11 formations de 10 coureurs prennent le départ àLeyde auxPays-Bas. Une seule équipe arrivera au complet àParis. la formation Miko-Mercier-Hutchinson de Joop Zoemelk.
Michel Pollentier prend le maillot jaune àl'Alpe d'Huez après avoir gagné l'étape, mais est mis hors-course le soir même pour fraude au contrôle antidopage.
Le classement par équipes au temps (casquettes jaunes) est remporté par l'équipe de Joop Zoetemelk, tandis que celui par points (places aux arrivées d'étape,casquettes vertes) des équipes est acquis par l'équipe deHennie Kuiper, soit 720 points, devant celle de Bernard Hinault, soit 933 points.
Pour sa soixante-quinzième année, le Tour et toute la France attendent un grand champion qui patiente depuis trois ans : Bernard Hinault, champion de France en titre et vainqueur de la Vuelta, le tour d'Espagne cycliste.
Si les quatre premières étapes, courues aux Pays-Bas et en Belgique, permettent au NéerlandaisJan Raas d'endosser le maillot jaune, suivi ensuite du FrançaisJacques Bossis, de l'AllemandKlaus-Peter Thaler et du NéerlandaisGerrie Knetemann lors des différentes étapes de plaine dans l'ouest de la France, c'est lors de la huitième étape, un contre-la-montre de 59,3 km que Bernard Hinault signe son premier succès d'étape sur le Tour de France[2].Joseph Bruyère (Belgique), fidèle lieutenant d'Eddy Merckx, pendra alors le maillot jaune, pour le céder àJoop Zoetemelk à l'Alpe d'Huez. Joop Zoetemelk avait auparavant gagné le contre-la-montre en montagne de 52 km du Puy-de-Dôme.
Bernard Thévenet, le vainqueur sortant, en méforme depuis le début de saison n'est pas le favori et abandonne dans les Pyrénées, lors de la onzième étape. Thévenet avait été hospitalisé à Paris l'hiver précédent à la suite de problèmes respiratoires et d'allergie, et il avoua alors avoir pris de la cortisone la saison précédente, mais il ne retrouva plus le même niveau de performance[3].
Cette édition est marquée par deux incidents marquants, la grève de Valence d'Agen et l'affaire Pollentier.
Mécontents de devoir se lever à4 h 30 du matin pour se rendre au départ, les coureurs décident de ne pas faire la douzième étape entre Tarbes etValence d'Agen. Ils roulent groupés à vingt à l'heure et franchissent la ligne d'arrivée à pied (avec Bernard Hinault en tête), accueillis par le maire de Valence d'Agen qui leur fait part de son mécontentement[4].
Vainqueur àl'Alpe d'Huez d'une étape longue de 240 km, le BelgeMichel Pollentier, meilleur grimpeur jusque-là fait coup double et endosse le Maillot Jaune. Mais, obligé de se rendre au contrôle antidopage et certain d'être positif, il choisit d'emmener avec lui l'urine d'un autre dans une poire qu'il va cacher sous son épaule. La supercherie est vite découverte et c'est le scandale. Le Belge est exclu de la course et c'est Hennie Kuiper qui sera déclaré vainqueur de cette étape[5]. Michel Pollentier rédigera le lendemain, lors de la journée de repos, une lettre de repentance aux directeurs de course, qui ne sera pas suivie d'effet[2]. La carrière cycliste de Michel Pollentier se prolongera jusqu'en 1984.
↑En raison des mauvaises conditions météorologiques rendant le circuit dangereux, les organisateurs décident de ne pas comptabiliser les temps du prologue au classement général. Il n'y a donc pas de maillot jaune remis à l'issue du prologue[9].
↑Étape annulée en raison d'une grève des coureurs, pour protester contre les horaires de départ des étapes, qui ont parcouru l'étape à allure très réduite avant de s'arrêter à quelques mètres de la ligne d'arrivée[9].
Les coureurs de l'équipe en tête de ce classement portent une casquette jaune (représentée dans les classements par l'icône à côté du nom de l'équipe)[16],[17].
↑ab etcEn raison des mauvaises conditions météorologiques rendant le circuit dangereux, les organisateurs décident de ne pas comptabiliser les temps du prologue au classement général. Il n'y a donc pas de maillot jaune remis à l'issue du prologue.
↑Étape annulée en raison d'une grève des coureurs, pour protester contre les horaires de départ des étapes, qui ont parcouru l'étape à allure très réduite avant de s'arrêter à quelques mètres de la ligne d'arrivée.