LaToscane (enitalien :Toscana/tos.ˈkaː.na/[1]) est l'une des vingtrégions d'Italie ; elle est située au centre-ouest du pays et sa capitale estFlorence. En 2020, elle compte 3 692 555 habitants, les Toscans, répartis sur une superficie de 22 987,04 km2.
De forme triangulaire, la Toscane est une région située enItalie centrale, entre la partie nord de lamer Tyrrhénienne et lesApennins. Elle comprend aussi un groupe d’îles appelé l'archipel toscan. La Toscane a une superficie d'environ 22 987,04 km2[2]. Encerclée et traversée par les grandes chaînes de montagnes et quelques plaines très fertiles, la région a un relief qui est dominé par les pays vallonnés. L'activité la plus importante est l'agriculture.
Le climat est relativement doux dans les zones côtières, mais il est plus rigoureux et pluvieux à l'intérieur, avec des fluctuations considérables de température entre l'hiver et l'été.
La Toscane possède unclimat méditerranéen. Les quatre saisons se succèdent de manière bien marquée, caractérisées par des étés chauds et secs et des hivers assez cléments ; mais il faut faire état de variations importantes entre la côte, au climat plus doux et l'arrière-pays, plus froid.
Grâce à une puissante flotte qu’ils s'étaient constituée, lesÉtrusques établirent avec laGrèce et l’Orient (Chypre,Syrie), laGaule, l’Hispanie et l’Afrique (Carthage), des échanges commerciaux, exportant le fer et le cuivre toscan, important des tissus, des bijoux, de l’ivoire, de la céramique, etc.
L'Étrurie formait une fédération de douze « cités-états » groupées endodécapole, et nomméeslucumonies car gouvernées par un roi appelé « Lucumon », dont l’union demeura plus de nature religieuse que politique.
De leur brillante civilisation nous restent de nombreux vestiges archéologiques, qui attestent d'unart raffiné et d'une grande ingéniosité, ainsi que leurs nombreuxapports à la civilisation romaine (par exemple les haruspices). En revanche, leur langue, dont il reste peu de traces écrites, n'a pas été déchiffréeà ce jour[Quand ?].
Ces routes romaines évitent les grands centres étrusques, qui déclinent rapidement, au profit des nouvelles villesromaines, par exemple,Pistoriae (Pistoia), à l’origine, une petite ville fortifiée sur lavia Cassia.
Comme tous les habitants de l'Italie, les Étrusques deviennent citoyens romains auIer siècle av. J.-C.
christianisation et premiers évêques ; diocèses religieux, dépendant de l'évêque de Rome, lepape, successeur de Saint Pierre
Dans les décennies qui suivent, après une période de domination par lesOstrogoths deThéodoric, la région est brièvement incorporée à l'Empire romain d'Orient à l'époque de l'empereur Justinien.
En 751, le pape noue une alliance avec le maire du palais d'Austrasie, le Carolingien Pépin le Bref, dont il fait leroi des Francs, en échange d'une protection contre les Lombards et de l'attribution au pape de territoires en Italie centrale (origine des États pontificaux), dont une partie concerne la Toscane. Le royaume des Lombards est conquis en 774 par son filsCharlemagne qui instaure en 800 (couronnement à Rome par le pape) un nouvel empire, dit « Empire carolingien ».
Au début, les guerres entre cités mettent aux prises les citoyens eux-mêmes, âgés de quinze à cinquante ans. Le célèbre FlorentinDante Alighieri participe à la dernière bataille de ce type, labataille de Campaldino (en 1289), qui permet à Florence de venir à bout de la résistance d'Arezzo.
Mais les pertes humaines apparaissent désormais trop fortes : aussi les cités décident de recourir désormais à des mercenaires, lescondottieri, pour faire la guerre. Placés à la tête d'unités de plusieurs milliers d’hommes bien armés et disciplinés (à condition d'être payés), ils vendent leurs services au plus offrant. La cité la plus riche domine alors ses voisines.
Ces guerres entre les cités, mais aussi les luttes politiques dans chaque cité, sont toujours menées en liaison avec l'opposition des Guelfes et des Gibelins. En pratique, ces étiquettes sont purement rhétoriques. Dès qu’un parti vient à bout de ses adversaires dans une cité, il se divise en factions opposées. Ainsi, àFlorence,à peine le parti guelfe a-t-il remporté la victoire[Quand ?] qu’il se scinde entre les « guelfes noirs » et « guelfes blancs ».Dante, un guelfe blanc, est obligé de partir en exil en 1302, quand les noirs, soutenus parCharles de Valois, prennent le pouvoir. Il se réfugie àVérone, puis àRavenne auprès de seigneurs gibelins.
En dehors de la Toscane, et à l’exception de larépublique de Venise, la plupart des cités-états tombent rapidement sous la férule d'un maître gouvernant seul : le seigneur : lesVisconti sont seigneurs deMilan, lesScaliger deVérone, lesGonzague deMantoue, lesEste deFerrare. Les cités toscanes réussissent à maintenir plus longtemps un système républicain.
Florence est la dernière à céder : en 1532, les banquiers de la familleMédicis, qui jouaient déjà un rôle essentiel dans le gouvernement, imposent le titre deduc de Toscane (1532), puis degrand-duc (1569) après l'annexion de Sienne.
Malgré ces luttes entre factions et ces guerres entre cités, malgré laGrande Peste qui emporta la moitié de la population toscane (1348-1393), cette période du Moyen Âge est une période de prospérité. L’industrie textile et le commerce enrichissent les villes. Au XIII, Florence devient un des grands pôles de l'économie européenne, aux côtés de Venise, de Bruges et de la Hanse. Les grandes entreprises ont des agents ou des agences dans toute l'Europe chrétienne : notamment les banques, dont la plus connue est celle des Médicis.
Des avancées intellectuelles ont aussi lieu. Les échanges avec lemonde musulman conduisent lePisanLeonardo Fibonacci à introduire en Occident lanumération arabe (d'origine indienne), qui rend les calculs beaucoup plus efficaces, tant pour le commerce que pour les mathématiques. Les progrès de lagéométrie, qui en découlent, permettent aux architectes toscans de se lancer dans la construction d’édifices plus audacieux et plus complexes. Pendant ce temps, les banquiers développèrent les principes de tenue de livres de comptes en partie double, base de lacomptabilité moderne.
Dans le domaine artistique,Marcel Brion a résumé ce qu'il qualifie de « miracle toscan » comparable, selon lui, au « miracle grec » :« C'est en Toscane que s'est réalisée, à un certain moment de son histoire que nous pouvons situer entre 1300 et 1500, une des réussites majeures de l'homme (...) Nulle part, la culture et l'art ne se sont associés aussi intimement à la vie quotidienne du peuple jusqu'à devenir sa nourriture spirituelle (...) En Toscane, en effet, on a l'impression que le chef-d'œuvre est une sorte de création collective à laquelle tout concourt, le paysage, l'atmosphère, la qualité de la lumière et de l'air, le caractère de la race, les institutions, même, et le comportement »[4].
Florence en représente le berceau et l’éblouissante incarnation. La ville en est grandement redevable à la dynastie desMédicis, richissime famille de banquiers, considérée comme les mécènes les plus prestigieux de l’histoire européenne.
La famille desMédicis gouverna Florence quasiment sans interruption de 1434 à 1743. Ce règne commença discrètement avecCosme l’Ancien, fils du riche marchandGiovanni di Bicci. Il s’efforça toute sa vie de trouver du travail pour les artistes qu’il protégeait. Il fut aussi le premier mécène à respecter les artistes et le premier mécène humaniste, polyglotte et amateur de philosophie.Bien que n’étant pas élus, les premiers membres de la dynastie jouissaient du soutien du peuple.
En 1494,Charles VIII nomme Hugues d'Amboise, fils dePierre d'Amboise, gouverneur de Toscane. Après la fuite dePierre II de Médicis devant les troupes françaises de Charles VIII, le prieur dominicainJérôme Savonarole fonda, àFlorence, une république de la « vertu ». Excommunié, ayant lassé le peuple par ses excès, il fut exécuté en 1498, mais la république se maintiendra jusqu’en 1512, puis elle renaîtra de 1527 à 1530 quand le papeClément VII (unMédicis) et l'empereurCharles Quint s’allieront pour replacer un Médicis au pouvoir,Alexandre, après un siège de la ville qui dura dix mois.
En 1569,Cosme Ier devint le premierGrand-duc de Toscane après avoir réussi à en imposer l’unité politique. Commença, alors, une longue période de prospérité pendant laquelle les Médicis s’employèrent à fonder un État toscan à partir de cités rivales. Cet État perdurera jusqu’en 1737, année de l’extinction de la lignée des Médicis avecJean Gaston de Médicis qui meurt sans descendance.
En 1801, la Toscane devient leroyaume d'Étrurie, confié àLouis Ier d'Étrurie de la maison deBourbon, prince deParme, qui doit renoncer à sa principauté ; les grands ducs Habsbourg reçoivent en compensation des territoires du Saint-Empire.
Les grands-ducs de Toscane, de la maison de Habsbourg, sont déchus à la suite de la revolution toscane d'avril 1859 et de la victoire de l'armée duroyaume de Sardaigne (dit « royaume de Piémont-Sardaigne »), allié à la France deNapoléon III, sur l'empire d'Autriche, dirigé par les Habsbourg (bataille de Solférino, 1859). Le grand-duché de Toscane est annexé lors du plébiscite de mars 1860 au royaume de Sardaigne, qui va se transformer en royaume d'Italie l'année suivante.
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La Toscane est un bastion historique de la gauche italienne. À l'issue desélections régionales de 2020, la répartition des élus au conseil régional est la suivante :
Résultats des élections régionales de 2020 en Toscane[5]
La cuisine toscane est essentiellement paysanne et comporte de nombreux plats typiques composés des ingrédients issus du terroir (comme laChianina, viande de bœuf particulière auLatium et à la Toscane) :
Paul Bourget,Sensations d'Italie : Toscane, Ombrie, Grande-Grèce, A. Lemerre, 1891, 342 p.
Auguste Henri Victor Grandjean de Montigny, Auguste Pierre Sainte Marie Famin et John Vredenburgh Van Pelt,Architecture toscane ou, Palais, maisons et autres édifices de la Toscane, The Pencil Points Press, 1923, 7 p.
Paul Marmottan,Les Arts en Toscane sous Napoléon : la princesse Élisa, H. Champion, 1901, 304 p.
Ignazio Palomba,Abrégé de la langue toscane, ou nouvelle méthode, contenant les principes de l'italien, l'explication des langages qui ont contribué à sa formation, Briasson, 1768
Georges Rohault de Fleury,La Toscane au Moyen Âge : lettres sur l'architecture civile et militaire en 1400, VVe A. Morel et cie, 1874
Jean-Charles-Léonard Simonde Sismondi,Tableau de l'agriculture toscane, J.J. Paschoud, 1801, 327 p.
Gustave Soulier, Cécile Gaillard et Florence Soulier,Les Influences orientales dans la peinture toscane, H. Laurens, 1924, 447 p.
Cristina Acidini-Luchinat, Giorgio Galletti et Maria Adriana Guisti,Jardins des Médicis : jardins des palais et des villas dans la Toscane du Quattrocento, Actes Sud, 1997, 223 pages(ISBN9782742712465).
Sophie Bajard et Raffaello Bencini,Villas et jardins de Toscane, Terrail, 1992, 223 pages.
Raymond Chevallier, « La romanisation de la celtique du Pô. : Essai d'histoire provinciale. »,Bibliothèque de l' École française d'Athènes et de Rome, École française de Rome,vol. 249,no 1,(DOI10.3406/befar.1983.1214,lire en ligne, consulté le).
Charles M. De la Ronciere,Religion paysanne et religion urbaine en Toscane (c. 1250-c. 1450), Variorum, 1994, 336 p.(ISBN9780860784456)
La Toscane et les Toscans autour de la Renaissance : cadres de vie, société, croyances : mélanges offerts à Charles-M. de La Roncière, Publications de l'Université de Provence, 1999, 401 p.
Claude Hervé-Bazin, Arslan Alamir et Roland Gerth,Toscane : un coin de paradis, Éditions Mondo, 2005(ISBN9782832005149)
Vladimír Holan, Yves Bergeret et Jiří Pelán,Toscane, Atelier La Feugraie, 2001, 50 p.(ISBN9782905408525)
Valdo Verreschi,La Cuisine toscane, Renaissance du Livre, 2004, 142 p.(ISBN9782804609078)
Jean-Claude Waquet,Le Grand-duché de Toscane sous les derniers Médicis : essai sur le système des finances et la stabilité des institutions dans les anciens États italiens, École française de Rome, 1990, 657 p.(ISBN9782728302192)
Adrien Goetz,Dictionnaire amoureux de la Toscane, Plon, 2023.