Tsuguharu (Héritier de la Paix) Fujita (Foujita à son arrivée en France) est fils dugénéralTsuguakira Fujita[3], médecin de l'Armée impériale japonaise et de Masa, qui meurt prématurément en 1891[réf. nécessaire] àKumamoto. Tsuguharu a un frère aîné et deux sœurs qui le protègent au moment de la mort de leur père. Le berceau familial est particulièrement cultivé et ouvert aux idées occidentales nouvelles pour le Japon de l'époque.
Inscrit aux cours de français dès l'école primaire, Tsuguharu étudie la peinture de style occidental aux Beaux-Arts de Tōkyō[2], obtient son diplôme en1910 et n'a qu'une idée en tête : aller à Paris. En1913, il s'embarque finalement pourMarseille et arrive à Paris dans lequartier du Montparnasse le au matin,« vêtu d'une redingote rose et d'un casque colonial »[4]. Il s'est engagé auprès de sa famille à revenir au bout de trois ans, notamment pour épouser sa fiancée Tomiko[5]. Avec son meilleur amiRiichirō Kawashima, il s'installe àMontfermeil, en banlieue parisienne ; laPremière Guerre mondiale arrive et leur maison est détruite[6]. En, ils se réfugient dans lePérigord noir, entreLes Eyzies etMontignac ; le comte Alphonse Claret de Fleurieu, fait alors installer les deux peintres dans lamaison forte de Reignac puis, au départ de Kawashima à l'automne suivant, accueille Foujita dans sonchâteau de Marzac, que le peintre va quitter en[6].
Après avoir résidé à l’Hôtel d'Odessa (en1913), Foujita partage l'atelier de son premier ami japonais à Paris,Kawashima, dans une zone mal définie proche des fortifications au sud de Montparnasse. Ils suivent l'enseignement néo-grec deRaymond Duncan. Il hésite entre la danse et la peinture. Après un séjour àLondres en1914, il revientcité Falguière, près de Soutine et Modigliani, jusqu'à ce qu'il rencontre sa première femme[10],Fernande Barrey, en 1917, et qu'il installe son atelier dans sa cour, auno 5,rue Delambre, où il restera jusqu'en1924[11].
Sa première exposition personnelle financée parFrançois Coty[12] chezGeorges Chéron en juin 1917 est un triomphe[13] ; il expose110 aquarelles dans un genre mi japonais, mi-gothique, que Picasso admire. Avec ses gains, il offre un oiseau à Fernande, qui est à l'origine de cette exposition et installe chez eux une baignoire avec l'eau chaude courante, ce qui fait aussi le bonheur des modèles, dontKiki de Montparnasse, modèle favori, dont on admire la beauté dans le fameuxNu couché à la toile de Jouy[14] (musée d'art moderne de la ville de Paris). En odalisque alanguie, le nu de Kiki fait sensation auSalon d'automne de1922[14] et se vend pour l'énorme somme de 8 000 F.
Si Kiki de Montparnasse était cruciale à son succès, il n'en était pas moins qu'elle restait un modèle difficile. Il raconte, dans sa préface pourSouvenirs :« Quand elle a quitté son manteau, elle était absolument nue [...]. Elle prend ma place devant le chevalet, me demande de ne pas bouger et tranquillement commence à dessiner mon portrait. Elle m’a demandé de l’argent de sa pose et triomphalement est partie, son croquis, sous le bras. Trois minutes après, au café du Dôme, un riche collectionneur lui avait acheté un prix fou, ce croquis[15]. » En1918, le poète et marchand polonaisLéopold Zborowski entraîneSoutine, Modigliani et sa femme,Jeanne Hébuterne, avec Foujita et Fernande àCagnes, pour s'abriter des bombes et vendre leurs peintures dans les palaces de laCôte d'Azur. C'est un moment fort pour Foujita qui peint avec ses deux amis pendant tout un été et qui rencontreAuguste Renoir juste avant sa mort.
Très rapidement, en particulier après ses trois premières expositions personnelles, Foujita connaît la gloire. Il est de tous les Salons de peinture, non seulement à Paris mais aussi àBruxelles, enAllemagne, auxÉtats-Unis et au Japon ; son nom et les photographies de ses exploits illustrent de nombreux articles de la presse nationale et internationale.
Alors que Fernande se détourne de lui, Foujita rencontre à la RotondeLucie Badoud, qu'il surnomme Youki (Yuki signifie « Neige » enjaponais), à cause de la blancheur de sa peau[2] ; elle devient non seulement sa muse mais aussi une égérie de Montparnasse[16]. Ils sont de tous les bals et les stars desAnnées folles.
Le succès de Foujita tient à son style tellement original et nouveau qui le situe à la frontière de l'Orient et de l'Occident, dans un registre où il excelle. Ses sujets, de préférence occidentaux, sont dessinés avec sobriété et minutie sur des fonds ivoire de sa fabrication, qui lui permettent de déposer un fin et vigoureux trait noir et des couleurs à l'huile transparentes et légères. Foujita remet en vigueur un secondjaponisme. Ses tableaux de femmes, d'enfants et de chats entrent dans les plus grandes collections.
En1925, il est nommé chevalier de laLégion d'honneur enFrance[2]. C'est sans doute l'un des artistes qui gagnent le plus d'argent. Il est envié et inconscient de l'ampleur de sa réussite. Celle-ci lui attire en 1928 un lourdredressement fiscal qui va bouleverser sa vie.
En 1928, il obtient le divorce et épouse en secondes nocesYouki[17]. Afin d'aller y vendre ses œuvres, il retourne à Tokyo avec Youki après dix-sept ans d'absence et après avoir répudié sa première fiancée. Il doit diminuer son train de vie, vendre maison et voiture et perd Youki, follement éprise deRobert Desnos. Après avoir tenté l'expérience d'une vie à trois, Foujita ne voit qu'une issue possible, quitter Paris[13].
Période d'itinérance et retour avec succès au Japon
Il part fin décembre 1931 avec son modèle, Madeleine, pour un voyage extraordinaire de deux ans en Amérique latine. Il se contente de laisser une lettre d'adieu à Youki et de recommandation à Desnos[13]. Madeleine, diteMady Dormans, l'aide à surmonter ses déboires et leurs découvertes, Brésil, Argentine, Colombie, Pérou, Mexique et Californie, lui redonnent goût à la vie et à la peinture. Au Brésil, il est accueilli à Rio de Janeiro, en octobre 1931, par le peintreCandido Portinari[18]. Le couple vit du fruit des expositions et arrive à Tokyo le. Il y est accueilli comme une vedette et, très vite, organise à lagalerie Nichido une succession d'expositions. Il devient alors membre deNikakai et réalise de grandes peintures murales. Madeleine meurt soudainement d'une overdose àTokyo en juin1936[19]. Il fait la connaissance d'une jeune Japonaise,Kimiyo Horiuchi, auprès de qui il trouve le réconfort[2]. En1938, Foujita se rend en Chine avec d'autres peintres, commeRyōhei Koiso, en tant que peintre attaché aux armées en guerre.
Bref retour à Paris et période de la guerre au Japon
Il séjourne à nouveau à Paris de1939 jusqu'à l'arrivée des Allemands enmai 1940[2]. De1939 à1945 il travaille à des œuvres et des expositions de peintures de guerre, dont « Sensō-ga »,La Bataille de la rive de la rivière Khalka (哈爾哈河畔之戦闘) (voirbataille de Halhin Gol) etLa Charge suicide d'Attu (アッツ島玉砕). Sa collaboration aumilitarisme japonais, puis avec les Américains, sera à l'origine de critiques à l'après-guerre.
Sur son action dans l’armée impériale japonaise pendant cette période, l’historienJ.-L. Margolin écrit que« figure de proue des peintres de guerre, il n’avait jamais manifesté le plus petit doute, même en privé, quant à la justesse de la cause impériale ». Une organisation japonaise[20] précisant même en1946, que Foujita« collabora de la façon la plus active et la plus énergique avec l’armée au travers de son travail artistique. S’investit par écrit dans la propagande militariste. Voix écoutée dans le monde de l’art, comme dans la société, il eut un rôle important dans les mouvements militaristes et une influence extrêmement forte sur l’ensemble du peuple ». Cela ne l’empêcha pas d’être, dès1945,« le principal collaborateur des Américains dans le domaine de l’art […] de rassembler pour eux des peintures de guerre, sans se priver au passage de placer certains de ses propres tableaux dans les meilleures collections américaines[21] ».
Seul son départ définitif du Japon pourra l'apaiser. Après une attente de trois années pour obtenir un visa, Foujita s'envole pour New York en1949, protégé par legénéral MacArthur[22]. Kimiyo (septembre 1910 - avril 2009), celle qui sera sa dernière épouse[23],[24], le rejoint quelques semaines plus tard. Les peintures qu'il expose à la galerie Komor à New York demeurent parmi ses chefs-d'œuvre, dontAu Café (Roubaix, Musée de la Piscine).
Retour définitif à Paris, conversion au christianisme et apaisement mystique
Le 14 février 1950, Il retrouve Paris[2] et s'installe avec Kimiyo de nouveau à Montparnasse, renouant avec ses anciens marchands et le succès. Paul Pétridès, Romanet et Jeanne Jarrige-Bernard sont ses principaux marchands. Ils lui organisent des expositions enAlgérie, auMaroc et enEspagne. Son ami Georges Grosjean, journaliste, et Victor Berger-Vachon l'aident dans sa nouvelle carrière. Il repart à zéro à Paris. Il mène une vie calme, laborieuse, sereine et retirée du monde. Il se rend régulièrement à la cité Falguière pour dîner chez son amiTadashi Kaminagai[25], qui, sur sa recommandation[18], s'était installé pour quelques années au Brésil en 1941 et y avait rencontré le succès.
Il se convertit aucatholicisme[2] le, après avoir connu, en compagnie de son ami Georges Prade, une illumination mystique en visitant labasilique Saint-Remi, àReims. Sa marraine est Béatrice Taittinger, son parrainRené Lalou ; il prend le prénom baptismal de « Léonard », en l'honneur dubienheureuxLéonard Kimura, l'un des martyrs du Japon. Le prénom évoque aussi l'amour qu'il voue à l'art deLéonard de Vinci[16].
En1964, il décide avecRené Lalou — son parrain, qui dirigeait lamaison de champagne Mumm —, de bâtir et décorer une chapelle à Reims : la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, ditechapelle Foujita, commencée en1965, et terminée en1966. Son dernier grand chantier sera les fresques de cette chapelle en étroite collaboration avec l'architecte rémois Maurice Clauzier[26].
L'ancienne tombe de Tsugouharu Foujita au cimetière de Villiers-le-Bâcle (Essonne).
Léonard Foujita meurt d'uncancer le, àZurich, enSuisse. Après avoir été inhumé au Cimetière du Nord à Reims, puis exhumé pour le cimetière communal de l'église Notre-Dame de l'Assomption de Villiers-le-Bâcle (Essonne), sa dépouille mortelle repose à nouveau (depuis le) dans la chapelle Foujita à Reims, auprès du corps de sa dernière épouse qui l'a rejoint en 2009[27].
En1921, il voyage en Italie. Il est impressionné notamment par les œuvres deMichel-Ange à lachapelle Sixtine. À partir de 1923, il intensifie le modelé de ses corps. Il réalise des études détaillées de l’anatomie à partir d’un travail préparatoire à la mine de plomb, au fusain et à l’encre. Ses fonds semblaient aussi lisses et satinés que de l’ivoire[2]. L’utilisation seule de teintes grisées sur un blanc opale[2] fait écho à la sculpture. L’intérêt de Foujita pour l’art de laRenaissance (les œuvres duXVIe siècle et celles duTrecento) est commun avec d’autres peintres de l’entre-deux guerres. Ce retour au classicisme, à la représentation de la figure humaine et ce goût pour la fréquentation des musées d’art est défini dans la peinture comme un « rappel à l’ordre » (terme emprunté à un opuscule deJean Cocteau, paru en1926).
Foujita se distingue cependant de ses contemporains en employant une technique qui ressemble à celle de la peinture sur ivoire. Sa technique se caractérise par l’utilisation du cerné noir réalisé avec un pinceau fin et l'emploi de couleurs finement poudrées posées en transparence. À une époque où beaucoup de ses contemporains mettaient en œuvre une couleur pure avec une accumulation de la matière, Foujita mettait au point une œuvre toute en transparence, plus proche du dessin que de la peinture.
Il ne réalise plus de grands groupes de nus dans lesannées 1930, même si son attrait pour le monumental se poursuit. Ses œuvres deviennent plus colorées, linéaires et narratives. En 1930, il peint quatre tableaux :Le Salon à Montparnasse,La Dompteuse au lion,Trois femmes etLe Triomphe de la vie sur la mort. Les formes de ses modèles féminins sont outrancières : ces œuvres d’une crudité jusque-là inconnue l'éloignent du raffinement et de l’élégance de ses œuvres antérieures, caractérisées par une ligne épurée des personnages, la délicatesse des tonalités et l’aspect quasi émaillé de ses tableaux.
Peu attiré par l’audace des compositions cubistes en vogue à son époque, Foujita préfère retenir dans la peinture occidentale l’art de la figuration, l’art du rendu des volumes, le sens des ombres qui modulent les formes, la souplesse de la ligne. Il porte une attention particulière à l’art duglacis qui, par superposition de fines couches depeinture à l'huile, apporte de la transparence aux couleurs d’impression.
Des techniques orientales de la peinture, il retient l’art de l’estampe de l’époqueEdo, l’ukiyo-e (travail avec des couleurs à l'eau appliquées par frottement à l’aide d’un tampon à feuilles de bambou, lebaren). La transparence des coloris obtenus valorise le tracé de contour exécuté à l’encre : lesumi. En utilisant simultanément la technique de la peinture à l'huile et celle des estampes, les œuvres de Foujita présentent un caractère inédit. Ses huiles sur toile ressemblent plus à des dessins et sa matière picturale semble presque évanescente. Les critiques français ont employé l’expression « grands fonds blancs[28] » pour qualifier ses œuvres, tandis que les critiques japonais ont utilisé la formule « blancheur de lait ».
En1928, il réalise quatre tableaux de format carré mesurant chacun trois mètres sur trois. Cet ensemble composé de deux diptyques propose d’une part des lutteurs (diptyqueCombats) et, d’autre part, des personnes enlacées et alanguies (diptyqueGrande composition avec le panneau de gauche intituléComposition au lion et le panneau de droiteComposition au chien). Deux atmosphères antagonistes se dégagent de l’ensemble avec une vision dynamique (Combats) d’un côté et plus sereine de l’autre (Grande composition).
Les corps des personnages des tableaux sont inspirés par ceux de la sculpture grecque (leskouroi), deMichel-Ange et deRodin (Le Baiser), des œuvres de la Renaissance italienne, deL'Enlèvement des Sabines, de Poussin et deVénus à son miroir, deDiego Vélasquez. L’iridescence des fonds qui rappellent l’utilisation, par les artistes de l’ukiyo-e, de mica, de coquillage et la sûreté du trait témoignent de l’influence orientale. Foujita commence par réaliser sur papier des dessins à la mine de plomb, au fusain et à l’encre. Sur ces premières esquisses, il ajoute des ombres. Il reprend ensuite chacun des motifs sur des calques, parfois teintés, reproduisant plusieurs fois son tracé. Ce dessin préparatoire sur papier transparent est inspiré de l’art de l’estampe japonaise, où le peintre trace d’abord le sujet à grands traits, le dessin à l’encre étant ensuite repris par le graveur qui fait ressortir les lignes en un tracé continu et fin. Foujita s’inspire de cette technique en utilisant des calques pour en relever les contours sur la toile, soit par transparence en les apposant au revers du tableau qu’il éclaire, soit de mémoire en plaçant le dessin à côté de son châssis. Il utilise directement l’encre ou l’huile avec un pinceau fin japonais.
Parfois, Foujita peut réaliser un dessin préparatoire d’ensemble, comme pour le tableauAvec qui voulez-vous lutter ? (1957). Il découpe ensuite le papier figure par figure, avant de réaliser le tableau définitif. Cette technique, inspirée de la tradition japonaise, lui permet de reproduire plus facilement à main levée son motif sur la toile en séparant chacune des figures. Dans l’art dutsukuri-e (« dessin construit »), le peintre dessine une première esquisse très détaillée puis la reproduit plusieurs fois plus ou moins librement avant de commencer son travail définitif en découpant scène par scène sa composition. Foujita dessinait souvent en étant accroupi comme le font beaucoup de peintres japonais.
La reproduction de mémoire des esquisses préparatoires permet au peintre d’intégrer un jeu de représentations en miroir en recopiant des figures inversées. Dans laGrande composition, il reproduit deux fois la figure duBaiser, influencé par la sculpture deRodin, mais en inversant le sens des modèles et en invertissant le coloris des chevelures des personnages. Il les a représentés sur deux panneaux différents, contribuant ainsi à créer un lien entre les deux tableaux et à intensifier la diagonale du diptyque. Après avoir posé le contour de chaque figure, Foujita façonne le modelé de ses modèles par frottements et essuyages. Il applique ensuite à la brosse et en très fines couches des jus à l’huile colorés en petite quantité (huile de lin, blanc de plomb, silicate de magnésium [talc], de carbonate de calcium [craie] et de pigments d’origine végétale ou organique).
Le peintre emploie le blanc non comme une matière couvrante mais en transparence[2]. L’utilisation de poudre de nacre et d'un mélange complexe de colle animale et de blanc d'argent, notamment, permet d’obtenir la délicatesse des carnations et les grisés du modelé des corps humains. Les sujets du tableau sur un fond blanc immaculé[2] semblent flotter sans repères et un aspect désordonné se dégage de l’ensemble. Foujita unifie son œuvre en terminant par le fond qu'il grise et façonne avec un tissu imprégné de pigments noirs. Une zone blanche est laissée autour des contours mettant en relief chaque motif. Cette unité ténue grâce au fond grisé est confortée par une ligne d’horizon pour le diptyqueCombats et un jeu de draperies pour celui deGrande composition.
L’unité des deux huiles sur toile est obtenue par la représentation de deux hommes soulevant un tonneau, répartie sur chacun des deux panneaux du diptyque.
Il réalise des tableaux de propagande respectant les contraintes imposées (sujet, format, modalité d'exécution) par le gouvernement japonais. Ses premières œuvres présentent une vision héroïque idéalisée. Cet engagement du peintre auprès de l'armée impériale traduisait à la fois une ambition picturale et un respect filial à la tradition. Il avait pourtant réussi à prendre ses distances. En effet, ces commandes étaient destinées à valoriser l'acte guerrier. Mais le peintre y répondra en mettant en valeur les désastres de la guerre. Ainsi, à partir de 1942, et notamment avec son tableauLe dernier jour de Singapour, ses toiles mettent en relief la destinée tragique des soldats dans leur singularité et leur anonymat. AvecLa Mort lumineuse aux îles d'Attu (1943), Foujita a mis en scène 2 500 réservistes japonais affrontant les troupes américaines. Combattants, blessés et soldats morts se mêlent dans un corps à corps qui occupe les deux tiers du tableau. L'œuvre fait écho àLa Tranchée, d'Otto Dix et auRadeau de la Méduse, deThéodore Géricault. Cette œuvre se caractérise par l'absence de personnage central, d'ordre, de hiérarchie entre les personnages et de premier plan. Le spectateur est happé par la violence macabre de l'œuvre, soldats américains et japonais semblant être unis dans une destinée tragique. La présence de fleurs bleues près de la signature du peintre semble lancer un message d'espoir.
Foujita a cependant rédigé pendant la guerre des écrits, amplement diffusés, mettant en relief son engagement patriotique, qui contrastent avec le désespoir qui l'anime en peignant ses tableaux.
On peut s'interroger sur l'origine de ces écrits et se demander si Foujita ne les découvrit pas au même moment que les lecteurs.
Après la capitulation du Japon le 15 aout 1945, les États-Unis, pour faire disparaitre tout signe de propagande impérialiste et d'antiaméricanisme, s'intéressent aux commandes de tableaux par l'armée japonaise. Le gouvernement japonais est sollicité par le bureau tokyoite de la section des biens historiques du département de guerre pour obtenir la mise à disposition de Foujita — qui est l'artiste considéré comme le plus pertinent pour rassembler ces œuvres. Les œuvres transportées par les États-Unis après la guerre ont été restituées sous forme de prêt à durée indéterminée au Japon en 1970. Ces œuvres sont conservées actuellement au musée national d'art moderne de la ville de Tokyo.
Cette mission fera basculer Foujita du statut de héros à traître et collaborateur. Cette remise en cause a été ressentie comme une injustice par le peintre. Désirant quitter le Japon pour toujours, il obtient un visa auprès des États-Unis en mars 1949[29]. Il rappelle qu'un peintre ne doit s'occuper que de peinture. Seuls « la paix et le beau véritable » doivent être recherchés avec obstination. Cette nouvelle vision de la place de l'artiste dans la société allait contribuer à créer une rupture dans son parcours artistique.
Son univers artistique change après la guerre. Il représente un environnement idéalisé, avec des enfants et des paysages paisibles. Foujita met en scène des personnages inspirés deFrancisque Poulbot. Il se prononce pour le parti des « verts paradis des amours enfantines ».
Si l'âpreté de l'existence n'est jamais visible, les œuvres présentent quand même un aspect inquiétant et sombre. Dans ses tableauxHommage à La Fontaine (1949), des animaux sont rassemblés autour d'une table pour prendre leur repas. Au mur apparaît une œuvre de l'artiste. Avec un maniérisme allégorique intensifié, ces toiles témoignent de la défiance d'un homme blessé par les critiques. Il essaie de reconstruire un monde éloigné des affres de la guerre et des conflits internationaux.
Le Baptême des fleurs reprend le thème issu du tableau desTrois Grâces deRaphaël. Les femmes ressemblent à des personnages issus des contes de fées, mais le spectateur éprouve une crainte sourde et une menace diffuse à la vision de ce trio.
Foujita s'est intéressé très tôt à l'art religieux. Il a étudié l'art occidental et ses racines gréco-romaines, le monde antique du Proche-Orient (comme l'art égyptien qui est fortement ancré dans le religieux). Il connait parfaitement l'iconographie religieuse grâce à la découverte de ses représentations lors de ses périples en Europe, en Amérique latine et dans la fréquentation de tous les musées internationaux. Il participe brièvement à l'expérience insolite deRaymond Duncan, frère d'Isadora Duncan, qui a créé l'Académie Duncan à Paris, où sont proposés des ateliers de tissage, de danse et de sculpture.Raymond Duncan, peintre, sculpteur et poète, passionné par la Grèce antique, enseignait dans son académie le retour à l'hellénisme, y compris dans la vie courante. En1908, il avait aussi créé à Berlin une colonie grecque. En 1917, il peint plusieurs versions deLa Mort de Bouddha. En 1918, il réalise plusieurs sujets religieux comme la Vierge à l'enfant, des femmes en prière ou le Christ en croix. Il a peint de grandes figures stylisées à la manière des primitifs (peinture italienne et française duXIVe siècle) et des imagiers du Moyen Âge abordant des thèmes de la légende chrétienne.
Une importante exposition à Paris en 1904 avait mis à l'honneur les primitifs. Elle avait été marquée par l'entrée dePieta d'Avignon, œuvre d'Enguerrand Quarton, peinte autour de 1445, découverte parProsper Mérimée dans une église paroissiale deVilleneuve-les-Avignon en 1834. Elle avait profondément impressionné Foujita qui avait pu admirer les tableaux peints sur bois, les contours incisés, la netteté des aplats qui valorisaient le plissé des draperies. Il y retrouvait certaines réminiscences de l'art japonais : précision et netteté du trait, fonds dorés, mise en œuvre de la couleur par grands aplats. Mais la personnalité de Foujita imprègne ses œuvres : sa ligne est plus nerveuse et il a une attention particulière au rendu de l'arrière-plan. Auparavant, il réalisait un travail s'apparentant plus à une patine. Désormais, il applique des feuilles disjointes qui laissent apparaitre à certains endroits des fonds blancs. Un effet géométrique anime l'arrière-plan des toiles religieuses.
Le choix de la représentation de la religion chrétienne chez le peintre japonais Foujita s'explique par la fréquentation régulière des musées où ses thématiques dans l'art pictural sont nombreuses et sa volonté d'afficher son intégration à la France, pays à dominante catholique où les signes religieux sont présents dans la vie quotidienne. Foujita s'est converti au catholicisme et a été accompagné dans sa démarche par des personnalités religieuses éminentes, comme lecardinal Daniélou.
À partir de 1927, il interrompt sa production de tableaux en lien avec la religion pour la reprendre à partir de 1951. En 1963, il peint une œuvre singulière :Adoration. Foujita et sa femme Kimiyo y sont représentés en donateurs. Le peintre a été influencé par la tradition des tableaux de dévotion avec commanditaires, si nombreux dans l'Europe du Nord et chez les primitifs italiens. En arrière-plan, à droite, est représentée sa maison deVilliers-le-Bâcle avec le paysage de lavallée de Chevreuse où Foujita vivait. À gauche, toujours en arrière-plan, est dessinée la campagne italienne. Le couple porte des habits qui n'appartiennent à aucun ordre religieux. Foujita y arbore la médaille offerte par le papeJean XXIII lors d'une audience privée en 1960. Au premier plan, les oiseaux évoquentSaint François d'Assise parlant aux oiseaux deGiotto, et le lapin fait écho au lièvre gravé parDürer ou àLa Vierge au lapin, duTitien. Le peintre a donc pris une certaine liberté avec les codes de la symbolique chrétienne.
Son baptême à la cathédrale de Reims a été suivi par17 télévisions venues du monde entier. Il choisit pour prénom de baptême Léonard en hommage àLéonard de Vinci, entre autres.
Rabindranath Tagore, traduit par André Gide,Amal et la lettre du Roi, titres composés par André Cochin, bois originaux gravés par Foujita (7 pièces), Les Publications Lucien Vogel (copyright librairie Gallimard), Paris, 1922.
Recueillies par T. Foujita,Légendes japonaises (les plus belles légendes du monde), préface de Claude Farrère (66 illustrations de Foujita), Édition de l’Abeille d’Or, Paris, 1923.
Paul Claudel,Un coup d’œil sur l'âme japonaise : discours aux étudiants de Nikko, Paris, éditions de la Nouvelle Revue Française, 1923, (portrait de l'auteur gravé sur cuivre).
Lucien Fabre,Vanikoro (poèmes), Éditions de la Nouvelle Revue Française, Paris, 1923 (une illustration de Foujita).
Maurice Delage,Sept Hai-Kaïs [musique imprimée pour chant et orchestre], Paris, J. Jobert, 1924 (couverture illustrée).
Paul Claudel,Connaissance de l'Est, Paris, Georges Crès et Cie, 1925 (planches hors-textes, en-têtes etculs-de-lampe dessinés et gravés).
BaronneRenée de Brimont,Épigrammes japonaises, Édition de l’Étoile, Paris, 1925 (49 gravures de Foujita), sans doute jamais paru.
Géo-Charles,Jeux olympiques (premier spectacle du théâtre en plein air), Éditions de la Nouvelle Revue Française, Paris, 1925 (une eau-forte de Foujita).
Pierre Louÿs,Les Aventures du Roi Pausole, Arthème-Fayard et Cie, Paris, 1925.
Pierre Loti,Madame Chrysanthème, Édition Excelsior, Paris, 1926 (frontispice, 14 hors-textes lithographiés en couleurs sur fond chamois, 45 vignettes).
Pierre Loti,La Troisième Jeunesse de madame Prune,Éditions d’Art Devambez, Paris, 1926 (17 illustrations gravées en couleurs par Foujita).
Claire etYvan Goll,Poèmes de Jalousie, Jean Budry, Paris, 1926 (1 eau-forte et deux reproductions en noir)
Commentaires deThomas Raucat,La Chambre secrète, Édition de l’Étoile, Paris, 1926.
Jacques Brindejonc-Offenbach,Les Divertissements d’Eros, Editions Henry-Parville, Paris, 1927 (9 compositions à pleine-page et vignettes aquarellées au pochoir).
Thomas Raucat,L’Honorable partie de campagne, Librairie Gallimard, Paris, 1927 (29 compositions gravées à l’eau-forte, en couleurs) ; nouvelle édition réalisée par Les Libraires associés, achevé d’imprimer le 31 décembre 1957,Club des libraires de France.
Paul Morand,Mr U, Éditions des Cahiers Libres, Paris, 1927 (480 exemplaires numérotés, une eau-forte en frontispice).
Collectif,Tableaux de Paris (19 auteurs et19 artistes), Éditions Émile-Paul frères, Paris, 1927 (une eau-forte de Foujita).
Kikou Yamata,Les Huit Renommées (L’invitation au voyage), André Delpeuch, Paris, 1927 (51 dessins originaux).
Paul Claudel,L’Oiseau noir dans le soleil levant, Édition Excelsior, Paris, 1927 (27 eaux-fortes de Foujita).
Pierre Louÿs,Pybrac (poésie), Cythère-Au-coq hardi, Paris, 1927 (une eau-forte de Foujita).
Collectif,André Gide, Édition du Capitole, Paris, 1928 (une gravure de Foujita).
Henri Chaumet,Bêtes et Cie, Kra Édition, Paris, 1928 (25 eaux-fortes de Foujita).
Paul Morand,Foujita, Éditions des Chroniques du Jour, Paris, 1928 (une eau-forte originale, 5 illustrations de Foujita et 30 planches de reproductions d’œuvres datées de 1913 à 1928).
Jules Boissière,Propos d’un intoxiqué, Javal et Bourdeaux, Paris, 1928 (16 phototypes rehaussés au pochoir d’après des aquarelles de Foujita).
Foujita,Profil de Paris (Pari no Yokogao), Jitsugyo-no-Nihon-Sha, Tokyo, 1929, 261 p. (4 reproductions de dessins à l’encre, 11 reproductions de photographies concernant l’artiste et 3 reproductions de ses peintures).
Michael Joseph,A Book of Cats, Covici, Friede Publisher, New York, 1930.
Lucien Graux,La Fleur aux mille pétales d’or, Édition d’Art Apollo, Paris, 1930.
Collectif,Pax Mundi (Livre d’Or de la Paix), La Société Paxunis, Genève, 1932.
Ken Yanagizawa et T. Foujita,Le Monde illustré. Récit de voyages, Okagura Sho-Bo, Tokyo, mars 1936, 115 p. (10 illustrations [reproductions d’aquarelles] sur le Mexique, 10 illustrations sur Paris, 9 illustrations sur Pékin, 14 illustrations sur le Japon et un portrait de Yanagizawa).
Jacques Meurgey,Poèmes essoufflés, Nouvelles Éditions Latines, Paris, 1936, avec un portrait de l’auteur par Foujita.
T. Foujita,Un seul bras (Udde ippon), Toho, Tokyo, décembre 1936, 213 p. (91 reproductions de petits dessins à l’encre).
Jean Giraudoux,Combat avec l’image, Édition Émile-Paul frères, Paris, 1941.
T. Foujita,Nager sur la terre (Chi wo oyogu), Shomotsu, Tenbô-Shà, Tokyo, 1942 (33 reproductions de petits dessins à l’encre à l’intérieur, couverture et intérieur de couverture illustrées).
Mitiyo Mori,Poésies indochinoises, Tokyo, Librairie Meiji-Shobo, 1942
T. Foujita,Oka, Sekizawa et Yamagizawa Figures, Nippon Sha, Tokyo, 1949, 230 p. (15 reproductions de dessins signés « F » en tête des 15 chapitres).
« Sa notoriété est "légitimée" lors de sa toute première exposition d'aquarelles en 1915. Mais c'est entre 1920 et 1930 que le Tout-Paris le reconnaît enfin ; en effet, en 1924,Youki, déesse de la neige, exposée auSalon d'Automne, fut encensée par la critique. Devenu portraitiste renommé, Foujita doit supporter les mêmes conséquences queKees Van Dongen : sa capacité à synthétiser le réalisme occidental et l'art traditionnel japonais reste dans l'ombre d'un travail de portraitiste mondain qui lui apporte célébrité et gloire éphémère. Tout au long de sa vie, son œuvre oscilla entre un graphisme net et léger et des huiles à prédominance de gris colorés. Avec ses nus, chats et enfants que l'on retrouve dans beaucoup de ses œuvres, il associa le travail au tampon et au glacis à un dessin méticuleusement détaillé. » - Patrick-F. Barrer[37]
« Foujita se fixe à Paris en 1913 et son activité est inséparable duBœuf sur le toit, desBallets russes et de laRevue nègre. "Si je peins différemment des autres, disait-il, c'est parce que je suis Japonais et myope : je vois de minuscules détails et je peins avec de tout petits pinceaux". » -Gérald Schurr[38]
« Il aura surtout découvert l'art français vivant, un peu comme les artistes français avaient, un demi-siècle plus tôt, découvert l'art japonais classique. Ce qui revient à dire que Foujita fut aussi le créateur d'un art capable de séduire par sa part de modernisme occidental appuyé sur une tradition japonaise, et d'un art "qui a rendu aux écoliers du Japon l'audace de peindre en Japonais". » -André Salmon[39]
1968 :Hommage à Foujita, Musée central de Tokyo, du 7 septembre au 21 octobre ;Musée municipal d'art de Kyoto, du 25 octobre au 1er décembre.
« Desnos, Foujita et Youki, un amour surréaliste » - Paris, musée du Montparnasse, 10 mai -29 juillet 2001.
Commissariat : Sylvie Buisson, conservateur délégué au Musée du Montparnasse.
Du 27 juin au 25 septembre 2004 : Foujita, le maitre japonais de Montparnasse, Palais des Arts et du festival, commissaire : Sylvie Buisson, assistée de Élie Szapiro.
« Foujita, entre Oriente y Occidente » organisée par Bancaja, le Museu Diocesa de Barcelone,
et D’OS, agencia de servicios para la cultura y Arte, à Valence du 19 juillet au 4 septembre 2005 et à Barcelone, Museu Diocesa Barcelone du 7 septembre au 23 octobre 2005., dans le cadre de l’Année des échanges entre l’Union européenne et le Japon . Commissariat : Sylvie Buisson, conservateur délégué, chargée des expositions du Musée du Montparnasse.
Du 30 juin au 19 septembre 2010 :Foujita et ses amis du Montparnasse, château de Chamerolles, exposition organisée par le conseil général du Loiret, commissariat Sylvie Buisson, avec le concours de la Maison-atelier Foujita, les musées des beaux-arts de Nîmes, d'Orléans, dumusée Bourdelle et dumusée Zadkine.
Du 31 mars 2010 au 28 juin 2010 :Foujita monumental : enfer et paradis, commissariat de David Liot, conservateur en chef du musée des beaux-arts de Reims et Anne Lediberder, chargée de la Maison-Atelier Foujita et de ses collections, en relation avec labibliothèque Carnegie de Reims, la Maison-atelier Foujita, lachapelle Notre-Dame-de-la-Paix et lemusée des beaux-arts de Reims[97],[98].
Du 29 septembre au 29 décembre 2015 :Foujita, Pascin et les années folles de Montparnasse, Musée Pouchkine, Moscou, commissaire : Sylvie Buisson.
Du 17 septembre 2016 au 15 janvier 2017 :Foujita et ses modèles, Kawamura Memorial DIC Muséum, Iwaki City Museum, Niigata Bandaijima Museum, Akita Museum of Art, Conception : Curators Inc. Art & Architecture.
Du 14 septembre 2018 au 12 janvier 2019 :Foujita, artiste du livre, commissariat de Delphine Quéreux-Sbaï et de Sabine Maffre,bibliothèque Carnegie, Reims.
Du 4 octobre 2025 au 4 janvier 2026,Special loans from the Musée des Beaux-Arts de Reims - From Tsugouharu Foujita to Léonard Foujita - A journey of tansformation, Musée Ando,Karuizawa[111],[112].
Du 1er février 2025 au 29 mars 2026,Les sept passions de Foujita, exposition en tournée au Japon. (dontSompo Museum of Art(en), Tokyo, 12 avril - 22 juin 2025)[113],[85].
Du 22 décembre 1978 au 1er avril 1979,La Ruche à Montparnasse,Musée Jacquemart-André, Paris.
Du 5 mai au 10 septembre 1987 « Léonard Foujita », Paris, Musée de Montmartre (suite de l’exposition itinérante du centenaire de la naissance de Foujita au Japon, oct.1986-avril 1987), commissariat sylvie Buisson (90 oeuvres, 11 musées et coll. part.)
Du 20 septembre au 7 décembre 2025 :The history of cat paintings beginning with Foujita cats by Tsugouharu Foujita and other western-style painters, Musée d'Art de Fuchu, Tokyo.
Domiciles successifs de son arrivée à Paris à sa fugue
retour à Paris en janvier, puis long séjour en Angleterre 71, Royal Hospital Road, Chelsea, àLondres ; chez Rogers Poltesco Farw, « Sunny Cottage » ; Ruan Minor Cornwall, Royaume-Uni.
La Fête d'anniversaire, huile sur toile réalisée à New York en 1949, demeurée dans avec son cadre original sculpté par l'artiste, a été adjugée avec les frais à 8 095 615 euros, c'est le record d'une vente aux enchères. Expert, Sylvie Buisson. Bonhams, Londres, oct. 2018
↑Cf.Sylvie Buissone et Dominique Buisson,Léonard-Tsuguharu Foujita,vol. 1, ACR Edition,, « 1913-1917 »,p. 32 : « Désormais, Fujita Tsuguharu devient et signe Tsugouharu Foujita » (ordre nom de famille puisnom personnelpostnom inversé pour devenir nom personnelprénom puis nom de famille et le « u » de Fujita et le deuxième « u » de Tsuguharu sont transformés en « ou »)..
↑abc etdMusée Maillol,Foujita : Peindre dans les années folles, dossier de presse de l’exposition présentée au musée Maillol du 7 mars au 15 juillet 2018 (en ligne).
Yōko Hayashi (sous la direction de Françoise Levaillant),Tsugouharu Foujita, l'évolution d'un artiste transatlantique et transpacifique : nouvelles recherches sur sa vie et son œuvre de 1910 à 1950, thèse de doctorat, UFR 03 Histoire de l'Art et de l'Archéologie,Université Paris I Panthéon-Sorbonne, 25 février 2006(présentation en ligne).
Gusté Matulionyté, « Cats, nudes and war propaganda : examining the œuvre of Tsugouharu Foujita »,Hasta, 27 mars 2022(lire en ligne).
David Briand, « Périgord noir : le séjour méconnu du grand peintre japonais Foujita dans la vallée de la Vézère pendant la Grande Guerre »,Sud-Ouest, 26 juillet 2025(lire en ligne).
Sophie Krebs, Anne Le Diberder, David Liot et Michael Lucken, « Foujita, de la tradition japonaise à l'art moderne »,Les jeudis de l'expo,France Culture, 10 juin 2010(écouter en ligne).
Anaïs Kien (réalisation de Séverine Cassar), « Foujita, le plus parisien des Japonais, une traversée des années folles »,La Fabrique de l'Histoire, France Culture, 27 février 2018(écouter en ligne).
« Foujita sous l'œil de Sophie Krebs »,Le Réveil culturel, France culture, 29 janvier 2019(écouter en ligne).
Matthieu Garrigou-Lagrange, série « Les années folles - La vie réinventée », émissionLa compagnie des œuvres, France Culture, deux émissions consacrées à Foujita :
La vie curieuse de Foujita, 13 janvier 2020 avec Sylvie Buisson, historienne d'art et spécialiste de Foujita,(écouter en ligne)
Foujita, artiste total, 14 janvier 2020 avec Anne Le Diberder, directrice de la Maison-Atelier Foujita de Villiers-Le -Bâcle,(écouter en ligne).
Émissionla foi prise au mot de Kto du 4 décembre 2022 deuxième épisode consacré au conversion, série de l'Avent [« Vivez l'Avent avec KTO — KTOTV », surKTO TV,(consulté le).Sylvie Buisson et Casimir Buisson - 6 décembre 2022
Sylvie Buisson, Conférence à Aix-les-Bains le 7 octobre 2021 “FOUJITA OBJET (S) D'ART”, dans le cadre de l'exposition "Foujita" au Musée Faure.
Sylvie Buisson, Cycle de cinq cours - École du louvre, 15 oct. 2018- 14 janvier 2019 "Tsuguharu-Léonard Foujita, Le phénomène japonais de Montparnasse" au Conservatoire régional de Reims.