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Tracking and Data Relay Satellite

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Tracking and Data Relay Satellite
Satellites de télécommunications
Description de cette image, également commentée ci-après
SatelliteTDRS de seconde génération (vue d'artiste).
Données générales
OrganisationDrapeau des États-UnisNASA (Goddard)
ConstructeurDrapeau des États-Unis1re génération :TRW
2e génération :Hughes /Boeing
3e génération :Boeing
DomaineSatellite relais
Nombre d'exemplaires1re génération : 6
2e génération : 3
3e génération : 3
Constellationoui
StatutOpérationnel
Lancement1983-2017
Lanceur1re génération :Navette spatiale américaine
2e génération :AtlasIIA
3e génération :AtlasV 401
Durée de vie1re génération : 10 ans
2e et3e générations : 15 ans
Caractéristiques techniques
Masse au lancement1re génération  : 2 108 kg
2e génération : 3 196 kg
3e génération : 3 770 kg
Dimensions1re génération : 17,3 x 14,2 mètres
2e et3e générations : 21 x 13,1 mètres
Plateforme2e et3e générations : HS-601 / BSS-601
Contrôle d'attitudeStabilisé 3 axes
Source d'énergiePanneaux solaires
Puissance électrique1re génération : 1 700 Watts
2e et3e générations : 2 300 Watts
Orbite géosynchrone
Inclinaison16°
Longitude41°, 171° et 89°

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Tracking and Data Relay Satellite (TDRS) (enfrançais :« satellite de suivi et de relais de données ») est uneconstellation desatellite de télécommunications utilisée par laNASA et d'autres agences gouvernementales aux États-Unis pour servir de station relais entre les engins spatiaux et la Terre. Le segment spatial comprend au minimum six satellites circulant sur uneorbite géosynchrone à une longitude fixe avec une inclinaison orbitale réduite (16°) et répartis sur trois positions à peu près équidistantes enlongitude (au-dessus de l'Océan Pacifique, de l'Océan Atlantique et de l'Océan Indien). Ces satellites relaient les communications des satellites circulant enorbite basse et leur permettent de communiquer en temps réel avec la Terre quelle que leur position. Le système est développé initialement pour remplacer le réseau de stations au sol couteux et fournissant une couverture limitée qui était utilisé pour lesvols habités de lanavette spatiale américaine. Le premier satelliteTDRS est placé en orbite en 1983.

En 2021 le systèmeTDRS prend en charge les liaisons avec environ25 engins spatiaux dont laStation spatiale internationale, letélescope spatialHubble et de nombreuxsatellites d'observation de la Terre commeGPM,Terra etAqua. Dix satellitesTDRS sont opérationnels : quatre de première génération, trois de deuxième génération et trois de troisième génération. Deux satellites ont été retirés et placés sur uneorbite de rebut. Les communications avec la Terre utilisent deux stations terriennes situées àWhite Sands (Nouveau-Mexique) et dans l'île de Guam (Océan Pacifique).

Contexte

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Les échanges entre un engin spatial et les installations au sol sont essentiels pour la réalisation d'une mission. Les données échangées sont principalement

  • De l'engin spatial vers le sol (liaison descendante) : lestélémesures fournissant des informations sur le fonctionnement (l'état de santé) du satellite et les données collectées pour remplir les objectifs de la mission ; données scientifiques, images prises par les satellites d'observation de la Terre optiques, etc.
  • Du sol vers l'engin spatial (liaison montante) : les instructions (modification de l'orbite, changement d'orientation, commandes d'activation et de pointage des instruments, etc.).

Les échanges ne peuvent s'effectuer que lors l'engin spatial se situe dans lechamp de vue d'unestation terrienne. Si l'engin spatial circule sur une orbite basse (altitude de quelques centaines de kilomètres) celui-ci n'est visible (au-dessus de l'horizon pour la station) que durant quelques minutes. Lorsque l'inclinaison orbitale est non nulle les régions survolées changent d'une orbite à l'autre. Les deux tiers de la surface de la Terre sont couverts par un océan et ne peuvent accueillir une station terrienne permanente. Il en résulte que même en installant un réseau dense de stations terriennes, les échanges entre l'engin spatial et le sol sont discontinus. Ainsi, au début de l'ère spatiale, la NASA, bien que disposant d'une cinquantaine de stations terriennes réparties sur la planète, ne pouvait maintenir la liaison avec ses missions habitées que durant 15% de l'orbite.

Dans un certain nombre de cas de figure cette couverture limitée des stations terriennes constitue une contrainte gênante pour les missions :

Dans le cadre du développement de lanavette spatiale américaine au début des années 1970, la NASA décide de mettre en place un système permettant d'assurer une couverture quasi continue des communications entre celle-ci et la Terre. Ce système repose sur des satellites placés enorbite géostationnaire (altitude 36000 kilomètres) qui servent de relais entre la navette spatiale et la Terre. Chaquesatellite géostationnaire, qui par définition a une position fixe au-dessus du sol, a dans son champ de vue presque 50% de l'orbite terrestre basse. Avec deux satellites judicieusement placés, le système fournit une couverture complète.

  • Animations montrant le fonctionnement du systèmeTDRS
  • Animation montrant comment un satellite (NIMBUS-7) communiquait avec la Terre avant la création du systèmeTDRS puis le satelliteTRMM utilisant le systèmeTDRS.
  • Animation montrant l'orbite et le mode de communication des différents satellites utilisateurs du systèmeTDRS (2017).

Historique

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Schéma du circuit des échanges dans le systèmeTDRS entre les satellites utilisateurs du système (Hubble,Station spatiale internationaleetc.) et les installations au sol.

Le système de télécommunications spatialesTDRS est créé dans les années 1970 pour répondre des besoins de communications croissants entre la Terre les engins spatiaux (en particulier lanavette spatiale américaine) ainsi que pour réduire les coûts du système existant. Ce dernier reposait sur une cinquantaine destations terriennes ne permettant de maintenir les communications que sur 15 % de l'orbite. La conception de ce nouveau système débute en 1973 et met10 ans pour déboucher sur le lancement d'un premier satellite opérationnel. La construction des satellites et des stations terriennes ainsi que la gestion duréseau de télécommunicationsTDRS est confié initialement pour une durée de10 ans à la sociétéSpacecom unecoentreprise des sociétésWestern Union Communications,Fairchild Industries etContinental Telephone Company. Il est alors prévu que la NASA achète les services de communication à cette société. Desrépéteurs enbande C sont installés à bord des six satellitesTDRS de première génération pour assurer les prestations classiques d'un satellite de télécommunications à savoir des liaisons entre des stations terriennes fixes de sociétés.

Le réseau créé repose sur deux satellites placés enorbite géosynchrone aux longitudes 41 et 171° Ouest au-dessus de l'Océan Pacifique et de l'Océan Atlantique avec un satellite de secours placé en orbite pour pallier une défaillance d'un des deux satellites opérationnels. L'orbite n'est volontairement pas stabilisée dans le sens nord-sud. Du coup leurinclinaison orbitale atteint jusqu'à 16° ce qui leur permet de couvrir les régions polaires (en particulier le pôle sud). La configuration à deux satellites permet d'assurer une couverture sur 85 % de l'orbite basse avec un débit maximal de transfert de données de300 mégabits par seconde. L'emplacement de lastation terrienne du système est choisi de manière à avoir en visibilité simultanément les deux satellites. Le site retenu, situé àWhite Sands auNouveau-Mexique, bénéficie de350 jours d'ensoleillement par an et une absence quasi totale de précipitations. LeWhite Sands Ground Terminal (WGST) dispose d'antennes paraboliques utilisées pour les communications avec les deux satellites ainsi que les équipements permettant d'assurer la liaison dans les deux sens avec les utilisateurs finaux dont la NASA. Le premier satelliteTDRS est placé le[1].

Fabrication et déploiement de la première génération de satellitesTDRS

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Six satellites(TDRS A àF) sont construits parTRW. Par convention, une fois placés en orbite, les satellites sont renommés avec un suffixe numérique (TDRS A devientTDRS 1). Ces satellitesTDRS de première génération sont placés en orbite par laNavette spatiale américaine conformément à la politique spatiale de l'époque qui impose le remplacement des lanceurs classiques par la navette spatiale. Cette dernière ne peut pas amener le satellite que sur une orbite basse et celui-ci est largué de la soute de la navette accouplé à un étage àpropergol solideIUS qui est chargé de placer le satellite sur son orbite géostationnaire. Le deuxième satelliteTDRS-B est perdu en 1986 à la suite de ladésintégration en vol de la navette spatialeChallenger. Il est remplacé par un septième satellite (TDRS G) dernier satellite de la série lancé le[2].

  • Largage d'un satellite de première génération par la navette spatiale
  • TDRS-C, peu avant son largage, repose dans la soute de la navette spatiale dont les portes ont été ouvertes.
    TDRS-C, peu avant son largage, repose dans la soute de la navette spatiale dont les portes ont été ouvertes.
  • Mise à la verticale
    Mise à la verticale
  • Largage du satellite TDRS-F avec l'étage IUS situé dans la partie inférieure.
    Largage du satelliteTDRS-F avec l'étage IUS situé dans la partie inférieure.

Rapatriement de la gestion du systèmeTDRS à la NASA et construction d'une deuxième station terrienne

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Pour différentes raisons, au début des années 1990, alors que le système est opérationnel depuis plusieurs années, il est jugé préférable pour les utilisateurs de la NASA que l'agence spatiale soit la propriétaire des satellites et qu'elle en assure à la fois le contrôle et la gestion. La gestion du système est confiée auCentre de vol spatial Goddard établissement de la NASA, qui n'en assurait jusque là que le pilotage. Une deuxième station terrienne baptisée STGT (Second TDRS Ground Terminal) est construite à5 kilomètres de la première (WSGT) et est équipée avec des ordinateurs et des appareils de communication de dernière génération fournis parGeneral Electric. Les deux stations terriennes sont reliées entre elles par une fibre optique. Le centre de contrôle est déplacé au STGT qui dispose par ailleurs de trois antennes : SGLT-1, 2 et 3 (chacune assure la liaison avec un satelliteTDRS). Le STGT est inauguré en décembre 1994. Le WSGT est équipé de trois autres antennes (SGLT-4, 5 et 6) portant le total à six permettant ainsi de gérer les communications avec les six satellites dont le déploiement s'achève en juillet 1995 avec le lancement deTDRS-G[1].

Deuxième génération

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Antennes TDRS de la station terrienne de l'île de Guam (Océan Pacifique).
SatelliteTDRS-M de troisième génération en position repliée avant son lancement.

A la même période que l'inauguration de la station terrienne STGT la NASA confie à la société Boeing la construction de trois nouveaux satellites (TDRS H,I etJ). Ces satellites de deuxième génération disposent des capacités de la première génération auxquels est ajouté un mode de communications inter-satellites supplémentaire enbande Ka plus performant que la bande Ku. Les trois satellites sont placés en orbite entre 2000 et 2002 par une fuséeAtlasIIA[1].

Extension du système

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En 2002, un nouveau type de prestation demandant des débits faibles est mis en place. DAS (Demand Access System) permet à un satellite de transmettre via le systèmeTDRS à n'importe quel moment des informations sur son fonctionnement ou des messages d'alerte permettant par exemple de pointer des observatoires terrestres sur unobjet céleste à la suite de la détection par un observatoire spatial d'un phénomène transitoire (sursaut gammaetc.)[1].

Pour répondre à des besoins croissants une nouvelle station terrienne (GRS) est créée dans l'île de Guam dans l'Océan Pacifique et devient opérationnelle en juillet 1998. Celle-ci est équipée dans un premier temps de deux antennes paraboliques de20 mètres de diamètre formant le système de réception SGLT-6 qui proviennent du WSC auxquelles vient s'ajouter au début des années 2000 le système de réception SGLT-7. Associée à deux satellites (TDRS-7 et8) placés en orbite au-dessus de l'Océan Indien, cette station permet de faire passer la couverture de l'orbite basse de 85 à 100% supprimant la zone d'exclusion (ZOE) qui existait depuis la création du système. Le premier satelliteTDRS est retiré du service le 21 octobre 2009. Le 9 décembre 2011 c'est au tour de deTDRS-4 à la suite de défaillance des batteries. Les deux satellites sont préparés pour leur mise en sommeil (largage des ergols, désactivation des batteries, etc.) et placés sur une orbite de rebut. Une nouvelle station terrienne (BPRS) est créée à Blossom Point (Maryland) en collaboration avec laMarine de guerre américaine et leNaval Research Laboratory. Celle-ci est également équipée de deux antennes paraboliques de20 mètres de diamètre formant le système de réception SGLT-8. Deux autres stations terriennes sont créées pour gérer des situations d'urgence : l'ETGT (enanglais :Extended TDRS Ground Terminal) situé près du WSGT à White Sands et l'ATF (enanglais :Australian TDRS Facility) à Yatharagga enAustralie-Occidentale[1].

Troisième génération

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Un contrat pour la construction de deux nouveaux satellites (TDRS K etL) est attribué à la société Boeing en avec une options pour deux autres satellites. Seule l'option pour un troisième satellite (TDRS M) sera exercée par la NASA. Le contrat passé par la NASA inclut la modernisation des stations terriennes. Cette troisième génération de satellites dispose de la même charge utile que la précédente mais utilise uneplateforme plus moderne. Les trois satellites sont placés en orbite entre 2013 et 2017 par un lanceurAtlasV 401 décollant depuis labase de lancement de Cap Canaveral[3]. Un troisième satellite (TDRS M) est commandé en[4].

Configuration en 2021

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En 2021, sur les douze satellites lancés, huit sont opérationnels, deux sont en réserve et deux ne sont plus opérationnels et sont en réserve. La durée de vie des satellites opérationnels n'est pas contrainte par la quantité d'ergols embarquée car ceux-ci utilisent des volumes très faibles (environ 2,5 kg par an pour les satellites de première génération, 2 kg pour les générations suivantes). Le facteur limitatif est l'usure et la défaillance des équipements. De ce fait, la NASA estime que la durée de vie des satellites de deuxième génération lancée entre 2000 et 2002 sera supérieure à25 ans (fin de vie après 2025 à 2027) et dépassera cette valeur pour les satellites de troisième génération lancés entre 2013 et 2017[5].

Configuration de la constellation de satellitesTDRS en 2016 (identique en 2021).

Fonctionnement

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Liaisons prises en charge simultanément par un satellite TDRS[1]
Type de liaisonAntenne TDRSBande spectraleNombre de satellites utilisateurs
pris en charge simultanément
Débit
Liaison montanteAntenne réseauBande S1300 kilobits par seconde
Antenne paraboliqueBande S27 mégabits par seconde
Antenne paraboliqueBande Ku225 mégabits par seconde
Antenne paraboliqueBande Ka¹225 mégabits par seconde
Liaison descendanteAntenne réseauBande S5300 kilobits par seconde
Antenne paraboliqueBande S26 mégabits par seconde
Antenne paraboliqueBande Ku2300 mégabits par seconde
Antenne paraboliqueBande Ka¹2300 mégabits par seconde²
¹ Uniquement les satellitesTDRS de deuxième et troisième génération.
² Peut monter jusqu'à3 gigabits par seconde avec des équipements utilisateurs au sol adaptés.

Utilisateurs

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Le réseauTDRS prend en charge quotidiennement de 450 à600 heures de communications365 jours par an. Les principaux utilisateurs sont laStation spatiale internationale (de manière continue), lesobservatoires spatiauxHubble,NUSTAR,NEOWISE, lessatellites d'observation de la TerreAIM,AQUA,AURA,GPM,MMS,SORCE,TERRA, les lanceursAtlas,Delta, les vaisseaux spatiauxSpaceX Dragon,Cygnus etH-II Transfer Vehicle. Le réseauTDRS est également utilisé pour transmettre les messages d'alerte transmis par l'observatoire spatialSwift aux télescopes terrestres pour permettre le suivi dessursaut gamma détectés[1].

Caractéristiques techniques détaillées

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Schéma d'un satelliteTDRS.

Première génération

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Maquette de satelliteTDRS de première génération.

Les satellites de première génération construits par TRW ont une masse de 2 108 kilogrammes et une fois déployés en orbite une envergure de 17,3 × 14,2 mètres. Leur durée de vie théorique est de10 ans[6],[7].

La charge utile comprend plusieurs systèmes de télécommunications[1] :

  • Uneantenne réseau à commande de phase qui permet de recevoir simultanément les données de cinq satellites tout en permettant de transférer des données à un seul satellite. Les échanges se font en bande S avec une polarisation circulaire vers la gauche et un champ de vue conique de ±13° par rapport à la verticale. L'antenne comprend30 éléments fonctionnant en réception dont 12 simultanément en réception/émission.
  • Deuxantennes paraboliques de4,6 mètres de diamètre orientables avec deuxdegrés de liberté qui permettent chacune de communiquer avec un unique satellite avec undébit élevé ou avec plusieurs satellites équipés d'antennes à bas débit. Les échanges peuvent s'effectuer (débit croissant) enbande S ouKu avec unepolarisation circulaire vers la gauche ou vers la droite et un champ de vue rectangulaire de ±22° en longitude et de ±28° en latitude. Les débits les plus élevés permettent le transfert par les satellites utilisateurs de gros volumes de données scientifiques ou de vidéos en temps réel (Station spatiale internationale).
  • La liaison avec les stations terriennes passe par une antenne parabolique orientable de deux mètres de diamètre fonctionnant enbande Ku avec une polarisation linéaire.
  • Le satellite dispose également d'une antenne omnidirectionnelle fonctionnant enbande S (polarisation circulaire vers la gauche) qui est utilisée pour le suivi et le transfert des commandes et destélémesures.

Deuxième génération

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Satellite de troisième génération (vue d'artiste).

Les satellites de deuxième génération construits par Hughes/Boeing ont une masse de 3 197 kilogrammes et une fois déployés en orbite une envergure de 21 × 13,1 mètres. Ils utilisent une plateforme HS-601 / BSS-601 de Boeingstabilisée3 axes utilisée par de nombreux satellites de télécommunications. Leur durée de vie théorique est de15 ans. Les principales différences au niveau de la charge utile sont les suivantes[8],[7],[1]  :

  • Les antennes orientables peuvent désormais fonctionner également enKa qui permet des transferts avec un débit accru (800mégabits par seconde).
  • L'antenne réseau comprend désormais32 éléments au lieu de 30 dont 15 pouvant fonctionner à la fois en émission et en réception.

Troisième génération

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Trois exemplaires de satellites de troisième génération (une option pour un quatrième satellite n'a pas été exercée par la NASA) sont construits par la division satellites deBoeing (Chicago,Illinois). Ils ont une masse de 3 454 kilogrammes et une fois déployés en orbite une envergure de 21 × 13,1 mètres. Leur durée de vie théorique est de 15 ans. Ils utilisent une plateforme BSS-702 de Boeingstabilisée 3 axes. Lespanneaux solaires fournissent 3 220 Watts au moment de l'équinoxe d'automne et 2 850 Watts durant le solstice d'été. L'énergie est stockée dans des batteries nickel-hydrogène. La charge utile est similaire à celle des satellites de deuxième génération[9],[7],[10].

Liste des satellites lancés

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DesignationDate lancement (UTC)LanceurBase de lancementLongitudeStatutRetirementNotes
au lancementen orbite

Première génération

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TDRS-ATDRS-1[11]Navette spatialeChallenger/IUS
(STS-6)[12]
Centre spatial Kennedy41° W, 62° W, 171° WRetiré du service[13][14]Mauvais fonctionnement de l'étage IUS, utilise ses propulseurs pour gagner l'orbite opérationnelle. Fin de vie[15].
Placé sur uneorbite de rebut le[13].
TDRS-BN/A[11]Navette spatialeChallenger/IUS
(STS-51-L)
Centre spatial KennedyN/ADétruitÉchec du lancement
Désintégration de la navetteChallenger
TDRS-CTDRS-3[11]Navette spatialeDiscovery/IUS
(STS-26R)[12]
Centre spatial Kennedy62° W[13]En stockage[13][16]
TDRS-DTDRS-4[11]Navette spatialeDiscovery/IUS
(STS-29R)[12]
Centre spatial KennedyRetiré du service[13]Avril /[17]Mis sur uneorbite de rebut[13].
TDRS-ETDRS-5[11]Navette spatialeAtlantis/IUS
(STS-43)[12]
Centre spatial Kennedy167° W[13]En stockage[13]
TDRS-FTDRS-6[11]Navette spatialeEndeavour/IUS
(STS-54)[12]
Centre spatial Kennedy46° W[13]Opérationnel[13]
TDRS-GTDRS-7[11]Navette spatialeDiscovery/IUS
(STS-70)
Centre spatial Kennedy85° E[13]Opérationnel[13]Remplace TDRS-B

Deuxième génération

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TDRS-HTDRS-8[11]AtlasIIACap Canaveral89° E[13]Opérationnel[13]
TDRS-ITDRS-9[11]AtlasIIACap Canaveral12° W[13]Opérationnel[13]
TDRS-JTDRS-10[11]AtlasIIACap Canaveral171° W[18]Opérationnel[13]

Troisième génération

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TDRS-KTDRS-11AtlasV 401Cap Canaveral174° W[18]Opérationnel[13]
TDRS-LTDRS-12[19]AtlasV 401Cap Canaveral41° W[13]Opérationnel[13]
TDRS-MTDRS-13[20]AtlasV 401[20]Cap Canaveral[20]49° WOpérationnel

Notes et références

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  1. abcdefgh eti(en) Ted Sobchak, Donald W. Shinners et Harry Shaw« NASA Space Network Project Operations Management: Past, Present and Future for the Tracking and Data Relay Satellite Constellation » ()(lire en ligne)[PDF]
    International Conference of Space Operations
  2. (en)NASA Goddard TDRSS 20th Year[réf. obsolète], surnasa.gov.
  3. (en-US) « Boeing to build NASA tracking, data relay satellites »,Reuters,‎(lire en ligne[archive du], consulté le)
  4. (en)Exercises Contract Option For TDRS-M Satellite Decision Will Retain Hundreds of Jobs[réf. obsolète], surnasa.gov.
  5. (en) Ron Zaleski, « 2016Three Generations of Tracking and Data Relay Satellite (TDRS) Spacecraft »[PDF], NASA,(consulté le)
  6. (en) Gunter Krebs, « TDRS 1, 2, 3, 4, 5, 6 (TDRS A, B, C, D, E, F) », surGunter's Space Page(consulté le)
  7. ab etc(en)« Tracking and Data Relay Satellite (TDRS) Characteristics »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),NASA,(consulté le)
  8. (en) Gunter Krebs, « TDRS 8, 9, 10 (TDRS H, I, J) », surGunter's Space Page(consulté le)
  9. (en) Gunter Krebs, « TDRS 11, 12, 13 (TDRS K, L, M) », surGunter's Space Page(consulté le)
  10. (en) « Media Kit : TRDRS-K », NASA,,p. 15
  11. abcdefghi etj(en) JonathanMcDowell, « Launch Log », Jonathan's Space Page(consulté le)
  12. abcd ete(en)« NASA'S Tracking and Data Relay Satellite »[archive du], NASA Facts Online,(consulté le)
  13. abcdefghijklmnopqrs ett(en)« Tracking and Data Relay Satellite (TDRS) Fleet »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), NASA,(consulté le)
  14. (en)« TDRS Retirement »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surnasa.gov,(consulté le).
  15. (en) « TDRS-1 Satellite Reaches 25 Years Of Age », Space Mart,(consulté le)
  16. (en) « Tracking and Data Relay Satellite (TDRS) », NASA,(consulté le)
  17. (en)« TDRS-4 Mission Complete; Spacecraft Retired From Active Service »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), NASA,(consulté le)
  18. a etbtdrss[txt], surcelestrak.com.
  19. (en) WilliamGraham, « ULA opens 2014 campaign with Atlas V launch of TDRS-L », NASASpaceflight.com,(consulté le)
  20. ab etc« Spaceflight Now Launch Schedule », SpaceflightNow.com(consulté le)

Voir aussi

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Articles connexes

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