée.
La communication entre l’hôte (l’ordinateur) et les périphériques se fait selon un protocole basé sur l'interrogation successive de chaque périphérique par l'ordinateur (polling). Lorsque l’hôte désire communiquer avec un périphérique, il émet pour ce faire un jeton (paquet de données contenant l’adresse du périphérique codée sur septbits).
Si le périphérique reconnaît sa propre adresse dans le jeton, il envoie un paquet de données (de 8 à255octets) en réponse. Les données ainsi échangées sont codées selon lecodage NRZI. Puisque l’adresse est codée sur7 bits,128 périphériques (27) peuvent être connectés simultanément à un port de ce type. Il convient en réalité de ramener ce chiffre à 127 car l’adresse 0 est une adresse réservée.
USB définit quatre types de transferts :
transfert de commande
utilisé pour l'énumération et la configuration des périphériques. Il convient pour des données de taille restreinte ; il y a garantie de livraison (renvoi des paquets erronés) ;
transfert d’interruption
utilisé pour fournir des informations de petite taille avec une latence faible. Ce ne sont pas des interruptions au sens informatique du terme : le périphérique doit attendre que l’hôte l’interroge avant de pouvoir effectuer un tel transfert. Ce type de transfert est notamment utilisé par les claviers et les souris ;
transfert isochrone
utilisé pour effectuer des transferts volumineux (bande passante garantie), et en temps réel. Il n'y a pas de garantie sur l'acheminement des données. Ce type de transfert est utilisé pour les flux audio et vidéo ;
transfert en masse
bulk en anglais, utilisé pour transférer des informations volumineuses, avec garantie d'acheminement, mais sans garantie de bande passante. Ce type de transfert est utilisé par les dispositifs de stockage.
Il est possible de structurer la communication entre un hôte et un périphérique en plusieurs canaux logiques (en anglaispipes etendpoints) pour simplifier la commande du périphérique du port USB.
L'USB 3.1 introduit l’alternate mode (mode alternatif) qui est utilisé par exemple pour faire passer de la vidéo avec le protocoleDisplayPort contrairement à des technologies existantes comme DisplayLink qui encapsulaient de la vidéo au travers du protocole USB standard. Ce mode permet aux constructeurs d'étendre l'usage de l'USB à d'autres fonctions. Pendant la négociation de protocole de l'USB-PD 2.0 (Power Delivery, rendu obligatoire avec les connecteurs Type-C), un identifiant assigné par l'USB-IF est échangé pour déterminer le mode de fonctionnement alternatif. On peut utiliser non seulement les canaux supplémentaires, mais aussi ceux destinés à l'USB 2.0.
Connexion à chaud etplug and play : processus d'énumération
Les ports USB supportent la connexion à chaud et la reconnaissance automatique des dispositifs (plug and play). Ainsi, les périphériques peuvent être branchés sans éteindre l’ordinateur.
Les périphériques sont regroupés en types ou « classes » dans la terminologie USB. Tous les dispositifs d'une classe donnée reconnaissent le même protocole normalisé. Il existe par exemple une classe pour les périphériques de stockage de masse (mass storage class, MSC), implémentée par la quasi-totalité des clés USB, disques durs externes, appareils photo et par certains baladeurs. La plupart des systèmes d’exploitation possèdent des pilotes génériques, pour chaque classe de périphérique. Ces pilotes génériques donnent accès aux fonctions de base, mais des fonctions avancées peuvent manquer.
Prises USB de type A et B, vue de face.USB 1 et 2.
L’architecture USB a pour caractéristique de fournir aussi l’alimentation électrique aux périphériques. Il utilise pour cela un câble composé de quatre fils pour lesUSB 1 et 2 (la masse GND, l’alimentation VBUS et deux fils de données appelés D- et D+). Les fils D+ et D- forment unepaire torsadée et utilisent le principe de latransmission différentielle afin de garantir une certaine immunité aux bruits parasites de l’environnement physique du périphérique ou de son câble.
Par ailleurs, il est à remarquer que dans toutes les fiches mâles, les broches de données sont plus courtes que celles de l'alimentation, afin de permettre au périphérique et à son hôte, lorsque leurs broches d'alimentation se touchent en premier à l'insertion, d'égaliser leurs tensions électriques à travers leur broche de masse, et non par l'une des broches de données. Cette précaution permet d'éviter qu'une possibledifférence de potentiel entre les deux appareils n'endommage les composants électroniques qui leur sont rattachés. C'est la façon dont l'appareil se protège de l'électricité statique.
On observe, au branchement de connecteurs électroniques, que l'alimentation entre d'abord en contact, puis c'est au tour dubus de données, et au débranchement que le bus de données perd en premier le contact, puis immédiatement après le circuit d'alimentation s'ouvre (c’est-à-dire l'alimentation du périphérique est coupée).
Certains chargeurs externes peuvent fournir jusqu'à2,4A[56]ce qui n'implique pas que le périphérique branché dessus pourra utiliser cette possibilité, par exemple si la batterie à charger n'est pas complètement vide.
Lors de la connexion, les deux périphériques négocient la puissance à fournir. Chaque port USB indique les tensions et intensités avec lesquelles il est compatible.
Description prise Micro-BUSB 3 * 1 : alimentation (VBUS) * 2 : USB 2.0 paire différentielle (D−) * 3 : USB 2.0 paire différentielle (D+) * 4 : USB OTG ID pour identifier les lignes * 5 : masse * 6 : USB 3.0 ligne de transmission du signal (−) * 7 : USB 3.0 ligne de transmission du signal (+) * 8 : masse * 9 : USB 3.0 ligne de réception du signal (−) * 10 : USB 3.0 ligne de réception du signal (+).
Le brochage des connecteurs de type A et B est le suivant :
↑Si le pilote nécessaire n'est pas déjà intégré ausystème d'exploitation, il faut l'ajouter à partir d'un CD, généralement fourni avec le matériel, ou en le téléchargeant surInternet.