Le territoire communal est couvert par leschéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Somme aval et Cours d'eau côtiers ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 835 km2 de superficie, délimité par lebassin versant de laSomme canalisée. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[5].
Au, Tours-en-Vimeu est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Abbeville, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 73 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (94,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :
terres arables (71,5 %), prairies (14,6 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), zones urbanisées (4,8 %), forêts (0,7 %)[18]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Tours-en-Vimeu en 2018 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion derésidences secondaires et logements occasionnels (6,2 %) inférieure à celle du département (8,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 85,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (85 % en 2013), contre 60,3 % pour la Somme et 57,5 % pour la France entière[I 3].
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Le nom de la localité est attesté sous les formesTuris (1136) ;de Turs (1138) ;Tors (1206)[20] ; Tours (1301.) ; Tours en Vimeu (XIIIe siècle) ; Tours en Vymeu (1492) ; Cours en Vimeux (1638) ; Tour-en-Vimeu (1778) ; Tours-en-Vimeux (1840)[21]. Le nom de Tours-en-Vimeu dériverait du latin « Turma » (escadron) : lieu probable du cantonnement d'un corps d'auxiliaires à l'époque romaine[22]. LeVimeu est unerégion naturelle de France, située dans l'ouest de laPicardie et délimitée par deux vallées, celle de laBresle au sud et celle de laSomme au nord.
Corroy est attesté sous les formesCora (696) ;Colretum (1108) ;Cauroy (1121) ;Coldreium (1140) ;Colreium (1176) ;Caurroy (1205) ;Cauvroy (1657) ;Le Canoroy (1657)[23]. Un roi aurait été inhumé en cet endroit d'où le nom deCorpus régis, « corps du roi », devenu Corroy[24].
Vers 1754, un buste deCybèle en bronze est découvert à Tours en Vimeu dans le parc du château de madame de Frières[25]. La statue entre dans la collection ducomte de Caylus qui la prenant pour une statue d'Isis la commente dans son tome V d'unRecueil des Antiquités Égyptiennes (1762). À la mort du comte, le buste fut offert auCabinet des médailles de laBnF de Paris où il est toujours conservé[26].
En 1853, laSociété des antiquaires de Picardie délègue trois de ses membres, messieurs Bouthors, Dufour et Magdelaine pour observer le site, une petite élévation de terre couverte de gravats et de végétation, au château de Tours. Le rapport de monsieur Magdelaine sur le résultat des fouilles opérées par les soins de madame la comtesse de Frières fait état de plusieurs trouvailles[27]. Les trois archéologues amateurs ont repéré un premier quadrilatère de 18 mètres sur 11 correspondant au stylobate d'unfanum (temple romain) et à l'intérieur de ce quadrilatère un autre rectangle inscrit à environ 2 mètres 70 du premier. Ce rectangle correspond à la cella du petit temple. Les experts décrivent des fragments de poterie gallo-romaine, une médaille romaine en bronze peu lisible, des briques à rebord en terre jaunâtre (30 cm × 40 cm), des dalles circulaires minces en grès siliceux et de la faïence blanche.
Les cultes à mystère étaient fort appréciés dans l'empire romain et il n'est pas très étonnant de retrouver à Tours le buste d'une déesse phrygienne ayant initié Dyonysos à ses mystères. Le culte à Cybèle était associé chez les Gallo-romains à celui de Cérès et à des fêtes correspondant à des jeux du printemps.
À Corroy, dans un bois, deux monticules antiques suggèrent unchâteau féodal[24].
Cette section doit êtreactualisée.(juillet 2023)(Dernière mise à jour : 2015) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
Au dévoilement du palmarès régional des villes et villages fleuris, le, le village obtient une deuxième fleur pour ses efforts en matière d'environnement[37].
Pour l'année scolaire 2016-2017, l'école élémentaire et maternelle compte 93 élèves. Elle est située en zone B pour les vacances scolaires, dans l'académie d'Amiens[39].
En 2024 et 2025, les écoliers du regroupement remportent le titre de champion des Olympiades du pôle échecs de la communauté de communes du Vimeu (928 élèves en 2025)[40].
À la rentrée scolaire 2025, l'école de Martainneville rejoint le regroupement pédagogique formé par Saint-Maxent, Tours et Grébaultmesnil. Une classe est maintenue dans le village de Martainneville[41].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[44].
En 2023, la commune comptait 805 habitants[Note 8], en évolution de −1,59 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Le village a hébergé un club de football qui n'existe plus : le SC Tours-en-Vimeu. Il jouait ses matchs au stade Édouard-Delozière. Aujourd'hui, le stade de football est toujours en l'état mais sans équipe.
Chapelle avec clocher àcampenard à Longuemort. Dès 1282, les seigneurs locaux, Jehan et Philippe de Longuemort la dotent de revenus. Elle est reconstruite après la Révolution, vers 1860, par Auguste Danzel de Boismont. À nouveau reconstruite en 1923 pour le culte local[46],[47].
Chapelle de l'Ecce Homo, devant une chapelle plus grande, à Longuemort, près du CD 929, des pèlerinages y étaient autrefois destinés à aider les enfants qui tardaient à marcher ou frappés de fièvres[24],[46].
Oratoire à la Vierge, de plan carré et couvert d'ardoises. Restauré en 1976[46].
Le premier seigneur connu en 1325 aidaIsabelle de France dans sa tentative de renversement de son mariÉdouard II, roi d'Angleterre, au profit de son fils, futurÉdouard III[24].
Tours est par ailleurs clairement la patrie deHugues Quiéret, seigneur du village, sénéchal de Beaucaire et de Nîmes et surtout amiral de France[50]. Il réorganisa la flotte de Philippe VI et créa divers arsenaux dont le fameux Clos des galées à Rouen. Pendant la guerre de Cent Ans il combattit à la bataille d'Armenuiden en 1338 aux Pays Bas. Il commande la flotte française à labataille de L'Écluse mais est pris par les Anglais qui ne lui pardonnent pas sa cruauté vis-à-vis des prisonniers à Armenuiden et le décapitent.
Alexandre de Maïoc, seigneur d'Esmailleville, de Cauroy et de Tours demeure au château de Tours en 1690[52],[53].
En 1699, Henri du Maisniel était seigneur de Longuemort et y habitait. Avec Hamicourt, Longuemort a ensuite appartenu à la famille Danzel de Boismont[24].
↑Le stade de la commune, près de la salle des fêtes, porte le nom de Stade Édouard-Delozière en son honneur
↑Un parc de la commune porte le nom de ce maire[35].
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑a etbChristian Anquie, « Tours-en-Vimeu inaugure le parc Marceau-Coeuilte »,Le Courrier picard,(lire en ligne, consulté le)« Il a été ainsi baptisé en hommage à cette figure de la commune et du Vimeu, décédé le 13 juillet 2021. Marceau Coeuilte a été maire de 1977 à 2008 et, durant toutes ces années, a également siégé dans les instances intercommunales : au Sivom puis à la communauté de communes de Moyenneville, et enfin à celle du Vimeu vert ».
↑Blandine Thoreux, « Un troisième mandat de maire pour Olivier Blondel, dans la Somme : Seul candidat à sa succession, Olivier Blondel a été réélu maire de Tours-en-Vimeu le samedi 23 mai 2020. Quatre adjoints ont aussi été élus »,L'Éclaireur du Vimeu,(lire en ligne, consulté le).
↑Palmarès de villes et villages fleuris de Picardie maritime, le Courrier picard, édition Picardie maritime, 7 novembre 2015,p. 8.
↑Xavier Toni, leCourrier picard, « Mers-les-Bains, les parents en colère occupent l'école », édition Picardie maritime,,p. 9.
↑Abbé Joseph Hoin, « Longuemort et ses seigneurs », Mémoires de la Société d'Émulation d'Abbeville, 1889.
↑Mémoires de l'Académie des sciences, agriculture, commerce, belles-lettres et arts du département de la Somme [\"puis\" de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts d'Amiens] -[s.n.?] (Amiens)-1900,p.82
↑P. Feuchère, « Pairs de principauté et pairs de château. Essai sur l'institution des pairies en Flandre. Étude géographique et institutionnelle », dansRevue belge de Philologie et d'Histoire, Année 1953, Tome 31, fascicule 4, p. 974,lire en ligne.
↑Collection des chroniques nationales françaises écrites en langue vulgaire du treizième au seizième siècle, avec notes et éclaircissements par J. A. Buchon, p.294.