Tracking Layer est un programme spatialaméricain de détection de lancement de missiles reposant sur une constellation desatellites d'alerte précoce qui doit être déployée progressivement à compter de 2023[Passage à actualiser]. Contrairement aux satellites qu'ils doivent à terme remplacer qui sont placés sur une orbite haute, les satellites Tracking Layer circuleront sur uneorbite basse (à environ 1 000 kilomètres d'altitude) et moyenne, ce qui leur permettra de détecter non seulement lesmissiles balistiques classiques mais également lesmissiles hypersoniques manœuvrant, nouvelle catégorie de missiles développée par laChine et laRussie. Les données collectées seront relayées par la Terre par la constellation de satellites de télécommunicationsTransport Layer qui fait l'objet de développements parallèles.
En 2019, laSpace Development Agency est créée pour développer une nouvelle architecture du segment spatial de la défense des États-Unis, baptiséeNational Defense Space Architecture. Celle-ci doit être constituée de satellites à bas coût facilement remplaçables. Ceux-ci sont répartis en sept couches distinctes constituées de satellites remplissant chacune des fonctions différentes (télécommunications, détection, navigation, etc.). Certaines de ces couches comprendront de 200 à400 satellites[1].

LaChine et laRussie développent depuis les années 2020 des missiles circulant à des vitesseshypersoniques (à plus deMach 5 contrairement auxmissiles de croisière qui se déplacent à une vitesse inférieure à la vitesse du son) et sont capables d'emporter unearme nucléaire. Leur manœuvrabilité est susceptible de mettre en échec les systèmes de détection et de défense des États-Unis conçus pour intercepter desmissiles balistiques certes plus rapides mais dont les trajectoires peuvent être prédites. La Chine a testé en 2021 un missile de ce type et la Russie a utilisé ce type de missile (avec une charge militaire classique) durant leconflit avec l'Ukraine en 2022.
Les États-Unis ont décidé de développer un système capable de détecter ce nouveau type de missile. Celui-ci repose sur des deux des couches de la NSDA : uneconstellation desatellites d'alerte précoce circulant en partie sur une orbite basse et en partie sur une orbite moyenne (Tracking Layer) et une constellation de satellites chargés de relayer l'information vers la Terre (Transport Layer)[2].
En, laSpace Development Agency (SDA), agence rattachée audépartement de la Défense des États-Unis et chargée des affaires spatiales touchant à la sécurité du pays, passe un contrat pour le développement de la première tranche (tranche 0) de la constellation Tracking Layer qui doit permettre de mettre au point le système.L3Harris Technologies doit fournir quatre satellites pour un montant de193,5 millions de dollars tandis queSpaceX fournira également quatre satellites pour une somme de149 millions de dollars. La charge utile de ces satellites est constitué d'une caméra infrarouge à champ grand angle de type OPIR (enanglais :overhead persistent infrared). Les satellites sont également équipés d'unsystème de communication optique (laser) qui doit leur permettre d'échanger les données avec les satellites relais de la constellationTransport Layer. Les satellites de SpaceX dérivent des satellitesStarlink avec une charge utile fournie par un autre industriel. L3Harris produit à la fois la plateforme et la charge utile. Il est prévu[Passage à actualiser] que les satellites soient lancés en 2022[3].
Une deuxième commande est passée par l'agence SDA en pour la réalisation de28 satellites supplémentaires constituant latranche 1 de la constellation.14 satellites doivent être fabriqués parNorthrop Grumman pour un montant de617 millions de dollars et14 satellites doivent être fournis par L3Harris pour un montant de700 millions de dollars. Ces satellites doivent être placés sur quatre plans orbitaux distants à une altitude de950 kilomètres. Le premier lancement doit intervenir en. Le coût total de latranche 1 est évalué à2,5 milliards de dollars en incluant les quatre lancements destinés à placer les28 satellites en orbite ainsi que le support en phase opérationnelle. Latranche 2 devrait comprendre54 satellites[4].
Les satellites de latranche 0 de type tracking doivent être déployés en même temps que les satellites de type transport par plusieurs tirs. Pour le premier lancement, qui a lieu le, un lanceurFalcon 9 décollant de labase de Vandenberg place huit satellites de type transport et deux satellites de type tracking sur uneorbite quasi polaire à une altitude de 1 000 kilomètres avec uneinclinaison orbitale de 80°[5].
Le second lancement, qui a lieu le, est effectué aussi par uneFalcon 9 depuis Vandenberg, qui place treize satellites en orbite dont deux satellites de type tracking et onze satellites de type transport[6].
| Lanceurs |
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| Bases de lancement |
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| Établissements | |||||||||||||||||
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| Articles liés | |||||||||||||||||
| La première date est celle du lancement du lancement (du premier lancement s'il y a plusieurs exemplaires). Lorsqu'elle existe la deuxième date indique la date de lancement du dernier exemplaire. Si d'autres exemplaires doivent lancés la deuxième date est remplacée par un -. Pour les engins spatiaux autres que les lanceurs les dates de fin de mission ne sont jamais fournies. | |||||||||||||||||