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Trichloréthylène

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Trichloréthylène
Image illustrative de l’article Trichloréthylène
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Identification
Nom UICPA1,1,2-trichloroéthène
Synonymes

Trichlor(o)éthylène
Trichlor(o)éthène
Trichlorure d'(ac)éthylène
Trilène
Trichlo(re)

No CAS79-01-6
NoECHA100.001.062
No CE201-167-4
PubChem6575
SMILES
C(=C(Cl)Cl)Cl
PubChem,vue 3D
InChI
InChI :vue 3D
InChI=1/C2HCl3/c3-1-2(4)5/h1H
Apparenceliquide incolore, d'odeur caractéristique[1]
Propriétés chimiques
FormuleC2HCl3  [Isomères]
Masse molaire[3]131,388 ± 0,008 g/mol
C 18,28 %, H 0,77 %, Cl 80,95 %,
Moment dipolaire0,80 D[2]
Diamètre moléculaire0,529 nm[2]
Propriétés physiques
T° fusion−73 °C[1]
T° ébullition87 °C[1]
Solubilitédans l'eau à20 °C :1 g l−1[1]
Paramètre de solubilité δ18,8 MPa1/2 (25 °C)[4]
Masse volumique1,5 g cm−3[1],
Vapeurs plus denses que l'air
T° d'auto-inflammation410 °C[1]
Limites d’explosivité dans l’air810,5 %vol[1]
Pression de vapeur saturanteà20 °C :7,8 kPa[1]
Point critique50,5 bar,298,85 °C[5]
Thermochimie
Cp

équation[6] :CP=(40.879)+(1.6218E1)×T+(1.0399E4)×T2+(1.3310E8)×T3+(5.9103E12)×T4{\displaystyle C_{P}=(40.879)+(1.6218E-1)\times T+(-1.0399E-4)\times T^{2}+(1.3310E-8)\times T^{3}+(5.9103E-12)\times T^{4}}
Capacité thermique du gaz enJ mol−1 K−1 et température en kelvins, de 100 à 1 500 K.
Valeurs calculées :
80,388 J·mol-1·K-1 à 25 °C.

T
(K)
T
(°C)
Cp
(Jkmol×K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kmol\times K}})}
Cp
(Jkg×K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kg\times K}})}
100−173,1556 071427
193−80,1568 410521
240−33,1574 016563
28612,8579 107602
33359,8583 918639
380106,8588 345672
426152,8592 320703
473199,8596 029731
520246,8599 397757
566292,85102 379779
613339,85105 120800
660386,85107 568819
706432,85109 698835
753479,85111 620850
800526,85113 305862
T
(K)
T
(°C)
Cp
(Jkmol×K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kmol\times K}})}
Cp
(Jkg×K){\displaystyle ({\tfrac {J}{kg\times K}})}
846572,85114 743873
893619,85116 016883
940666,85117 112891
986712,85118 035898
1 033759,85118 846905
1 080806,85119 547910
1 126852,85120 150914
1 173899,85120 704919
1 220946,85121 222923
1 266992,85121 718926
1 3131 039,85122 240930
1 3601 086,85122 804935
1 4061 132,85123 424939
1 4531 179,85124 155945
1 5001 226,85125 014951
Propriétés électroniques
1reénergie d'ionisation9,46 ± 0,02 eV (gaz)[7]
Propriétés optiques
Indice de réfractionnD25{\displaystyle {\textit {n}}_{D}^{25}} 1,475[2]
Précautions
SGH[9]
SGH07 : Toxique, irritant, sensibilisant, narcotiqueSGH08 : Sensibilisant, mutagène, cancérogène, reprotoxique
Danger
H315,H319,H336,H341,H350 etH412
H315 : Provoque une irritation cutanée
H319 : Provoque une sévère irritation des yeux
H336 : Peut provoquer somnolence ou vertiges
H341 : Susceptible d'induire des anomalies génétiques(indiquer la voie d'exposition s'il est formellement prouvé qu'aucune autre voie d'exposition ne conduit au même danger)
H350 : Peut provoquer le cancer(indiquer la voie d'exposition s'il est formellement prouvé qu'aucune autre voie d'exposition ne conduit au même danger)
H412 : Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets à long terme
SIMDUT[10]
D1B : Matière toxique ayant des effets immédiats graves
D1B,D2A,D2B,
D1B : Matière toxique ayant des effets immédiats graves
Transport des marchandises dangereuses : classe 6.1 groupe III
D2A : Matière très toxique ayant d'autres effets toxiques
cancérogénicité : CIRC groupe 2A
D2B : Matière toxique ayant d'autres effets toxiques
irritation des yeux chez l'animal ; irritation de la peau chez l'animal ; mutagénicité chez l'animal

Divulgation à 0,1 % selon les critères de classification
NFPA 704
Transport
Code Kemler :
60 : matière toxique ou présentant un degré mineur de toxicité
Numéro ONU :
1710 : TRICHLORÉTHYLÈNE
Classe :
6.1
Code de classification :
T1 : Matières toxiques sans risque subsidiaire :
Organiques, liquides ;
Étiquette :
pictogramme ADR 6.1
6.1 : Matières toxiques
Emballage :
Groupe d'emballageIII : matières faiblement dangereuses.
Classification duCIRC
Groupe 1 : agent cancérogène pour l’homme[8]
Inhalationamener à l'air frais, éventuellementréanimation cardiopulmonaire
Peauenlever les vêtements souillés, laver à grande eau, montrer à un médecin
Yeuxlaver à grande eau en maintenant les paupières ouvertes, montrer à unophtalmologiste
Ingestionne pas faire boire, ne pas faire vomir, contacter un médecin.
Écotoxicologie
LogP2,42[1]
Seuil de l’odoratbas : 0,5 ppm
haut : 167 
ppm[11]

Unités duSI etCNTP, sauf indication contraire.
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Letrichloréthylène est uncomposé organique de formule bruteC2HCl3 et deformule semi-développée ClCH=CCl2.

Ennomenclature de l'UICPA, il est dénommé1,1,2-trichloroéthène ; il est également appelétrichloroéthylène,trichloroéthène,trichloréthène,trichlorure d'acétylène,d'éthylène ou d'éthène,trilène et dans le langage courant abrégé entrichlo outrichlore.

Il s'agit d'une molécule d'éthène dont trois atomes d'hydrogène ont été remplacés par des atomes dechlore. Il est principalement employé dans l'industrie où son utilisation est réglementée.

Dangers et précautions d'emploi

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En1995, le trichloréthylène a été classé « CMR probable » (il était auparavant classé « CMR possible ») par leCentre international de recherche sur le cancer (CIRC). Ceci a été entériné par la directiveeuropéenne 2001/59/CE de la Commission du portant vingt-huitième adaptation au progrès technique de ladirective 67/548/CEE. Il est classé « cancérogène » (Groupe 1) par le CIRC depuis le.

Il irrite lapeau et lesmuqueuses, et est un toxique pour lesystème nerveux central : inhalé à de fortes teneurs (au-delà de 3 000 ppm), il peut entraîner lecoma voire lamort en quelques minutes. De nombreux cas de maladie professionnelle ont été rapportés à la suite d'une manipulation prolongée.

En présence de flamme ou à une température supérieure à120 °C, il peut se décomposer en trois gaz extrêmement toxiques :

S'il est lui-même non combustible, en revanche, ses vapeurs peuvent être explosives si elles se mélangent avec l'air (elles sont plus lourdes que l'air). L'eau ainsi que certains métaux (aluminium) provoquent la décomposition du trichloréthylène avec production d'acide chlorhydrique. L'acide chlorhydrique peut être neutralisé par ajout de stabilisants.

Il doit être stocké dans un endroit bien ventilé, avec une température comprise entre15 °C et25 °C. Il doit être manipulé en milieu bien ventilé, avec des gants et des lunettes de protection. L'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) préconise l'utilisation de gants en PVA (alcool polyvinylique)[12]. En cas d'exposition accidentelle de la peau et des muqueuses, il faut enlever les vêtements souillés, laver abondamment à l'eau et consulter un médecin.

Un lien significatif entre l’exposition au trichloréthylène et le risque de survenue de lamaladie de Parkinson est établi[13],[14].

Substitution

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Selon la réglementation européenne, son utilisation est interdite pour les particuliers à une concentration supérieure à 0,1 %. Dans l'industrie, il était nécessaire de procéder à son remplacement avant le[15] (sauf exemption demandée avant le) par d'autres produits comme letétrachloroéthylène (ouperchloroéthylène), lechlorure de méthylène (oudichlorométhane (DCM)), d'autres dérivés d'’hydrocarbures (cétones,alcools…), certains mélanges contenant desfluoroalcanes ou fluoroéthers, ou encore par des mélanges stabilisés à base de bromure den-propyle (nPB).

Tous les substituants possibles ont des avantages et des inconvénients. Certains sont inflammables (alcools, cétones, esters, éthylène-glycol, propylène-glycol) et nécessitent d'investir dans des machines permettant d'éviter tout risque d'incendie. D'autres présentent la phrase de risque H351 : « susceptible de provoquer le cancer » (perchloroéthylène et dichlorométhane). Les mélanges à base de fluoroalcanes/fluoroéthers sont très chers ; s'ils sont ininflammables (constitués majoritairement detrans-1,2-dichloroéthylène et de dérivés fluorés), ils sont par contre des agents responsables du réchauffement climatique. Les mélanges ininflammables[16] à base de bromure den-propyle sont efficaces en termes de dégraissage et inoffensifs pour l'environnement[17], mais sont classés H360FD (« peut nuire à la fertilité et au fœtus »)[18] et suspectés d'être cancérigènes[19].

Tous ces solvants sont généralement utilisés dans des machines de dégraissage à la vapeur dont le choix judicieux permet de limiter considérablement les valeurs limites d'exposition (enceinte ouverte ou fermée, une ou deux chambres de dégraissage, circuit fermé de distillation, etc.).

Valeurs limites d'exposition

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Le comité scientifique de l'Union européenne compétent en matière de valeurs limites d'exposition professionnelle (SCOEL ou CSLEP) recommande les valeurs limites suivantes pour le trichloréthylène : 10 ppm (54,7 mg/m3) en moyenne pour une exposition quotidienne de huit heures et 30 ppm (164,1 mg m−3) pour une exposition brève de quinze minutes[20].

Le trichloréthylène est nocif pour la santé s’il est ingéré. Il cause une sensation de brûlure dans la bouche et la gorge, suivie de douleurs abdominales et des signes et des symptômes de dépression du système nerveux central. L'ingestion accidentelle de30 ml à50 ml cause un affaiblissement musculaire, des vomissements et laperte de conscience ou le délire, mais la victime récupère dans les deux semaines. Aucun effet n'a été signalé sur le cœur, le foie et les reins. Dans un cas seulement, l'ingestion de moins de50 ml s'est avérée fatale à la suite d'une insuffisance rénale et hépatique. Certains des effets nocifs décrits, par exemple les effets sur le foie, peuvent être dus à d'autres substances chimiques (stabilisants) ajoutées au trichloréthylène[21].

La concentration maximale acceptable dans l’eau potable pour le trichloréthylène est de0,005 mg l−1[22].

Utilisation

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Les deux principales caractéristiques intéressantes du trichloréthylène sont :

  • qu'il s'agit d'unsolvant ;
  • que contrairement à la plupart des solvants, il est peu inflammable.

Il a beaucoup été utilisé pour le dégraissage de pièces métalliques, le nettoyage à sec devêtements — notamment comme détachant domestique sous la marque Sassi[23] — et l'extraction de produits organiques. Il fut utilisé commeanesthésiant sous le nomtrilène et d’ercylène par Robert et Carrière dans lesannées 1950.

Il tend à être progressivement remplacé par des produits moins dangereux, et est d'ores et déjà interdit pour les particuliers dans l'Union européenne.

Le trichloréthylène sert surtout au dégraissage à la vapeur des pièces métalliques dans les industries de l'automobile et des métaux. Il sert aussi de composante d'adhésifs et de solvant dans les décapants à peinture, les lubrifiants, les peintures, les vernis, les pesticides, les nettoyeurs à froid pour métaux, les caoutchoucs et les élastomères. Il est utilisé comme caloporteur à basse température et comme intermédiaire chimique dans la production de produits pharmaceutiques, d'agents chimiques ignifuges et d'insecticides. Il est utilisé dans la phosphatation des métaux, la transformation des textiles, la production de chlorure de vinyle et les opérations aérospatiales[24].

Le trichloréthylène passe en catégorie 2 des substances cancérogènes (Directive de l'Union européenne sur les substances dangereuses) avec la phrase derisque R45 « peut causer le cancer ». C'est ce qu'ont décidé les experts européens lors de la réunion (28e Adaptation au Progrès Technique) du, confirmant ainsi la recommandation du groupe de travail de l'Union européenne, chargé de la classification, de l'emballage et de l'étiquetage. Le trichloréthylène était encatégorie 3 des cancérogènes,étiqueté R40 « Effet cancérogène suspecté-preuves insuffisantes ». En 2014, il est classé cancérogène pour l'homme par leCIRC[25].

Autre utilisation

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Comme d'autres substances chimiques volatiles contenues dans des produits d'usage courant et que l'on peut légalement se procurer dans le commerce de façon peu onéreuse[26], le trichloréthylène est utilisé pour ses effetspsychoactifs, en particulier par des enfants ou de jeunes adolescents qui l'inhalent par le nez (« sniffing »), par la bouche (« snorting »), le pulvérisent directement dans la gorge ou le nez (« dusting ») ou sur un linge à inhaler (« huffing ») ou en inhalent les effluves dans un sac (« bagging »)[27],[28].

Effets

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Ce détournement d'usage engendre rapidement des effetspsychotropes. L’intensité de ses effets dépend de sa composition, de la quantité inhalée, du temps d’inhalation, de l'endroit où il est inhalé (fermé, ouvert, plein air) et de l’éventuelletolérance développée par l’usager[29].

« Inhalés, les solvants agissent sur le système nerveux central en induisant des manifestationsébrieuses. Chez certains consommateurs, s’ensuivent des troubles de la perception pouvant conduire à deshallucinations puis à unesomnolence »[29]. Cet état est appelé « ébrio-narcotique » et peut parfois être suivi denausées oucéphalées ouvertiges[30] voire aller jusqu’à laperte de conscience[29]. « Sniffés, les solvants produisent des effets extrêmement rapides où se succèdent une phaseeuphorique, des perturbations sensorielles (allant parfois jusqu’à l’hallucination visuelle) et enfin, une phase desédation, avec parfois sommeil etcoma. Ils peuvent donner lieu à unedépendance psychique et physique et à unetolérance. Ils ont surtout un effetneurotoxique, entraînant une détérioration des capacités mentales »[31],[29]. Le trichloréthylène semble provoquer une dépendance psychique mais non physique[32].

Toute prise de solvant comporte « un risque aigu demort subite partrouble du rythme cardiaque. Lors de prises répétées, les solvants peuvent engendrer des lésionsneurologiques (notamment despolynévrites), des lésionsrénales,gastriques ou encorepneumologiques » irréversibles[29],[33].

« Le trichloroéthylène est irritant pour les voies respiratoires supérieures, les yeux et la peau. L'inhalation de fortes concentrations de trichloroéthylène provoque une dépression du système nerveux central pouvant aller jusqu'au décès, une irritation bronchique et des troubles du rythme cardiaque. Lors d'ingestion apparaissent des troubles digestifs, neurologiques, cardiaques et respiratoires souvent graves. L'exposition répétée par inhalation peut provoquer des atteintes neuropsychiques parfois sévères. Une dermatite d’irritation est observée en cas de contacts répétés. Le trichloroéthylène semble perturber le système immunitaire et avoir un rôle dans la maladie veino-occlusive pulmonaire. Les données épidémiologiques mettent en évidence un effetcancérogène du trichloroéthylène pour le rein ; des associations causales moins fortes ont été établies pour le cancer hépatique et lelymphome non-Hodgkinien. »

— INRS[34].

Usagers

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Peu élevées dans la population adulte, les expérimentations se trouvent plus fréquemment chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes de différentes couches sociales et ethniques[31],[32],[33]. « L’abus de substances volatiles est un problème mondial particulièrement courant au sein des populations minoritaires et marginalisées »[33].

Statut juridique

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Comme lescolles, lespoppers (nitrites d'alkylealiphatiques) et d'autres solvants[26], le trichloréthylène est soumis au régime juridique applicable aux produits classésstupéfiants et relèvent des substances identifiées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme susceptibles d'engendrer une dépendance aux solvants volatils[29].

En France, la vente du trichloréthylène est interdite aux mineurs par l'arrêté du[35].

Règlementation

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La législation européenne actuelle sur la protection des travailleurs contre les risques de santé (notamment la Directive sur les agents chimique 98/24/EC[36] et la Directive sur les Carcinogènes 2004/37/EC[37]) n'impose pas d'exigences minimum obligatoires pour le contrôle des risques à la santé des travailleurs lors de l'usage ou pendant le cycle de vie du trichloréthylène. Cependant, si les discussions en cours sur la Directive des Carcinogènes devaient produire une valeur contraignante pour la limite d'exposition au trichloréthylène des travailleurs, cette conclusion devrait être revue.

La Directive sur les Émissions de Solvants 1999/13/EC[38] et la Directive sur les Émissions Industrielles 2010/75/EU[39] imposent des exigences minimum contraignantes pour les émissions de trichloréthylène dans l'environnement pour certaines activités, y compris pour le traitement de surfaces. Cependant, les activités ayant une consommation de solvant en deçà d'un certain seuil ne sont pas concernées par ces exigences.

Le règlement 348/2013/UE[15] de la Commission européenne, modifiant le règlement REACH (1907/2006/CE[40]), en incluant le trichloréthylène à l'annexe XIV de REACH, aura pour conséquence l'interdiction de la substance en Europe au, ceci en raison de ses propriétés cancérogènes (cat. 1B). Les demandes d'autorisations pour les cas où la substance ne pourrait pas être substituée peuvent être communiquées à l'ECHA jusqu'au.

Contamination au TCE

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Les eaux souterraines constituent la seule source d'eau pour 25 à 30 % de la population canadienne, c’est-à-dire7,1 millions de Canadiens[22]. En, des analyses réalisées par la municipalité deShannon, dans la province deQuébec (Canada), ont révélé que la nappe phréatique était contaminée par du trichloréthylène (TCE)[41]. Une étude épidémiologique de l'état de santé de la population exposée, et en particulier de l'incidence des cancers dans la région, a été demandée à la Direction de santé publique. Néanmoins, l'Institut national de santé publique du Québec précise dans un rapport que l'analyse des données n'a pas permis de conclure à la présence d'un excès significatif entre l'incidence des cas de cancer et l'exposition potentielle au TCE[42]. Les gens de la ville ont décidé d'intenter unrecours collectif contre le gouvernement du Canada car celui-ci connaissait le problème depuis trente ans[43].

Uncluster de cancer (leucémie et autres), impliquant descomposés organiques volatils dégagés par une entreprise denettoyage à sec, dont du trichloréthylène, du1,2-dichloroéthylène, duperchloroéthylène, dudichlorométhane et duchlorure de vinyle, a été découvert àCamp Lejeune, enCaroline du Nord[44].

Certains végétaux, dont des plantes trouvées dans les jardins[45] se montrent capables d’absorber de grandes quantités de polluants organiques[46] et parfois de les dégrader, en disposant par exemple de mécanismes de détoxication face au trichloréthylène qui est toxique et génotoxique[47]. Le peuplier en fait partie.

Dépollution

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Les principales méthodes de dépollution des sols et des eaux souterraines impactées par du trichloroéthylène sont des méthodes mécaniques (venting/sparging) permettant l'aération des milieux et le transfert du TCE vers une phase gazeuse captée en surface et traitée sur charbon actif), chimiques à travers unebarrière réactive perméable, par oxydation chimique (permanganate de potassium/sodium, persulfate de sodium) ouréduction chimique (fer zéro-valent), ou biologique (déchloration bio-anaérobie) par injection dans les eaux souterraines de source de carbone (lactate, mélasse, micro-émulsion d'huile de soja, etc.). La dernière méthode (bio-anaérobie) a actuellement la préférence des sociétés de dépollution dans la mesure où elle n'est pas très onéreuse et permet atteindre de très bons niveaux de décontamination dans les eaux souterraines.

Lafongoremédiation est une des solutions étudiées.

laphytoépuration en est une autre, potentiellement complémentaire : le peuplier pouvait avoir un potentiel supplémentaire en matière de phytoépuration des solsin situ'' (d’autres essences pourraient aussi peut-être avoir une telle aptitude)[48].

Des tests faits dans les années 1990 avec des peupliers hybrides (Populus trichocarpa x P. deltoides ; clones H1-11 et 50-189[49], plantés dans un sol irrigué par une eau volontairement polluée par du trichloréthylène[49]) ont montré que ces peupliers absorbaient du TCE et en dégradaient une partie en plusieurs déchets métaboliques connus : trichloroéthanol, acide trichloracétique et acide dichloracétique)[48]. Une autre partie (moins de 5 % lors d’une des expériences, mais ce taux pourrait être différent dans la nature[50]) était évacuée via l’évapotranspiration (« phytovolatilization », habituellement mesurée en culture sous serre), en quantités mesurables. Il s’agit bien d’une biodégradation qui ne résulte pas de l’activité de bactéries de la rhizosphère ou de symbiotes fongiques du peuplier (qui existe aussi par ailleurs pour un certain nombre de polluants[51]), car en laboratoire des cultures pures de cellules de peupliers dégradent effectivement le trichloréthylène, en produisant les mêmes produits métaboliques intermédiaires[48], et quand on les a exposé à du trichloréthylène marqué aucarbone 14 (traceur[52]), ces cultures cellulaires ont aussi produit du dioxyde de carbone radiomarqué, ce qui montre qu’il y a bien eu dégradation du trichloréthylène au niveau cellulaire[48]. Des boutures de peupliers plantées dans un sol pollué par le TCE ont produit les mêmes métabolites. Le degré d’oxygénation de la rhizosphère semble avoir peu d’importance[50].

  • L'ADEME considère que l'argument « plantes dépolluantes » n'est pas validé scientifiquement au regard des niveaux de pollution généralement rencontrés dans les habitations et des nouvelles connaissances scientifiques dans le domaine[53].

L’extraction augmente avec l’évapotranspiration (indice métabolique) et n’est donc efficace que durant la saison de croissance, mais avec semble-t-il un très bon rendement :« au moins 95 % du TCE supprimés » pour le TCE solubilisé dans le flux d'eau entrant dans les cellules des arbres[49].

Il faut néanmoins que le TCE soit assez dilué, car il est toxique pour les cellules du peuplier, qu’il tue au-dessus d’une certaine dose[49].

Dosage

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Le trichloréthylène est un contaminant émergent problématique pour l’environnement, la faune et l’humain. Il est issu de l’activité industrielle de l’homme et s’accumule peu à peu dans la nature, causant des dommages importants. L’accumulation du trichloréthylène dans les eaux des nappes phréatiques estun des principaux problèmes touchant les eaux potables souterraines des petites municipalités[réf. nécessaire]. C’est pourquoi il est important de doser le trichloréthylène dans les eaux souterraines ou de surface. Pour cela on peut utiliser une technique d’analyse telle lachromatographie en phase gazeuse couplée à unspectromètre de masse avec analyse durapport isotopique (IR en anglais) :P&T-GC-MSIR[54],[55].

Avant l’analyse, les échantillons d’eau souterraine ont été conservés à°C dans des contenants de verre scellés avec duTéflon. Pour doser le trichloréthylène, on utilise d’abord une pompe à extractionoffline qui a pour rôle de préconcentrer l’analyte volatil organique.

D’abord, l’échantillon de500 ml contenu dans le contenant d’échantillon en acier inoxydable est transféré vers le contenant d’extraction en acier inoxydable en ouvrant la valve (V1)[55].

Ensuite, le contenant d’extraction est brassé mécaniquement à une vitesse de120 tr/min. La valve (V2) est ouverte et le composé volatil organique, le trichloréthylène, passe par un tuyau d’acier inoxydable chauffé à50 °C pour éviter la condensation de vapeur d’eau durant l’extraction. Le montage entier est en acier inoxydable pour éviter l’adsorption du composé organique. Ensuite, un système à quatre capillaires est utilisé (C), pour éviter la rétro-diffusion du composé[55].

À ce point, la vapeur d’eau et le trichloréthylène se retrouvent emprisonnés dans les trappes (T1 et T2) qui sont refroidies à l’azote liquide à−196 °C. La première trappe (T1) est plongée à 50 % dans l’azote liquide, tandis que la deuxième trappe (T2) est plongée à 100 % dans l’azote liquide. La justification est que, lorsque les deux trappes sont entièrement submergées, l’efficacité de l’extraction est diminuée de 50 %, car les vapeurs d’eau gèlent et bloquent le flux de vapeur)[55].

Sur 500 ml de l’échantillon d’eau souterraine seulement,0,4 ml est emprisonné dans la trappe (T1) et c’est dans ce volume qu’est renfermé lecomposé organique volatil, le trichloréthylène. Sachant que le composé se retrouve presque entièrement emprisonné dans la première trappe, la deuxième trappe ne s’avère pas essentielle pour l’extraction. La trappe (T1) qui contient l’analyte préconcentré est conservée et branchée sur le système d’analyse P&T-GC-MSIR. L’analyte est chauffé à250 °C pendant une minute et est désorbé thermiquement du P&T et envoyé par un flux d’hélium vers une cellule cryogénique à−120 °C. Par la suite, cette dernière est chauffée et l’hélium envoi l’analyte vers le GC (pour faire la séparation chromatographique)[55].

La séparation se fait à une température de40 °C pendant 2 min,50 °C à une vitesse de°C/min,50 °C pendant 4 min,100 °C à une vitesse de°C/min,100 °C pendant 2 min,210 °C à une vitesse de40 °C/min et finalement210 °C pendant 3,5 min[56]. Une fois les composés organiques séparés, ils sont analysés par MSIR. Avec le spectromètre de masse avec ratio isotopique, on peut déterminer la signature isotopique du trichloréthylène. Il permet de déterminer l’abondance du13C et du12C avec le ratio13C/12C. En utilisant la technique de pompe à extraction, le pourcentage de recouvrement varie entre 80 et 110 %. Lalimite de quantification était de1,4 µg l−1 pour le P&T et s’est abaissée à0,24 µg l−1[55] en combinant avec la pompe à extraction.

Notes et références

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