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Une étude deStandard & Poor's Global Ratings (2019) estime que la transition énergétique pourrait entrainer une augmentation de 30 % en six ans des prix de l'électricité sur les marchés de gros en Europe, du fait surtout de la transition énergétique accélérée programmée par l'Allemagne. La production d'électricité issue du charbon et du lignite chutera de 60 % avant 2025 et la capacité des centrales nucléaires devrait baisser de 19 %. Les énergies renouvelables devraient, selon S&P, assurer 43 % des volumes produits en Europe en 2030. L'Allemagne devrait devenir importatrice d'électricité[1].
Une étude publiée le 3 décembre 2020 par le cabinetMcKinsey passe en revue plusieurs centaines de leviers qui permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs les plus émetteurs : l'électricité, le bâtiment, l'industrie, les transports et l'agriculture. Elle conclut qu'il existe une voie rentable, tout en restant acceptable par la société, pour atteindre les objectifs proposés dans lePacte vert pour l'Europe. L'éolien terrestre contribuerait pour 10 % à la réduction des émissions, le solaire pour 9 %, les voitures électriques pour 8 %, les pompes à chaleur pour 6 %, les camions électriques pour 6 %, etc. Les investissements nécessaires atteindraient 1 000 milliards € par an jusqu'en 2050, dont 800 milliards € par an d'investissements existants devraient être redirigés des technologies à forte intensité de carbone vers celles à faible intensité, et 180 milliards € supplémentaires par an devraient être ajoutés, mais seraient compensés par des économies sur les dépenses de fonctionnement. Cette transition créerait11 millions d'emplois mais en supprimerait6 millions, dont plus de la moitié dans l'industrie[2].
L'initiative européenne « Énergie propre pour les îles de l'UE » regroupe une trentaine d'îles : les six premières à publier, à l'été 2019, le calendrier de leur transition énergétique, sont Sifnos en Grèce, La Palma en Espagne, Culatra au Portugal, Salina en Italie, Cres-Losinj en Croatie et les îles d'Aran en Irlande. Vingt autres suivront en 2020, dont Marie-Galante (Antilles) et la Nouvelle-Calédonie. Leur électricité coûte cinq à six fois plus cher que sur le continent, ce qui peut rentabiliser les investissements dans les énergies renouvelables et dans les systèmes de stockage nécessaires pour compenser leur intermittence. À Porto Santo, petite île de l'archipel portugais deMadère, l'énergéticien de Madère expérimente l'utilisation des batteries de voitures électriques fournies par Renault ; les premiers retours d'expérience montrent qu'avec une proportion de 50 % de véhicules électriques (soit 1 500 voitures), eux-mêmes utilisés à 50 % enVehicle-to-grid, on pourrait faire passer la proportion de renouvelables de 15 % aujourd'hui à 38 % en 2025, et même s'approcher de 100 % avec un parc à 100 % électrique, l'objectif pour 2030[3].
Le 18 juin 2019, laCommission européenne publie son projet de classification européenne (également appelée « taxonomie ») visant à orienter les investissements des marchés financiers vers des activités dites « durables ». Ce projet est le fruit des travaux d’un groupe d’experts techniques de la Commission, le « Technical Expert Group » (TEG), qui a écarté le nucléaire. Le 25 septembre 2019, leConseil de l’Union européenne (UE), qui rassemble les ministres concernés par un projet de texte, décide de maintenir éligible l’énergie nucléaire dans le label européen des investissements verts. L’Allemagne, soutenue par l’Autriche et le Luxembourg, voulait exclure le nucléaire, mais la majorité des États, emmenés par Paris, souhaitait l'intégrer dans la classification. En mars 2019, le Parlement européen avait exclu l’énergie nucléaire du projet de classification. Le projet doit maintenant passer l’étape du « trilogue » où la Commission, le Conseil et le Parlement doivent dégager une position commune[4].
Le 21 décembre 2021, la commissaire européenne à la ConcurrenceMargrethe Vestager présente une modification substantielle des règles européennes encadrant certaines aides d'État, avec l'objectif de les adapter aux enjeux du « Pacte vert pour l'Europe ». Le principe directeur est que ce qui contribue à atteindre les objectifs climatiques de 2030 et 2050 pourra être soutenu économiquement, ce qui nuit aux ambitions climatiques ne pourra plus l'être. Les nouvelles lignes directrices incluent de nouvelles activités liées à lamobilité propre et ses infrastructures, auxénergies renouvelables, à ladécarbonation industrielle, à la lutte contre lapollution sonore, au soutien à l'économie circulaire, aux aides en faveur de labiodiversité et de la réparation des dommages environnementaux, à laperformance énergétique des bâtiments. Les aides au gaz naturel resteront possibles dans des cas encadrés, par exemple pour les pays qui veulent y investir pour sortir du charbon[5].
Le gouvernement danois se donne l'objectif d'atteindre en 2050 une production énergétique issue à 100 % des énergies renouvelables[6].[source insuffisante]
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